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VIVA août 2017 Un deux toits soleil : une centrale solaire urbaine citoyenne !

Une centre solaire urbaine citoyenne s’installe pour la toute première fois à Villeurbanne ! Le principe est que des citoyens, qui veulent être acteurs de la transition énergétique, se constituent en SAS et investissent ainsi dans une installation photovoltaïque sur un toit public – ici celui de l’école Léon Jouhaux – l’électricité ainsi produite est revendue à un fournisseur d’énergie à un tarif fixé.

Il y a près de 20 ans, la Ville avait financé l’installation d’un toit photovoltaïque sur l’école Château Gaillard : c’était un projet du conseil de quartier Buers/Croix luizet, avec l’objectif de mener des actions de sensibilisation des élèves sur les énergies renouvelables, ce qui a été fait quelques années puis cela s’est étiolé. Le projet d’aujourd’hui a des similitudes mais aussi des spécificités par sa dimension citoyenne. L’objectif de sensibilisation des jeunes générations est toujours là ; les actions seront menées par l’association Toits en transition. Souhaitons que l’installation, avec son coté démonstrateur, permette aussi de faire de l’éducation populaire sur l’énergie auprès de publics autres que scolaires (adultes, conseils de quartier, centres sociaux…). Mais en plus de la dimension sensibilisation/éducation, il y a celle de l’implication citoyenne, et notamment financière : cela répond aussi à l’objectif de plus en plus prégnant chez nos concitoyens de financer sur leurs fonds propres, des projets locaux, solidaires ou de développement durable, et de donner ainsi du sens à l’utilisation de leur argent.

Enfin, à travers le développement des centrales photovoltaïques se pose la question énergétique dans sa globalité : quelles énergies en France d’ici 2050 ? Rappelons que l’Ademe et l’institut Négawatt montrent qu’un scénario 100% renouvelable d’ici 2050 est possible en France ! Bravo aux acteurs et notamment aux citoyens qui s’engagent dans cette voie !

Pour aller plus loin : http://toitsentransition.weebly.com/investissez-dans-le-projet.html

Béatrice Vessiller

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Election de nouveaux adjoints à Villeurbanne

Lundi 17 juillet, le conseil municipal de Villeurbanne a réélu trois nouveaux adjoints.

Elus EELV-FdG, nous avons décidé de ne pas prendre part au vote car cette nouvelle désignation concernait strictement la majorité municipale. Nous regrettons cependant que le conseil ait dû délibérer pour démettre de ses fonctions une adjointe au maire, car celle-ci était absente depuis de longs mois, tant du conseil municipal que dans sa délégation d’adjointe de quartier. Un poste d’adjoint-e au maire nécessite investissement, présence et suivi des dossiers, en plus de la tenue des conseils municipaux. Quand, pour une raison personnelle, ce suivi n’est plus possible, il serait de bonne augure que l’élu-e présente sa démission. Chacun son éthique…

Les élus du groupes EELV-FdG

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Article VIVA Juin 2017 – En marche… arrière vers des reculs sociaux et démocratiques inédits !

Les élections ont fourni leur verdict : un record d’abstention, de bulletins blancs et nuls. A Villeurbanne, dans un bastion historique du Parti socialiste, un grand patron adepte de l’optimisation fiscale et de la finance, a été élu parmi 350 autres députés de la majorité présidentielle élus par une minorité d’électeurs. Au 1er tour des législatives, M. Bonnell n’a obtenu que 17% des voix des électeurs inscrits. Le président de la République lui-même n’en avait obtenu que 18% le 23 avril. Le cycle électoral qui s’achève montre encore à quel point notre démocratie est malade et l’urgence de passer à une 6ème République, pour sortir de la monarchie présidentielle.

Mais il n’y a pas de majorité dans ce pays pour casser le code du travail qui contient un siècle et demi de luttes sociales : remise en cause des salaires et des 35h, suppression du CDI, du droit d’alerte, du droit de retrait… L’objectif des libéraux est de définir un code du travail par entreprise, pour détruire encore un peu plus la solidarité entre salarié.e.s sans créer d’emplois !

Il n’y a pas plus de majorité pour réduire nos libertés démocratiques en transposant les mesures d’état d’urgence dans le droit commun. Perquisitions et assignations à résidence peuvent être décidées par le seul préfet sans passer par un juge. Ces derniers mois, 90% des assignations à résidence ont été faites contre des militants écologistes ou syndicalistes. Rien à voir donc avec la lutte anti-terroriste.

La suppression des épreuves du baccalauréat est de la même veine. Remplacer une épreuve nationale par du contrôle continu produira un bac par lycée et renforcera la mise en concurrence des établissements.

Enfin, rendre obligatoire 11 vaccins pour les enfants relève plus de l’intérêt de l’industrie pharmaceutique que de la santé publique.

Mais la résignation ne l’emportera pas et nous serons de toutes les luttes contre les lobbies et la casse de nos acquis sociaux.

Olivier Gluck,

Groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

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Un deux toits soleil, un joli nom pour un joli projet !

Monsieur le maire, chers collègues,

Un deux toits soleil : joli nom pour joli projet, une centrale solaire urbaine citoyenne !

 Nous sommes en effet ravis de voter la convention entre la ville de Villeurbanne et la société qui va installer des toits solaires citoyens sur une dizaine de bâtiments publics du territoire de la métropole dans un dispositif tout à fait original, mais maintenant éprouvé : c’est une première à Villeurbanne, mais cela existe depuis plusieurs années dans d’autres communes, notamment en Rhône Alpes. Le principe est que des citoyens, qui veulent être acteurs de la transition énergétique, se constituent en SAS et investissent ainsi dans une installation photovoltaïque sur un toit public – ici celui de l’école Léon Jouhaux – dans le cadre d’une convention signée avec la collectivité pour 25 ans, l’électricité ainsi produite est revendue à un fournisseur d’énergie à un tarif fixé, pas nécessairement EDF, ce peut être Enercoop (ce sera sans doute le choix de la SAS, pour rester dans le 100% renouvelable , les recettes obtenues permettent de rembourser l’emprunt bancaire souscrit par la SAS pendant 10 ans, le taux de rentabilité est estimé à  3%. Les bénéfices générés par les 25 ans d’exploitation seront affectés selon le choix des citoyens sociétaires : réinvestis dans d’autres installations, fléchés sur des actions de sensibilisation, ou redistribués aux sociétaires. Ce projet ne coute rien à la collectivité, puisque l’investissement est assuré par les citoyens. Une dizaine de communes de l’agglomération ainsi que la métropole ont accepté de mettre un toit de bâtiment public à disposition pour ce projet. Ce fut une démarche de longue haleine, pour obtenir l’accord des différentes collectivités : le temps des administrations est un peu plus long que celui des citoyens, mais les conventions sont maintenant là et gageons que pour les prochaines installations, une fois les premiers bilans établis pour celles d’aujourd’hui, chacun aura à cœur d’avancer plus rapidement.

Il y a près de 20 ans, la Ville avait financé l’installation d’un toit photovoltaïque sur l’école Château Gaillard : c’était un projet du conseil de quartier Buers/Croix luizet, avec l’objectif de mener des actions de sensibilisation des élèves sur les énergies renouvelables, ce qui a été fait quelques années puis cela s’est étiolé. Le projet d’aujourd’hui a des similitudes mais aussi des spécificités par sa dimension citoyenne. L’objectif de sensibilisation des jeunes générations est toujours là ; les actions seront menées par l’association Toits en transition, celles-ci sont en cours de définition et s’inscriront dans la durée. D’autant que sur l’école L. Jouhaux, l’équipe enseignante est motivée par le sujet de l’énergie. Elle a d’ailleurs participé au défi Ecole à énergie positive. Souhaitons que l’installation, avec son coté démonstrateur, permette aussi de faire de l’éducation populaire sur l’énergie auprès de publics autres que scolaires (adultes, conseils de quartier, centres sociaux…). Mais en plus de la dimension sensibilisation/éducation, il y a celle de l’implication citoyenne, et notamment financière : cela répond aussi à l’objectif de plus en plus prégnant chez nos concitoyens de financer sur leurs fonds propres, même pour des sommes peu élevées, des projets locaux, solidaires ou de développement durable, et de donner ainsi du sens à l’utilisation de leur argent. Là, ils peuvent le faire à la hauteur de leurs moyens (l’action est à 50€) et surtout dans une forme collective et mutualisée, alors qu’ils ne pourraient pas forcément financer une centrale solaire individuellement sur le toit de leur immeuble ou de leur maison (pour des raisons financières ou techniques, ou urbanistiques). Ainsi, des citoyens en ville deviennent acteurs de la production d’énergie renouvelable, et en ce sens, ils contribuent au bien commun et à la lutte contre le changement climatique.

Enfin, à travers le développement des centrales photovoltaïques, il est intéressant de poser la question énergétique dans sa globalité : quelles énergies en France d’ici 2050 ? Rappelons que dans des rapports récents, l’Ademe et l’institut Négawatt montrent qu’un scénario 100% renouvelable d’ici 2050 est possible en France ! Pour cela, il faut conjuguer développement massif des économies d’énergie (isolation des logements et de bâtiments, modes de transport économes…), efficacité énergétique et développement des énergies renouvelables. C’est possible et ce n’est pas plus cher que de prolonger de 10 ans les centrales nucléaires d’il y a 40 ans, ou de construire un EPR à la fiabilité discutable, aux délais qui ne cessent de déraper et surtout au prix qui a triplé en 10 ans !

Vous l’aurez compris, nous voterons très favorablement pour cette délibération !

 Je vous remercie

Béatrice Vessiller

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Chamagnieu : la ville doit fournir les animateurs nécessaires au fonctionnement du centre

Monsieur le Maire, cher-e-s collègues,

Nous remercions les services de la ville qui, suite à notre demande, nous ont fourni les taux d’occupation de Chamagnieu ces quatre dernières années, pour les classes transplantées et l’accueil de loisirs. Nous constatons que les taux d’occupation du centre sont bons : ils se situent entre 97% et 90% pour l’ALSH et entre 98% et 80% pour les classes transplantées. Néanmoins, dans les deux cas, les taux d’occupation sont en baisse ces deux dernières années. En particulier, pour les classes transplantées, il y a eu une première baisse de 6% en 2015-2016 suivie d’une baisse supplémentaire de 12% cette année.

Sans pour autant être alarmistes, cette baisse de fréquentation est inquiétante. Il y a probablement deux éléments à prendre en considération pour l’expliquer. Le premier est la suppression de la prime de 170 euros pour les enseignants il y a trois ans. Nous proposons qu’elle soit remise en place : d’une part, elle est justifiée par les heures supplémentaires faites pendant la semaine par l’enseignant accompagnateur ; d’autre part, son faible coût – moins de 18 000 euros par an – nous semble supportable par la ville, nous y reviendrons.

Le deuxième élément expliquant cette baisse a sans doute un impact négatif bien plus fort encore. Il s’agit de la nécessité pour chaque classe de trouver un accompagnateur bénévole pour combler le manque d’animateur sur le centre.

Cette difficulté nouvelle a conduit plusieurs enseignants à renoncer à leur séjour cette année. La fréquentation n’ayant pas été bonne à l’automne, des animateurs du centre sont allés dans les écoles de Villeurbanne afin de motiver des enseignants à combler les trous dans le planning du printemps.

Nous saluons le fait que la ville ait travaillé à l’amélioration de l’encadrement sur le centre en concertation avec les parents d’élèves et les enseignants. En particulier, l’équipe d’animateurs a été largement renouvelée et surtout des animateurs supplémentaires ont été recrutés. Pour autant, la nécessité d’un accompagnateur bénévole est maintenue.

Même si cela a un coût, nous pensons qu’il faut lever cette contrainte sous peine de voir la fréquentation du centre baisser encore. Il s’agit de garantir les meilleures conditions d’accueil pour les enfants et surtout que le plus grand nombre continue à bénéficier de la richesse de l’offre éducative de Chamagnieu.

Nous comprenons la volonté de la ville d’ouvrir Chamagnieu à de nouvelles activités dans les périodes de l’année où il n’est actuellement pas exploité et ainsi d’augmenter les recettes du centre. Nous souhaitons que ces nouvelles recettes à venir permettent de restaurer la prime aux enseignants accompagnateurs et de combler le manque d’animateurs du centre.

Je vous remercie pour votre écoute.

Olivier Glück

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Centre social des Buers : quid de la fusion avec la Maison sociale de Croix-Luizet ?

Monsieur le Maire, cher-e-s collègues,

La Ville va acquérir les locaux du centre social des Buers pour 860 000€, comme prévu dans le protocole signé avec la CAF en 2016 qui stipule que la CAF réalisera et financera la restructuration du centre social du Tonkin et que la Ville assurera les travaux puis l’acquisition de celui des Buers. Dans ce protocole, il n’est pas question de la maison sociale de Croix Luizet, sans doute les réflexions n’étaient-elles pas à l’époque aussi avancées qu’aujourd’hui sur la fusion entre les centres Buers et Croix Luizet. Néanmoins, la Ville ne peut aujourd’hui traiter du centre social des Buers sans y associer la question de sa fusion avec celui de Croix Luizet qui est à l’étude et qui inquiète les administrateurs, notamment ceux de Croix Luizet. De plus, rappelons que des travaux sont demandés depuis longtemps par la Maison  sociale, par exemple des travaux d’accessibilité de l’accueil, et qu’à ce jour, la Ville n’a pas répondu favorablement. L’équité de traitement par la ville et la CAF entre les différents centres sociaux nous parait indispensable et nous souhaitons que le projet de fusion des 2 centres sociaux se passe dans un dialogue constant avec les administrateurs et les personnels et que chacun des 2 trouve bien toute sa place dans le futur centre fusionné. Sans attendre, un premier signe pourrait être de faire quelques travaux à Croix Luizet…

Nous sommes aussi préoccupés par les difficultés actuelles du centre social de la Ferrandière qui ont conduit à des décisions de licenciements de 3 animateurs, et à réduire, de ce fait, les actions du centre dans le quartier. Nous regrettons ainsi que soient affaiblies les missions d’éducation populaire et de solidarité dans le contexte actuel de fracture sociale croissante…

Je vous remercie,

Béatrice Vessiller

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Oui à l’autopartage et au développement des autres mobilités alternatives!

Monsieur le Maire, cher-e-s collègues,

Nous sommes favorables aux différentes solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle. Le dispositif d’autopartage en trace directe sans station, permet de prendre et de poser la voiture en autopartage dans la rue, au plus près de là on où on est, que ce soit au départ ou à l’arrivée, sans la contrainte de la rendre dans un parking Lyon Parc Auto. Ce système, qui fonctionnera sur Lyon et Villeurbanne, est ainsi plus souple que le système classique d’autopartage installé depuis de nombreuses années à Villeurbanne. Mais il convient de veiller à ce que cette souplesse d’utilisation ne conduise pas à recourir plus à la voiture alors que sans cela, le déplacement pourrait se faire en transport en commun ou à vélo. C’est pourquoi nous souhaitons une évaluation régulière du dispositif, avec un compte rendu en commission chaque année, au moment du vote des tarifs de stationnement du système, et cela afin d’apprécier quels sont les utilisateurs, pour quels motifs de déplacements, et comment étaient effectués les déplacements auparavant…

Nous voterons favorablement cette délibération.

Je vous remercie pour votre attention.

Olivier Glück

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Révision du Plan de déplacements urbains du Grand Lyon Contribution des élu(e)s Villeurbannais EELV – Front de Gauche

Face aux enjeux de changement climatique, à la raréfaction des ressources pétrolières, à la pollution de l’air et ses impacts sur la santé, nous insistons sur la nécessité de développer les transports en commun et les modes de déplacements actifs (vélo, marche) et de réduire la part modale de la voiture, pour assurer une mobilité durable pour tous nos concitoyens, dans un souci d’équité sociale et territoriale.

Les enjeux de déplacements doivent être pensés également globalement. Nous avons toujours défendu une politique globale de déplacements qui vise à promouvoir les transports en commun et des modes de déplacement actifs (marche à pied et vélo) dans la métropole au détriment de la voiture individuelle. Cette politique de mobilité doit s’articuler systématiquement avec des politiques d’urbanisme, de logement et de l’espace public, pour créer une « ville des courtes distances ».

L’organisation des déplacements liés à la métropole nécessite de prendre des orientations ambitieuses, immédiates et courageuses dans un contexte d’investissement contraint. Outre les évolutions de comportements à encourager des évolutions technologiques permettent d’espérer la mise en place de solutions complémentaires aux transports en commun, moins polluantes que l’automobile, et conformes aux objectifs en matière de gaz à effet de serre et de transition énergétique.

Des objectifs ambitieux, mais …

Les objectifs du précédent PDU n’ont malheureusement pas tous été atteints. La part de la voiture a effectivement baissé mais les résultats sur la part de la marche et du vélo restent insuffisants, alors que ces modes de déplacements représentent de faibles dépenses en investissement et en fonctionnement. Le PDU 2030 vise des objectifs encore plus ambitieux, auxquels nous souscrivons : en 2030, 35 % des déplacements en voiture (et deux roues motorisés), 35 % à pied, 25 % en TC et 8 % en vélo. Mais avec des objectifs aussi ambitieux, alors que le PDU précédent n’a même pas atteint des objectifs beaucoup moins ambitieux, comment s’assurer qu’on fera mieux en 2030 ? En particulier sur le vélo, il s’agit de multiplier par 4 la part modale : bel objectif mais il va falloir être beaucoup plus volontariste dans les actions (aménagements cyclables et actions d’éducation et sensibilisation…) !

L’Anneau des Sciences : un projet inutile et coûteux contradictoire avec le PDU

Ces objectifs nous paraissent d’autant moins faciles à atteindre que le PDU acte la réalisation de l’Anneau des Sciences, cette nouvelle grande infrastructure, très coûteuse (3 milliards d’euros), qui ne réduira pas l’usage de la voiture sur les déplacements de périphérie à périphérie mais les accroîtra ! Ce projet est contradictoire avec les objectifs de parts modales annoncés, mais aussi avec ceux de réduire la pollution et les émissions de gaz à effet de serre.

Des évolutions à intégrer, voire à accélérer

Le nouveau PDU doit intégrer les changements profonds qui se dessinent à moyen et long termes dans le champ de la mobilité urbaine :

- La motorisation des ménages aura diminué au profit de voitures partagées ou de solutions alternatives comme le vélo. La demande de stationnement baissera d’autant ce qui rend caduque la construction de nouveaux ouvrages en centre-ville et libérera les rues des linéaires de stationnement.

- La vitesse maximale autorisée sera réduite à 30 km/h dans toutes les parties agglomérées, avec pour conséquence une gestion simplifiée de la circulation et une meilleure fluidité. De ce point de vue, les temps de parcours notamment pour les bus ne seront pas dégradés. La priorité sera donnée aux modes non polluants

- La mobilité s’appuiera sur des services qui permettent de se déplacer sans être forcément propriétaire de son moyen de transport : on passera d’une société de la possession à une société de location-partage : voitures et engins en libre service ou partagés, accessibles à tous. Le numérique permettra d’optimiser la meilleure solution pour chaque déplacement en fonction de multiples critères collectifs ou personnels.

Cette conception de la ville est loin d’être une utopie et les outils technologiques sont déjà disponibles. Les mutations évoquées sont déjà toutes engagées. Elles entreront en phase de développement si la réglementation n’y fait pas obstacle. Le PDU doit favoriser leur appropriation locale et créer les conditions de leur mise en œuvre. Les propositions qui suivent vont en ce sens.

Propositions pour Villeurbanne

L’abaissement des vitesses

Nous demandons que la vitesse soit abaissée sur le Bd Bonnevay à 70km/h, comme prévu dans le Plan de protection de l’atmosphère (PPA) et jamais mis en œuvre.

Dans le reste de la ville, nous souhaitons limiter la vitesse automobile à 30 km/h, sauf exceptions à 50 km/h sur de grands axes (comme ceux utilisés par des bus). Cette limitation améliorera la sécurité routière, la fluidité du trafic, diminuera la pollution de l’air et la pollution sonore et les consommations de carburant. Cette mesure devra être mise en place dans le cadre d’une grande concertation, et sera accompagnée d’une campagne d’information et de communication. Elle permettra de développer massivement les déplacements à pied et à vélo

La mise en place d’une zone à circulation restreinte

Dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air dans le centre de l’agglomération (Lyon-Villeurbanne), nous demandons la mise en place d’une zone à circulation restreinte, où ne rouleront que les véhicules autorisés (en fonction de la vignette Crit’air) : une grande concertation doit être organisée pour définir le périmètre, le calendrier et les véhicules concernés. Des aides financières sont à mettre en place pour accompagner le changement de véhicules les plus polluants pour les ménages les plus modestes et les artisans. Un périmètre Lyon-Villeurbanne « intra- périphérique » pourrait être mis en débat, des études sur les impacts attendus en matière de réduction de la pollution selon le périmètre retenu doivent être fournies aux citoyens.

Développer le tramway sur Villeurbanne : C3 et T6 

C3 : Nous rappelons notre position sur le C3 en 2014 : nous étions favorables au tramway plus pertinent que le bus en site propre, compte tenu de la fréquentation et des projets urbains à court et moyen terme ( part Dieu, médipole de Villeurbanne…) . A l’horizon 2030, le PDU doit prévoir de passer en tramway.

Tramway T6 : le Sytral mène des études sur le T6 entre hôpitaux est et la Doua, mais les tracés étudiés nous semblent trop restrictifs (uniquement par l’avenue Barbusse ou la rue P. Verlaine, et arrivant tous les 2 à la Doua G. Berger). Nous souscrivons aux scénarios proposés par l’association Agora, à partir de la gare de Villeurbanne (tous les tracés sont identiques entre Hopitaux-Est et la garde villeurbanne, par la route de Genas) :

- scénario 1 : v. G. Leclerc/ PL. Grandclément/Cours Tolstoï/Rue Paul Verlaine, Rue A. briand, av. H. Barbusse, rue L. Chomel, rue Pressensé, rue Billon, rue Perroncel

- scénario 2 : Av. G. Leclerc/ PL. Grandclément/Cours Tolstoï/Rue Paul Verlaine/Rue J. Bourgey/rue E. Vaillant/ rue des Antonins/ La Doua -Insa Einstein

- scénario n°3 Route de Genas/Av. G. Leclerc/ PL. Grandclément/Cours Tolstoï /Av. Blanqui/rue Dr Rollet/av. Lherminier, rue des Bienvenus/rue Chateau Gaillard/Rue J.B. Clément/ La Doua Insa-Einstein

- scénario n°4 : Av. G. Leclerc/ PL. Grandclément/Rue du 1er Mars/rue Flachet/rue Chateau Gaillard/ Rue J.B. Clément/ La Doua Insa-Einstein

Nous demandons un grand débat citoyen sur ce projet et les différents tracés qui ont des incidences sur le développement de la ville.

Développer le réseau de bus

Aujourd’hui, le quartier Saint jean est particulièrement mal desservi : et notamment le dimanche, car le 37 ne circule pas : il faut améliorer la desserte en Tc du quartier

De même, pour le quartier des Buers.

La marche pour les déplacements courts avec 3 axes

1) Marche utile: → Rendre plus attractif les déplacements à pied au quotidien, faire changer les habitudes Réalisations nécessaires: Itinéraires structurants, éducation à la mobilité douce, généralisation du jalonnement des temps de parcours à pied

2) Marche plaisir: → Utiliser la marche comme moyen de découverte, de partage et développer l’offre récréative

Réalisations nécessaires : développement des Itinéraires de loisir pour les familles, les sportifs et la découverte du patrimoine
3) Améliorer la pratique de la marche: → Rendre la marche plus sécurisée, plus accessible et améliorer le partage de la voirie

Réalisations nécessaires: Réfection des trottoirs, sécurisation des cheminements, sensibilisation et petits aménagements d’accessibilité, et maintien des continuités piétonnes pendant les chantiers d’urbanisme et de voirie. A cet égard, le chantier du C3 sur le cours Toltoi et la rue L. Blum n’est pas exemplaire : selon les jours, les cheminements sont impossibles, obligent à passer sur la chaussée en travaux, à traverser d’un trottoir à l’autre en toute insécurité…

La piétonnisation du centre -ville

A Villeurbanne, la piétonnisation du centre -ville doit être étudiée : les Gratte-ciel sont rendus aux piétons tous les samedis après-midi, mais aussi pendant les 2 mois d’été et lors de manifestations festives ou autres : il faut une piétonnisation définitive, car le centre y est plus agréable pour tous, un projet d’aménagement pérenne de l’espace public est à discuter dans le cadre d’une concertation avec tous les Villeurbannais, les commerçants…

Le développement de l’usage du vélo

Résorption des points noirs et des coupures

  • Plusieurs points durs sont insécurisants à vélo et doivent être traités rapidement pour favoriser les itinéraires cyclables continus : le franchissement du pont de Cusset, celui du boulevard périphérique au niveau de la route de Genas, le franchissement du canal de Jonage .

  • En particulier, nous demandons une passerelle modes doux entre le quartier Saint Jean et les Buers. Même si nous savons que franchir le canal et le bd Bonnevay est contraignant (hauteurs importantes au -dessus du boulevard et contraintes sur les pentes admissibles), ce projet contribuerait à désenclaver le quartier Saint Jean, qui se sent, à juste titre, un peu « oublié »

  • Tous les équipements publics ( stages, gymnases, piscines, collèges, lycées, équipements culturels…) doivent être accessibles par des itinéraires cyclables et équipés d’arceaux à vélo, autant que possible, abrités et sécurisés.

Développement des marquages cycles et les cédez le passage

→ développer les double-sens cyclables

→ étendre le dispositif de panneaux de cédez-le-passage cycles au feu rouge, généraliser les tourne à droite et expérimenter les tourne à gauche

→ renforcer la visibilité du stationnement vélo par de la signalisation verticale

→ supprimer les pistes cyclables encore sur les trottoirs (rue du 8 mai)

Développer le stationnement des vélos 

→ mise en place d’abris à vélo, notamment dans tous les collèges et lycées de Villeurbanne, tous les stades et gymnases de la ville

→ stationnements sécurisés dans les rues et les immeubles, avec des aides financières pour aménager des stationnements vélos dans les immeubles anciens ; avec un engagement, dès l’étape du permis de construire, lors de la construction de nouveaux immeubles, de fournir des locaux pratiques, spacieux, sécurisés et encourageants les résidents à utiliser leurs vélos

- dans les parcs de stationnement, ateliers de réparation avec mise à disposition d’outillage courant pour les petites réparations et l’entretien.

Faciliter et sensibiliser à la pratique du vélo 

→ promouvoir le vélo auprès des enfants (écoles, centres de loisirs…) et des adultes (éducation au vélo dans les centres sociaux, déjà menés avec succès dans plusieurs centres sociaux)

→ sensibiliser les collégiens à la pratique du vélo par les associations

→ aménager sur les lieux de travail des locaux de douche pour permettre des déplacements importants en vélo et mettre en place des pools de vélos, vélos électriques, vélos cargos.

Développer des aides au développement de la pratique du vélo 

→ aides financières à l’achat d’un vélo (développer le vélo à assistance électrique pour augmenter les distances parcourues sans fatigue, pour attirer les populations non sportives, les seniors)

→ aides financières à l’installation de garages à vélos dans les copropriétés

→ mettre en place l’indemnité kilométrique vélo dans les collectivités et inciter les entreprises à mettre en place cette indemnité dans le cadre de leurs plans de déplacements.

→ accompagnement/aides pour les professionnels du vélo, associations (réparation, vente…)

Développer la communication 

→ action sur le vélo lors de la Semaine Européenne de la Mobilité et campagnes d’affichage dédiées au vélo

→ diffusion d’un plan des aménagements cycles

→ distribution d’objets visant à favoriser la pratique du vélo et sa sécurité

Santé et modes actifs

  • communiquer sur les liens entre santé et activité physique : les bienfaits de pratiquer 30 mn par jour de marche ou de vélo.

  • mettre en place des partenariats avec les médecins sur ce thème

Développer les solutions de partage : co-voiturage, autopartage, locations

Les ménages possédant une voiture l’utilisent plus que ceux qui la partagent ou la louent, notamment pour les déplacements urbains. Nous proposons de généraliser le partage de véhicules électriques faibles consommateurs d’énergie :

  • vélos en libre service, électriques ou non, accessibles malgré l’âge ou le handicap (tricycles …) en station (si recharge électrique) ou sans station

  • petits véhicules urbains bridés à 50 km/h avec station (si recharge électrique) ou sans station (repérage GPS et accès automatique au véhicule)

  • solutions d’auto-partage à l’échelle d’un quartier/d’un immeuble (ex : deuxième voiture mise en commun) avec une application informatique dédiée

De plus nous proposons de généraliser le covoiturage via des plate-formes de covoiturage, avec des avantages comparables aux transports publics (voie réservée, coût du stationnement réduit, places réservées), en lien avec les territoires voisins de l’agglomération et une communication renforcée sur le sujet.

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Les crèches doivent rester en régie municipale !

Arrive avec cette délibération une nouveauté. Une nouveauté pas vraiment banale. L’idée de passer en délégation de service public l’accueil de la petite enfance. Mais quelle idée ?!

« Délégation de services publics ». Cela reviendrait-il à penser que la Ville ne peut plus se charger elle-même d’un service public essentiel qu’est l’accueil des plus petits ? La ville n’est-elle pas en mesure d’assurer la production et la gestion du service public municipal ? Ne le fait-elle pas déjà ? Dites-nous ce qu’elle ne peut pas assumer ? Dites-nous quelle nouveauté peut justifier cela ? Quel est l’objectif ? Faire des économies ? Délivrer un meilleur service ? En quoi la DSP le permettrait ? Ou peut-être faire fructifier des intérêts privés ? Vous allez me démentir n’est-ce pas ?

Il y a quelques années, la Ville s’est posée la question de passer en DSP la cuisine centrale. Le choix avait été de garder ce service en régie. Qui le regrette aujourd’hui ?  Tout ce qui touche à l’enfance et à l’éducation doit rester dans le giron public. Aucune spécificité liée à la petite enfance ne justifie le choix d’une DSP. Pourquoi le proposer alors ? Avoir une meilleure maitrise de la masse salariale ? Un meilleur taux de remplissage des crèches ? Ne plus avoir à gérer du personnel embêtant qui demande à ce que l’on respecte ses conditions de travail et surtout de bonnes conditions d’accueil des enfants, comme l’ont fait les agents de la restauration scolaire qui ont fait grève plusieurs semaines, l’année dernière.

N’avez-vous d’ailleurs, pas dit à l’époque que cette longue grève pouvait remettre en cause le choix d’une restauration scolaire en régie municipale ? Comment pouvez-vous tenir ce genre de propos ? Ce n’est pas le mode de gestion en régie qui fait qu’une grève dure, c’est l’absence de réponses aux problèmes soulevés par les agents. C’est en améliorant les services de la ville que vous montrerez l’intérêt de la gestion municipale. Mais est-ce votre volonté ? Cette délibération met le doute. Le personnel des crèches est lui aussi confronté à des conditions de travail difficiles lié également au manque de remplacements et à la pression du fait d’un taux de remplissage maximal des crèches… C’est à l’amélioration de ces problèmes qu’il faut travailler plutôt que de vouloir les transférer au secteur privé. Nous avons besoin de plus de personnel et de plus de crèches à Villeurbanne. Et oui, cela a un coût que la collectivité se doit d’assumer.

Il s’agirait d’une expérimentation ! Je dirais plutôt un coin enfoncé dans une nouvelle porte, celle du service public délégué ! Certains nous expliqueront que la DSP c’est la modernité car cela permet d’optimiser, d’avoir plus de souplesse, de faire des économies… C’est tout l’inverse ! La DSP c’est archaïque, cela fait partie d’un vieux monde dont nous ne voulons plus ! Nous réaffirmons cette idée que le service public est le mieux à même d’incarner l’intérêt général. Passer la gestion de crèches en DSP n’est ni plus ni moins qu’une forme de Macronisation de Villeurbanne. Allez-vous faire la même proposition pour le futur restaurant administratif du Totem ?

Nous sommes totalement opposés au passage des crèches en DSP. Le mieux est d’arrêter tout de suite le processus en ne saisissant pas la commission consultative des services publics locaux. Cette commission pourrait en revanche se réunir pour faire un bilan des services publics municipaux et discuter avec tous les acteurs des améliorations possibles. Elle pourrait être un espace d’échanges important avec les usagers, une instance privilégiée de proximité, d’écoute et de concertation avec les habitants de notre Ville sur la question des services publics. Nous renouvelons notre souhait que tous les groupes politiques y soient représentés et qu’elle se réunisse régulièrement afin de faire des points d’étape avec les usagers au regard des services publics conduits en régie par la Ville.

Nous voterons contre cette délibération.

 Olivier Glück

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Territoire Zéro chômeur à Saint Jean : une action concrète … qui reste insuffisante

Monsieur le maire, chers collègues,

Nous avons déjà eu l’occasion d’exprimer notre soutien à ce dispositif expérimental sur Saint jean pour accompagner vers l’emploi des chômeurs de longue durée, dans une démarche nouvelle grâce à la création d’Emerjean, une entreprise solidaire d’utilité sociale qui créera des emplois sur des activités qui sont a priori non couvertes par le secteur marchand, et par la création d’une association le Booster, qui gérera le volet Ressources humaines du projet. Le dispositif est un peu complexe,  mais laissons-le s’installer et donner ses premiers résultats, une douzaine de salariés à ce jour, comme cela est indiqué dans la délibération. Nous votons les financements de la ville mais quid d’éventuels financements de la métropole : il n’en est pas fait mention… Ce dispositif est une action concrète sur le quartier Saint jean, que nous saluons, enfin du concret, pourrais-je dire ! En effet, rappelons que le quartier Saint Jean est un peu l’oublié de plusieurs politiques publiques et nous le regrettons vivement, même si quelques actions du TNP sont menées sur le quartier !

C’est ce manque que nous voulons pointer dans notre propos, tant en matière de projet urbain que de transport ou de services publics: par exemple, la ligne 7 qui va à Bonnevay a uen faible  fréquence et ses horaires ne sont pas fiables ; la ligne 37, elle, ne circule pas le dimanche, jours de marché… Les enfants qui vont au collège Jean Macé, pourtant pas si loin, ont une correspondance entre les lignes 7 et 37, sur un trottoir étroit où il n’est pas facile d’attendre… Pour le Sytral, Saint Jean est un trop petit quartier pour y améliorer la desserte. Concernant les services publics, plusieurs signaux négatifs sont envoyés : le bureau de poste a fermé depuis plusieurs mois et le seul médecin de St Jean quittera aussi le quartier dans quelques mois, pour s’installer dans la Maison de santé des Buers ! Pour aller consulter, les habitants prendront aussi le bus n°7 puis le 37, sur le trottoir étroit! On ne peut pas se contenter de répondre aux habitants qu’il y a maintenant une étude du Sytral en cours sur le territoire Grande Ile (secteur St-Jean/Vaulx en Velin), pour une ligne forte entre la Doua et Vaulx en Velin, qui débouchera éventuellement sur une décision au mandat prochain ou peut-être dans 10 ans, car au mandat prochain du Sytral, il y aura d’abord à financer le tramway T6 entre Les Hôpitaux et la Doua.

Alors oui, on connait la chanson : « C’est parce qu’il n’y a pas assez d’habitants, c’est un trop petit quartier pour y apporter les services, les transports… ! » Certes, mais cela fait plus de 10 ans que la ville parle aux habitants du développement de Saint-Jean, d’études prospectives, de potentialités, de projet urbain. Il y a  bien eu mobilisation du conseil de quartier pour réfléchir à ce projet urbain : les habitants ont travaillé, il y 2 ans au cours de plusieurs réunions. Et depuis ? Une concertation est ouverte par la métropole, mais quid de tout le travail et des pistes proposées par les habitants ? Quid de la mise en place du conseil citoyen obligatoire dans le cadre du projet ANRU? Notre groupe souhaite vivement que la conduite des  projets s’accélère sur Saint Jean, des projets d’ampleur, le projet urbain, mais aussi des projets du quotidien pour que les habitants voient s’améliorer leur quartier sans attendre encore 10 ans et cela, en plus du dispositif Territoire zéro chômeur, pour lequel nous voterons les délibérations.

Je  vous remercie.

Béatrice Vessiller

 

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