ZFE

Oui à la Zone à Faibles Emissions (ZFE) mais plus rapidement !

Nous devons donner notre avis sur la zone à faibles émissions que la Métropole souhaite mettre en place. La pollution de l’air est un véritable enjeu de santé publique et il y a une urgence à agir enfin, avec des mesures pour réduire drastiquement les émissions de NOx et particules fines qui sortent des gaz d’échappement des véhicules. Rappelons les 46000 décès anticipés par an en France (500 000 en Europe), l’aggravation des maladies respiratoires ou cardiovasculaires pour nos concitoyens les plus fragiles, les jeunes enfants ou les personnes âgées souffrant de maladies respiratoires. Rappelons aussi que l’Europe a renvoyé la France en justice  car depuis plus de 10 ans, elle ne se conforme pas aux normes européennes de qualité de l’air dans 12 agglomérations, dont Lyon. Dans notre métropole, ce sont actuellement 48 000 habitants qui sont exposés à des niveaux de pollutions supérieurs aux normes fixées par l’Europe. Et la majeure partie des habitants qui respirent un air pollué, sont à Lyon et Villeurbanne, mais aussi Bron et Vénissieux, et ce sont nos concitoyens qui habitent à proximité des grands axes, dont le bd L.Bonnevay à Villeurbanne, qui sont les plus touchés. Et enfin rappelons que 83% des habitants du Grand Lyon sont inquiets de la qualité de l’air qu’ils respirent ! 

Alors, bien évidemment notre groupe est favorable à la mise en place de la ZFE qui va éradiquer les véhicules professionnels les plus polluants (pas ceux des particuliers). Ces véhicules représentent 25% des km parcourus mais 52% des oxydes d’azote émis. Il est donc intéressant de s’atteler à ces véhicules en priorité : ainsi, les véhicules utilitaires et les poids lourds les plus anciens (qu’on appelle « non classés ») et ceux avec des vignettes CRIT’AIR n°5, 4 et 3 ne pourront plus circuler dans la zone située à l’intérieur du bd Bonnevay. En Europe, ce sont plusieurs centaines de villes et agglomérations qui ont déjà mis en place des Zones à trafic limité. En France, après Strasbourg et Grenoble, Lyon sera la 3ème agglomération à mettre en place un tel dispositif de restriction. Strasbourg a démarré en septembre 2018 et Grenoble en 2017 et aura une nouvelle étape importante en 2019. A Lyon, ce ne sera qu’en 2020 pour 3 catégories de véhicules ( non classés , Critair 5 et 4), puis 2021 pour les véhicules en Crit’air 3 ! Nous regrettons ce délai de 2021 si lointain pour cette classe de véhicules, alors que le Plan Oxygène a été approuvé en 2016 ! la Métropole a perdu du temps en  2016-2017 (mais c’est vrai que son président s’occupait surtout de présidentielle et pas trop de pollution de l’air  sur cette période). Donc il nous faudra encore attendre plus de 2 ans (janvier 2021) pour que soient interdits les 30 000 véhicules utilitaires et 7300 poids lourds les plus polluants (qui représentent 50 % du parc de ces types de véhicules) 

Nous comptons sur la mobilisation citoyenne et l’enquête publique à venir pour avancer les délais de mise en oeuvre au 1er juillet 2019 (au lieu du double délai 2020 et 2021).

Avec la ZFE, il est à noter que la qualité de l’air s’améliorera dans la zone elle-même mais aussi aux abords, à St Jean, à Bonnevay et aux Brosses,  pour Villeurbanne par exemple, car l’amélioration du parc de véhicules profitera à toute la métropole.Et, répétons-le, moins de véhicules polluants circuleront dans et HORS de la Métropole : ce sont l’ensemble de nos concitoyens qui en tireront des effets bénéfiques !  de plus, la réduction de vitesse à 70 km/h dès janvier 2019, que nous demandions depuis  plusieurs années, participera à la réduction de la pollution, nous en sommes satisfaits, mais il faudra faire respecter cette limitation, et sur une voie qui continuera à ressembler à une autoroute, cela sera sans doute difficile. Mais il faut prendre cette mesure et faire beaucoup de pédagogie auprès des automobilistes, en expliquant qu’est en jeu la santé des riverains.

Pour la ZFE, outre le délai trop tardif, nous regrettons qu’après 2021, si toutes les projections s’avèrent réalisées, 7300 habitants respireront encore un air pollué (au lieu des 46 000 aujourd’hui), et là encore à proximité du bd Bonnevay. Nous souhaitons que la Métropole soit plus volontariste : à  Grenoble, la zone à circulation restreinte permettra que plus personne ne soit en zone polluée. Pour cela, elle va interdire la circulation aux véhicules avec vignettes de Crit’air 2 et au diesel en 2025 ! Cela pourrait nous inspirer. Notons toutefois qu’à Lyon, l’interdiction sera 24h/24 et qu’à Grenoble, ce sera en semaine et en journée seulement

Concernant l’avis de la ville de Villeurbanne que vous nous proposez, nous souscrivons à plusieurs réserves que vous exprimez, notamment sur la nécessité de moyens d’accompagnement, avec une aide à prévoir pour aider au remplacement de véhicule les artisans, les commerçants indépendants, les entreprises de l’économie circulaire, l’insertion, et ce dès 2019 pour encourager des comportements vertueux avant l’obligation !

En revanche, nous ne sommes pas persuadés que la Métropole doive aider les communes à changer leur flotte publique : c’est au gouvernement à faire cet effort-là ! Concernant les 43 véhicules de la ville de Villeurbanne qui seront interdits d’ici 2021, nous demandons qu’ils soient remplacés dès 2019 car les collectivités doivent être exemplaires.

Et peut-être n’est il pas nécessaire d’en racheter 43, ou pas tous avec des moteurs thermiques : il existe sur notre territoire villeurbannais, au Bel’Air Camp pour ne pas le nommer,  des constructeurs de véhicules professionnels, des tricycles de livraisons à assistance électrique, qui pourraient certainement faire l’affaire…

Pour conclure, comme vous, nous regrettons qu’il n’y ait pas eu un grand débat avec la population sur ce dispositif. Certes, il y a eu des réunions de travail entre la Métropole et les fédérations professionnelles du transport et des artisans, il y a eu un conseil du développement durable au printemps sur le sujet à Villeurbanne, mais peu de nos concitoyens étaient présents, et c’est dommage… Tout cela ne suffit pas bien sur. 

Alors la ZFE est une avancée réelle et certaine, c‘est un petit pas et demie, mais dommage de faireencore  2 ans de sur place! 

Et enfin, n’oublions pas que les normes de qualité de l’air fixées par l’Europe sont deux fois moins exigeantes que celles recommandées par l’Organisation mondiale de la santé concernant les particules et que si on veut faire plus pour la santé publique – et c’est nécessaire- il faut réduire encore plus fortement la pollution, en amplifiant le développement des alternatives à la voiture individuelle (TC, vélo, marche, co-voiturage…), en renonçant au projet d’Anneau des Sciences qui va aggraver  la pollution et en communiquant sans cesse sur les bienfaits des modes actifs sur la santé, au contraire des déplacements en voiture.

Avec toutes ces réserves, nous voterons favorablement pour la ZFE.

Béatrice Vessiller

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PUBLICITES

STOP PUB !

La loi permet à un règlement local d’adapter les dispositifs de publicité aux enjeux locaux.

Pour nous, le seul enjeu est de limiter au maximum la publicité dans l’espace public, sans laisser croire quelle  est une fatalité dont il faudrait nous accommoder.

En effet, elles sont de plus en plus agressives, en surnombre  (nous recevons plus de 1000 messages publicitaires par jour), énergivores (un panneau numérique de 2 m2 consomme autant qu’un couple avec enfant) ; elles constituent une pollution esthétique et lumineuse, nous abrutissent et influencent de manière néfaste nos modes de consommation, plus encore chez les enfants ; elles véhiculent tous les clichés possibles (dont les clichés sexistes), nuisent aux petits commerçants et ne rapportent quasiment rien à la ville (moins de 0,5% du budget de fonctionnement d’une commune). 

D’autre part, elle véhicule un modèle de société où la consommation de tout et n’importe quoi l’emporte sur la consommation de réels besoins de la population. Elle est le moteur de la politique de l’offre qui consiste à fabriquer n’importe quoi n’importe où au plus bas prix dès lors que cela pourra se vendre et générer des profits. Ce modèle va à l’encontre des enjeux de notre temps en particulier les enjeux écologiques et sociaux. Nous défendons un autre modèle de production qui consiste à fabriquer ce dont les gens ont réellement besoin en relocalisant au maximum la production à travers les circuits courts et en respectant des critères sociaux qui limitent les délocalisations visant à réduire les coûts de production par l’exploitation d’une main d’œuvre lointaine.Le déménagement permanent des marchandises et des humains doit cesser !  

Le transfert du RLP à la métropole nous questionne dans la mesure où elle harmonise des règlements locaux communaux qui sont très inégaux. 

Dans un communiqué du 13 septembre, le Collectif Plein La Vue a établi de manière très sérieuse une étude et un classement des communes de la Métropole concernant leurs ambitions pour réduire la publicité dans l’espace public. Villeurbanne ressort deuxième de ce classement derrière Saint-Romain-au-Mont-d’Or alors que Lyon figure parmi les mauvais élèves.

Le RLP métropolitain devrait tendre à une harmonisation vers le haut mais cela sera t-il vraiment le cas ? J’ai bien entendu Monsieur Vuillerme que vous souhaitez/espérez que le document final ne sera pas moins restrictif que le règlement appliqué actuellement à Villeurbanne. Nous encourageons votre volontarisme sur ce dossier.

Cependant, les orientations affichées par la métropole ne semblent pas aller assez loin sur plusieurs points. En particulier, il ne réduit la surface des panneaux traditionnels qu’à 8 m2 alors qu’il pourrait aller jusqu’à 2 m2, la taille actuelle des panneaux sur les bus comme cela se fera dans le futur règlement de Paris. La limitation des enseignes lumineuses et numériques est très insuffisante. Nous sommes favorables à leur interdiction, particulièrement les écrans vidéos ainsi que les enseignes sur toit. Nous préconisons également de fixer une distance plus importante entre deux panneaux pour les panneaux classiques et le mobilier urbain. Enfin, nous proposons que les enseignes lumineuses soient éteintes dès la fermeture de l’activité.

Comme le montre une enquête du collectif Plein La Vue, les commerçants métropolitains sont eux-mêmes favorables à la plupart de ces mesures.

Pour l’heure, les orientations générales du projet de règlement métropolitain ne semblent pas être à la hauteur des enjeux. Villeurbanne a une longueur d’avance dans ce domaine. Le transfert du RLP à la métropole risque de nous la faire perdre… Espérons que nous ne tomberons pas dans ce panneau et souhaitons que le document final évolue dans le sens que nous proposons.

Je vous remercie

Olivier Glück

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pompes funèbres

Les pompes funèbres publiques, un service de première (et dernière!) nécessité à conforter

Le rapport de la chambre régionale des comptes concernant la gestion du syndicat intercommunal des Pompes Funèbres de l’agglomération lyonnaise au cours des exercices 2011 à 2016 est soumis à notre avis.

 En propos liminaires, nous souhaitons apporter trois éléments :

Le premier sur l’’analyse de la structure des ventes confirme bien que les entrées de gamme concernent un volume bien supérieur aux autres. Les foyers modestes se saisissent donc de ce service municipal et c’est tant mieux. Mais nous constatons en même temps une augmentation des tarifs de près de 17% par obsèques entre 2011 et 2015. Si les tarifs de ce service restent moins chers que les concurrents privés, attention cependant à laisser accessible à l’ensemble des familles ce service de première (et dernière !) nécessité.

Le 2ème élément est sur la prise en charge des obsèques de personnes dépourvues de ressources et dont le chiffre a doublé entre 2011 et 2015. Cela conforte l’opportunité et l’intérêt d’un service public de l’obsèque avec le passage en SPL. Ce passage en SPL permet par ailleurs une vraie souplesse et une mutualisation des compétences, pour les collectivités membres tout en conservant un principe de in-house dans la gestion des services indispensables à ce type de sujet. Ce mode de gestion permet peut-être aussi de venir remettre de l’ordre et un peu de vie dans une ancienne gestion. Nous ne pouvons que nous en réjouir.

Troisièmement, nous constatons en même temps une baisse de moins 9,5% entre 2011 et 2015, sur le nombre de cercueils facturés. Le nombre de morts lui ne semblant pas autant fluctuer sur notre Métropole, comment expliquer cette baisse importante, alors que les prix sont globalement bien moins élevés que chez la concurrence ? Le service est-il bien présenté et connu de l’ensemble des familles ?

Revenons maintenant à l’objet du rapport.

Gestion archaïque : voilà comment nous pourrions qualifier la gestion du syndicat intercommunal entre 2011 et 2016. Il a notamment été relevé par la Chambre Régionale des Comptes l’absence de commission de contrôle des comptes et de commission consultative des services publics locaux, ce à quoi vous semblez répondre que l’interprétation de la CRC n’était pas pertinente alors que la CCSPL est obligatoire et permet notamment l’examen du rapport annuel.

La CRC a relevé aussi l’absence de rapports d’activité, ne répondant pas ainsi à une obligation prévue par le CGCT d’information des communes membres. Selon le CGCT, ce rapport doit être communiqué par le maire au Conseil municipal en séance publique. Or, nous n’avons pour ainsi dire jamais vu passer ce rapport en conseil.

Par ailleurs, la CRC relève l’absence d’une comptabilité d’engagement, d’une comptabilité analytique, de PPI et d’outils fiables pour la fixation des prix et pour le pilotage financier et le suivi de l’activité, ce qui semble surprenant au vu de la présence en tant que titulaire au sein de la SPL, de Mr Kabalo, adjoint en charge des finances de notre commune. En matière de Ressources Humaines, il est noté par la Chambre, des irrégularités en matière de bilan social et l’absence d’indicateurs sociaux et de fiches de postes.  Nous sommes cependant rassurés sur l’acquisition de progiciels de gestion qui vont permettre de passer de l’archaïque au moderne et de pallier à cela.

Pour finir sur une note positive, nous avons noté qu’avec ce rapport une lettre de réponse aux observations de la CRC y est jointe. Cette lettre nous indique que les remarques ont été prises en compte. Mais il aura quand même fallu un contrôle de la CRC pour pointer ces carences ! Nous notons également et c’est d’ailleurs reconnu par la CRC, la qualité du service rendu à un coût accessible.

Les services publics ont un rôle essentiel pour assurer l’égale présence et qualité des services techniques et sociaux, dans tous les domaines où les différences techniques, économiques, environnementales, culturelles ou sociales entraînent une discrimination. L’égal accès aux besoins humains fondamentaux (dont la mort), fait aussi partie de leur mission. Défendre, gérer correctement, efficacement, faire évoluer les services publics avec des outils modernes, c’est aujourd’hui une nécessité, tant les politiques publiques des gouvernements successifs les ont affaiblis et tant ils sont indispensables à la qualité du vivre ensemble.

Je vous remercie.

Zémorda Khelifi

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migrant

Soutien a Singa : pour la solidarité en actes !

Nous souscrivons au soutien proposé à l’association Singa et ses actions en faveur des migrants, pour faciliter leur intégration, la rencontre et les échanges interculturels sur notre territoire. Cette délibération nous rappelle aussi que l’hiver arrive et que de nombreuses familles sont encore à la rue et prises en charge grâce à la solidarité des parents d’élèves, enseignants et du Collectif  « Jamais sans toit », comme l’année scolaire dernière, car les problèmes n’ont pas été résolus cet été… Nous avons appris très récemment qu’une famille avec un bébé de quelques jours dort dans une voiture, à Villeurbanne. Il semblerait que cet enfant soit à l’abri depuis 2 jours, dans une chambre d’hôtel, grâce à l’action de la ville, mais c’est une solution provisoire. Cette situation n’est pas acceptable, il nous faut trouver des solutions rapidement pour mettre en sécurité ces personnes. La loi ELAN facilite la mise en place de conventions d’occupation temporaire dans des locaux vacants pour héberger des personnes en fragilité. Nous souhaitons que la Ville, la Métropole ou tout autre propriétaire de locaux vacants puisse expérimenter un tel dispositif, avec le soutien financier de l’Etat, car rappelons que c’est l’Etat qui doit assurer l’hébergement d’urgence. C’est une piste parmi d’autres, mais nous ne pouvons revivre un hiver comme l’an passé avec des squats qui pallient  aux carences des pouvoirs publics et qui ne sont satisfaisants pour personne.   C’est maintenant qu’il faut imaginer les solutions pour les familles et les personnes à la rue. Vous pouvez compter sur notre engagement et notre soutien pour mettre en place ces solutions.

Zémorda Khekifi

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logement

Gestion de la demande de logement : oui aux bourses d’échanges de logements

Nous sommes favorables à ce nouveau document partenarial, défini par la loi ALUR de la ministre Duflot en 2014. Ce plan vise à mieux accueillir et orienter les demandeurs de logement social ( plus de 60 000 sur la métropole) et  gérer ces demandes de façon partenriale pour mieux y répondre. Nous sommes particulièrement intéressés par une  disposition de la loi ALUR dans ce plan: l’expérimentation de la location choisie, c’est – à dire choisie par le demandeur de logement grâce à une mise en visibilité de l’offre de logements disponibles. Le plan qui nous est soumis prévoit des expérimentations de ce type entre différents partenaires, c’est un début, avant uen généralisation si les résultats sont probants. dasn d’autres villes , ils semblent l’être. Nous ne doutons pas que les bailleurs présents sur la ville de villeurbanne  et notament EMH fassent partie de cette expérimentation et que nous puissions en avoir prochainement un bilan. Pourquoi ne pas prévoir aussi de mettre en place un dispositif villeurbannais de bourse d’écahnges de logements, comme le fait la commune de Décines ? Nous voterons ce rapport.

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Loi Agriculture et Alimentaire : Villeurbanne à la traîne sur la question du bio !

L’Assemblée Nationale a adopté le 2 octobre 2018, la loi Agriculture et alimentation. Malgré certains points intéressants, cette loi est loin d’être à la hauteur des enjeux environnementaux et climatiques, auxquels doit répondre notre modèle agricole et alimentaire. Les quelques avancées de cette loi ne masqueront pas l’absence de volonté du gouvernement, d’aider les agriculteurs à sortir vraiment de leur dépendance aux engrais chimiques et à leur assurer un revenu décent.

La loi prévoit notamment un repas végétarien par semaine et 20 % de produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines scolaires, d’ici 2022. Il faudrait que cette mesure qui s’impose aux collectivités locales s’accompagne d’aides à l’agriculture biologique mais le gouvernement fait l’inverse : il a supprimé l’aide au maintien du bio pour les agriculteurs déjà en conversion ! Le petit pas en avant est aussitôt contré par un autre en arrière !

Villeurbanne est loin de l’objectif des 20% de la nouvelle loi, avec seulement 9% de produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines scolaires. Notre groupe réclame chaque année sans succès une hausse de la part de l’alimentation biologique et/ou locale. Fallait-il attendre une loi Macron pour faire mieux ?! Nous ne doutons pas que la Ville se conformera à la loi sans attendre 2022 !

Contact : 06-45-59-37-95

assistant.groupeEELVFDG@mairie-villeurbanne.fr

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Communiqué de presse – Mettre le député Bonnell face à ses responsabilités

En tant que législateur, Monsieur Bonnell a été amené ces derniers  jours à se prononcer en faveur ou non du report de l’interdiction de l’utilisation du glyphosate en France. Monsieur Bonnell a voté pour le report de trois ans de ce poison et semble porter fièrement ce choix.  Nous lui avons écrit une lettre ouverte que vous trouverez en pièce-jointe, afin de pointer du doigt certaines contradictions et l’urgence de la situation.

Monsieur le Député explique sur son site internet qu’il « recherche l’action et le dialogue » dans une sortie du glyphosate qui « ne peut se faire immédiatement sans solution alternative. »

Conscient des enjeux pour la santé, Monsieur Bonnell fait donc le choix de laisser la possibilité aux agriculteurs de déverser quelques 7000 tonnes d’intrants chimiques dans nos terres encore pour les trois prochaines années. S’il était besoin de rappeler quelques chiffres, les voici.

Le 10 mars 2015, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), classe le glyphosate comme « cancérogène probable pour l’homme ». « Sur la base de 350 études scientifiques indépendantes », insiste la journaliste Marie-Monique Robin, dans son dernier livre enquête Le Roundup face à ses juges.

Ceci est d’autant plus inquiétant qu’une enquête de Générations futures a mis en évidence des traces de glyphosate dans des aliments (légumes secs, pâtes, céréales du petit-déjeuner) produits en France ou importés. « Nous sommes tous contaminés ! », s’est alarmée l’ONG, après avoir détecté du glyphosate dans 100 % des urines analysées au sein d’un échantillon de 30 personnes. Les chiffres pour la qualité de l’eau sont tout aussi inquiétants : En 2011, l’AMPA – métabolite entre autres du glyphosate – était présent dans plus de 60 % des cours d’eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, plusieurs Agence de l’Eau reconnaissaient même que « le glyphosate était présent dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la norme ».

Monsieur Bonnell rappelle sur son site internet qu’il est,  « conscient des dégâts sur la santé causés par le glyphosate ». Comment Monsieur le Député, peut-il être conscient, informé et ne pas traduire cette urgence sanitaire et environnementale par un vote d’interdiction immédiate de tous les pesticides ? Nous estimons que Monsieur le député, a une responsabilité envers notre pays et nos concitoyens, de défense de l’intérêt général. Or le danger du glyphosate et de l’ensemble des pesticides est avéré et Monsieur Bonnell le regarde se répandre sur nos terres, nos cultures et nos ressources, à l’encontre même de l’intérêt général. Par ce vote, il autorise les multinationales qui produisent le glyphosate à continuer de nous empoisonner, cela est irresponsable.

Enfin, pour rappel, le problème du glyphosate, et des pesticides en général, ne date pas d’aujourd’hui.  Le dialogue et la constitution de solutions alternatives n’ont pas attendu l’arrivée de ce gouvernement pour voir le jour. Des solutions existent et sont mises en œuvre par des agriculteurs qui développent une culture de proximité, inscrite dans des circuits courts de production-consommation qui permettent de replacer la nature et l’environnement au cœur d’une alimentation saine. Comment ne pas penser que finalement, ce ne sont pas ces alternatives bien connues que Monsieur Bonnell attend, mais plutôt une paix sociale temporaire qu’il souhaite acheter avec les lobbies et le vieux monde agricole.

Et si dans trois ans, Monsieur Bonnell estimait encore que les solutions alternatives ne sont pas abouties ou que le dialogue avec les partenaires n’est pas mur, votera-t-il encore le report de l’interdiction du glyphosate pour les trois ans suivants ou l’autorisation d’un autre pesticide ?

Notre monde à nous est tourné vers l’avenir, où chaque citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et de se nourrir sans poison. Ces citoyens, de plus en plus nombreux, se mobilisent en masse, avec la marche pour le climat par exemple, pour vous rappeler cela : l’urgence écologique ne laisse pas la place au manque de courage politique et à la pression des lobbies quels qu’ils soient. Alors que le Grenelle de l’environnement promettait de diminuer de 50% l’usage des pesticides en France et que l’Accord de Paris implique une logique de développement de l’agriculture plus respectueuse de la nature et des humains, la France a vu son utilisation de pesticides augmenter de l’ordre de 15% environs entre 2014 et 2016. Il est urgent de passer aux actes.

 

Zémorda Khelifi

Présidente du groupe des élus rassemblement citoyen – EELV – FdG

Ville de Villeurbanne

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glyphosate-interdit-ecologie-sante

Lettre ouverte à Monsieur Bruno Bonnell relative à son vote au sujet du glyphosate

Monsieur le Député,

En tant que législateur, vous avez été amené ces derniers jours à vous prononcer en faveur ou non du report de l’interdiction de l’utilisation du glyphosate en France. Vous avez voté pour le report de trois ans de l’interdiction de ce poison et semblez porter fièrement votre choix.

Vous expliquez sur votre site internet que vous « recherchez l’action et le dialogue » dans une sortie du glyphosate qui « ne peut se faire immédiatement sans solution alternative.».

Conscients des enjeux pour la santé, vous faites donc le choix de laisser la possibilité aux agriculteurs de déverser quelques 7000 tonnes d’intrants chimiques dans nos terres encore pour les trois prochaines années. S’il était besoin de rappeler quelques chiffres, les voici.

Le 10 mars 2015, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), classe le glyphosate comme « cancérogène probable pour l’homme ». « Sur la base de 350 études scientifiques indépendantes », insiste la journaliste Marie-Monique Robin, dans son dernier livre enquête Le Roundup face à ses juges.

Ceci est d’autant plus inquiétant qu’une enquête de Générations futures a mis en évidence des traces de glyphosate dans des aliments (légumes secs, pâtes, céréales du petit-déjeuner) produits en France ou importés. « Nous sommes tous contaminés ! », s’est alarmée l’ONG, après avoir détecté du glyphosate dans 100 % des urines analysées au sein d’un échantillon de 30 personnes. Les chiffres pour la qualité de l’eau sont tout aussi inquiétants : en 2011, l’AMPA – métabolite entre autres du glyphosate – était présent dans plus de 60 % des cours d’eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, plusieurs Agences de l’Eau reconnaissaient même que « le glyphosate était présent dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la norme ».

Vous nous dites sur votre site internet,  être « conscient des dégâts sur la santé, causés par le glyphosate ». Comment pouvez-vous être conscient, informé et ne pas traduire cette urgence sanitaire et environnementale par un vote d’interdiction immédiate de tous les pesticides ? Vous avez, Monsieur le député, envers votre pays et vos concitoyens, une responsabilité de défense de l’intérêt général. Or, le danger du glyphosate et de l’ensemble des pesticides est avéré et vous le regardez se répandre sur nos terres, nos cultures et nos ressources, à l’encontre de cet intérêt général. Par votre vote, vous autorisez les multinationales qui produisent le glyphosate à continuer de nous empoisonner, cela est irresponsable.

Enfin, permettez-nous de rappeler que le problème du glyphosate et des pesticides en général ne date pas d’aujourd’hui et que le dialogue et la constitution de solutions alternatives n’ont pas attendu l’arrivée de ce gouvernement pour voir le jour. Elles existent et sont mises en œuvre par des agriculteurs qui développent une culture de proximité, inscrite dans des circuits courts de production-consommation et qui permettent de replacer la nature et l’environnement au cœur d’une alimentation saine. Mais comment ne pas penser que finalement, ce ne sont pas ces alternatives bien connues que vous attendez, mais plutôt une paix sociale temporaire que vous achetez avec les lobbies et le vieux monde agricole. ?

Et si dans trois ans, vous estimiez encore que les solutions alternatives ne sont pas abouties ou que le dialogue avec les partenaires n’est pas mûr, voterez-vous encore le report de l’interdiction du glyphosate pour les trois ans suivants ou l’autorisation d’un autre pesticide ?

Notre monde à nous est tourné vers l’avenir, où chaque citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et de se nourrir sans poison. Ces citoyens, de plus en plus nombreux, se mobilisent en masse, avec la marche pour le climat par exemple, pour vous rappeler cela : l’urgence écologique ne laisse pas la place au manque de courage politique et à la pression des lobbies quels qu’ils soient. Alors que le Grenelle de l’environnement promettait de diminuer de 50% l’usage des pesticides en France et que l’Accord de Paris implique une logique de développement de l’agriculture plus respectueuse de la nature et des humains, la France a vu son utilisation de pesticides augmenter de l’ordre de 15% environs entre 2014 et 2016. Il est urgent de passer aux actes.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le député, l’expression de nos salutations respectueuses.

Zémorda Khelifi

Présidente du groupe des élus Rassemblement Citoyen – EELV – FdG

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photo-kurde

Parrainage d’élus kurdes à Villeurbanne

Plusieurs élu-es-s villeurbanais dont Zémorda Khelifi et Béatrice Vessiller se sont retrouvés le 14 septembre pour parrainer des élu-es-s kurdes emprisonnés en Turquie.

A ce jour onze députés et des centaines d’élus du HDP (parti démocrate des peuples) son destitués, internés et remplacés par des hommes soutenants la tentative de coup d’état de juillet 2016 et le pouvoir totalitaire en place depuis en Turquie. A l’initiative de l’association Amitiés kurdes Lyon, le parrainage d’élus permet de mettre à jour les pratiques totalitaires du gouvernement turc actuel et d’apporter un soutien aux élus qui vivent au quotidien la restriction des droits et des libertés dans leur pays. Les parrains et marraines s’engagent à prendre des nouvelles régulières de leur filleul incarcéré.

Zémorda Khelifi est à présent marraine de Belkiza Bestas EPÖZDEMIR, co-maire de Siirt, une élue engagée et courageuse, emprisonnée depuis 2017. Elle a été arrêtée en novembre 2016 pour « appartenance à une organisation terroriste » et emmenée en prison.

Béatrice Vessiller est pour sa part marraine de Mme Sabite EKINCI , maire de Varto. Elle a été arrêtée le 5 mai 2017, suite à des allégations d’appartenance à une organisation terroriste. Depuis lors, elle a été incarcérée.

Mme Ekinci, a également été démise de sa fonction de maire, un commissaire d’État a été nommé à la municipalité peu après son arrestation.

Les valeurs de liberté d’expression, pluralisme politique et démocratie que portent les élus du RC-EELV-FdG n’ont pas de frontières !

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Tracé du T6, signez la pétition !

Le SYTRAL a validé le 3 avril dernier la poursuite des études préalables pour le prolongement du tramway T6 à Villeurbanne.
Ce prolongement de la ligne actuellement en travaux devait partir des Hôpitaux Est pour rejoindre le campus de la Doua. C’est donc un tracé quasi exclusivement villeurbannais qui constitue un enjeu majeur pour la desserte, le développement urbain de la ville et les nombreux étudiants de la métropole de Lyon.
Or, le choix du tracé n’a fait l’objet d’aucun débat public, d’aucune information (hormis l’annonce d’études techniques) avant cette délibération du 3 avril. Ce tracé, pas davantage que d’autres, n’était dans le plan de mandat de Jean-Paul Bret, actuel maire de Villeurbanne : il n’en était tout simplement pas question, bien qu’inscrit au PDU depuis 1999.
En l’absence de toute concertation, mais sur les préconisations de l’Agence d’urbanisme (et du maire de Villeurbanne ?), un tracé passant par l’avenue Henri Barbusse a été privilégié. Les seules variantes encore à l’étude se situent entre Hôpitaux Est et Gare de Villeurbanne.
Or, l’Agora pour Villeurbanne, seule association ayant tenté de mettre les choix de tracés sur la place publique a bien montré que ce n’était pas le choix des Villeurbannais.e.s lorsqu’on leur demandait leur avis (voir ici les résultats de la consultation citoyenne). L’avenue Henri Barbusse est belle et respirante : si c’est une « vitrine » du centre-ville, il faut la préserver en particulier pour y accueillir les nombreuses festivités tout au long de l’année (marché de Noël, Invites, Bons Plants, etc…).
Un tracé plus à l’Est, passant par exemple par la rue du Docteur Rollet,et aussi proche du métro Gratte-Ciel, qui continuerait rue des Bienvenus et rue Château Gaillard, paraitrait plus pertinent, plus simple techniquement et permettrait de développer des quartiers actuellement mal desservis.
Mais il semble que les priorités soient ailleurs : soigner l’image (un tramway devant la mairie) et permettre au plus grand nombre d’aller consommer dans le nouveau grand centre commercial de la ZAC Gratte-ciel Nord en y déposant les passagers à un terminus qui se situerait dans son cœur.
Car c’est le deuxième annonce inquiétante : un prolongement en deux phases, repoussant la liaison à la Doua aux calendes grecques ! Nous savons très bien que ce type d’aménagement soi-disant temporaire peut durer indéfiniment (cf métro B qui n’a jamais desservi la Doua). Aucun étudiant ne prendra alors le T6 pour rejoindre la Doua
Si le pôle générateur d’emploi de l’usine ACI pose problème, autant relancer des études techniques pour un tracé situé plus à l’Est et faisable en totalité en une seule phase.
Pour toutes ces raisons, nous demandons donc que le Sytral envisage de relancer des études sérieuses d’un tracé situé plus à l’Est que le tracé actuellement projeté et que s’engage une véritable concertation avec les Villeurbannaises et Villeurbannais.

La pétition : https://chn.ge/2J7w3Ze

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