projet-atd-zero-chomage-longue-duree-300x199

Expérimentation zéro chômeur longue durée : redynamiser l’emploi à Saint-Jean

M. Hollande, comme il s’y était pourtant engagé, n’a pas réussi à renverser la donne en matière d’emploi et ni le CICE, ni le pacte de responsabilité, ni encore la loi Macron ou la loi travail n’ont permis de résorber le chômage, au contraire. 

Les chiffres sont aujourd’hui sans appel et la France est particulièrement touchée par la question du chômage de longue durée : plus de 2 millions de personnes subissent ce cycle infernal duquel il est extrêmement difficile de sortir et à  impact très néfastement sur la santé des personnes concernées et sur leur espérance de vie, comme l’attestent certaines études. Une situation qui entraîne aussi isolement, difficultés à accéder à un logement ou à des crédits bancaires.

Classé quartier politique de la ville en 1991, le quartier Saint Jean est identifié depuis de trop nombreuses années comme prioritaire. Près de 21% de sa population est touchée par le chômage contre 12% à Villeurbanne. Le chômage de longue durée et la précarité y avancent de pair dans un contexte difficile, malgré le potentiel économique élevé de ce quartier et le nombre de structures de l’ESS déjà implantées sur place.  

Dans ce contexte, nous ne pouvons que partager l’objectif poursuivi par cette expérimentation innovante et le choix du territoire de Saint-Jean. Nous la soutenons d’autant plus qu’elle a pour origine une initiative d’ATD Quart-Monde élaborée, en amont, en étroite collaboration avec les associations qui travaillent auprès de ces publics. Elle vise à rediriger le coût du chômage d’exclusion, pour permettre à des personnes longtemps privées d’emploi d’accéder à un CDI rémunéré au SMIC dans des entreprises du secteur de l’ESS. Le fait de créer des CDI est d’ailleurs un élément auquel nous souscrivons car les nombreux dispositifs actuels d’emplois aidés conduisent souvent à des emplois à durée limitée. 

Par ailleurs, il existe une multitude de besoins non satisfaits et de travaux utiles à la société.  60 % des métiers de demain n’existent pas aujourd’hui. Rien qu’en Rhône Alpes Auvergne, à l’horizon 2020, la région verra  la création de 20 000 emplois verts nouveaux et la transformation de 50 000 situations professionnelles liées à la réduction de l’empreinte écologique. Le champ de l’économie verte est donc source de création de nombreux emplois, et il permet en plus la transition énergétique et écologique incontournables de l’économie, nécessaire à notre environnement. 

A Villeurbanne, plusieurs activités ont commencé à émerger : activités de transports verdissants, d’artisanat avec la rénovation thermique, de construction avec les labelisations de bâtiments nouveaux. D’autres métiers verts verront le jour dans les prochaines années autour par exemple de la production d’énergie locale, de l’agriculture urbaine, de l’éducation au développement durable ou encore de l’accompagnement et du pilotage de réduction d’énergie.

Toutefois, plusieurs remarques qui se veulent constructives. 

Les nouveaux emplois impliquent une transformation des compétences. Le chômage de longue durée est souvent lié à un manque de qualification ou à une qualification qui ne correspond pas aux besoins du marché du travail. Or, 18% des demandeurs d’emploi longue durée sont sans formation à Saint-Jean. Le salaire est prévu par l’expérimentation mais la question de la formation de ces personnes, qui vont occuper des postes dans des activités qui n’existaient pas et qui nécessiteront une technicité certaine et parfois élevée, reste floue dans la description du dispositif. 

De plus, cette expérimentation prévoit un salaire au SMIC. Or, Il ne faudrait pas que les emplois créés soient des sous-emplois payés au SMIC, sans possibilité d’évolution. Se pose alors la question des dimensionnements des salaires. La question du SMIC ne se pose pas pour des emplois peu techniques, peu qualifiés, mais qu’en est-il des postes qualifiés, qui ne peuvent à juste titre accepter une rémunération au SMIC ?

Par ailleurs, vous évoquez l’implication au sein du Comité local de l’expérimentation, des habitants de Saint-Jean par le biais du Conseil de quartier. Or, un Conseil Citoyen, comme le prévoit la loi, a vu le jour aux Buers, qu’en est-il du Conseil Citoyen à Saint-Jean qui pourrait aussi être  impliqué dans l’expérimentation ?

Pour terminer, rappelons que l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 dispose que « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille (…) ». Pour redonner de la dignité à toutes personnes en situation d’exclusion, c’est à la sauvegarde de la solidarité nationale qu’il faut s’attacher en réduisant les écarts indécents de revenus pour permettre un revenu minimum pour tous.

Et parce qu’en 15 ans, 10% de la richesse a été soustraite aux salaires pour aller rémunérer le capital et la rente, pour lutter contre le chômage, il faut s’attaquer à sa cause première : la dégradation de la répartition de la richesse au détriment des plus pauvres.

Notre groupe votera donc, sans hésiter ces deux délibérations.

Zémorda Khelifi

Share This:

1008x646_actuel-quartier-gratte-ciel-villeurbanne-avant-extension-projet

Projet Gratte-Ciel : où passe le tramway ? A quand le lycée ?

A l’occasion de cette délibération sur la convention entre la SERL et la Ville sur le projet Gratte-ciel, nous souhaitons aborder deux points importants du projet, le tramway sur lequel Monsieur le Maire, les Villeurbannais attendent des informations et un débat, et le lycée. Le projet de tramway T6  reliera après 2020 les Hopitaux Est à la Doua. Pour ce projet de tramway qui coutera sans doute plus d’une centaine de millions d’euros, en décembre dernier, la présidente du Sytral déclarait dans un mensuel qu' »un comité de pilotage (Ville, métro, sytral) se réunit depuis 9 mois. Il y aurait 2 tracés possibles, l’un plus facile techniquement et l’autre desservant plus d’équipements villeurbannais (…. ). Les études seront prêtes au printemps et permettront de choisir la meilleure option avant l’été. Comme nous l’avons déjà exprimé à plusieurs reprises, Monsieur le Maire, nous renouvelons notre demande que les études soient présentées aux Villeurbannais et que le choix de tracé, difficile, nous le reconnaissons, soit mis en débat avec les Villeurbannais citoyens. Nous pensons que ce ne sont pas 2 mais 3 ou 4 tracés qui sont à étudier pour un débat sur des options contrastées non seulement de tracé de tramway mais aussi de choix de développement de la Ville et d’équilibres entre les quartiers.

Ajoutons encore qu’un projet urbain de l’ampleur et de l’ambition de celui de Gratte-ciel (et nous partageons cette ambition) n’intègre pas dès à présent la question du tramway est assez inconcevable en termes de cohérence et de bonne gestion du projet ; que l’architecte urbaniste en chef de la ZAc ne semble pas au courant de l’étude Sytral en cours sur le tracé du tramway est tout aussi incompréhensible. Aménager, c’est aussi anticiper, sans défaire le un jour même ce qu’on a fait la veille : quid de l’impact d’un futur tramway sur les nouveaux aménagements liés au C3 ou sur un projet d’ampleur comme celui des Gratte-ciel ? Comme quoi, la concertation et l’information s’impose avec tous, même avec les pilotes du projet urbain !

Le projet de lycée semble toujours en attente des financements de la région. L’ouverture en 2018 semble bien compromise. Si vous pouviez nous donner les dernières informations , Monsieur le Maire, à moins que ce ne soit nos collègues des Républicains qui puissent nous dire ce que compte faire le président de la région Auvergne Rhône Alpes? On peut craindre que M. Wauquiez ne défasse la nuit ce que la précédente majorité régionale avait fait le jour, telle Pénélope, celle d’Ulysse, pas celle de François.

Nous vous remercions de vos réponses et voterons la délibération.

Béatrice Vessiller

Share This:

marmite_urbaine

La Marmite urbaine, un modèle à suivre d’économie sociale et solidaire

Articuler les enjeux de santé publique, de développement et d’accès à l’agriculture bio, de nature en ville, et d’emploi local, voilà l’ambition de la Marmite urbaine – véritable concentré d’innovation sociale. 

Le défi est aussi simple qu’il est ambitieux : « produire bien, mangez mieux et faire du repas un acte engagé dans la simplicité et convivialité ». Une cuisine locale avec des aliments provenant de potagers du territoire, une cuisine solidaire qui donne accès à des repas équilibrés aux tarifs différenciés et une cuisine de qualité avec des produits bio. Association d’économie sociale et solidaire, la marmite urbaine donne à penser un autre modèle de développement économique, agricole et de solidarités où lien social et santé sont au cœur d’un projet pour notre territoire.

L’ESS ce n’est pas un grand mot. La marmite urbaine nous le montre. Elle est l’exemple d’un modèle que nous devons développer. 

Nous soutenons cette subvention de 5000 euros pour aider au déménagement de l’association. Nous invitons la Ville à multiplier ses soutiens à des projets de ce type qui favorisent simultanément le manger sain, le produire local et le faire ensemble.

Olivier Glück

Share This:

le-declassement-de-l-autoroute-a6-a7-est-en-marche-photo-d-archives-le-progres-1479278308

Conseil municipal Février 2017 – Vœu des Républicains – Déclassement A6/A7

Le déclassement de l’axe A6/A7 est une réelle opportunité pour notre Métropole de mettre fin à cet aménagement nocif et toxique pour la santé des riverains, qu’ils soient de Limonest, de Lyon, d’Oullins, de Pierre-Bénite ou des autres communes traversées. Les 2 épisodes aigus de pollution que l’agglomération a connus en décembre et en janvier, avec des décisions de circulation alternée puis différenciée, montrent que la situation est très préoccupante et aide les élus et la population à prendre conscience qu’il faut s’atteler à la pollution de fonds et pas seulement aux pics, qui ne sont que la partie émergée de l’iceberg ! Nous nous réjouissons d’avoir eu raison il y a 3 ans, quand lors du débat sur l’Anneau des Sciences, plusieurs associations et les écologistes réclamaient le déclassement de l’axe A6/A7 sans le conditionner à la réalisation de l’ADS et du contournement de Lyon ! Cette idée a fait son chemin depuis au plus haut sommet de la Métropole et même de l’Etat : tant mieux, même si nous savons que le président de la métropole défend toujours l’ADs d’ici 2030. Nous pensons que ce grand projet est inutile et couteux mais considérons que  le déclassement de l’autoroute dès  2017 est une avancée importante. 

Alors, bien sur, il faut discuter des mesures à prendre pour éviter un report de trafic sur les autres axes, le Bd bonnevay ou la rocade est. Si les inquiétudes de ce type sont légitimes, on sait qu’une partie du trafic « s évapore » après des mesures de restriction de la voiture : on l’a vu dans notre agglomération après la destruction de l‘auto-pont de Mermoz par exemple, ou la fermeture du tunnel de la Croix rousse pendant les travaux. Regardons aussi les expériences étrangères qui sont rassurantes : New York, San Francisco,Boston Boston s’y sont risqués avec de belles réussites ! La ville de Séoul a elle démantelé 6 km de viaduc autoroutier, utilisé par plus de 160 000 véhicules/jour pour créer des axes de déplacement doux : voie bus, voies piétonnes, piste cyclables, etc.

Bien sur, il faut mener la concertation avec les élus de toutes les communes, avec les habitants. Nous souscrivons tout à fait à la 1ère partie du vœu sur la légitime demande de concertation, mais nous n’approuvons pas de conditionner le déclassement à la réalisation de l’Anneau des Sciences et du contournement.

Nous ne voterons pas ce vœu.

Béatrice Vessiller

Share This:

Charpennes-08-08-04

Tribune VIVA février 2017 – Futur tramway T6 : les Villeurbannais pourront-ils donner leur avis ?

En 2019, le tramway T6 reliera Debourg  (Lyon 7) et les hôpitaux-Est à Bron, via le secteur Mermoz (Lyon 8). Après 2020, il sera prolongé pour traverser Villeurbanne du sud au nord jusqu’au campus de la Doua. Par où passera-t-il ? Le projet urbain des Gratte-ciel avance sans définir le tracé du tramway, c’est aberrant ! Dans un mensuel lyonnais récent sur l’urbanisme, la présidente du Sytral annonce que, depuis neuf mois, la Métropole, le Sytral et la Ville étudient deux tracés pour T6. Il s’agirait de choisir si le TNP et la mairie sont desservis comme le souhaite le maire. Le tracé sera arrêté avant l’été ! Les contraintes d’études techniques et de clientèle, bien réelles, ne doivent pas empêcher un large débat public sur un sujet aussi crucial pour la vie quotidienne des Villeurbannais et pour l’équilibre entre les quartiers. Pourquoi le futur tracé devrait-il se décider en catimini, au motif que des aspects techniques ne permettraient aucune alternative ? C’est un projet qui oblige à penser la ville telle qu’elle sera dans dix ans et au-delà. Depuis plusieurs mois, nous réclamons ce débat citoyen : faut-il passer aux Gratte-ciel, avenue Barbusse ou rue Paul Verlaine avec une arrivée du tram sur le campus vers l’Espace Double mixte, comme l’étudie actuellement le Sytral ? Ou bien plus à l’Est par les rues Blanqui, Rollet et des Bienvenus, ou plutôt vers Flachet et arriver à la Doua vers l’Insa ? Notre groupe d’élus soutient l’initiative de l’association « L’Agora pour Villeurbanne » qui propose aux Villeurbannais, sur la place publique et en ligne, de se prononcer sur quatre tracés possibles. C’est ce débat citoyen qu’auraient dû organiser le maire et le Sytral depuis des mois ! Parmi les centaines de citoyens qui nous ont déjà fait part de leur préférence, nombreux sont ceux qui rejettent le projet d’un tramway sur l’avenue Barbusse au profit des autres tracés. Vous aussi, donnez votre avis sur  www.agora-villeurbanne.org

Pour le groupe EELV-FdG

Béatrice Vessiller

Share This:

budget-2-624x386

Un budget insuffisant pour les écoles et la nature en ville

Monsieur le Maire, chers collègues,

Le budget 2017 est à la baisse par rapport à 2016, à la fois en fonctionnement et en investissement. C’est suffisamment rare dans le budget de collectivités pour être souligné : il s’agit là d’une conséquence directe de la baisse des dotations de l’Etat, baisse de plus 2M€ par rapport à 2016, dans la droite ligne du gouvernement de gauche qui veut redresser les comptes publics en pénalisant les collectivités ! Pourtant, des experts de plus en plus nombreux disent qu’il faut au contraire soutenir l’investissement public et les politiques publiques, pour mener la transition écologique, créatrice d’activités économiques et garante de la solidarité.

Les recettes fiscales, principales ressources de la ville, progressent (75M€), car l’évolution des bases progresse (due au fait que le nombre de ménages et de biens assujettis progresse, de même que l’évolution nominale décidée par l’Etat), mais les taux de fiscalité eux restent stables, car Monsieur le Maire, vous faites le choix de ne pas augmenter les taux de fiscalité, comme vous vous y étiez engagés, et nous soutenons ce choix.

En revanche, nous ne souscrivons pas à votre choix de réduire l’investissement de manière aussi importante par rapport à 2016. Les travaux qui seront réalisés baissent de 25%, avec 27Me au lieu de 36 l’an passé. Certes, l’autofinancement est pénalisé par la baisse des recettes liée aux choix gouvernementaux, mais néanmoins, un recours à l’emprunt un peu plus élevé permettrait d’engager les dépenses en matière d’équipements publics nécessaires, et notamment celles que vous aviez affichées dans le tableau de la PPI annexée au débat d’orientations budgétaires. Nous avons en effet comparé les informations que vous nous avez données au moment du DOB avec ce que vous inscrivez au BP et le compte n’y est pas.

Mais saluons d’abord ce que nous approuvons : les travaux de gros entretien prévus dans les écoles existantes, notamment le restaurant et le préau à Camus, l’extension de Berthelot, le déploiement des vidéos projecteurs, les améliorations thermiques dans différents équipements, écoles, gymnase Fournière, panneaux photovoltaïques au Rize, mise en accessibilité des bâtiments publics, lancement effectif de l’équipement Petite enfance du Terrain des Soeurs, réaménagement et extension de la maison de quartier des Brosses, le gymnase des Gratte ciel, le restaurant du Totem, le lancement de l’école Rosa Parks dans la ZAC gratte-ciel, dont nous rappelons notre souhait de voir étudier différents scénarios d’implantation sur la parcelle, afin de ne pas obérer une future ligne de tramway T6 qui pourrait avoir plusieurs tracés à discuter dans le cadre d’une consultation citoyenne que nous souhaitons.

En revanche, pour la construction de la résidence autonomie Château Gaillard, si l’acquisition du terrain est bien inscrite, on ne voit plus les 450 000€ de participation à la construction pourtant indiqué à la PPI pour 2017. Pour l’école de la Soie, au lieu de 350 M€ indiqué, sont inscrits seulement 150 000€. Pour l’école rue H. Kahn, dont nous nous félicitions le mois dernier de voir engager la réalisation pour 1.9M€, elle a aussi disparu du budget primitif : nous regrettons que la création de nouvelles écoles aillent moins vite que les extensions d’écoles existantes, car faire grossir les groupes jusqu’à plus de 20 ou 25 classes n’est pas une bonne chose pour les enfants. Concernant la reconstruction du terrain sportif Salengro, figure–telle vraiment au budget 2017 ? Le rapport n’en parle pas dans les équipements sportifs mais le mentionne un peu plus loin…Sur la ligne Paysage et nature, ce sont seulement 1.5 M€ qui sont inscrits en 2017. Certes sera livré le parc du terrain du Rectorat Jacob Hugentobler, mais à l’échelle de la ville et de son développement urbain, c’est peu, trop peu, quand nos concitoyens ont besoin de nature en ville, quand la ville polluée, imperméabilisée a besoin de la végétalisation pour se rafraichir et s’assainir.

Vous l’aurez compris, les investissements sont en deçà de ce qu’on pouvait attendre, pourtant les 1ers PUP vont apporter des recettes nouvelles, participant à la construction d’écoles ou de jardins publics pour les nouveaux habitants dans les programmes immobiliers (PUP Alstom, par exemple…).

Concernant les dépenses de fonctionnement, nous notons une augmentation notable pour le CCAS pour financer notamment le déménagement et la réinstallation des résidents des EHPAD Jaurès et Ch Gaillard suite à votre décision de fermeture de ces établissements. Nous notons la baisse des prestations versées aux clubs sportifs, notamment celle de 4% à la SASP Asvel, comme en 2016, une décision que nous approuvons car le club peut aller chercher des recettes ailleurs. Pour la baisse des aides aux centres sociaux, la baisse globale sera de 1%, avec des différences selon les structures, à discuter vraiment avec chacune d’elles tant leur rôle de lien social et de solidarité pour nos concitoyens les plus fragiles est essentiel en cette période de crise qui dure.

Plus de 450 000 euros sont inscrits pour l’association Léo Lagrange, c’est bien moins que la MJC qui se voit allouer près de 150 000 euros de moins. Une telle différence est regrettable, quand on sait que la première structure a une situation financière globalement saine, alors que la seconde rencontre des difficultés financières.

Dans les dépenses à caractère général, la baisse de 2% de fluides et énergie est intéressante, car avec l’augmentation des surfaces construites, il importe de faire des bâtiments moins énergivores. En recettes, nous regrettons la baisse des certificats d’économie d’énergie qui ne rapporte que 15 000€ en 2017 contre 75 000 en 2016, lié au fait qu’on construira moins et qu’on vendra, de ce fait, moins de CEE : dommage !

L’armement de la police municipale apparait dans le budget 2017, par le biais des dépenses de formation du personnel. Le coût de l’armement n’est pas inscrit, car vous nous avez dit que l’Etat en assumerait la charge, une mesure incitative pour promouvoir l’armement des polices municipales… Avez-vous d’ailleurs à ce jour un retour de l’Etat à ce sujet car il n’est pas exclus que ce financement incombe finalement à la ville ? Nous souhaitons rappeler là notre opposition à votre décision : nous la pensons inefficace, et même risquée : c’est à la police nationale d’assurer la sécurité, en possédant une arme et du personnel largement mieux formé que ne peuvent l’être les policiers municipaux.

Dans ce budget, il y a aussi des nouvelles dépenses pour des nouveaux projets que nous soulignons :
· L’aide financière au Planning familial pour ses locaux
· L’effort fait sur l’éducation artistique et culturelle (nous y reviendrons)
· L’ouverture d’un nouveau lieu : le laboratoire ouvert Villeurbannais (LOV) pour favoriser des nouveaux modes de travail plus collaboratifs
· L’opération Zéro chômeur de longue durée à st jean
· L’émergence d’un conseil citoyen aux Buers pour permettre aux habitants de s’emparer du projet urbain des Buers : l’idée est bonne, mais en plus du CCo ou des artistes qui accompagneront les habitants, donnons aussi aux habitants les moyens de mener leurs propres réflexions sur le projet urbain et sur la vie de quartier, par exemple avec des tables de quartier… pour ne pas être qu’en réaction aux projets publics

Enfin, quelques mots sur les dépenses de personnel. Nous nous étonnons de la réduction de 4 postes en 2017 : certes il y a les 8 nouveaux postes dans les écoles suite aux grèves du printemps. Mais comment peut-on baisser au global les effectifs, alors que les restaurants scolaires augmentent, qu’on crée une classe passerelle entre une crèche et une école, qu’on développe l’éducation artistique et culturelle… On ne peut pas demander aux agents de la ville faire plus et mieux s’ils sont moins. Les personnels de la ville font vivre le service public, ils ne peuvent être la variable d’ajustement d’un budget contraint…

Investissements insuffisants et trop de rigueur sur les dépenses de personnel, malgré plusieurs points positifs, nous ne pouvons voter ce budget. Nous nous abstiendrons.

Je vous remercie pour votre attention.

Béatrice Vessiller

Share This:

082-charivari-le-sicilien-moliere

Démocratiser la culture et ses pratiques, soutenir ceux qui la font vivre !

Monsieur le Maire, chers collègues,

La délibération sur le Pacte culturel entre l’Etat et la Ville ainsi que celle sur la Convention pour l’éducation artistique et culturelle nous donnent l’occasion de nous exprimer sur la politique culturelle de la Ville.

Commençons par dire très clairement que nous approuvons globalement cette politique. Les moyens alloués par la Ville à la culture sont importants. L’offre culturelle à Villeurbanne est à la fois importante et diversifiée dans les domaines du théâtre, de la musique, des arts plastiques, des arts de la rue, de la lecture publique et du cinéma pour ne citer que les principaux. Les acteurs culturels sont nombreux et s’adressent à des publics variés. Par ailleurs, Villeurbanne a la chance d’accueillir sur son territoire plusieurs structures culturelles bénéficiant d’un label national.

Nous nous félicitons de l’engagement financier de l’Etat et de la ville pour une durée de 3 ans soit de 2016 à 2018, d’autant que l’engagement de l’état revient à son niveau antérieur après avoir subi une baisse.
Cela n’est pas rien dans le contexte budgétaire actuel à condition que ces engagements soient tenus lors du vote des budgets annuels.
Cela devrait permettre aux structures culturelles concernées par le Pacte de définir leurs actions sereinement pour les trois prochaines années.

Nous approuvons le principe de l’excellence pour tous qui consiste à démocratiser encore davantage la culture. Il est très important de le faire auprès des jeunes. L’éducation artistique et culturelle est un levier considérable pour le développement durable de la culture. La convention proposée aujourd’hui va dans ce sens. Toutes les actions qui sont en direction des habitants dans l’espace public y contribuent également.

Tous ces points positifs ne nous empêchent pas d’avoir un regard critique sur certains points et de vous faire quelques propositions.

Nous évoquions au conseil municipal de novembre les inégalités Femme/Homme dans le domaine de la culture. Sauf erreur de notre part, il nous semble que toutes les structures culturelles importantes de la Ville sont dirigées par des hommes à l’exception du théâtre ASTREE et du CCO, ceci est regrettable et nous espérons des évolutions dans le bon sens pour une meilleure représentation des femmes à la Direction de ces structures.

Les structures prestigieuses comme le TNP ou l’ENM captent une part très importantes des subventions. Nous ne contestons pas l’intérêt et le montant de ses subventions mais la métropole pourrait participer au financement du TNP et prendre une part plus importante à celui de l’ENM, puisque ces structures ont un rayonnement et un public métropolitains.
Par ailleurs, le rôle premier de ces structures « élitistes » n’est pas de s’adresser aux publics exclus de la culture. On demande au TNP et à l’ENM de faire des actions dans ce sens mais sont-ils les mieux placés pour le faire ? Par exemple pourrait-on développer davantage Orchestre à l’école pour impliquer plus de classes sans forcément avoir recours aux professeurs de l’ENM.
On pourrait aussi envisager de recruter et former des artistes animateurs dont le rôle serait de s’adresser aux publics exclus, et de former une partie des animateurs du périscolaire en ce sens.

Les perspectives sont intéressantes pour le cinéma le Zola. Son relogement dans la ZAC Gratte-ciel centre-ville et la création de plusieurs salles devrait lui permettre d’augmenter ses diffusions et son nombre de spectateurs.
Même si ce n’est pas pour demain, nous nous demandons s’il est prévu d’augmenter ses subventions en conséquence.

Le festival Charivari est une très bonne chose pour promouvoir la culture villeurbannaise mais les structures impliquées doivent le faire sans subvention supplémentaire. Quel est le bilan de la première édition ?

Le théâtre de l’IRIS, racheté par la ville en 2013, nécessiterait des investissements importants pour rénover et mettre aux normes les locaux.

Concernant la nouvelle salle de la MJC, nous nous demandons quel est le projet culturel associé. La MJC a t-elle reçu de nouvelles subventions pour l’accompagner ?

Pour conclure, nous pensons que l’action culturelle de la Ville devrait faire une plus grande place à l’émancipation de toutes et tous à travers l’éducation populaire par exemple. L’intégration du CCO dans le pacte culturel avec l’état va dans ce sens.
Il s’agit également de développer les actions dans lesquelles les citoyens sont actifs plutôt que « consommateurs ». D’ailleurs, pourquoi ne pas imaginer que les habitants puissent s’emparer d’une partie de la programmation de quelques équipements culturels de la Ville ? Le domaine culturel se prête à inventer de nouvelles formes de participation citoyenne.

Je vous remercie pour votre attention.

Olivier Glück

Share This:

piece-jointe-pollution-copie

Question orale – Quels dispositifs pour une meilleure qualité de l’air?

Monsieur le maire,

Depuis bientôt une semaine, nous sommes sous le coup d’une pollution forte aux particules fines. La zone « rouge » et même « noire » recouvre bien plus que le cœur de la Métropole. Les Villeurbannaises, les Villeurbannais respirent cet air particulièrement pollué. Nos enfants qui ventilent deux fois plus que des adultes voient leurs bronches et bronchioles obstruées. Asthmatiques, personnes âgées, voient leurs difficultés respiratoires aggravées.La circulation alternée vient d’être mise en place à Lyon et Villeurbanne, pour réduire cette pollution, et c’est bien. Nous souhaitons que le Sytral et la métropole décident de la gratuité des transports en commun concommitamment à la circulation alternée pour entrainer un report massif vers les modes non polluants.

Par ailleurs, vous avez discuté ce lundi 12 décembre du Plan Oxygène de la métropole de Lyon, avec la proposition d’une zone de circulation restreinte (ZCR), mesure qui nous parait tout à fait nécessaire. Dans le cadre des études préalables à la mise en œuvre de cette zone de circulation restreinte, la ville de Villeurbanne sera bien évidemment concernée. La qualité de l’air et son impact sur la santé de nos concitoyens est un enjeu important pour les Villeurbannais. Il est important de les associer aux échanges et à aux décisions pour la mise en place d’une telle mesure.

Monsieur Le Maire, pouvez-vous nous préciser comment vous envisagez le dialogue avec les Villeurbannais, concernant la mise en place de ce dispositif, notamment sur le périmètre, le parc de véhicules concernés (poids lourds, utilitaires et véhicules légers), le calendrier, les effets attendus sur la qualité de l’air et la circulation.

Je vous remercie.

Zémorda Khelifi

Share This:

dimanche

Les 10 dimanches du maire de Villeurbanne : une régression sociale

Monsieur le Maire, chers collègues,

Vous nous proposez par le biais de cette délibération de continuer à autoriser l’ouverture des magasins 10 dimanches pour l’année 2017 à Villeurbanne, comme l’autorise en effet la loi Macron, loi fourre-tout votée par votre majorité gouvernementale en 2015.

Aucun bilan n’a été porté à notre connaissance sur les ouvertures réalisées en 2016 et en particulier sur les conséquences sur le commerce de proximité. Pas non plus de retour sur la concertation avec les commerçants ou la consultation préalable auprès des syndicats, ce n’est pourtant pas faute de vous avoir demandé ces éléments en commission, même si nous imaginons bien la teneur des échanges avec les syndicats.

Je vais donc m’appuyer sur le récent rapport en la matière d’Eva SAS, députée écologiste, sur le travail de nombreux experts ou même sur la très récente mission d’information et d’évaluation du Conseil de Paris. Que ce soit dans le cadre de 5, 10 ou même 12 ouvertures annuelles et dominicales des commerces, nos concitoyens ne consomment pas plus, parce que la loi ne peut pas fabriquer artificiellement des richesses quand le pouvoir d’achat est au plus bas. On ne va que diluer les possibilités d’acheter, en remplaçant le repos et les activités familiales, sociales, culturelles du dimanche par la tournée dominicale des magasins, le tout au détriment de la qualité de vie des employés réquisitionnés, Quand bien même l’ouverture dominicale inciterait à consommer davantage, pour beaucoup de nos concitoyens ce serait au prix d’un endettement supplémentaire qui bénéficierait plus aux banques qu’au consommateur!

Je voudrais citer le communiqué du secrétariat national du parti socialiste en 2009 lorsque la Droite au pouvoir remettait en cause le repos dominical titré alors « travail du
dimanche, une tromperie organisée » et qui concluait que « pour le parti socialiste, le travail du dimanche, c’est inefficace sur le plan économique, dangereux pour les salariés, néfaste pour la vie sociale ». Ça c’était sans doute l’époque où ce Parti était encore de gauche.

Pour autoriser ces dérogations, et je reprends vos arguments de l’année dernière, vous donnez quelques excuses en guise d’alibis.

L’excuse d’abord basée sur le volontariat des salariés. Effectivement, c’est un choix, mais un choix contraint par les conditions sociales, économiques, un choix qui est éclairé par les contraintes quotidiennes. C’est bien méconnaitre l’entreprise que de croire que cet acte volontaire se fait hors de toute contrainte hiérarchique implicite. Ne pas être volontaire c’est inévitablement s’exposer aux jugement les plus négatifs de son patron…

L’excuse de la compensation salariale et l’occasion d’aider la population à faible pouvoir d’achat à avoir quelques revenus supplémentaires. Le plus souvent, ceux qui travaillent le dimanche sont des travailleurs pauvres ou précaires qui n’arrivent pas à gagner leur vie correctement ou à boucler leur fin de mois. Les femmes représentent 70
à 80 % des salariés du commerce, et environ 50 % d’entre elles sont chefs de famille, la garde des enfants le dimanche greffe lourdement leur budget. Pour
vivre décemment, il faudrait donc se sacrifier et délaisser toute vie familiale, sociale ou culturelle. Croyez-moi, et pour l’avoir vécu moi-même il y a quelques années, si ces personnes avaient vraiment le choix, elles ne le feraient pas. Vous avez donc bel et bien intégré que le seul moyen de gagner plus, pour un travailleur pauvre, est de travailler plus.

L’excuse de favoriser la dynamique commerciale, notamment celle du centre-ville. Vous vous trompez, de bonne foi sans doute, en croyant sauver le petit commerce de proximité en développant les ouvertures dominicales. Les coûts pour ces petits commerces seront proportionnellement bien supérieurs à ceux des grandes enseignes ou des
chaînes, et cela se traduira en réalité par une accélération de la fragilisation du petit commerce. Ce n’est certainement pas en courant derrière la grande distribution ou le commerce sur internet qu’il s’en verra dynamisé. Nous croyons beaucoup plus aux outils existants que sont par exemple le management de centre-ville, au travail des associations de commerçants qui favorisent l’implantation d’activités en pied d’immeubles, de rez-de-chaussée, et qui permettent de retisser du lien entre les habitants de nos quartiers.

Le repos dominical est un principe essentiel de la société française, fondamentale aussi bien pour la protection des salariés que pour la cohésion sociale. Le travail du dimanche et l’assujettissement à la consommation 7 jours sur 7 ne font pas partie du modèle de société que nous défendons, celui où il est au contraire urgent de consommer
moins et autrement.

Comme l’année dernière, nous voterons contre cette délibération

Je vous remercie pour votre attention.

Zémorda Khelifi

Share This:

c3

Et la lumière fut sur la ligne C3 ?

Monsieur le Maire, chers collègues,

Notre intervention porte sur les 2 délibérations relatives à la convention de maîtrise d’ouvrage unique avec le SYTRAL sur le projet d’amélioration des performances de la ligne C3 et à la servitude d’éclairage public qui en découle.

Nous aurions aimé voter une délibération où pour la ligne C3, nous y voyions enfin la lumière et le bout du tunnel pour les 58 000 usagers quotidiens. Nous aurions souhaité un projet lumineux, issu de l’avis éclairé de nos décideurs, de l’éclairage de ceux qui subissent depuis trop longtemps les désagréments sur cette ligne et qui n’en finissent pas d’avoir des ampoules aux pieds, préférant parfois plutôt marcher, que d’attendre éternellement la venue d’un C3.


Nous aurions aimé dire aux usagers de la ligne C3 qu’ils vont enfin arrêter de voir régulièrement 36 chandelles quand ils sont transportés comme du bétail, mais il n’en sera rien.

Faute de projet brillant par son ambition, nous nous contenterons de la priorité aux feux pour le bus, mais il faudra attendre encore des lustres avant de voir des améliorations, le temps que les travaux soient terminés. Faute de projet flamboyant, les usagers du C3 se contenteront d’un projet du temps de la bougie.

Si nous réitérons à nouveau notre désaccord avec le choix portant sur des travaux d’amélioration des performances de la ligne C3 au détriment d’une ligne de tram, nous voterons toutefois pour ces 2 délibérations. L’éclairage public et les nouveaux espaces verts entre autres constituent des compléments indispensables, quel que soit le projet. Nous réitérons notre souhait de voir une place importante aux espaces verts pour une ville respirable en ces temps de pollution importante.

Je vous rends le flambeau et vous remercie de votre attention.

Zémorda Khelifi

Share This: