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Un effort réel dans les écoles mais pas pour le bio dans les cantines !

Monsieur le maire, chers collègues,

Tout d’abord, permettez-moi de remercier Monsieur Kabalo et ses services pour le rapport et les réponses apportées à mes questions.

L’intervention de notre groupe sur ce compte administratif est en cohérence avec celle faite lors du vote du budget prévisionnel 2016.

L’autofinancement augmente cette année, passant de 13,47 % à 15,42 %, soit un niveau quasi-identique à 2014, ce niveau est satisfaisant vu le contexte général. L’en-cours de dette passe de 48,5 € par habitant à 143 € par habitant, ce qui est une augmentation considérable et explique les +55% des recettes d’investissement par un important recours à l’emprunt nouveau. Cette augmentation importante est indispensable car elle permet de maintenir un certain niveau d’investissement que nous soutenons. De même, notre capacité de désendettement à 1 an reste bien inférieure au seuil d’alerte généralement admis à 8 ans. Nous pouvons tenir le cap de l’emprunt et de l’investissement car la dette reste faible comparativement à la moyenne des villes de mêmes strates.

Monsieur Kabalo, vous indiquez souvent que la dette est maitrisée, alors qu’elle continue d’augmenter. Nous demandons à votre majorité de prolonger son effort sur la négociation des taux d’intérêt, puisque cela impacte fortement le montant des intérêts à rembourser. Nous réitérons notre satisfaction quant au recours à l’agence France locale pour couvrir une partie des emprunts sans intermédiaire financier et notre souhait d’une finance plus éthique et plus respectueuse de l’environnement à travers les partenaires financiers de la ville. La loi Bancaire oblige les banques françaises à déclarer leurs activités à l’étranger, saisissons-nous de cet outil pour les interroger sur leurs stratégies d’investissements et intégrer ces critères dans nos politiques d’emprunts.

Les dépenses réelles d’investissements sont légèrement supérieures à celles de 2015 : elles passent de 39,52 millions € à 42.57 millions €. Néanmoins, l’effort est moins important que celui qui avait été fait par rapport à 2014. Nous reconnaissons bien volontiers que les efforts d’investissement sont là et sont rendus possibles sans augmenter les impôts, ce à quoi nous souscrivons.

La fin des travaux pour l’installation de la chaufferie bois à Chamagnieu c’est bien mais ça n’a vraisemblablement pas l’air de fonctionner puisqu’un sinistre de la chaufferie-bois a entraîné une augmentation de +24,5% des dépenses de fioul pour le remplissage des cuves de Chamagnieu. Des investissements au sein des groupes scolaires avec des travaux de réfection, rénovation, restructuration ou extension au sein d’un certain nombre d’écoles, des constructions ou extensions de restaurant scolaires, tout cela c’est bien… pour combler l’augmentation croissante du nombre d’élèves de maternelles et primaires à Villeurbanne. Plutôt que de pousser les murs à l’intérieur des écoles ou de construire une école provisoire, là où il ne faut pas, nous encourageons de nouveau la ville à accélérer la construction des écoles qui sont prévues dans les années à venir. A ce titre, nous voyons enfin le début tangible de la construction de la nouvelle école, Rosa Parks, avec l’achèvement des études et la réalisation de travaux d’infrastructures en 2016 pour 0.37 M€.

Concernant la petite enfance, les dépenses d’investissement concernent principalement la fin des travaux de construction de l’EAJE Pasteur et les crédits destinés à l’acquisition d’immobilier pour le futur EAJE Maisons Neuves. C’est encourageant au regard là aussi du retard de la ville et du nombre de places en crèche à Villeurbanne très inférieur à la moyenne de l’agglomération. Les parents doivent majoritairement se tourner vers les assistantes maternelles, qui ont besoin de relais d’assistantes maternelles supplémentaires.

Nous ne pouvons que déplorer la stagnation de l’enveloppe affectée aux parcs et jardins : en 2016, comme en 2015, cette enveloppe de 0.95 M€ est largement insuffisante par rapport aux enjeux environnementaux qui s’imposent à nous. Avec les derniers pics de pollution qu’a connus notre agglomération ces 6 derniers mois, et leur impact en matière de santé publique pour limiter les effets des ilots de chaleurs urbains et réduire la pollution, il est nécessaire de végétaliser et renforcer le rôle de la nature en ville.

Des améliorations dans les équipements sportifs, ô combien nécessaires, mais quand on sait leur saturation, l’amélioration ne suffira pas, ce sont de nouveaux équipements dont les Villeurbannais ont besoin.

Egalement, en 2016, les crédits destinés au règlement du solde de l’acquisition des locaux de la future maison pluridisciplinaire de santé à Saint-Jean, c’est une très bonne chose pour ce quartier.

Dans le reste à réaliser, il y a encore cette année, les travaux de l’une des 2 piscines municipales qui avaient déjà pris du retard en 2013, et pour le terrain du Rectorat, qui se font attendre, et devrait enfin s’achever en 2017. Continuer d’investir, emprunter plus pour construire le futur durable de notre ville : notre groupe vous y encourage.

Concernant les recettes de fonctionnement, vous maintenez votre engagement de ne pas augmenter la fiscalité locale, malgré une forte diminution des dotations de l’État cette année. Nous approuvons ce choix.

Sur les dépenses de fonctionnement, l’effort pour maîtriser l’effet ciseaux est encore manifeste : elles sont en baisse de -3,79 %. Les dépenses d’eau (0,477 M€) sont en baisse par rapport à 2015 (-12,6 % soit – 69 K€) du fait de l’absence de fuites sur les réseaux enterrés : la ville doit rester vigilante là-dessus. Les dépenses d’énergie (à part le fioul du fait du sinistre sur la chaufferie-bois de Chamagnieu) baissent de manière générale, et c’est très bien. Les efforts allant vers plus de sobriété dans l’énergie et nos consommables, commencent à porter leurs fruits, tout autant que les travaux de rénovation énergétique dans les bâtiments publics, et cela est positif pour la transition écologique à Villeurbanne. Gérer plus sobrement est une absolue nécessité, en mutualisant, en rationalisant pour éviter au maximum dépenses inutiles et gaspillages ; pour exemple, nous pensons qu’il y a encore des marges de manœuvres pour certaines dépenses d’énergie. Par ailleurs, nous devons faire mieux dans les projets innovants comme dans l’ESS car il y a là un gisement de recettes à exploiter.

Toutefois, la place que vous faites dans la part du bio dans le budget alimentation est un très mauvais signal que notre groupe déplore. Cette part était de 14% en 2013, 12% en 2014, 10 en 2015 et 8% aujourd’hui ! Si la ville continue ainsi, elle pourra revendiquer un label 0% bio d’ici… 2020 ! En 2009, la loi Grenelle a été adoptée et  fixait, entre autres, « l’objectif, pour l’année 2010, d’introduire 15 % de denrées issues de l’agriculture biologique dans les menus des cantines scolaires et d’atteindre 20 % en 2012 » : nous en sommes loin ! Vous voudriez nous consoler par l’évolution de la part de produits locaux qui passe de 23 % à 25%, alors que là aussi, nous ne sommes pas bons. D’une part, il faut faire les deux, d’autre part, contrairement à vos propos, les produits issus de l’agriculture bio ne coûtent pas 30 à 40% de plus.

Nous sommes bien conscients que les étapes pour arriver à une alimentation plus saine pour nos enfants et plus respectueuse de notre environnement ne peut se franchir que progressivement, mais qui va piano va sano et il est indispensable pour la commune de se rapprocher d’associations de producteurs bio, l’ARDAB par exemple, afin d’obtenir des prix plus compétitifs. Le coût du bio ne doit plus être une excuse ! Lyon est à 33% de bio dans ses cantines, Grenoble à 50%, le 2ème arrondissement de Paris à 91%. Les communes s’y mettent car les filières sont mieux structurées et l’offre plus importante, pourquoi pas nous ?

Les économies réalisées grâce à la lutte contre le gaspillage et l’adaptation des portions est très appréciable et ces économies pourraient permettre de compenser en partie ce coût.

Parlons maintenant plus particulièrement des agents de notre collectivité.  Ils sont confrontés à une exigence de plus en plus forte de nos concitoyens, et nous devons porter une attention particulière aux bonnes conditions de travail de nos agents. Nous constatons, pour la première fois depuis un certain temps, que le budget de remplacement a fortement progressé : c’est bien, si cela permet de réduire la pression en termes de charge de travail accrue générée par l’absence d’agents. En revanche, les charges de personnels du périscolaire diminuent. Vous expliquez cela par le réajustement de l’activité lié à la réalité de la fréquentation. Nous souhaitons que cette baisse ne se fasse pas au détriment de la qualité des activités périscolaires ou de la sécurité des enfants encadrés.

Sur les subventions aux organismes privés, nous assistons à une baisse qui était prévue par le budget 2016. Sont touchées, aussi bien les associations sportives, que les centres sociaux, l’éducation avec la réduction de la dotation à la caisse des écoles ou à l’USEP, la culture ; bref hormis quelques exceptions, un certain nombre de structures sont touchées, sauf la SASP de l’ASVEL Basket qui s’en sort très bien puisqu’elle bénéficie de 18 000 € de plus qu’en 2015, ceci au détriment du tissu associatif villeurbannais qui rame et ! Nous le déplorons !

Pour conclure, pour toutes ces raisons, nous nous abstiendrons.

Je vous remercie de votre attention.

Zémorda Khelifi

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Des aides de la Ville complémentaires à celle de la Métropole pour la rénovation thermique des logements privés

Monsieur le maire

Comme chaque année depuis 4 ans, maintenant, nous votons un dispositif d’aide à la rénovation énergétique des logements privés, qui s’ajoute à un dispositif équivalent sur le parc social, car les enjeux énormes de consommation énergétique dans le logement et de lutte contre la précarité énergétique nécessitent une action forte sur l’ensemble du parc : rappelons que le bâtiment représente 40% des consommations d’énergie, et est le second secteur en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Dans la métropole de Lyon, au vu du diagnostic récent établi dans le cadre du Schéma directeur énergétique, la vulnérabilité énergétique concerne entre 20 000 et 50 000 ménages (sur tout le territoire métropolitain). Le dispositif de la Ville de Villeurbanne que vous proposez pour 2017 présente des évolutions intéressantes au regard de 2 éléments de contexte, d’une part la politique de la Métropole ECORENOV et, d’autre part, le programme Habiter mieux de l’ANAH et l’application de la loi de transition énergétique votée en 2015. Il s’agit ainsi  de bien articuler ces différentes  politiques pour offrir un meilleur accompagnement  à nos concitoyens propriétaires occupants ou propriétaires bailleurs du parc privé.

 La Métropole, par le biais de ma délégation, a mis en place en septembre 2015 la plate forme ECORENOV pour favoriser les opérations ambitieuses de rénovation énergétique du parc de logements, avec des conseils techniques juridiques, et financiers et 2 niveaux d’aides. L’aide proposée par la ville de Villeurbanne, complète ainsi les 2 niveaux d’aide de la métropole, le niveau BBC et le niveau – 35% de consommation :

- Pour des opérations qui permettront de réduire de 35 % les consommations d’énergie, la Métropole verse 2000€ par logement et la ville versera aux propriétaires aux revenus intermédiaires, un montant complémentaire de 750€, ou 2000€ si les propriétaires ne bénéficient pas des aides de l’ANAH mais ont un niveau de ressources intermédiaires.

- Pour les opérations de niveau BBC, la métropole verse 3500€/logement et la ville versera 1500€. Rappelons que pour le Grand Lyon, une enveloppe de 30M€ est réservée sur la période 2015-2020 pour financer la rénovation thermique des logements.  (je le dirai pas à l’oral, mais à laisser pour le site internet )

- A ce jour, depuis 2015, la Métropole a financé sur Villeurbanne la rénovation d’une copropriété en niveau BBC et plusieurs maisons au niveau -35%. Pour les 2 années qui viennent, plusieurs copropriétés, qui sont bien  engagées dans des études de projets, devraient valider leur choix et lancer les travaux, plusieurs centaines de logements sont ainsi concernés.

Outre ces ajustements entre les aides Ville et métropole, la délibération ajoute des majorations de subventions municipales pour des projets qui recourent à des éco matériaux et ou qui ont des surcouts architecturaux. Ces évolutions sont aussi très intéressantes pour favoriser la qualité environnementale et architecturale des projets.

Concernant l’obligation d’isolation des façades en cas de travaux de ravalement, qu’a introduit la loi de transition énergétique (si celle-ci est techniquement possible), la Ville, qui a par ailleurs voté des injonctions de ravalement de façade, revalorise son aide pour ces travaux en maison individuelle d’une part et en copropriétés d’autre part, si les travaux intégrent aussi de la ventilation.

Enfin, la Ville étend son aide aux audits énergétiques, qui avant elle ne portait que dans les quartiers en politique de la ville, en 2017, ce sera dans les copropriétés donnant des signes de  fragilité et ce sera aussi pour les maisons individuelles qui iront vers des travaux BBC. Cette disposition est intéressante, mais pose des questions de mise en œuvre, car le propriétaire ne sait pas, au départ, s’il ira vers du BBC.

Les montants affectés à cette politique sont de 520000€ en 2017, à comparer aux 250 000€ versés en 2016 (cf Compte administratif 2016); donc ce doublement du budget montre une réelle volonté de montére en puissance, dont nous ne pouvons que nous réjouir.

Nous voterons bien sur cette délibération.

Je vous remercie.

Béatrice Vessiller

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La restauration scolaire se doit d’accueillir tous les enfants

Monsieur le Maire, cher-e-s collègues,

Cette délibération modifie les conditions d’admission dans la restauration scolaire. Cela va dans le bon sens. En effet, il s’agit d’élargir les critères de priorisation de l’accès à la restauration en incluant les parents isolés, les parents en formation ou en recherche d’emploi, les enfants ou parents qui connaissent un problème de santé limitant leur capacité de déplacement, les enfants dont les familles connaissent des difficultés sociales et font l’objet d’un suivi par les travailleurs sociaux.

L’élargissement des critères va permettre de diminuer les refus d’accès au service de restauration et c’est une avancée.

De fait, le nombre d’enfants refusés dans les cantines scolaires devrait diminuer.

Néanmoins, ces nouveaux critères ne vont pouvoir s’appliquer qu’aux restaurants scolaires qui peuvent augmenter leur capacité d’accueil.

Sur les 24 groupes scolaires, 9 n’ont pas de problème de capacité d’accueil, 4 n’en auront plus après l’ouverture du restaurant du Totem prévue en 2018 mais 11 groupes scolaires continueront d’être en tension. Fort heureusement la ville fait beaucoup d’efforts pour augmenter la capacité d’accueil avec la construction de nouveaux restaurants scolaires mais aussi des travaux d’extension ou les passages en self-services. Mais ces efforts auraient du commencer bien plus tôt pour non seulement permettre d’accueillir tous les enfants mais aussi éviter par exemple que des enfants d’Antonin Perrin mangent au collège Jean Jaurès ou que ceux de Rosa Parks prennent un car tous les midis pour aller manger à l’école Jean Moulin…

Rappelons qu’une proposition de loi a fini par être adoptée en juin 2016 après avoir été rejetée par le Sénat en décembre 2015. Elle dispose que :

« l’inscription à la cantine des écoles primaires, lorsque ce service existe, est un droit pour tous les enfants scolarisés. Il ne peut être établi aucune discrimination selon leur situation ou celle de leur famille. » D’ailleurs, la Constitution interdit toute discrimination dans l’accès des enfants à la cantine scolaire. Des actes stigmatisants, comme le refus d’accueillir un enfant de chômeur à la cantine, sont à présent passibles de trois ans de prison et de 45 000 € d’amende.

N’oublions pas que le déjeuner pris à la cantine est parfois le seul vrai repas de la journée pour certains enfants.

Il nous semble donc essentiel de rappeler que l’objectif que nous devons tous partager est l’accueil de tous les enfants quel qu’en soit le coût. A titre tout à fait personnel, je suis même favorable à ce que la cantine scolaire devienne un véritable service public gratuit dans le cadre d’un financement accru de l’état.

Je vous remercie pour votre attention.

Olivier Glück

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Titularisation

Pour la titularisation des agents de la ville

Monsieur le maire, chers collègues,

Vous nous demandez par le biais de cette délibération d’adopter le programme pluriannuel d’accès à l’emploi titulaire.

C’est surtout en matière de promotion pour les femmes que la loi Sauvadet, à l’origine du dispositif dont fait l’objet cette délibération, est connue : elle impose que les nominations dans l’encadrement dans la fonction publique soient pourvues par au moins 20% de femmes.

Pour ce qui nous intéresse ici, la loi Sauvadet prolonge de 2 ans le dispositif de titularisation de certains agents non titulaires, processus qui avait été mis en place par cette loi de 2012 relative à l’accès à l’emploi titulaire et à l’amélioration des conditions d’emploi des agents contractuels dans la fonction publique. Il faut, pour accéder au dispositif de titularisation, remplir certaines conditions.

Le bilan du dispositif pour 2012-2016 fait apparaître que 115 agents étaient éligibles et que 85 agents ont pu bénéficier du dispositif. Le rapport sur la situation des agents remplissant les conditions requises pour prétendre à la prolongation du dispositif de titularisation pour la période de prolongation allant jusqu’au 12 mars 2018 fait apparaître quant à lui que 40 agents seront éligibles.

C’est bien entendu un dispositif que nous soutenons et encourageons car la précarité et l’incertitude ne sont jamais faciles à vivre, en ces temps de pénurie d’emploi.

La loi Sauvadet encadre également le recours aux agents contractuels, à cela aussi nous souscrivons largement et vous invitons à y être particulièrement attentifs.

Nous voterons cette délibération.

Je vous remercie,

Zémorda Khelifi

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Precarite Chamagnieu

De la précarité dans la précarité

Nous nous interrogeons sur le choix de recruter, un Directeur de l’accueil de loisirs à Chamagnieu, dans le cadre de 3 CDD allant de 10 à 15 jours : cela ne nous paraît pas en cohérence avec la nature du poste.

Il nous paraît difficile, quand bien même, cette personne aurait toutes les qualités du monde, que celle-ci puisse en un laps de temps si court, construire et proposer un projet pédagogique, organiser et coordonner la mise en place des activités qui en découlent et encadrer l’équipe d’animation. En commission, vous avez indiqué la possibilité que la même personne puisse être recrutée sur ces 3 CDD. Ma question est celle-ci : si c’est le cas, que fait le Directeur pendant les périodes qui s’écoulent entre chaque CDD ? Nous attendons votre réponse avant de nous prononcer.

Zémorda Khelifi

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Tribune VIVA Avril 2017 – Moraliser la vie politique : un impératif démocratique !

Les élections présidentielles sont le théâtre d’un déshonneur de notre démocratie et de notre vie politique. Mise en examen des uns, emplois fictifs des autres, les révélations se cumulent et, malheureusement, se ressemblent.

En s’obstinant à être candidat à l’élection présidentielle, le déni d’éthique de François Fillon est effrayant. Et comme sa défense,  ainsi que celle de Marine Le Pen sont peu fournies, ils attaquent ! Ils attaquent la justice et les médias, en utilisant leur position et mettent ainsi en péril notre démocratie.

Avec les déclarations de patrimoine, de revenus et de liens d’intérêt des élus, un premier pas concernant la moralisation de la vie publique est franchi. Mais ces mesures manquent encore d’ambition. La crise est plus profonde et le manque d’éthique de cette campagne présidentielle détourne un peu plus nos concitoyens de la confiance envers les élus, alors qu’ils en attendent probité et exemplarité.

Plus que jamais, il est temps de rénover le statut des élu-e-s. Le non-cumul des mandats, qui s’appliquera en 2017 entre des mandats de parlementaire et de membre d’un exécutif local, est une avancée importante qu’aucun candidat n’envisage de remettre en cause et c’est tant mieux ! Mais le non-cumul dans le temps doit aussi être introduit dans la loi, pour renouveler la démocratie.  Il faut également en finir avec le concept dépassé de l’homme providentiel de la 5ème République.  C’est en multipliant les initiatives collectives et citoyennes que l’on recréera aussi de l’adhésion à la chose publique. Pour plus de contrôles des élus mais aussi de nouveaux droits pour nos concitoyens, ouvrons grand les portes d’une 6ème République, et une assemblée constituante peut le permettre.

A cette réforme démocratique, ajoutons le combat contre la finance, la corruption, la fraude et l’évasion fiscale. Celle-ci coûte 60 milliards d’euros par an de manque à gagner pour l’Etat, soit des sommes comparables au montant du déficit public !

Béatrice VESSILLER, Groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

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Expérimentation zéro chômeur longue durée : redynamiser l’emploi à Saint-Jean

M. Hollande, comme il s’y était pourtant engagé, n’a pas réussi à renverser la donne en matière d’emploi et ni le CICE, ni le pacte de responsabilité, ni encore la loi Macron ou la loi travail n’ont permis de résorber le chômage, au contraire. 

Les chiffres sont aujourd’hui sans appel et la France est particulièrement touchée par la question du chômage de longue durée : plus de 2 millions de personnes subissent ce cycle infernal duquel il est extrêmement difficile de sortir et à  impact très néfastement sur la santé des personnes concernées et sur leur espérance de vie, comme l’attestent certaines études. Une situation qui entraîne aussi isolement, difficultés à accéder à un logement ou à des crédits bancaires.

Classé quartier politique de la ville en 1991, le quartier Saint Jean est identifié depuis de trop nombreuses années comme prioritaire. Près de 21% de sa population est touchée par le chômage contre 12% à Villeurbanne. Le chômage de longue durée et la précarité y avancent de pair dans un contexte difficile, malgré le potentiel économique élevé de ce quartier et le nombre de structures de l’ESS déjà implantées sur place.  

Dans ce contexte, nous ne pouvons que partager l’objectif poursuivi par cette expérimentation innovante et le choix du territoire de Saint-Jean. Nous la soutenons d’autant plus qu’elle a pour origine une initiative d’ATD Quart-Monde élaborée, en amont, en étroite collaboration avec les associations qui travaillent auprès de ces publics. Elle vise à rediriger le coût du chômage d’exclusion, pour permettre à des personnes longtemps privées d’emploi d’accéder à un CDI rémunéré au SMIC dans des entreprises du secteur de l’ESS. Le fait de créer des CDI est d’ailleurs un élément auquel nous souscrivons car les nombreux dispositifs actuels d’emplois aidés conduisent souvent à des emplois à durée limitée. 

Par ailleurs, il existe une multitude de besoins non satisfaits et de travaux utiles à la société.  60 % des métiers de demain n’existent pas aujourd’hui. Rien qu’en Rhône Alpes Auvergne, à l’horizon 2020, la région verra  la création de 20 000 emplois verts nouveaux et la transformation de 50 000 situations professionnelles liées à la réduction de l’empreinte écologique. Le champ de l’économie verte est donc source de création de nombreux emplois, et il permet en plus la transition énergétique et écologique incontournables de l’économie, nécessaire à notre environnement. 

A Villeurbanne, plusieurs activités ont commencé à émerger : activités de transports verdissants, d’artisanat avec la rénovation thermique, de construction avec les labelisations de bâtiments nouveaux. D’autres métiers verts verront le jour dans les prochaines années autour par exemple de la production d’énergie locale, de l’agriculture urbaine, de l’éducation au développement durable ou encore de l’accompagnement et du pilotage de réduction d’énergie.

Toutefois, plusieurs remarques qui se veulent constructives. 

Les nouveaux emplois impliquent une transformation des compétences. Le chômage de longue durée est souvent lié à un manque de qualification ou à une qualification qui ne correspond pas aux besoins du marché du travail. Or, 18% des demandeurs d’emploi longue durée sont sans formation à Saint-Jean. Le salaire est prévu par l’expérimentation mais la question de la formation de ces personnes, qui vont occuper des postes dans des activités qui n’existaient pas et qui nécessiteront une technicité certaine et parfois élevée, reste floue dans la description du dispositif. 

De plus, cette expérimentation prévoit un salaire au SMIC. Or, Il ne faudrait pas que les emplois créés soient des sous-emplois payés au SMIC, sans possibilité d’évolution. Se pose alors la question des dimensionnements des salaires. La question du SMIC ne se pose pas pour des emplois peu techniques, peu qualifiés, mais qu’en est-il des postes qualifiés, qui ne peuvent à juste titre accepter une rémunération au SMIC ?

Par ailleurs, vous évoquez l’implication au sein du Comité local de l’expérimentation, des habitants de Saint-Jean par le biais du Conseil de quartier. Or, un Conseil Citoyen, comme le prévoit la loi, a vu le jour aux Buers, qu’en est-il du Conseil Citoyen à Saint-Jean qui pourrait aussi être  impliqué dans l’expérimentation ?

Pour terminer, rappelons que l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 dispose que « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille (…) ». Pour redonner de la dignité à toutes personnes en situation d’exclusion, c’est à la sauvegarde de la solidarité nationale qu’il faut s’attacher en réduisant les écarts indécents de revenus pour permettre un revenu minimum pour tous.

Et parce qu’en 15 ans, 10% de la richesse a été soustraite aux salaires pour aller rémunérer le capital et la rente, pour lutter contre le chômage, il faut s’attaquer à sa cause première : la dégradation de la répartition de la richesse au détriment des plus pauvres.

Notre groupe votera donc, sans hésiter ces deux délibérations.

Zémorda Khelifi

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Projet Gratte-Ciel : où passe le tramway ? A quand le lycée ?

A l’occasion de cette délibération sur la convention entre la SERL et la Ville sur le projet Gratte-ciel, nous souhaitons aborder deux points importants du projet, le tramway sur lequel Monsieur le Maire, les Villeurbannais attendent des informations et un débat, et le lycée. Le projet de tramway T6  reliera après 2020 les Hopitaux Est à la Doua. Pour ce projet de tramway qui coutera sans doute plus d’une centaine de millions d’euros, en décembre dernier, la présidente du Sytral déclarait dans un mensuel qu' »un comité de pilotage (Ville, métro, sytral) se réunit depuis 9 mois. Il y aurait 2 tracés possibles, l’un plus facile techniquement et l’autre desservant plus d’équipements villeurbannais (…. ). Les études seront prêtes au printemps et permettront de choisir la meilleure option avant l’été. Comme nous l’avons déjà exprimé à plusieurs reprises, Monsieur le Maire, nous renouvelons notre demande que les études soient présentées aux Villeurbannais et que le choix de tracé, difficile, nous le reconnaissons, soit mis en débat avec les Villeurbannais citoyens. Nous pensons que ce ne sont pas 2 mais 3 ou 4 tracés qui sont à étudier pour un débat sur des options contrastées non seulement de tracé de tramway mais aussi de choix de développement de la Ville et d’équilibres entre les quartiers.

Ajoutons encore qu’un projet urbain de l’ampleur et de l’ambition de celui de Gratte-ciel (et nous partageons cette ambition) n’intègre pas dès à présent la question du tramway est assez inconcevable en termes de cohérence et de bonne gestion du projet ; que l’architecte urbaniste en chef de la ZAc ne semble pas au courant de l’étude Sytral en cours sur le tracé du tramway est tout aussi incompréhensible. Aménager, c’est aussi anticiper, sans défaire le un jour même ce qu’on a fait la veille : quid de l’impact d’un futur tramway sur les nouveaux aménagements liés au C3 ou sur un projet d’ampleur comme celui des Gratte-ciel ? Comme quoi, la concertation et l’information s’impose avec tous, même avec les pilotes du projet urbain !

Le projet de lycée semble toujours en attente des financements de la région. L’ouverture en 2018 semble bien compromise. Si vous pouviez nous donner les dernières informations , Monsieur le Maire, à moins que ce ne soit nos collègues des Républicains qui puissent nous dire ce que compte faire le président de la région Auvergne Rhône Alpes? On peut craindre que M. Wauquiez ne défasse la nuit ce que la précédente majorité régionale avait fait le jour, telle Pénélope, celle d’Ulysse, pas celle de François.

Nous vous remercions de vos réponses et voterons la délibération.

Béatrice Vessiller

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La Marmite urbaine, un modèle à suivre d’économie sociale et solidaire

Articuler les enjeux de santé publique, de développement et d’accès à l’agriculture bio, de nature en ville, et d’emploi local, voilà l’ambition de la Marmite urbaine – véritable concentré d’innovation sociale. 

Le défi est aussi simple qu’il est ambitieux : « produire bien, mangez mieux et faire du repas un acte engagé dans la simplicité et convivialité ». Une cuisine locale avec des aliments provenant de potagers du territoire, une cuisine solidaire qui donne accès à des repas équilibrés aux tarifs différenciés et une cuisine de qualité avec des produits bio. Association d’économie sociale et solidaire, la marmite urbaine donne à penser un autre modèle de développement économique, agricole et de solidarités où lien social et santé sont au cœur d’un projet pour notre territoire.

L’ESS ce n’est pas un grand mot. La marmite urbaine nous le montre. Elle est l’exemple d’un modèle que nous devons développer. 

Nous soutenons cette subvention de 5000 euros pour aider au déménagement de l’association. Nous invitons la Ville à multiplier ses soutiens à des projets de ce type qui favorisent simultanément le manger sain, le produire local et le faire ensemble.

Olivier Glück

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Conseil municipal Février 2017 – Vœu des Républicains – Déclassement A6/A7

Le déclassement de l’axe A6/A7 est une réelle opportunité pour notre Métropole de mettre fin à cet aménagement nocif et toxique pour la santé des riverains, qu’ils soient de Limonest, de Lyon, d’Oullins, de Pierre-Bénite ou des autres communes traversées. Les 2 épisodes aigus de pollution que l’agglomération a connus en décembre et en janvier, avec des décisions de circulation alternée puis différenciée, montrent que la situation est très préoccupante et aide les élus et la population à prendre conscience qu’il faut s’atteler à la pollution de fonds et pas seulement aux pics, qui ne sont que la partie émergée de l’iceberg ! Nous nous réjouissons d’avoir eu raison il y a 3 ans, quand lors du débat sur l’Anneau des Sciences, plusieurs associations et les écologistes réclamaient le déclassement de l’axe A6/A7 sans le conditionner à la réalisation de l’ADS et du contournement de Lyon ! Cette idée a fait son chemin depuis au plus haut sommet de la Métropole et même de l’Etat : tant mieux, même si nous savons que le président de la métropole défend toujours l’ADs d’ici 2030. Nous pensons que ce grand projet est inutile et couteux mais considérons que  le déclassement de l’autoroute dès  2017 est une avancée importante. 

Alors, bien sur, il faut discuter des mesures à prendre pour éviter un report de trafic sur les autres axes, le Bd bonnevay ou la rocade est. Si les inquiétudes de ce type sont légitimes, on sait qu’une partie du trafic « s évapore » après des mesures de restriction de la voiture : on l’a vu dans notre agglomération après la destruction de l‘auto-pont de Mermoz par exemple, ou la fermeture du tunnel de la Croix rousse pendant les travaux. Regardons aussi les expériences étrangères qui sont rassurantes : New York, San Francisco,Boston Boston s’y sont risqués avec de belles réussites ! La ville de Séoul a elle démantelé 6 km de viaduc autoroutier, utilisé par plus de 160 000 véhicules/jour pour créer des axes de déplacement doux : voie bus, voies piétonnes, piste cyclables, etc.

Bien sur, il faut mener la concertation avec les élus de toutes les communes, avec les habitants. Nous souscrivons tout à fait à la 1ère partie du vœu sur la légitime demande de concertation, mais nous n’approuvons pas de conditionner le déclassement à la réalisation de l’Anneau des Sciences et du contournement.

Nous ne voterons pas ce vœu.

Béatrice Vessiller

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