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Edito Mai 2020 – Des nouvelles du groupe des élus EELV-FdG

Avec le report du second tour des élections municipales, le mandat des conseils municipaux se prolonge de quelques semaines. Nous continuons ainsi, dans cette période particulière, notre travail d‘élus et avons notamment participé à la commission générale organisée par la Ville le 20 avril dernier. Plusieurs sujets ont été abordés et nous avons questionné le Maire sur l’organisation des services publics et la gestion de la ville en temps de confinement et post-confinement.

Les thèmes principaux que nous avons abordés ont été les suivants :

- Personnes vulnérables (visite en EHPAD, mise à l’abri de personnes vivant en squat…)

- Enfance et vie associative (dispositifs pour la sortie progressive du confinement dans les écoles et crèches, aide financière aux familles pour le budget alimentation, rémunération des vacataires du périscolaire, organisation de loisirs pour les vacances d’été…)

- Espaces publics (ouverture des parcs publics, pistes cyclables temporaires…)

- Sécurité publique (actions de la police municipale, actions spécifiques pour les zones de deal…)

- Commerce local (marchés du week-end, présence de producteurs locaux…)

- Vie institutionnelle (tenue des conseils municipaux…)

La Ville de Villeurbanne a mis en place des actions pendant la période particulière de confinement, pour atténuer son impact sur les plus vulnérables. En particulier, l’ouverture quotidienne du CCAS et l’assouplissement du versement des aides ont permis de venir en aide aux personnes les plus modestes (bons d’achats alimentaires, accès à l’eau et hygiène dans les lieux de vie insalubres…).

Depuis le 11 mai, une nouvelle page s’ouvre, celle du lancement du processus de déconfinement qui a commencé à Villeurbanne comme partout ailleurs. Les dispositifs d’accompagnement sont intéressants, notamment l’aménagement de pistes cyclables temporaires sur le boulevard du 11 novembre et le cours André Philip. Ces projets apportent des améliorations mais restent insuffisants pour assurer la continuité et la lisibilité d’itinéraires cyclables qui donneront envie aux non cyclistes de se (re)mettre en selle plutôt que de reprendre la voiture. L’aménagement du cours Stalingrad prévu seulement pour septembre devrait par exemple être réalisé avant l’été.

Apprendre à vivre avec le virus, garantir les solidarités, mieux vivre  : voilà certains des défis qui se posent à nous pour les prochains mois. Il n’en reste pas moins que cette pandémie doit éveiller un sursaut dans le modèle de société que nous connaissons. Il est urgent d’engager les transitions pour changer de modèle à toutes les échelles.

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Viva – Juin 2020 – Confinement et inégalités scolaires

Durant les 8 semaines de confinement, les classes ont été vides, mais les enseignants ont mis en place une continuité pédagogique, afin de garder le lien avec leurs élèves et leur permettre de continuer des apprentissages. Mais derrière cette « école à la maison », se cachent des situations très diverses, faisant ressortir de nombreuses inégalités entre élèves. D’une part, chaque enfant ne dispose pas d’un espace calme, pour faire ses devoirs et d’un jardin pour l’activité physique. D’autre part, les inégalités sont importantes dans l’accès au numérique, selon les territoires et les catégories sociales : 71 % des familles les plus modestes ont un ordinateur contre 91 % au sein des 20 % les plus aisés.

Les apprentissages quels qu’ils soient, et surtout en temps de confinement, reposent notamment sur les parents. Leur rôle dans l’accompagnement aux devoirs s’est renforcé. Or, ils n’ont pas la même maîtrise des codes scolaires, ni le même accès aux ressources culturelles.

La décision du gouvernement de laisser le choix aux parents de remettre leurs enfants à l’école ou non est discutable pour le bien des enfants et l’égalité : elle aurait dû faire en sorte que chaque élève renoue avec l’école, à temps partiel et dans de petits groupes.

D’autant que la coupure prochaine des vacances d’été, accentuera encore un peu plus les inégalités : dans les familles les plus favorisées, les compétences scolaires des enfants continueront à progresser, ce qui sera plus compliqué  pour les enfants des milieux plus modestes. Par exemple, c’est traditionnellement pendant l’été que les progrès en lecture d’élèves de CP sont très corrélés avec leur origine sociale.

Enfin, il est impératif que des activités éducatives, sportives, culturelles et de loisirs soient proposées aux enfants et aux adolescents cet été à Villeurbanne. Sans remplacer les apprentissages et la sociabilité perdus pendant le confinement, les vacances d’été peuvent et doivent donner l’occasion de découvertes et curiosités éducatives nouvelles.

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Article VIVA Mai 2020 – Bien se nourrir : un autre enjeu de santé publique

La crise du COVID 19 met à jour ce qui apparaît comme un autre enjeu essentiel de notre quotidien : l’alimentation. Nos circuits de production et de distribution des denrées alimentaires sont mis à mal par cette crise. Le transport des marchandises est parfois contraint et certains produits connaissent des pénuries.

A Villeurbanne comme sur l’ensemble du territoire, les enseignes de la grande distribution connaissent des affluences fortes, ne permettant pas toujours de prendre les mesures sanitaires strictes que l’État impose aux marchés ouverts.

Quelques marchés ouverts de producteurs ont pu rouvrir, grâce à la dérogation obtenue par le maire auprès du Préfet, après l’interdiction à l’échelle nationale.

Mais ces marchés, au nombre de six ne concernent que quelques producteurs, et sont loin d’être suffisants au regard de la demande. Ils doivent pourtant permettre aux producteurs de vendre leur production et aux clients d’acheter frais, de saison, local, non transformé, non emballé. Tout en s’assurant du respect drastique des mesures sanitaires, la ville doit encourager d’autres systèmes de distribution : plateformes en ligne avec points de retrait de produits locaux, systèmes de livraisons, adaptation des commerçants, etc. Ces initiatives permettront de désengorger les autres lieux de distribution et d’éviter les longues files d’attente pour approvisionner chaque foyer de produits de qualités.

Après la crise, un travail de relocalisation de notre production devra être engagé rapidement à l’échelle du pays, afin de développer la résilience de nos territoires. Pour le « jour d’après », l’organisation de notre modèle de développement sera à repenser dans de nombreux domaines, notamment sur les questions agricoles et alimentaires (circuits courts, agriculture bio et locale, halles et marchés de producteurs, alimentation de qualité à prix accessible…). Il est temps !

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Tribune VIVA – Avril 2020 Crise sanitaire et crise environnementale : deux défis pour un même combat

La crise sanitaire que subit le monde entier questionne l’ultra mondialisation de nos sociétés contemporaines et le manque de proximité dans nos échanges. C’est aussi notre modèle de développement qui est en cause : des scientifiques commencent à montrer que la destruction des écosystèmes oblige des animaux sauvages privés de leur habitat naturel à se déplacer vers les agglomérations et vers les élevages d’animaux pour l’alimentation humaine, ce qui contribue à la transmission de nouveaux virus à l’homme, virus à fort impact sur la santé humaine.

Une deuxième crise également mondialisée et également cruciale se joue depuis plusieurs années et détruit aussi notre monde : la crise environnementale et sociale.

Ces deux crises appellent toutes deux à un changement structurel de nos sociétés. Elles questionnent la mondialisation à outrance, les politiques publiques qui ont fragilisé les systèmes de santé et notre environnement. Elles appellent également à des valeurs communes : la solidarité, l’anticipation, la prévention, la main tendue aux plus fragiles et surtout le retour au local, au temps lent.

«Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché», nous dit le président de la République. Oui, la santé n’a pas de prix et ne doit pas être dictée par des seuls enjeux financiers, comme d’autres biens et services (le climat, la biodiversité, l’eau, l’éducation, le logement…)

Quand le profit est au-dessus de ce qui fait l’essence de la vie – être en bonne santé dans un environnement sain-, le monde marche sur la tête et atteint ses propres limites.

L’urgence sanitaire pointe des dysfonctionnements profonds de nos sociétés. Pour l’instant, il s’agit de sortir de cette crise, en améliorant la protection de toutes celles et ceux qui continuent à travailler pour nous et nous les en remercions vivement (soignants, routiers, caissiers, auxiliaires de vie, pompiers, policiers…). Ensuite, au-delà des enseignements à tirer de cette pandémie, nous aurons à mettre en œuvre des politiques volontaristes et immédiates pour faire face à l’urgence climatique et sociale.

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Plus de moyens humains, de prévention et de médiation pour une ville sécurisée !

Monsieur le Maire, chers collègues,

Je serai relativement brève dans mes propos, nous ne referons pas le débat sur l’utilité ou non des 105 caméras installées en différents point de notre territoire communal, notre groupe a déjà eu l’occasion de de se prononcer là-dessus.

Nous réaffirmerons simplement que vivre en sécurité est un droit. Il garantit la communauté de vie entre tous. L’article 2 de la DDHC de 1789 dispose que les droits naturels et imprescriptibles de l’Homme sont notamment « la liberté, la propriété et la sûreté », selon l’Académie Française, la sûreté étant l’état de celui qui n’a rien à craindre pour sa fortune ou sa personne.

Certes, vous avez fait le choix pour notre ville, d’investir dans un système de vidéoprotection important et coûteux, mais nous constatons aussi, nous l’avons vu tout-à-l ’heure, lorsque nous avons voté la délibération portant sur la révision du cadre du personnel, que vous avez largement sous-investi dans les moyens humains, notre ville comptant notamment moins de 50 agents de police municipale, tandis que dans les villes de taille comparable, on est souvent  à 70 ou 80.

Nous réaffirmons donc la nécessité de miser sur les moyens humains pour faire de la prévention, de la médiation et de la répression. Tout le monde a le droit d’être en sécurité en bas de chez soi et pour rentrer chez soi.

La présente délibération porte sur une demande de subvention pour relier le système de vidéoprotection au Centre d’Information et de commandement de la Police Nationale. Nous sommes favorables à renforcer la collaboration avec la PN pour aller dans le sens de plus de sécurité pour toutes et tous, surtout les collaborations entre les équipes et nous voterons cette demande de subvention.

Je vous remercie de votre attention.

Zémorda Khelifi

 

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L’office foncier solidaire, un nouvel outil pour le logement abordable

Monsieur le maire, chers collègues

Nous souscrivons à l’adhésion de la Ville au nouvel outil créé par la Métropole fin 2019, l’office foncier solidaire. Rendu possible par la loi ALUR de la ministre Cécile Duflot en 2014, cette structure  vise, pour les acquéreurs d’un logement, à dissocier les couts du foncier des couts d’acquisition d’un bien ou d’un terrain, puisque le terrain sera loué par un bail de longue durée au propriétaire qui paiera un bail réel solidaire à l’OFS. Cela va permettre de développer l’accession abordable pour des ménages qui, aujourd’hui ne peuvent pas devenir propriétaire au prix du marché. Avec ce dispositif, au lieu de payer 5440€ du m2 à Lyon ou 4305 à Villeurbanne, le prix du m2 sera à 2780€/m2. Agir pour maitriser le prix de l’immobilier devient une absolue nécessité dans notre ville. Dans la Métropole, les prix du neuf ont augmenté de plus de 4% en un an et même plus de 6% sur Villeurbanne (et sur Lyon). Derrière Nantes, Lyon et Villeurbanne sont les villes de France où la hausse des prix de l’immobilier a été le plus élevé en 2019 ! Et évidemment, les loyers sont aussi dans une tendance à la hausse. C’est ainsi que cette situation pénalise à la fois les ménages qui veulent devenir propriétaires et les locataires. Le marché est totalement embolisé par l’augmentation de la demande et une offre qui ne suit pas.

L’objectif fixé à la création est une production de 950 logements/an (450 en construction neuve, 100 dans le parc existant et 400 issus de la vente HLM). Sur les 8 000 logements produits chaque, année, la part n’est pas négligeable mais il faudra qu’elle soit assez rapidement réévaluée à la hausse notamment sur la construction neuve ou le parc existant (plus que sur la vente HLM), car outre, l’accession abordable, l’OFS a l’objectif de contenir les prix du foncier, et pour cela, il faut un « effet masse » significatif, coté Métropole et coté Ville. Mais l’accroissement souhaitable des budgets d’acquisitions foncières ne doit pas alimenter la hausse, il faudra donc acheter partout et négocier les acquisitions au plus bas possible.

Nous souhaitons aussi que l’OFS soit accessible aux opérations d’habitat coopératif, car la demande est réelle pour ce type de projets. L’habitat coopératif a les mêmes objectifs que l’OFS de lutte contre la spéculation immobilière et en plus, il permet à des ménages de définir leur projet de vie dans un ensemble de logements choisi et souvent dans un habitat écologique.

Nous voterons bien sur cette délibération.

A l’occasion de ce dernier conseil, nous profitons de cette délibération qui concerne le logement et l’accès au logement pour tous, pour souligner la politique de l’habitat que vous avez menée, Monsieur le Maire au cours de vos 3 mandats. Vous avez eu le souci de préserver la mixité sociale dans notre ville, c’est un point fort de Villeurbanne, avec ces 26% de logements sociaux quand de nombreux communes de l’agglomération sont en deçà des 25 % requis par la loi. Nous entendons poursuivre cette politique volontariste pour que, dans tous les quartiers de Villeurbanne, comme cela est prévu dans le projet Gratte-Ciel centre, mais aussi les autres quartiers, les ménages, quel que soit leurs revenus puissent se loger à un prix abordable. Vous avez eu aussi la volonté d’accueillir aussi dignement que possible les personnes venues après des parcours migratoires complexes, et ceci dans un contexte de politique nationale qui n’a pas du tout cette vision. Pourtant, il est important que l’Etat, la ville, la métropole travaillent de concert pour une accueil digne et respectueux des personnes : cet enjeu est toujours devant nous et nous devrons y répondre dans les mois et les années qui viennent, à la hauteur de notre humanité et de ce qui fait société.

Je vous remercie.

Béatrice Vessiller

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Pour un service public de pompes funèbres bien géré et de qualité


Monsieur le Maire, chers collègues,

En octobre 2018, le rapport de la chambre régionale des comptes concernant la gestion du syndicat intercommunal des Pompes Funèbres de l’agglomération lyonnaise au cours des exercices 2011 à 2016 était soumis à notre avis. Nous notions à l’époque une gestion archaïque de ce syndicat intercommunal : absence de commission de contrôle des comptes et de commission consultative des services publics locaux, absence de rapports d’activités, absence d’une comptabilité d’engagement, d’une comptabilité analytique, de PPI et d’outils fiables pour la fixation des prix et pour le pilotage financier et le suivi de l’activité. En matière de Ressources Humaines, il est noté par la Chambre, des irrégularités en matière de bilan social et l’absence d’indicateurs sociaux et de fiches de postes.

La présence de plusieurs élus de votre exécutif aurait pu ou aurait dû alerter de ces dérives.

Un mois plus tard, en décembre 2018, Lors de son conseil d’administration, le Pôle Funéraire Public a informé́ ses actionnaires de difficultés de trésorerie. En avril 2019, une fois les comptes 2018 établis, les PFIAL, les services des villes de Lyon et de Villeurbanne ont été́ avertis d’une situation financière très dégradée :

- un déficit comptable 2018 de 697 K€ (après un excédent de 143 K€ en 2017),

- des capitaux propres quasi nuls (46 K€ alors que le capital initial était de 600 K€), – une alerte de niveau 1 du commissaire aux comptes de la SPL,

- la décision de la banque de la SPL d’arrêter la ligne de trésorerie qu’elle lui avait accordée.

Cette situation amène aujourd’hui à la recapitalisation du syndicat et contraint la ville de Villeurbanne à abonder dans une structure qui aurait dû être bien gérée car gérée par des élus municipaux.

Nous redisons ici à quel point ce syndicat comme d’autres ont un rôle essentiel dans l’accès aux services publics. L’égal accès aux besoins d’un service pour gérer cette ultime étape que constitue des funérailles fait partie des missions d’une collectivité. Défendre, gérer correctement, efficacement, faire évoluer les services publics avec des outils modernes, c’est aujourd’hui une nécessité. Souhaions que les élus de demain permettent la mutation de ce syndicat et sa bonne gestion.

Je vous remercie.

Zémorda Khelifi

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Tribune VIVA – février 2020 – Une vision écologiste et solidaire pour Villeurbanne

Depuis six années, nous intervenons dès que possible dans le débat public, les conseils municipaux, la presse et différentes manifestations, afin de faire entendre la voix de l’écologie et des solidarités.

Faisons justement un détour par ces six dernières années. Nous avons porté haut les besoins de nature en ville pour créer des îlots de fraicheur urbains, les besoins en transports en commun et modes doux pour lutter contre la pollution de l’air. Nous avons porté les demandes des parents pour plus de bio et de local dans la restauration collective. Plus de solidarités, de liens entre les quartiers et entre les générations ont également été notre cheval de bataille. Nous avons été force de propositions pour l’organisation des rythmes scolaires et avons défendu plus de services publics sur tout le territoire villeurbannais.

Nous avons défendu durant six ans les enjeux environnementaux et de solidarité. Il est de notre responsabilité d’engager les transitions nécessaires. Il est de notre responsabilité de nous préparer aux changements à venir, d’adapter notre cadre de vie, notre environnement. Cette nécessaire transition apportera une meilleure qualité de vie à toutes et tous : la transition est une nécessité et une question de justice sociale sans laquelle il n’y a pas d’écologie.

Toujours à votre écoute, nous avons été des relais de nombreuses demandes d’associations, collectifs et habitants et avons souhaité apporter, avec pragmatisme et de manière constructive, une vision écologiste et solidaire aux projets de notre ville.

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Un dernier budget de mandat décevant pour l’écologie

Nous aurons cette année une intervention à deux voix. Monsieur Gluck interviendra après moi.

Le budget 2020 est en légère hausse par rapport à celui de 2019, et malgré une baisse de 6 millions des investissements. le budget d’investissement  reste néanmoins important et permettra de financer de nouveaux projets tout à fait

nécessaires, tels que la nouvelle école à la Soie, la résidence seniors Château-Gaillard ou la maison médicale de garde, celle-ci répondra en partie à la forte attente des Villeurbannais en matière d’offre médicale. Il y aura aussi le complexe sportif à Cusset qui sera adossé au futur collège Gilbert Chabroux et répondra en partie à la carence d’équipements sportifs dans notre ville.   Nous saluons ces investissements et ces futurs équipements.

 L’autofinancement est à la hausse de 13%, par rapport à l’année dernière. Vous faites ce choix pour limiter le recours à l’emprunt, pourquoi pas mais la bonne santé financière de la ville et sa faible capacité de désendettement (1.5 ans alors qu’on peut admettre une durée un peu plus longue) pourrait aussi justifier d’autres choix, que nous considérerions aussi très utiles, j’y reviendrai plus loin.

Les recettes fiscales, principales ressources de la ville, progressent, à taux d’imposition constant (ce que nous approuvons), mais cette forte hausse des recettes est liée à la fois à la forte construction qui se poursuit à Villeurbanne et qui entraine aussi une hausse des recettes liées aux droit de mutation ( + 7% de hausse prévisionnelle prudentielle).

Sur les dépenses de fonctionnement, notamment celles relatives aux fluides et énergie nous notons comme l’année dernière, qu’elles sont en augmentation de 4 %.

L’augmentation des surfaces construites importe de redoubler d’efforts dans la réhabilitation pour des bâtiments moins énergivores.

Toujours, dans les charges à caractère général, vous évoquez dans la délibération, pour le budget alimentation, les données de l’exercice 2018 et rappelez la perspective d’évolution sensible sur 2019, « non consolidée à ce jour », selon vos propos. Ce n’est qu’en commission, que vous avancez le chiffre de 25% d’aliments bio et locaux. Nous sommes loin de l’objectif des 50% de la nouvelle loi du gouvernement, qui sera applicable dans 2 ans et regrettons que cet effort ne soit pas plus important dès 2020. Dans le domaine de la restauration collective, nous soulignons la mise en place d’un repas végétarien par semaine, comme l ‘impose la loi depuis quelques semaines.

Concernant le secteur Paysages et nature, comme l’année dernière, les projets restent tout à fait insuffisants puisque nous passons de 1,51 à 1,67 M€ !

L’augmentation est faible, compte tenu des canicules que nous avons vécu l’été dernier. Pour rappel, les températures à Villeurbanne avaient régulièrement dépassé les 40 degrés. Les chercheurs et spécialistes se montrent aujourd’hui affirmatifs : les changements climatiques ont eu un impact non négligeable sur les canicules qu’a connu notre pays — et une bonne partie de l’Europe, en juin et en juillet 2019. Les vagues de chaleur ne vont plus nous lâcher, il faut s’y adapter dès à présent . Avec 1 degré de réchauffement global actuel depuis 100 ans, si rien n’est fait, la hausse mondiale des températures pourrait atteindre 7°C à la fin du siècle, comme ont alerté les spécialistes lors de la COP 25 qui, hélas, se solde par une inaction climatique désormais chronique, à l’échelle mondiale.

Pour mieux résister aux  canicules, qui fragilise la santé, notamment des personnes les plus fragiles, nos concitoyens ont besoin de nature en ville, et la ville polluée, imperméabilisée, trop chaude, a besoin de la végétalisation pour être rafraichie et assainie. Le budget Paysages et nature ne nous semble pas à la hauteur de l’enjeu écologique indéniable !

Sur la subvention à l’ASVEL, que ce soit à l’association et à la SASP, les éléments de la délibération restent très flous, trop flous. Si nous nous félicitons de votre affichage de vouloir arrêter les subventions au club professionnel et de clarifier les relations entre le sport amateur et le centre de formation, nous regrettions qu’au moment du vote du budget, vous ne puissiez chiffrer les baisses ou réaffectations budgétaires concernées.

En conclusion, si nous notons un bon niveau d’investissement dans de nouveaux services et équipements, nous estimons la dimension écologique de votre budget insuffisante. Comme l’an  passé, nous nous abstiendrons donc pour ce budget primitif 2020 et notre collègue ayant une autre position, il va l’exprimer à son tour.

Je vous remercie.

Zémorda Khelifi

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Des investissements qui se poursuivent, de nouveaux équipements et services aux Villeurbannais !

Ce budget est le dernier du mandat. Un mandat qui aura permis une montée en puissance des investissements. Cela est très positif. Cette année, les investissements dans les écoles se poursuivent. Investir dans les écoles c’est investir dans un avenir meilleur pour nos enfants. Je salue le travail accompli par Damien Berthilier et les services de la ville durant ce mandat. La ville avait beaucoup de retard, elle le rattrape dans ce domaine comme dans d’autres. De nouveaux équipements apparaissent comme par exemple les groupes scolaires Rosa Parks et Simone Veil, le complexe sportif ZAC Gratte-ciel, le centre de maintenance des installations sportives ou l’équipement d’accueil de jeunes enfants Helen Keller. Et avec eux de nouveaux services et donc de nouvelles charges dont du personnel supplémentaire avec la création de plus de 42 postes essentiellement dans le domaine de la petite enfance mais aussi dans l’éducation et la sécurité avec 4 postes de policier.e municipal.e. Je note également l’intégration de nouveaux locaux tels que ceux du Relais d’assistants maternels Epstein ou du centre social des Buers, et l’intégration dans le patrimoine communal du parc Elie Wiesel, du terrain des Sœurs et des espaces végétalisés cours Emile Zola.

Dans les investissements à venir, je relève par exemple la construction du groupe scolaire Simone Veil au Carré de Soie, d’un groupe scolaire de 20/25 classes secteur Grandclément sud, la construction du gymnase Cusset/Bonnevay, de nouveaux aménagements sur le site Boiron Granger, le début des études pour un gymnase dans la ZAC Carré de Soie, la construction d’un complexe de 3 salles de cinéma – ZAC Gratte-ciel, les EAJE Carré de Soie et ZAC Gratte-ciel et la reconstitution du RAM Renan.

Ces services publics ont un coût certes mais ils sont avant tout utiles et nécessaires aux Villeurbannais ; ils font partie de la richesse de notre commune et participent au bien-vivre de nos concitoyens.

L’accueil dans les cantines scolaires va augmenter avec 40 000 repas scolaires supplémentaires envisagés, soit environ 8100 repas par jour qui seront produits par la cuisine centrale. Je note un léger progrès concernant la part du bio et du local dans les achats et surtout la volonté d’engager des partenariats durables avec des producteurs locaux visant à terme une conversion à l’agriculture biologique. Il faudra aller plus vite et plus loin dans ce domaine pour faire mieux que ce qu’impose la loi. L’expérimentation de substitution des protéines animales par des protéines végétales à hauteur d’au moins 1 repas par semaine en place depuis septembre 2019 est également une bonne chose avec là aussi, des partenariats durables engagés avec les producteurs de légumes secs du territoire. Enfin, je soutiens l’emploi d’un agent dédié à l’activité légumerie afin d’augmenter la part de légumes bruts utilisés pour la fabrication des repas.

Pour finir, je suis inquiet de la contribution obligatoire aux maternelles privées qui est absente de ce budget mais à venir dans une décision budgétaire modificative. Selon le Réseau Français des Villes Eduactives que la Ville de Villeurbanne préside, c’est « un cadeau de 150 millions d’euros » à l’école privée. En effet, l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire entraîne une extension aux écoles maternelles de la loi Debré de 1959 qui oblige les municipalités à financer de manière égale les écoles élémentaires publiques et les écoles privées sous contrat. Les communes vont donc devoir verser aux écoles préélémentaires privées sous contrat un forfait correspondant au coût d’un élève du public. Forfait calculé en tenant compte des dépenses de fonctionnement et incluant les charges (eau, électricité, etc.), des fournitures scolaires et surtout des salaires du personnel hors enseignants, dont notamment les Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles), qui secondent les enseignants dans l’accueil et l’encadrement des enfants. Une étude nationale estime ce coût à 1500 euros par élèves en maternelle alors qu’il est de 1000 euros en élémentaire. A Villeurbanne, cela pourrait concerner 500 à 600 enfants scolarisés dans les écoles maternelles privées soit un coût supérieur à 750 000 euros qui s’ajoute aux 1,25 Million d’euros versés aux écoles élémentaires privées. Ce n’est pas aux collectivités locales de payer la facture !

Pour conclure sur ce budget de fin de mandat, je note un bon niveau d’investissements et l’arrivée de nouveaux services et équipements pour les villeurbannais.

Je voterai le budget primitif 2020.

Olivier Glück

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