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Loi Agriculture et Alimentaire : Villeurbanne à la traîne sur la question du bio !

L’Assemblée Nationale a adopté le 2 octobre 2018, la loi Agriculture et alimentation. Malgré certains points intéressants, cette loi est loin d’être à la hauteur des enjeux environnementaux et climatiques, auxquels doit répondre notre modèle agricole et alimentaire. Les quelques avancées de cette loi ne masqueront pas l’absence de volonté du gouvernement, d’aider les agriculteurs à sortir vraiment de leur dépendance aux engrais chimiques et à leur assurer un revenu décent.

La loi prévoit notamment un repas végétarien par semaine et 20 % de produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines scolaires, d’ici 2022. Il faudrait que cette mesure qui s’impose aux collectivités locales s’accompagne d’aides à l’agriculture biologique mais le gouvernement fait l’inverse : il a supprimé l’aide au maintien du bio pour les agriculteurs déjà en conversion ! Le petit pas en avant est aussitôt contré par un autre en arrière !

Villeurbanne est loin de l’objectif des 20% de la nouvelle loi, avec seulement 9% de produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines scolaires. Notre groupe réclame chaque année sans succès une hausse de la part de l’alimentation biologique et/ou locale. Fallait-il attendre une loi Macron pour faire mieux ?! Nous ne doutons pas que la Ville se conformera à la loi sans attendre 2022 !

Contact : 06-45-59-37-95

assistant.groupeEELVFDG@mairie-villeurbanne.fr

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Communiqué de presse – Mettre le député Bonnell face à ses responsabilités

En tant que législateur, Monsieur Bonnell a été amené ces derniers  jours à se prononcer en faveur ou non du report de l’interdiction de l’utilisation du glyphosate en France. Monsieur Bonnell a voté pour le report de trois ans de ce poison et semble porter fièrement ce choix.  Nous lui avons écrit une lettre ouverte que vous trouverez en pièce-jointe, afin de pointer du doigt certaines contradictions et l’urgence de la situation.

Monsieur le Député explique sur son site internet qu’il « recherche l’action et le dialogue » dans une sortie du glyphosate qui « ne peut se faire immédiatement sans solution alternative. »

Conscient des enjeux pour la santé, Monsieur Bonnell fait donc le choix de laisser la possibilité aux agriculteurs de déverser quelques 7000 tonnes d’intrants chimiques dans nos terres encore pour les trois prochaines années. S’il était besoin de rappeler quelques chiffres, les voici.

Le 10 mars 2015, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), classe le glyphosate comme « cancérogène probable pour l’homme ». « Sur la base de 350 études scientifiques indépendantes », insiste la journaliste Marie-Monique Robin, dans son dernier livre enquête Le Roundup face à ses juges.

Ceci est d’autant plus inquiétant qu’une enquête de Générations futures a mis en évidence des traces de glyphosate dans des aliments (légumes secs, pâtes, céréales du petit-déjeuner) produits en France ou importés. « Nous sommes tous contaminés ! », s’est alarmée l’ONG, après avoir détecté du glyphosate dans 100 % des urines analysées au sein d’un échantillon de 30 personnes. Les chiffres pour la qualité de l’eau sont tout aussi inquiétants : En 2011, l’AMPA – métabolite entre autres du glyphosate – était présent dans plus de 60 % des cours d’eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, plusieurs Agence de l’Eau reconnaissaient même que « le glyphosate était présent dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la norme ».

Monsieur Bonnell rappelle sur son site internet qu’il est,  « conscient des dégâts sur la santé causés par le glyphosate ». Comment Monsieur le Député, peut-il être conscient, informé et ne pas traduire cette urgence sanitaire et environnementale par un vote d’interdiction immédiate de tous les pesticides ? Nous estimons que Monsieur le député, a une responsabilité envers notre pays et nos concitoyens, de défense de l’intérêt général. Or le danger du glyphosate et de l’ensemble des pesticides est avéré et Monsieur Bonnell le regarde se répandre sur nos terres, nos cultures et nos ressources, à l’encontre même de l’intérêt général. Par ce vote, il autorise les multinationales qui produisent le glyphosate à continuer de nous empoisonner, cela est irresponsable.

Enfin, pour rappel, le problème du glyphosate, et des pesticides en général, ne date pas d’aujourd’hui.  Le dialogue et la constitution de solutions alternatives n’ont pas attendu l’arrivée de ce gouvernement pour voir le jour. Des solutions existent et sont mises en œuvre par des agriculteurs qui développent une culture de proximité, inscrite dans des circuits courts de production-consommation qui permettent de replacer la nature et l’environnement au cœur d’une alimentation saine. Comment ne pas penser que finalement, ce ne sont pas ces alternatives bien connues que Monsieur Bonnell attend, mais plutôt une paix sociale temporaire qu’il souhaite acheter avec les lobbies et le vieux monde agricole.

Et si dans trois ans, Monsieur Bonnell estimait encore que les solutions alternatives ne sont pas abouties ou que le dialogue avec les partenaires n’est pas mur, votera-t-il encore le report de l’interdiction du glyphosate pour les trois ans suivants ou l’autorisation d’un autre pesticide ?

Notre monde à nous est tourné vers l’avenir, où chaque citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et de se nourrir sans poison. Ces citoyens, de plus en plus nombreux, se mobilisent en masse, avec la marche pour le climat par exemple, pour vous rappeler cela : l’urgence écologique ne laisse pas la place au manque de courage politique et à la pression des lobbies quels qu’ils soient. Alors que le Grenelle de l’environnement promettait de diminuer de 50% l’usage des pesticides en France et que l’Accord de Paris implique une logique de développement de l’agriculture plus respectueuse de la nature et des humains, la France a vu son utilisation de pesticides augmenter de l’ordre de 15% environs entre 2014 et 2016. Il est urgent de passer aux actes.

 

Zémorda Khelifi

Présidente du groupe des élus rassemblement citoyen – EELV – FdG

Ville de Villeurbanne

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Lettre ouverte à Monsieur Bruno Bonnell relative à son vote au sujet du glyphosate

Monsieur le Député,

En tant que législateur, vous avez été amené ces derniers jours à vous prononcer en faveur ou non du report de l’interdiction de l’utilisation du glyphosate en France. Vous avez voté pour le report de trois ans de l’interdiction de ce poison et semblez porter fièrement votre choix.

Vous expliquez sur votre site internet que vous « recherchez l’action et le dialogue » dans une sortie du glyphosate qui « ne peut se faire immédiatement sans solution alternative.».

Conscients des enjeux pour la santé, vous faites donc le choix de laisser la possibilité aux agriculteurs de déverser quelques 7000 tonnes d’intrants chimiques dans nos terres encore pour les trois prochaines années. S’il était besoin de rappeler quelques chiffres, les voici.

Le 10 mars 2015, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), classe le glyphosate comme « cancérogène probable pour l’homme ». « Sur la base de 350 études scientifiques indépendantes », insiste la journaliste Marie-Monique Robin, dans son dernier livre enquête Le Roundup face à ses juges.

Ceci est d’autant plus inquiétant qu’une enquête de Générations futures a mis en évidence des traces de glyphosate dans des aliments (légumes secs, pâtes, céréales du petit-déjeuner) produits en France ou importés. « Nous sommes tous contaminés ! », s’est alarmée l’ONG, après avoir détecté du glyphosate dans 100 % des urines analysées au sein d’un échantillon de 30 personnes. Les chiffres pour la qualité de l’eau sont tout aussi inquiétants : en 2011, l’AMPA – métabolite entre autres du glyphosate – était présent dans plus de 60 % des cours d’eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, plusieurs Agences de l’Eau reconnaissaient même que « le glyphosate était présent dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la norme ».

Vous nous dites sur votre site internet,  être « conscient des dégâts sur la santé, causés par le glyphosate ». Comment pouvez-vous être conscient, informé et ne pas traduire cette urgence sanitaire et environnementale par un vote d’interdiction immédiate de tous les pesticides ? Vous avez, Monsieur le député, envers votre pays et vos concitoyens, une responsabilité de défense de l’intérêt général. Or, le danger du glyphosate et de l’ensemble des pesticides est avéré et vous le regardez se répandre sur nos terres, nos cultures et nos ressources, à l’encontre de cet intérêt général. Par votre vote, vous autorisez les multinationales qui produisent le glyphosate à continuer de nous empoisonner, cela est irresponsable.

Enfin, permettez-nous de rappeler que le problème du glyphosate et des pesticides en général ne date pas d’aujourd’hui et que le dialogue et la constitution de solutions alternatives n’ont pas attendu l’arrivée de ce gouvernement pour voir le jour. Elles existent et sont mises en œuvre par des agriculteurs qui développent une culture de proximité, inscrite dans des circuits courts de production-consommation et qui permettent de replacer la nature et l’environnement au cœur d’une alimentation saine. Mais comment ne pas penser que finalement, ce ne sont pas ces alternatives bien connues que vous attendez, mais plutôt une paix sociale temporaire que vous achetez avec les lobbies et le vieux monde agricole. ?

Et si dans trois ans, vous estimiez encore que les solutions alternatives ne sont pas abouties ou que le dialogue avec les partenaires n’est pas mûr, voterez-vous encore le report de l’interdiction du glyphosate pour les trois ans suivants ou l’autorisation d’un autre pesticide ?

Notre monde à nous est tourné vers l’avenir, où chaque citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et de se nourrir sans poison. Ces citoyens, de plus en plus nombreux, se mobilisent en masse, avec la marche pour le climat par exemple, pour vous rappeler cela : l’urgence écologique ne laisse pas la place au manque de courage politique et à la pression des lobbies quels qu’ils soient. Alors que le Grenelle de l’environnement promettait de diminuer de 50% l’usage des pesticides en France et que l’Accord de Paris implique une logique de développement de l’agriculture plus respectueuse de la nature et des humains, la France a vu son utilisation de pesticides augmenter de l’ordre de 15% environs entre 2014 et 2016. Il est urgent de passer aux actes.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le député, l’expression de nos salutations respectueuses.

Zémorda Khelifi

Présidente du groupe des élus Rassemblement Citoyen – EELV – FdG

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Parrainage d’élus kurdes à Villeurbanne

Plusieurs élu-es-s villeurbanais dont Zémorda Khelifi et Béatrice Vessiller se sont retrouvés le 14 septembre pour parrainer des élu-es-s kurdes emprisonnés en Turquie.

A ce jour onze députés et des centaines d’élus du HDP (parti démocrate des peuples) son destitués, internés et remplacés par des hommes soutenants la tentative de coup d’état de juillet 2016 et le pouvoir totalitaire en place depuis en Turquie. A l’initiative de l’association Amitiés kurdes Lyon, le parrainage d’élus permet de mettre à jour les pratiques totalitaires du gouvernement turc actuel et d’apporter un soutien aux élus qui vivent au quotidien la restriction des droits et des libertés dans leur pays. Les parrains et marraines s’engagent à prendre des nouvelles régulières de leur filleul incarcéré.

Zémorda Khelifi est à présent marraine de Belkiza Bestas EPÖZDEMIR, co-maire de Siirt, une élue engagée et courageuse, emprisonnée depuis 2017. Elle a été arrêtée en novembre 2016 pour « appartenance à une organisation terroriste » et emmenée en prison.

Béatrice Vessiller est pour sa part marraine de Mme Sabite EKINCI , maire de Varto. Elle a été arrêtée le 5 mai 2017, suite à des allégations d’appartenance à une organisation terroriste. Depuis lors, elle a été incarcérée.

Mme Ekinci, a également été démise de sa fonction de maire, un commissaire d’État a été nommé à la municipalité peu après son arrestation.

Les valeurs de liberté d’expression, pluralisme politique et démocratie que portent les élus du RC-EELV-FdG n’ont pas de frontières !

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Tracé du T6, signez la pétition !

Le SYTRAL a validé le 3 avril dernier la poursuite des études préalables pour le prolongement du tramway T6 à Villeurbanne.
Ce prolongement de la ligne actuellement en travaux devait partir des Hôpitaux Est pour rejoindre le campus de la Doua. C’est donc un tracé quasi exclusivement villeurbannais qui constitue un enjeu majeur pour la desserte, le développement urbain de la ville et les nombreux étudiants de la métropole de Lyon.
Or, le choix du tracé n’a fait l’objet d’aucun débat public, d’aucune information (hormis l’annonce d’études techniques) avant cette délibération du 3 avril. Ce tracé, pas davantage que d’autres, n’était dans le plan de mandat de Jean-Paul Bret, actuel maire de Villeurbanne : il n’en était tout simplement pas question, bien qu’inscrit au PDU depuis 1999.
En l’absence de toute concertation, mais sur les préconisations de l’Agence d’urbanisme (et du maire de Villeurbanne ?), un tracé passant par l’avenue Henri Barbusse a été privilégié. Les seules variantes encore à l’étude se situent entre Hôpitaux Est et Gare de Villeurbanne.
Or, l’Agora pour Villeurbanne, seule association ayant tenté de mettre les choix de tracés sur la place publique a bien montré que ce n’était pas le choix des Villeurbannais.e.s lorsqu’on leur demandait leur avis (voir ici les résultats de la consultation citoyenne). L’avenue Henri Barbusse est belle et respirante : si c’est une « vitrine » du centre-ville, il faut la préserver en particulier pour y accueillir les nombreuses festivités tout au long de l’année (marché de Noël, Invites, Bons Plants, etc…).
Un tracé plus à l’Est, passant par exemple par la rue du Docteur Rollet,et aussi proche du métro Gratte-Ciel, qui continuerait rue des Bienvenus et rue Château Gaillard, paraitrait plus pertinent, plus simple techniquement et permettrait de développer des quartiers actuellement mal desservis.
Mais il semble que les priorités soient ailleurs : soigner l’image (un tramway devant la mairie) et permettre au plus grand nombre d’aller consommer dans le nouveau grand centre commercial de la ZAC Gratte-ciel Nord en y déposant les passagers à un terminus qui se situerait dans son cœur.
Car c’est le deuxième annonce inquiétante : un prolongement en deux phases, repoussant la liaison à la Doua aux calendes grecques ! Nous savons très bien que ce type d’aménagement soi-disant temporaire peut durer indéfiniment (cf métro B qui n’a jamais desservi la Doua). Aucun étudiant ne prendra alors le T6 pour rejoindre la Doua
Si le pôle générateur d’emploi de l’usine ACI pose problème, autant relancer des études techniques pour un tracé situé plus à l’Est et faisable en totalité en une seule phase.
Pour toutes ces raisons, nous demandons donc que le Sytral envisage de relancer des études sérieuses d’un tracé situé plus à l’Est que le tracé actuellement projeté et que s’engage une véritable concertation avec les Villeurbannaises et Villeurbannais.

La pétition : https://chn.ge/2J7w3Ze

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Communiqué de presse – Réaction des écologistes villeurbannais à la démission de Nicolas Hulot

La démission de Nicolas Hulot est un véritable moment de vérité et de sincérité.
Ecologiste convaincu face à un gouvernement hostile, Nicolas Hulot s’est libéré.

Sa démission sonne comme un électrochoc qui nous incite tous à réfléchir et à agir pour le changement face à l’urgence écologique globale qui est là, un peu plus tous les jours.
Elle met fin aux mystifications du président Macron : on ne peut pas à la fois être pour l’écologie et « en même temps » être soumis aux pires lobbies marchands des profits à court terme, des prédations de ressources et des dérèglements de tous ordres .

Nous saluons et partageons son appel à la mobilisation générale : pour notre santé et celle de la planète, pour les biens communs, pour l’avenir de nos enfants, pour la solidarité à toutes les échelles, pour notre humanité …

L’écologie politique, loin de l’écologie d’affichage, est seule capable de répondre au pire défi que l’humanité n’ait jamais rencontré,
c’est un enjeu supérieur qui détermine tout et qui doit en particulier remettre en cause l’ordre économique injuste et mortifère du monde actuel.

Pour assurer la transition écologiste, nous avons besoin d’écologistes aux pouvoirs, partout !

Béatrice VESSILLER, conseillère municipale, vice-présidente Grand Lyon et Jean-Claude RAY, secrétaire EELV Villeurbanne

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Bilan mi-mandat des élus EELV – FDG

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Retrouvez ici le bilan de mi-mandat des élus EELV – FdG ! Cliquez sur l’image pour lire le document !
EELVFDG-Bilan-mi-mandat-Vignette

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Contribution au PLU-H du groupe des élus Rassemblement citoyen – EELV – FdG – Juin 2018

Un document difficile d’accès pour les citoyens

La démarche d’élaboration de ce document de planification a été longue et importante : plus de 9000 personnes mobilisées, et plus de 3000 contributions initiales. 70 % des contributions concernent le défi environnemental, c’est dire si ce dernier est pour nos concitoyens au cœur de leurs préoccupations et surtout de celles de  demain. Nous notons que, par ordre de classement, les thématiques citées dans les différentes contributions sont : « la limitation de l’extension urbaine, l’organisation urbaine, la mobilité et les déplacements, la nature en ville, le cadre de vie, la sécurité et la santé, les trames verte et bleue, les ressources et déchets ». La question de l’aménagement, des mobilités et de la nature en ville sont donc des vecteurs de discussion importants à prendre en considération de manière prépondérante.

Nous regrettons cependant le manque de démocratisation de ce document complexe que constitue le PLU-H. Document important pour une ville et la qualité de vie de ses habitants ; ceux-ci le connaissent finalement très peu. Malgré les réunions organisées à Villeurbanne, notamment pour les conseils de quartier, nos concitoyens sont encore loin de s’approprier ce document très technique (15 documents entre les plans et les rapports).

Ralentir la croissance urbaine et démographique à Villeurbanne

Nous sommes très inquiets sur l’enjeu de la croissance urbaine et démographique qui est trop forte à Villeurbanne depuis plusieurs décennies, trop forte, pour satisfaire à la fois les besoins d’équipements publics et la qualité de vie.

La  ville a gagné 21 500 habitants en 15 ans entre 1999 et 2015, soit 1400 habitants par an, ce qui constitue une croissance très élevée.  Avec ce PLU-H (et le SCOT voté en 2010), la croissance est moindre mais reste très élevée : l’objectif est d’accueillir 20 000 nouveaux habitants d’ici 2030, soit 1000 habitants par an. La ville a besoin de respirer, avec notamment des  parcs publics en proximité, et de renforcer ses équipements et services publics actuellement en tension au regard de cette démographie galopante. La ville y a pallié avec des écoles provisoires ! La pression est aujourd’hui également très forte sur les piscines et les stades.

Nous souhaitons que cette croissance se ralentisse et notamment dans les secteurs déjà très denses, dans lesquels la construction doit se faire en priorité  vers les opérations publiques, et pas dans le diffus, dont dans la ZAC de Gratte Ciel, dans le Terrain des sœurs, et  dans les quartiers plus à l’Est, Grandclément, La Soie et Saint Jean. Pour Saint Jean, il faut d’abord  accélérer la définition du projet urbain avec les habitants (études en cours depuis 2006, et toujours pas de projet défini !).

Le développement des secteurs de mixité sociale et de taille minimale de logements est positif, avec une part obligatoire de logement social et très social dans les constructions de plus de 1000m2 de plancher, et une part de logements de plus de 66 ou 80 m2, pour limiter la construction par les promoteurs de petits logements locatifs, qui sont lucratifs pour les investisseurs mais ne répondent pas à la demande de grands logements.

Pour favoriser la construction de logements abordables, en particulier dans les communes tendues ou en déficit SRU,  il faut une politique foncière ambitieuse, qui agisse pour réguler les prix du foncier  qui s’envolent depuis 20 ans. Le PLU-H et notamment ses orientations en matière d’habitat (POA : programme d’orientations et d’actions pour l’habitat) doivent montrer un engagement en ce sens, avec par exemple la création d‘un office foncier solidaire métropolitain

Dans le PLU-H, le développement de zones mixtes, habitat/activités économiques, notamment artisanales est un point positif pour préserver des lieux d’emplois dans la ville et faciliter l’installation d’artisans, de commerces de proximité.

Le maintien des zones pavillonnaires est un enjeu important : le PLU–H présente ces quartiers comme étant une « partie de l’ADN urbain de Villeurbanne » ( cf cahier communal) p7, et les décrit  dans le document d’intérêt patrimonial. Dans ce sens, nous regrettons qu’une quarantaine de maisons, notamment vers le boulevard Einstein, soit sortie de la zone pavillonnaire au profit d’une zone où seront autorisés des immeubles.

Renforcer l’approche environnementale et la végétalisation de la ville

  • Notons que les efforts sur la connaissance des milieux naturels de notre agglomération ont porté leurs fruits puisqu’une centaine de corridors écologiques à l’échelle de la Métropole ont été recensés et inscrits au projet. A Villeurbanne, nous souscrivons, à l’objectif de développement de l’armature des parcs et de la nature en ville. Cela doit être partout dans la ville. Villeurbanne est un des secteurs les plus artificialisés du bassin – centre (cf cahier communal p6). Pour s’adapter au réchauffement climatique, la végétalisation est un enjeu majeur : il faut ombrager la ville, la végétaliser, laisser l’eau de pluie s’infiltrer… et offrir ainsi aux habitants plus d’espaces de détente et de respiration.
  • L’instauration d’un coefficient de pleine terre est une bonne chose, notamment pour éviter des plantations de petite taille sur des garages. Mais nous souhaitons que les zones Uri1a deviennent des zones Uri1b, voire c, avec un  coefficient porté à 30, voire à 40%.
  • Nous avons lu avec attention l’avis de l’autorité environnementale sur le PLU-H qui préconise de « revoir à la baisse les zones d’urbanisation future ». Nous  partageons tout à fait ce point de vue pour des questions de qualité environnementale globale et de qualité de vie des habitants, et cela doit particulièrement s’appliquer à l’ancien terrain du centre équestre de la Doua : il doit rester à vocation naturelle avec la réalisation d’un parc qui permette aussi de préserver le jardin partagé du Vert Luizet. La Métropole a classé ce terrain pour y construire des bâtiments de recherche/développement en lien avec le campus, mais ceux-ci peuvent trouver leur place sur le campus ! Le PLU-H ne comprend pas suffisamment de parcs publics de quartier : nous souhaitons que de nouveaux projets y soient inscrits.
  • Le PLU-H présente le projet de Grandclément et plusieurs petits parcs dans les projets urbains partenariaux ou certains quartiers. Nous notons ces avancées pour renforcer la végétalisation, mais nous pensons que 4 ha de nouvelles réserves au vu des 20 000 habitants supplémentaires (dont la plupart sont déjà connues dans les PUP ou les ZAC) ne suffiront pas (13 réserves pour parcs à comparer aux quelque 150 réserves pour les élargissements ou création de voirie…).
  • Toujours concernant les parcs, nous avons noté aussi que sur le dépôt d’Alsace, est indiqué une réserve pour un parc. Dans ce quartier très dense qui manque d’espaces verts, il y en aurait besoin mais un dépôt de bus en plein centre est intéressant pour le fonctionnement des TCL (cela évite des kms de bus vides pour aller dans un dépôt en périphérie) et c’est un lieu intéressant au titre du patrimoine et de l’histoire industrielle de la ville. A la place des zones UE1 et UE2, rue A. France, entre le rues Louis Adam et Mansard, un futur parc est à inscrire rapidement.
  • Rue J. Jaurès, après la réalisation du parc Hugentobler, qui est une vraie réussite, il reste un terrain en contre-bas des résidences étudiants construites à l’ouest de l’esplanade. Au lieu de bâtir encore la parcelle aujourd’hui naturelle (H22), nous demandons l’extension du parc Hugentobler : cela permettra aussi une vue sur la zone arborée privée de la rue L. Braille et maintiendra la continuité de la trame verte du quartier.
  • Un contrôle doit être réalisé après la construction pour vérifier le respect des règles imposées au PLU-H, notamment la part de la végétalisation et le respect du coefficient de pleine terre par les promoteurs.
  • La mise en valeur des berges du canal est  un projet intéressant, nous y ajoutons la nécessaire amélioration de l’accès de ce site à vélo, par Cusset et Croix Luizet car aujourd’hui, il n’y a pas d‘itinéraire sécurisé en modes actifs depuis le centre de Villeurbanne. Nous rappelons aussi notre proposition de nouvelle passerelle modes doux entre les 2 ponts actuels (cf plus loin).
  • Certains espaces boisés classés sont des zones constructibles, donc susceptibles d’être détruits (dans certaines conditions et avec autorisation) : nous demandons qu’ils soient strictement protégés, avec par exemple un classement en zone UL : c’est le cas de l’EBC rue Château Gaillard (vers la résidence de personnes âgées). De même le parc Natalie Gautier n’apparaît pas dans un zonage UL, ni même avec des espaces boisés classés
  • Rue Octavie, la réserve pour emplacement réservé d’un espace vert (en prolongation du parc rue Château Gaillard), prévu au PLU actuel a disparu dans le projet de PLU-H : nous demandons à ce qu’elle soit réintégrée.

Mobilité et modes actifs

  • Le développement souhaité des modes actifs de déplacement est également un axe fort avec l’augmentation de l’obligation de construire des places de stationnement vélos. La règle passe de 1 m² de place vélo pour 100 m² de surface à construire dans l’actuel PLU à 1,5 m² pour 60 m² dans le PLU-H, soit plus d’un doublement, avec une exigence d’accessibilité de ces stationnements vélo dans les immeubles : c’est très positif. Néanmoins, le maillage cyclable doit être amélioré dans l’ensemble de la ville : pour désenclaver le quartier de Saint jean, nous demandons la création d’une passerelle modes doux entre les ponts de Croix-Luizet et Cusset au-dessus du canal et du périphérique. Un emplacement réservé pour l’implantation de cet ouvrage est nécessaire au PLU-H
  • Concernant les futurs axes forts de transport en commun, le PLU-H ne contient aucune information sur le projet de tramway T6. Pourtant, le passage du tramway T6 semble désormais acté et passera par l’avenue Barbusse (cf. déclarations du maire dans la presse et en réunion publique). Ce choix a été entériné sans concertation avec les citoyens, alors  que d’autres parcours auraient pu être étudiés, pour une meilleure desserte d’autres quartiers de Villeurbanne. D’autant qu’il est à craindre un terminus de la ligne de tram T6 à Gratte-Ciel, au lieu de la Doua, ce qui ne permettrait pas une liaison complète de l’axe Sud/Nord de Villeurbanne. Alors que  le PLU-H doit indiquer les axes structurants de déplacements, et en quoi ils sont cohérents avec le  développement urbain, il est tout à fait regrettable que cette ligne dont la réalisation est envisagée dès le début des années 2020, ne soit pas inscrite au PLU-H ! On ne donne pas toutes les informations aux citoyens…

Des besoins d’équipements publics (écoles, gymnases, stades…)

  • Même si de nouvelles écoles sont en cours ou si des extensions sont prévues à Grandclément et la Soie, il faut une meilleure anticipation que précédemment, car le retard pris depuis plusieurs années, au vu des hausses de populations ne se rattrape pas facilement. De plus, nous sommes réticents sur les projets d’extension car certains groupes scolaires ont déjà un nombre de classes trop élevé (A. France, E. Herriot, Croix Luizet, Jean Moulin…),  ce qui est préjudiciable à un enseignement apaisé et de qualité.
  • Sur Saint Jean, le territoire de projets doit permettre de garder une offre sportive importante sur le quartier (au moins un des grands terrains de sport) du cœur de quartier, mais aussi le caractère pavillonnaire du secteur situé entre la rue de l’Epi de blé et la rue des Jardins.

Des éléments patrimoniaux à préserver

  • Nous regrettons que le tènement industriel des 101 à 107 rue du 1er mars soit à terme démoli pour une opération immobilière d’activités. Ce bâti constitue pour nous un élément de bâti à préserver et nous souhaiterions que le projet urbain soit élaboré à partir de sa préservation. Il en est de même pour l’usine ACI.
  • L’immeuble au 51 rue L. Blum est un bâtiment intéressant, et dit demeurer dans le PLU-H comme élément bâti à préserver, alors que la Ville demande qu’il soit sorti de cette classification pour préserver les possibilités de composition urbaine, dans le cadre du projet Grandclement. Nous pensons au contraire, que le plan de composition, et notamment l’élargissement à terme de l’impasse Carotte, doit se faire sur l’autre rive de l’impasse, pour préserver  ce bâtiment, qui est un des éléments intéressants qui est encore debout dans ce quartier !

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Vœu déposé au Conseil Municipal du 28 mai 2018 et relatif aux familles hébergées dans les squatts des rues Baudin et Bourgchanin

Il y a près d’un an, M. Macron déclarait dans un discours sur l’accueil des réfugiés « Je ne veux plus personne dans les rues d’ici la fin de l’année ».

Pourtant, encore chaque jour, des personnes, quelle que soit leur nationalité, vivent et meurent dans la rue.

Et, alors que la France est régulièrement épinglée / critiquée par les instances internationales sur sa piètre et indigne gestion des migrant-es, la loi Asile-Immigration piétine les valeurs de la République avec des mesures attentatoires aux libertés et sécurité des migrant.e.s, indignes des français.e.s qui se battent au quotidien pour garantir un accueil solidaire.

Récemment encore, ce sont des militants de Génération Identitaire qui ont investi un col des Alpes emprunté par les migrants, tentant par la violence, de leur bloquer le passage pour les laisser mourir de froid dans la neige, par des températures pouvant descendre jusqu’à moins 20 ̊.

L’arrivée des migrants est importante dans les villes et métropoles, dont la nôtre traditionnellement ville d’accueil. Trop de personnes sont encore sans solution sur le Grand Lyon. Pourtant, la Métropole et plusieurs villes du territoire se sont impliquées dans l’accueil de ces publics ou l’hébergement d’urgence, et tout particulièrement Villeurbanne, avec l’ouverture d’un Centre d’accueil et d’orientation suite au démantèlement du camp de Calais, la mobilisation de lieux pour le plan Grand froid, la mise à l’abri pendant l’hiver de plusieurs familles soutenus par les collectifs « Jamais sans toit », la mise à disposition d’un gymnase en urgence suite à l’incendie du squat Baudin.

C’est ce squat, ainsi  que celui de la rue Bourgchanin (appelés Amphi Z et Maison Mandela) qui vont être démolis dans les prochains mois pour les futurs gymnase et collège de Cusset.

Le Plan froid est arrivé à échéance depuis plusieurs semaines et ces bâtiments sont toujours actuellement occupés par une centaines de personnes, dont des familles, restées sans solution, alors qu’elles auraient dû se voir proposer par l’Etat, une solution de relogement cet hiver. La construction de cet équipement sportif, dont il n’est pas remis en question qu’il est indispensable à notre ville, pourrait les menacer d’être à la rue si des solutions préventives ne sont pas trouvées.

Considérant que, malgré les efforts de la Ville de Villeurbanne, les dispositifs d’hébergement d’urgence organisés par l’État sont encore insuffisants ;

Le Conseil municipal de Villeurbanne :

- apporte son soutien aux familles sans solution d’hébergement et logées dans les squats des rues Baudin et Bourgchanin,

- demande une rencontre entre Représentant.e.s de la Ville, de la Métropole, de l’État et les collectifs de soutien aux migrant.e.s, afin d’envisager la mobilisation du patrimoine vacant de l’État et des collectivités 

- demande au Préfet qu’une solution soit trouvée pour un hébergement d’urgence pour les personnes menacées de retourner à la rue, et ce d’autant plus urgemment que la Métropole a engagé une procédure d’expulsion au tribunal, avec une audience qui s’est tenue aujourd’hui.

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Les questions en suspens de la future salle Arena

Cette délibération relative à la division parcellaire et le lancement des procédures de déclassement pour le projet de salle Arena nous invitent à poser quelques questions. Il semble que la conduite de ce projet privé multi-partenaires n’est pas simple, ce qui peut se comprendre, mais nous pensons qu’il doit rester le plus transparent possible pour les élus et les citoyens, dans son agenda, ses finances et son aménagement.

Vous avez indiqué en commission que le permis de construire serait délivré en 2019 pour une livraison du nouvel équipement en 2021. Mais plusieurs questions directement liées au futur aménagement et à la vie du quartier restent en suspens.

  • Quel est le montant envisagé du prix de cession du foncier par la Ville à l’opérateur ou, si c’est un bail à construction, ce qu’on lit dans la presse, quel serait le montant du loyer ?

  • Les études pour aménager les abords de la salle et améliorer l’accessibilité du site, ont-elles été lancées par la  Métropole ? Sans doute sur certains points puisque nous votons (ou avons voté?) au Plu-H une demande de modification de l’implantation des hôtels et commerces plus près du boulevard Bonnevay pour une meilleure visibilité…

  • Sur la démolition du stade Georges Lyvet ; il nous a été indiqué en commission qu »il serait reconstitué  sur le site Boiron Granger. Le calendrier de sa construction permettra-t-il que le nouveau stade soit livré dès que G.Lyvet sera rendu inutilisable du fait du projet Arena, SVP?

Enfin, en septembre 2016, nous avions demandé la mise en place d’une commission générale sur le sujet de l’Arena et vous nous aviez répondu que cela viendrait mais que c’était prématuré à ce moment-là, la phase d’avant-projet n’étant pas finalisée. Des éléments de programmation doivent à présent être aboutis. Nous sommes toujours intéressés par leur présentation en commission générale. Cela permettrait de pouvoir prendre connaissance du projet, des aménagements aux abords et des éléments financiers qui auront un impact sur les finances publiques.

Je vous remercie de vos réponses.

Nous voterons cette délibération

Béatrice Vessiller

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