23731-plus_de_produits_bio_en_restauration_collectives

Loi Agriculture et Alimentaire : Villeurbanne à la traîne sur la question du bio !

L’Assemblée Nationale a adopté le 2 octobre 2018, la loi Agriculture et alimentation. Malgré certains points intéressants, cette loi est loin d’être à la hauteur des enjeux environnementaux et climatiques, auxquels doit répondre notre modèle agricole et alimentaire. Les quelques avancées de cette loi ne masqueront pas l’absence de volonté du gouvernement, d’aider les agriculteurs à sortir vraiment de leur dépendance aux engrais chimiques et à leur assurer un revenu décent.

La loi prévoit notamment un repas végétarien par semaine et 20 % de produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines scolaires, d’ici 2022. Il faudrait que cette mesure qui s’impose aux collectivités locales s’accompagne d’aides à l’agriculture biologique mais le gouvernement fait l’inverse : il a supprimé l’aide au maintien du bio pour les agriculteurs déjà en conversion ! Le petit pas en avant est aussitôt contré par un autre en arrière !

Villeurbanne est loin de l’objectif des 20% de la nouvelle loi, avec seulement 9% de produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines scolaires. Notre groupe réclame chaque année sans succès une hausse de la part de l’alimentation biologique et/ou locale. Fallait-il attendre une loi Macron pour faire mieux ?! Nous ne doutons pas que la Ville se conformera à la loi sans attendre 2022 !

Contact : 06-45-59-37-95

assistant.groupeEELVFDG@mairie-villeurbanne.fr

Share This:

index

Communiqué de presse – Mettre le député Bonnell face à ses responsabilités

En tant que législateur, Monsieur Bonnell a été amené ces derniers  jours à se prononcer en faveur ou non du report de l’interdiction de l’utilisation du glyphosate en France. Monsieur Bonnell a voté pour le report de trois ans de ce poison et semble porter fièrement ce choix.  Nous lui avons écrit une lettre ouverte que vous trouverez en pièce-jointe, afin de pointer du doigt certaines contradictions et l’urgence de la situation.

Monsieur le Député explique sur son site internet qu’il « recherche l’action et le dialogue » dans une sortie du glyphosate qui « ne peut se faire immédiatement sans solution alternative. »

Conscient des enjeux pour la santé, Monsieur Bonnell fait donc le choix de laisser la possibilité aux agriculteurs de déverser quelques 7000 tonnes d’intrants chimiques dans nos terres encore pour les trois prochaines années. S’il était besoin de rappeler quelques chiffres, les voici.

Le 10 mars 2015, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), classe le glyphosate comme « cancérogène probable pour l’homme ». « Sur la base de 350 études scientifiques indépendantes », insiste la journaliste Marie-Monique Robin, dans son dernier livre enquête Le Roundup face à ses juges.

Ceci est d’autant plus inquiétant qu’une enquête de Générations futures a mis en évidence des traces de glyphosate dans des aliments (légumes secs, pâtes, céréales du petit-déjeuner) produits en France ou importés. « Nous sommes tous contaminés ! », s’est alarmée l’ONG, après avoir détecté du glyphosate dans 100 % des urines analysées au sein d’un échantillon de 30 personnes. Les chiffres pour la qualité de l’eau sont tout aussi inquiétants : En 2011, l’AMPA – métabolite entre autres du glyphosate – était présent dans plus de 60 % des cours d’eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, plusieurs Agence de l’Eau reconnaissaient même que « le glyphosate était présent dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la norme ».

Monsieur Bonnell rappelle sur son site internet qu’il est,  « conscient des dégâts sur la santé causés par le glyphosate ». Comment Monsieur le Député, peut-il être conscient, informé et ne pas traduire cette urgence sanitaire et environnementale par un vote d’interdiction immédiate de tous les pesticides ? Nous estimons que Monsieur le député, a une responsabilité envers notre pays et nos concitoyens, de défense de l’intérêt général. Or le danger du glyphosate et de l’ensemble des pesticides est avéré et Monsieur Bonnell le regarde se répandre sur nos terres, nos cultures et nos ressources, à l’encontre même de l’intérêt général. Par ce vote, il autorise les multinationales qui produisent le glyphosate à continuer de nous empoisonner, cela est irresponsable.

Enfin, pour rappel, le problème du glyphosate, et des pesticides en général, ne date pas d’aujourd’hui.  Le dialogue et la constitution de solutions alternatives n’ont pas attendu l’arrivée de ce gouvernement pour voir le jour. Des solutions existent et sont mises en œuvre par des agriculteurs qui développent une culture de proximité, inscrite dans des circuits courts de production-consommation qui permettent de replacer la nature et l’environnement au cœur d’une alimentation saine. Comment ne pas penser que finalement, ce ne sont pas ces alternatives bien connues que Monsieur Bonnell attend, mais plutôt une paix sociale temporaire qu’il souhaite acheter avec les lobbies et le vieux monde agricole.

Et si dans trois ans, Monsieur Bonnell estimait encore que les solutions alternatives ne sont pas abouties ou que le dialogue avec les partenaires n’est pas mur, votera-t-il encore le report de l’interdiction du glyphosate pour les trois ans suivants ou l’autorisation d’un autre pesticide ?

Notre monde à nous est tourné vers l’avenir, où chaque citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et de se nourrir sans poison. Ces citoyens, de plus en plus nombreux, se mobilisent en masse, avec la marche pour le climat par exemple, pour vous rappeler cela : l’urgence écologique ne laisse pas la place au manque de courage politique et à la pression des lobbies quels qu’ils soient. Alors que le Grenelle de l’environnement promettait de diminuer de 50% l’usage des pesticides en France et que l’Accord de Paris implique une logique de développement de l’agriculture plus respectueuse de la nature et des humains, la France a vu son utilisation de pesticides augmenter de l’ordre de 15% environs entre 2014 et 2016. Il est urgent de passer aux actes.

 

Zémorda Khelifi

Présidente du groupe des élus rassemblement citoyen – EELV – FdG

Ville de Villeurbanne

Share This:

glyphosate-interdit-ecologie-sante

Lettre ouverte à Monsieur Bruno Bonnell relative à son vote au sujet du glyphosate

Monsieur le Député,

En tant que législateur, vous avez été amené ces derniers jours à vous prononcer en faveur ou non du report de l’interdiction de l’utilisation du glyphosate en France. Vous avez voté pour le report de trois ans de l’interdiction de ce poison et semblez porter fièrement votre choix.

Vous expliquez sur votre site internet que vous « recherchez l’action et le dialogue » dans une sortie du glyphosate qui « ne peut se faire immédiatement sans solution alternative.».

Conscients des enjeux pour la santé, vous faites donc le choix de laisser la possibilité aux agriculteurs de déverser quelques 7000 tonnes d’intrants chimiques dans nos terres encore pour les trois prochaines années. S’il était besoin de rappeler quelques chiffres, les voici.

Le 10 mars 2015, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), classe le glyphosate comme « cancérogène probable pour l’homme ». « Sur la base de 350 études scientifiques indépendantes », insiste la journaliste Marie-Monique Robin, dans son dernier livre enquête Le Roundup face à ses juges.

Ceci est d’autant plus inquiétant qu’une enquête de Générations futures a mis en évidence des traces de glyphosate dans des aliments (légumes secs, pâtes, céréales du petit-déjeuner) produits en France ou importés. « Nous sommes tous contaminés ! », s’est alarmée l’ONG, après avoir détecté du glyphosate dans 100 % des urines analysées au sein d’un échantillon de 30 personnes. Les chiffres pour la qualité de l’eau sont tout aussi inquiétants : en 2011, l’AMPA – métabolite entre autres du glyphosate – était présent dans plus de 60 % des cours d’eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, plusieurs Agences de l’Eau reconnaissaient même que « le glyphosate était présent dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la norme ».

Vous nous dites sur votre site internet,  être « conscient des dégâts sur la santé, causés par le glyphosate ». Comment pouvez-vous être conscient, informé et ne pas traduire cette urgence sanitaire et environnementale par un vote d’interdiction immédiate de tous les pesticides ? Vous avez, Monsieur le député, envers votre pays et vos concitoyens, une responsabilité de défense de l’intérêt général. Or, le danger du glyphosate et de l’ensemble des pesticides est avéré et vous le regardez se répandre sur nos terres, nos cultures et nos ressources, à l’encontre de cet intérêt général. Par votre vote, vous autorisez les multinationales qui produisent le glyphosate à continuer de nous empoisonner, cela est irresponsable.

Enfin, permettez-nous de rappeler que le problème du glyphosate et des pesticides en général ne date pas d’aujourd’hui et que le dialogue et la constitution de solutions alternatives n’ont pas attendu l’arrivée de ce gouvernement pour voir le jour. Elles existent et sont mises en œuvre par des agriculteurs qui développent une culture de proximité, inscrite dans des circuits courts de production-consommation et qui permettent de replacer la nature et l’environnement au cœur d’une alimentation saine. Mais comment ne pas penser que finalement, ce ne sont pas ces alternatives bien connues que vous attendez, mais plutôt une paix sociale temporaire que vous achetez avec les lobbies et le vieux monde agricole. ?

Et si dans trois ans, vous estimiez encore que les solutions alternatives ne sont pas abouties ou que le dialogue avec les partenaires n’est pas mûr, voterez-vous encore le report de l’interdiction du glyphosate pour les trois ans suivants ou l’autorisation d’un autre pesticide ?

Notre monde à nous est tourné vers l’avenir, où chaque citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et de se nourrir sans poison. Ces citoyens, de plus en plus nombreux, se mobilisent en masse, avec la marche pour le climat par exemple, pour vous rappeler cela : l’urgence écologique ne laisse pas la place au manque de courage politique et à la pression des lobbies quels qu’ils soient. Alors que le Grenelle de l’environnement promettait de diminuer de 50% l’usage des pesticides en France et que l’Accord de Paris implique une logique de développement de l’agriculture plus respectueuse de la nature et des humains, la France a vu son utilisation de pesticides augmenter de l’ordre de 15% environs entre 2014 et 2016. Il est urgent de passer aux actes.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le député, l’expression de nos salutations respectueuses.

Zémorda Khelifi

Présidente du groupe des élus Rassemblement Citoyen – EELV – FdG

Share This:

photo-kurde

Parrainage d’élus kurdes à Villeurbanne

Plusieurs élu-es-s villeurbanais dont Zémorda Khelifi et Béatrice Vessiller se sont retrouvés le 14 septembre pour parrainer des élu-es-s kurdes emprisonnés en Turquie.

A ce jour onze députés et des centaines d’élus du HDP (parti démocrate des peuples) son destitués, internés et remplacés par des hommes soutenants la tentative de coup d’état de juillet 2016 et le pouvoir totalitaire en place depuis en Turquie. A l’initiative de l’association Amitiés kurdes Lyon, le parrainage d’élus permet de mettre à jour les pratiques totalitaires du gouvernement turc actuel et d’apporter un soutien aux élus qui vivent au quotidien la restriction des droits et des libertés dans leur pays. Les parrains et marraines s’engagent à prendre des nouvelles régulières de leur filleul incarcéré.

Zémorda Khelifi est à présent marraine de Belkiza Bestas EPÖZDEMIR, co-maire de Siirt, une élue engagée et courageuse, emprisonnée depuis 2017. Elle a été arrêtée en novembre 2016 pour « appartenance à une organisation terroriste » et emmenée en prison.

Béatrice Vessiller est pour sa part marraine de Mme Sabite EKINCI , maire de Varto. Elle a été arrêtée le 5 mai 2017, suite à des allégations d’appartenance à une organisation terroriste. Depuis lors, elle a été incarcérée.

Mme Ekinci, a également été démise de sa fonction de maire, un commissaire d’État a été nommé à la municipalité peu après son arrestation.

Les valeurs de liberté d’expression, pluralisme politique et démocratie que portent les élus du RC-EELV-FdG n’ont pas de frontières !

Share This:

T6_trace1_Agora

Tracé du T6, signez la pétition !

Le SYTRAL a validé le 3 avril dernier la poursuite des études préalables pour le prolongement du tramway T6 à Villeurbanne.
Ce prolongement de la ligne actuellement en travaux devait partir des Hôpitaux Est pour rejoindre le campus de la Doua. C’est donc un tracé quasi exclusivement villeurbannais qui constitue un enjeu majeur pour la desserte, le développement urbain de la ville et les nombreux étudiants de la métropole de Lyon.
Or, le choix du tracé n’a fait l’objet d’aucun débat public, d’aucune information (hormis l’annonce d’études techniques) avant cette délibération du 3 avril. Ce tracé, pas davantage que d’autres, n’était dans le plan de mandat de Jean-Paul Bret, actuel maire de Villeurbanne : il n’en était tout simplement pas question, bien qu’inscrit au PDU depuis 1999.
En l’absence de toute concertation, mais sur les préconisations de l’Agence d’urbanisme (et du maire de Villeurbanne ?), un tracé passant par l’avenue Henri Barbusse a été privilégié. Les seules variantes encore à l’étude se situent entre Hôpitaux Est et Gare de Villeurbanne.
Or, l’Agora pour Villeurbanne, seule association ayant tenté de mettre les choix de tracés sur la place publique a bien montré que ce n’était pas le choix des Villeurbannais.e.s lorsqu’on leur demandait leur avis (voir ici les résultats de la consultation citoyenne). L’avenue Henri Barbusse est belle et respirante : si c’est une « vitrine » du centre-ville, il faut la préserver en particulier pour y accueillir les nombreuses festivités tout au long de l’année (marché de Noël, Invites, Bons Plants, etc…).
Un tracé plus à l’Est, passant par exemple par la rue du Docteur Rollet,et aussi proche du métro Gratte-Ciel, qui continuerait rue des Bienvenus et rue Château Gaillard, paraitrait plus pertinent, plus simple techniquement et permettrait de développer des quartiers actuellement mal desservis.
Mais il semble que les priorités soient ailleurs : soigner l’image (un tramway devant la mairie) et permettre au plus grand nombre d’aller consommer dans le nouveau grand centre commercial de la ZAC Gratte-ciel Nord en y déposant les passagers à un terminus qui se situerait dans son cœur.
Car c’est le deuxième annonce inquiétante : un prolongement en deux phases, repoussant la liaison à la Doua aux calendes grecques ! Nous savons très bien que ce type d’aménagement soi-disant temporaire peut durer indéfiniment (cf métro B qui n’a jamais desservi la Doua). Aucun étudiant ne prendra alors le T6 pour rejoindre la Doua
Si le pôle générateur d’emploi de l’usine ACI pose problème, autant relancer des études techniques pour un tracé situé plus à l’Est et faisable en totalité en une seule phase.
Pour toutes ces raisons, nous demandons donc que le Sytral envisage de relancer des études sérieuses d’un tracé situé plus à l’Est que le tracé actuellement projeté et que s’engage une véritable concertation avec les Villeurbannaises et Villeurbannais.

La pétition : https://chn.ge/2J7w3Ze

Share This:

nicolas-hulot-soucis-d4d0ae-0@1x

Communiqué de presse – Réaction des écologistes villeurbannais à la démission de Nicolas Hulot

La démission de Nicolas Hulot est un véritable moment de vérité et de sincérité.
Ecologiste convaincu face à un gouvernement hostile, Nicolas Hulot s’est libéré.

Sa démission sonne comme un électrochoc qui nous incite tous à réfléchir et à agir pour le changement face à l’urgence écologique globale qui est là, un peu plus tous les jours.
Elle met fin aux mystifications du président Macron : on ne peut pas à la fois être pour l’écologie et « en même temps » être soumis aux pires lobbies marchands des profits à court terme, des prédations de ressources et des dérèglements de tous ordres .

Nous saluons et partageons son appel à la mobilisation générale : pour notre santé et celle de la planète, pour les biens communs, pour l’avenir de nos enfants, pour la solidarité à toutes les échelles, pour notre humanité …

L’écologie politique, loin de l’écologie d’affichage, est seule capable de répondre au pire défi que l’humanité n’ait jamais rencontré,
c’est un enjeu supérieur qui détermine tout et qui doit en particulier remettre en cause l’ordre économique injuste et mortifère du monde actuel.

Pour assurer la transition écologiste, nous avons besoin d’écologistes aux pouvoirs, partout !

Béatrice VESSILLER, conseillère municipale, vice-présidente Grand Lyon et Jean-Claude RAY, secrétaire EELV Villeurbanne

Share This:

Koeo

La ville expérimente le mécénat de compétences entre entreprises et associations

Conseil municipal de Villeurbanne du 28 juin 2018

R-2018-232 – Expérimentation d’un dispositif de mécénat de compétence – Convention d’objectifs et de moyens entre la Ville et l’entreprise Koeo

Monsieur le Maire, Chers collègues,

Le mécénat de compétences, encadré par la loi Aillagon d’août 2003, est le don d’expertises professionnelles ou personnelles de collaborateurs volontaires, pendant leur temps de travail et en accord avec leur employeur, à des structures d’intérêt général locales.

Dans le cas de cette délibération, cela concernera plus particulièrement des structures du secteur de l’ESS. Cette convention avec l’entreprise Koeo permettra de mettre en place le cadre pour accroitre les compétences des dirigeant.es et des salarié.es (gestion financière, communication et marketing notamment) de plusieurs structures de l’ESS et de leur faciliter l’accès à des ressources d’ingénierie qu’elles n’ont plus les moyens de se procurer.

Le dispositif est particulièrement intéressant car il permet le soutien à des associations ou organismes sans but lucratif portant des projets à impact social, qui doivent à la fois trouver des ressources alternatives face à la baisse régulière des subventions publiques et se professionnaliser dans leur développement. Il permettra ainsi par un appui humain de la ville à ces structures d’acquérir de nouveaux savoir-faire pour consolider ou développer leur activité.

Le dispositif est également intéressant en matière de gestion des ressources humaines et notamment de motivation des agents qui revendiquent de trouver du sens dans leur parcours professionnel en s’impliquant de façon active dans un projet à impact social positif et qui souhaitent développer leurs compétences et leur capacité d’adaptation.

Une collectivité a la possibilité, par la diversité de ses objectifs et de ses modes d’intervention, de déployer de nombreux moyens d’action. Le mécénat de compétences est donc pour nous un moyen de diversifier nos modes de financement vis-à-vis des secteurs à forte valeur ajoutée humaine et sociale.

Nous souscrivons à cette expérimentation et nous prendrons connaissance avec intérêt du bilan de celle-ci, pour les entreprises et les associations qui seront concernées.

Je vous remercie.
Béatrice Vessiller

Share This:

1508488117_B974300015Z.1_20141216193303_000_GMR3L02S5.1-0

Forfait communal à une école privée: de l’argent en moins pour l’école publique !

Conseil municipal de Villeurbanne du 28 juin 2018

R-2018-239 – Participation aux frais de fonctionnement des écoles privées de Villeurbanne et protocole d’accord avec l’école juive de Lyon

Explication de vote

Comme la loi l’y oblige, un forfait communal est versé aux Écoles privées sous contrat. Ce forfait, calculé par élève en élémentaire, doit, selon la loi, inclure les frais de fonctionnement des écoles hormis le salaire des enseignants qui est déjà pris en charge par l’État. La ville doit y consacrer la même somme par enfant, que l’école soit publique ou privée. Autrement dit, plus une ville met de moyens dans l’école publique, plus elle doit financer les écoles privées de son territoire ! Le montant de la régularisation de la subvention pour cette école privée est autant d’argent non investi dans les écoles publiques de notre Ville.

C’est pourquoi, comme pour les précédentes délibérations sur le sujet, nous nous abstiendrons.

Zémorda Khelifi

Share This:

ballon-de-basketball

Le loyer payé par l’ASVEL pour l’Astroballe toujours sous-évalué !

Conseil municipal de Villeurbanne du 28 juin 2018

R-2018-258 – Mise à disposition de l’Astroballe à la SASP Asvel basket

Monsieur le Maire, chers collègues,

Comme vous le savez, nous demandons depuis plusieurs années une diminution des financements de l’ASVEL.

Dans un premier temps, la part fixe de la redevance annuelle s’appuie sur les frais réels estimés sur la base du compte administratif 2011, ce qui est plus que surprenant, il y a eu 7 exercices depuis. Pourquoi ne pas s’être basé sur les frais réels 2017 pour calculer cette part fixe ? Par ailleurs, nous avions en 2013 dans le cadre de la précédente convention, attiré votre attention sur la méthode de calcul de la valeur locative et l’imputation à l’ASVEL d’un hypothétique temps passé dans la salle. À ce propos, nous aurions aimé connaître, le temps réel d’occupation de l’équipement par le club, comme nous l’avons demandé en commission. Ce mode de calcul permet d’arriver à un montant de loyer proche du précédent. Nous pensons que le montant de redevance fixe, pour un bien occupé quasi exclusivement par l’ASVEL est toujours en-deçà des prix du marché et constitue une aide indirecte de plus et donc un manque à gagner important pour la ville.

Dans un second temps, la part variable évolue en effet en 2018, mais rappelons que le chiffre d’affaires de l’ASVEL a quasi doublé entre temps et que le club sportif a le plus gros budget des clubs professionnels de la ligue nationale de basket. Précisons également que cette part variable représente une moindre partie de la redevance totale. Et sans mettre en regard le montant du budget et les résultats sportifs – nous n’aurions pas cette impertinence – nous soulignons toutefois que la part des subventions publiques est finalement assez faible sur le budget du club et que sans doute, une gestion optimisée permettrait au club de payer à son juste prix la location de la salle et de recevoir des aides de la Ville revues à la baisse.

En résumé, cette convention prévoyant une redevance à peine supérieure à celle de la précédente, dont le montant était déjà anormalement bas à l’époque, nous voterons donc contre cette délibération
Béatrice Vessiller

 

Share This:

camera videosurveillance

Souriez, vous êtes filmés à Villeurbanne !

Conseil municipal de Villeurbanne du 28 juin 2018

R-2018-236 – Demande de financement auprès de l’Etat au titre du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD)

Monsieur le Maire, chers collègues,

Tout d’abord, notre groupe souhaite vous remercier pour votre volonté de transparence, suite à la commission municipale que vous avez réunie sur le thème de la vidéoprotection.

Par le biais de cette délibération, vous souhaitez solliciter le Fonds interministériel de prévention de la délinquance, afin qu’il contribue au financement de l’installation sur trois sites (Tonkin, Cours Tolstoï et centre-ville) d’une trentaine de caméras et de la création de 5 zones permettant l’implantation de caméras nomades.

Le tout coutera la bagatelle de 450 000 euros, et ce montant ne tient compte que de l’investissement, Il ne faut pas oublier que les coûts de maintenance sont en moyenne de 10 %. Ensuite, pour que les caméras puissent permettre une identification – dans les rares cas où cela est possible – il faudra assurer un éclairage suffisant allant à l’encontre des efforts d’économie actuels et provoquant des pollutions lumineuses supplémentaires.

Le Directeur de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a déclaré qu’aucune étude en France ne démontre l’efficacité de la vidéoprotection sur le plan préventif et dissuasif. Au contraire, il a évoqué le fait que les délinquants quittent les zones surveillées pour aller là où il n’y a pas de caméras. Avec les caméras, on ne fait donc que déplacer les problèmes, un peu plus loin !

Par ailleurs, dans plusieurs villes équipées, le nombre de délits repérés grâce aux caméras représente moins de 3 % de la délinquance de voie publique, selon une enquête réalisée par le CNRS.

Il y a 6 mois, était votée à l’Assemblée Nationale une loi extrêmement liberticide : la loi anti-terroriste qui, pour répondre aux problèmes d’insécurité, a inscrit dans le droit commun un certain nombre de mesures auparavant exceptionnelles et dérogatoires. Puis ont suivi d’autres mesures liberticides, comme la loi asile et immigration. Dans  cette ambiance du tout sécuritaire, vous accentuez  la déshumanisation par l’installation d’un dispositif technologique, qui n’a pas fait ses preuves!  le renforcement de la présence humaine sur le terrain et dans la durée, tant en matière de prévention, de médiation  que de répression quand il s’agit d’actes délinquants ou délictueux,  nous parait plus important : police nationale et agents municipaux ont chacun leur rôle et c’est là qu’il faut des moyens.

Ajoutons aussi que beaucoup de faits de délinquance sont liés à des trafics de substances illicites et que nous pensons qu’il est grand temps d’ouvrir un débat national sur la dépénalisation du cannabis.  Enfin, rappelons, qu’à court terme, la protection des personnes et des biens est toujours de la compétence de l’Etat. L’installation du dispositif que vous nous proposez est l’acceptation explicite d’un transfert de charge.

Il y a là un choix de modèle de société ; mettre en place des caméras, sans beaucoup d’illusion sur leur efficacité ou résister à la tentation de la facilité et trouver d’autres formes de réponse,  durables, humaines et collectives.

Nous voterons contre cette délibération. Je vous remercie .
Zémorda Khelifi

Share This: