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Bilan mi-mandat des élus EELV – FDG

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Retrouvez ici le bilan de mi-mandat des élus EELV – FdG ! Cliquez sur l’image pour lire le document !
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Contribution au PLU-H du groupe des élus Rassemblement citoyen – EELV – FdG – Juin 2018

Un document difficile d’accès pour les citoyens

La démarche d’élaboration de ce document de planification a été longue et importante : plus de 9000 personnes mobilisées, et plus de 3000 contributions initiales. 70 % des contributions concernent le défi environnemental, c’est dire si ce dernier est pour nos concitoyens au cœur de leurs préoccupations et surtout de celles de  demain. Nous notons que, par ordre de classement, les thématiques citées dans les différentes contributions sont : « la limitation de l’extension urbaine, l’organisation urbaine, la mobilité et les déplacements, la nature en ville, le cadre de vie, la sécurité et la santé, les trames verte et bleue, les ressources et déchets ». La question de l’aménagement, des mobilités et de la nature en ville sont donc des vecteurs de discussion importants à prendre en considération de manière prépondérante.

Nous regrettons cependant le manque de démocratisation de ce document complexe que constitue le PLU-H. Document important pour une ville et la qualité de vie de ses habitants ; ceux-ci le connaissent finalement très peu. Malgré les réunions organisées à Villeurbanne, notamment pour les conseils de quartier, nos concitoyens sont encore loin de s’approprier ce document très technique (15 documents entre les plans et les rapports).

Ralentir la croissance urbaine et démographique à Villeurbanne

Nous sommes très inquiets sur l’enjeu de la croissance urbaine et démographique qui est trop forte à Villeurbanne depuis plusieurs décennies, trop forte, pour satisfaire à la fois les besoins d’équipements publics et la qualité de vie.

La  ville a gagné 21 500 habitants en 15 ans entre 1999 et 2015, soit 1400 habitants par an, ce qui constitue une croissance très élevée.  Avec ce PLU-H (et le SCOT voté en 2010), la croissance est moindre mais reste très élevée : l’objectif est d’accueillir 20 000 nouveaux habitants d’ici 2030, soit 1000 habitants par an. La ville a besoin de respirer, avec notamment des  parcs publics en proximité, et de renforcer ses équipements et services publics actuellement en tension au regard de cette démographie galopante. La ville y a pallié avec des écoles provisoires ! La pression est aujourd’hui également très forte sur les piscines et les stades.

Nous souhaitons que cette croissance se ralentisse et notamment dans les secteurs déjà très denses, dans lesquels la construction doit se faire en priorité  vers les opérations publiques, et pas dans le diffus, dont dans la ZAC de Gratte Ciel, dans le Terrain des sœurs, et  dans les quartiers plus à l’Est, Grandclément, La Soie et Saint Jean. Pour Saint Jean, il faut d’abord  accélérer la définition du projet urbain avec les habitants (études en cours depuis 2006, et toujours pas de projet défini !).

Le développement des secteurs de mixité sociale et de taille minimale de logements est positif, avec une part obligatoire de logement social et très social dans les constructions de plus de 1000m2 de plancher, et une part de logements de plus de 66 ou 80 m2, pour limiter la construction par les promoteurs de petits logements locatifs, qui sont lucratifs pour les investisseurs mais ne répondent pas à la demande de grands logements.

Pour favoriser la construction de logements abordables, en particulier dans les communes tendues ou en déficit SRU,  il faut une politique foncière ambitieuse, qui agisse pour réguler les prix du foncier  qui s’envolent depuis 20 ans. Le PLU-H et notamment ses orientations en matière d’habitat (POA : programme d’orientations et d’actions pour l’habitat) doivent montrer un engagement en ce sens, avec par exemple la création d‘un office foncier solidaire métropolitain

Dans le PLU-H, le développement de zones mixtes, habitat/activités économiques, notamment artisanales est un point positif pour préserver des lieux d’emplois dans la ville et faciliter l’installation d’artisans, de commerces de proximité.

Le maintien des zones pavillonnaires est un enjeu important : le PLU–H présente ces quartiers comme étant une « partie de l’ADN urbain de Villeurbanne » ( cf cahier communal) p7, et les décrit  dans le document d’intérêt patrimonial. Dans ce sens, nous regrettons qu’une quarantaine de maisons, notamment vers le boulevard Einstein, soit sortie de la zone pavillonnaire au profit d’une zone où seront autorisés des immeubles.

Renforcer l’approche environnementale et la végétalisation de la ville

  • Notons que les efforts sur la connaissance des milieux naturels de notre agglomération ont porté leurs fruits puisqu’une centaine de corridors écologiques à l’échelle de la Métropole ont été recensés et inscrits au projet. A Villeurbanne, nous souscrivons, à l’objectif de développement de l’armature des parcs et de la nature en ville. Cela doit être partout dans la ville. Villeurbanne est un des secteurs les plus artificialisés du bassin – centre (cf cahier communal p6). Pour s’adapter au réchauffement climatique, la végétalisation est un enjeu majeur : il faut ombrager la ville, la végétaliser, laisser l’eau de pluie s’infiltrer… et offrir ainsi aux habitants plus d’espaces de détente et de respiration.
  • L’instauration d’un coefficient de pleine terre est une bonne chose, notamment pour éviter des plantations de petite taille sur des garages. Mais nous souhaitons que les zones Uri1a deviennent des zones Uri1b, voire c, avec un  coefficient porté à 30, voire à 40%.
  • Nous avons lu avec attention l’avis de l’autorité environnementale sur le PLU-H qui préconise de « revoir à la baisse les zones d’urbanisation future ». Nous  partageons tout à fait ce point de vue pour des questions de qualité environnementale globale et de qualité de vie des habitants, et cela doit particulièrement s’appliquer à l’ancien terrain du centre équestre de la Doua : il doit rester à vocation naturelle avec la réalisation d’un parc qui permette aussi de préserver le jardin partagé du Vert Luizet. La Métropole a classé ce terrain pour y construire des bâtiments de recherche/développement en lien avec le campus, mais ceux-ci peuvent trouver leur place sur le campus ! Le PLU-H ne comprend pas suffisamment de parcs publics de quartier : nous souhaitons que de nouveaux projets y soient inscrits.
  • Le PLU-H présente le projet de Grandclément et plusieurs petits parcs dans les projets urbains partenariaux ou certains quartiers. Nous notons ces avancées pour renforcer la végétalisation, mais nous pensons que 4 ha de nouvelles réserves au vu des 20 000 habitants supplémentaires (dont la plupart sont déjà connues dans les PUP ou les ZAC) ne suffiront pas (13 réserves pour parcs à comparer aux quelque 150 réserves pour les élargissements ou création de voirie…).
  • Toujours concernant les parcs, nous avons noté aussi que sur le dépôt d’Alsace, est indiqué une réserve pour un parc. Dans ce quartier très dense qui manque d’espaces verts, il y en aurait besoin mais un dépôt de bus en plein centre est intéressant pour le fonctionnement des TCL (cela évite des kms de bus vides pour aller dans un dépôt en périphérie) et c’est un lieu intéressant au titre du patrimoine et de l’histoire industrielle de la ville. A la place des zones UE1 et UE2, rue A. France, entre le rues Louis Adam et Mansard, un futur parc est à inscrire rapidement.
  • Rue J. Jaurès, après la réalisation du parc Hugentobler, qui est une vraie réussite, il reste un terrain en contre-bas des résidences étudiants construites à l’ouest de l’esplanade. Au lieu de bâtir encore la parcelle aujourd’hui naturelle (H22), nous demandons l’extension du parc Hugentobler : cela permettra aussi une vue sur la zone arborée privée de la rue L. Braille et maintiendra la continuité de la trame verte du quartier.
  • Un contrôle doit être réalisé après la construction pour vérifier le respect des règles imposées au PLU-H, notamment la part de la végétalisation et le respect du coefficient de pleine terre par les promoteurs.
  • La mise en valeur des berges du canal est  un projet intéressant, nous y ajoutons la nécessaire amélioration de l’accès de ce site à vélo, par Cusset et Croix Luizet car aujourd’hui, il n’y a pas d‘itinéraire sécurisé en modes actifs depuis le centre de Villeurbanne. Nous rappelons aussi notre proposition de nouvelle passerelle modes doux entre les 2 ponts actuels (cf plus loin).
  • Certains espaces boisés classés sont des zones constructibles, donc susceptibles d’être détruits (dans certaines conditions et avec autorisation) : nous demandons qu’ils soient strictement protégés, avec par exemple un classement en zone UL : c’est le cas de l’EBC rue Château Gaillard (vers la résidence de personnes âgées). De même le parc Natalie Gautier n’apparaît pas dans un zonage UL, ni même avec des espaces boisés classés
  • Rue Octavie, la réserve pour emplacement réservé d’un espace vert (en prolongation du parc rue Château Gaillard), prévu au PLU actuel a disparu dans le projet de PLU-H : nous demandons à ce qu’elle soit réintégrée.

Mobilité et modes actifs

  • Le développement souhaité des modes actifs de déplacement est également un axe fort avec l’augmentation de l’obligation de construire des places de stationnement vélos. La règle passe de 1 m² de place vélo pour 100 m² de surface à construire dans l’actuel PLU à 1,5 m² pour 60 m² dans le PLU-H, soit plus d’un doublement, avec une exigence d’accessibilité de ces stationnements vélo dans les immeubles : c’est très positif. Néanmoins, le maillage cyclable doit être amélioré dans l’ensemble de la ville : pour désenclaver le quartier de Saint jean, nous demandons la création d’une passerelle modes doux entre les ponts de Croix-Luizet et Cusset au-dessus du canal et du périphérique. Un emplacement réservé pour l’implantation de cet ouvrage est nécessaire au PLU-H
  • Concernant les futurs axes forts de transport en commun, le PLU-H ne contient aucune information sur le projet de tramway T6. Pourtant, le passage du tramway T6 semble désormais acté et passera par l’avenue Barbusse (cf. déclarations du maire dans la presse et en réunion publique). Ce choix a été entériné sans concertation avec les citoyens, alors  que d’autres parcours auraient pu être étudiés, pour une meilleure desserte d’autres quartiers de Villeurbanne. D’autant qu’il est à craindre un terminus de la ligne de tram T6 à Gratte-Ciel, au lieu de la Doua, ce qui ne permettrait pas une liaison complète de l’axe Sud/Nord de Villeurbanne. Alors que  le PLU-H doit indiquer les axes structurants de déplacements, et en quoi ils sont cohérents avec le  développement urbain, il est tout à fait regrettable que cette ligne dont la réalisation est envisagée dès le début des années 2020, ne soit pas inscrite au PLU-H ! On ne donne pas toutes les informations aux citoyens…

Des besoins d’équipements publics (écoles, gymnases, stades…)

  • Même si de nouvelles écoles sont en cours ou si des extensions sont prévues à Grandclément et la Soie, il faut une meilleure anticipation que précédemment, car le retard pris depuis plusieurs années, au vu des hausses de populations ne se rattrape pas facilement. De plus, nous sommes réticents sur les projets d’extension car certains groupes scolaires ont déjà un nombre de classes trop élevé (A. France, E. Herriot, Croix Luizet, Jean Moulin…),  ce qui est préjudiciable à un enseignement apaisé et de qualité.
  • Sur Saint Jean, le territoire de projets doit permettre de garder une offre sportive importante sur le quartier (au moins un des grands terrains de sport) du cœur de quartier, mais aussi le caractère pavillonnaire du secteur situé entre la rue de l’Epi de blé et la rue des Jardins.

Des éléments patrimoniaux à préserver

  • Nous regrettons que le tènement industriel des 101 à 107 rue du 1er mars soit à terme démoli pour une opération immobilière d’activités. Ce bâti constitue pour nous un élément de bâti à préserver et nous souhaiterions que le projet urbain soit élaboré à partir de sa préservation. Il en est de même pour l’usine ACI.
  • L’immeuble au 51 rue L. Blum est un bâtiment intéressant, et dit demeurer dans le PLU-H comme élément bâti à préserver, alors que la Ville demande qu’il soit sorti de cette classification pour préserver les possibilités de composition urbaine, dans le cadre du projet Grandclement. Nous pensons au contraire, que le plan de composition, et notamment l’élargissement à terme de l’impasse Carotte, doit se faire sur l’autre rive de l’impasse, pour préserver  ce bâtiment, qui est un des éléments intéressants qui est encore debout dans ce quartier !

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squat-baudin

Vœu déposé au Conseil Municipal du 28 mai 2018 et relatif aux familles hébergées dans les squatts des rues Baudin et Bourgchanin

Il y a près d’un an, M. Macron déclarait dans un discours sur l’accueil des réfugiés « Je ne veux plus personne dans les rues d’ici la fin de l’année ».

Pourtant, encore chaque jour, des personnes, quelle que soit leur nationalité, vivent et meurent dans la rue.

Et, alors que la France est régulièrement épinglée / critiquée par les instances internationales sur sa piètre et indigne gestion des migrant-es, la loi Asile-Immigration piétine les valeurs de la République avec des mesures attentatoires aux libertés et sécurité des migrant.e.s, indignes des français.e.s qui se battent au quotidien pour garantir un accueil solidaire.

Récemment encore, ce sont des militants de Génération Identitaire qui ont investi un col des Alpes emprunté par les migrants, tentant par la violence, de leur bloquer le passage pour les laisser mourir de froid dans la neige, par des températures pouvant descendre jusqu’à moins 20 ̊.

L’arrivée des migrants est importante dans les villes et métropoles, dont la nôtre traditionnellement ville d’accueil. Trop de personnes sont encore sans solution sur le Grand Lyon. Pourtant, la Métropole et plusieurs villes du territoire se sont impliquées dans l’accueil de ces publics ou l’hébergement d’urgence, et tout particulièrement Villeurbanne, avec l’ouverture d’un Centre d’accueil et d’orientation suite au démantèlement du camp de Calais, la mobilisation de lieux pour le plan Grand froid, la mise à l’abri pendant l’hiver de plusieurs familles soutenus par les collectifs « Jamais sans toit », la mise à disposition d’un gymnase en urgence suite à l’incendie du squat Baudin.

C’est ce squat, ainsi  que celui de la rue Bourgchanin (appelés Amphi Z et Maison Mandela) qui vont être démolis dans les prochains mois pour les futurs gymnase et collège de Cusset.

Le Plan froid est arrivé à échéance depuis plusieurs semaines et ces bâtiments sont toujours actuellement occupés par une centaines de personnes, dont des familles, restées sans solution, alors qu’elles auraient dû se voir proposer par l’Etat, une solution de relogement cet hiver. La construction de cet équipement sportif, dont il n’est pas remis en question qu’il est indispensable à notre ville, pourrait les menacer d’être à la rue si des solutions préventives ne sont pas trouvées.

Considérant que, malgré les efforts de la Ville de Villeurbanne, les dispositifs d’hébergement d’urgence organisés par l’État sont encore insuffisants ;

Le Conseil municipal de Villeurbanne :

- apporte son soutien aux familles sans solution d’hébergement et logées dans les squats des rues Baudin et Bourgchanin,

- demande une rencontre entre Représentant.e.s de la Ville, de la Métropole, de l’État et les collectifs de soutien aux migrant.e.s, afin d’envisager la mobilisation du patrimoine vacant de l’État et des collectivités 

- demande au Préfet qu’une solution soit trouvée pour un hébergement d’urgence pour les personnes menacées de retourner à la rue, et ce d’autant plus urgemment que la Métropole a engagé une procédure d’expulsion au tribunal, avec une audience qui s’est tenue aujourd’hui.

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salle-arena

Les questions en suspens de la future salle Arena

Cette délibération relative à la division parcellaire et le lancement des procédures de déclassement pour le projet de salle Arena nous invitent à poser quelques questions. Il semble que la conduite de ce projet privé multi-partenaires n’est pas simple, ce qui peut se comprendre, mais nous pensons qu’il doit rester le plus transparent possible pour les élus et les citoyens, dans son agenda, ses finances et son aménagement.

Vous avez indiqué en commission que le permis de construire serait délivré en 2019 pour une livraison du nouvel équipement en 2021. Mais plusieurs questions directement liées au futur aménagement et à la vie du quartier restent en suspens.

  • Quel est le montant envisagé du prix de cession du foncier par la Ville à l’opérateur ou, si c’est un bail à construction, ce qu’on lit dans la presse, quel serait le montant du loyer ?

  • Les études pour aménager les abords de la salle et améliorer l’accessibilité du site, ont-elles été lancées par la  Métropole ? Sans doute sur certains points puisque nous votons (ou avons voté?) au Plu-H une demande de modification de l’implantation des hôtels et commerces plus près du boulevard Bonnevay pour une meilleure visibilité…

  • Sur la démolition du stade Georges Lyvet ; il nous a été indiqué en commission qu »il serait reconstitué  sur le site Boiron Granger. Le calendrier de sa construction permettra-t-il que le nouveau stade soit livré dès que G.Lyvet sera rendu inutilisable du fait du projet Arena, SVP?

Enfin, en septembre 2016, nous avions demandé la mise en place d’une commission générale sur le sujet de l’Arena et vous nous aviez répondu que cela viendrait mais que c’était prématuré à ce moment-là, la phase d’avant-projet n’étant pas finalisée. Des éléments de programmation doivent à présent être aboutis. Nous sommes toujours intéressés par leur présentation en commission générale. Cela permettrait de pouvoir prendre connaissance du projet, des aménagements aux abords et des éléments financiers qui auront un impact sur les finances publiques.

Je vous remercie de vos réponses.

Nous voterons cette délibération

Béatrice Vessiller

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patchwork

Taxe sur la publicité et extinction de l’éclairage nocturne des vitrines

Vous nous proposez d’augmenter les tarifs de la taxe, c’est bien mais cela ne doit pas permettre de laisser les enseignes allumer plus tard dans la nuit. Par ailleurs, un vide juridique existe sur ce sujet : les vidéos publicitaires dans les intérieurs de magasin, tout aussi polluantes dans l’espace public. Ces dernières ne sont pas taxées aujourd’hui: nous suggérons que cette proposition puisse être portée par la Ville de Villeurbanne au niveau national.

Cette délibération nous amène à vous questionner sur vos pouvoirs de police relatifs à l’éclairage nocturne des publicités et enseignes lumineuses.

Depuis le 1er juillet 2013, les bâtiments non résidentiels ont l’obligation d’être éteints la nuit, 1h après la fermeture de l’établissement et au plus tard à 1h du matin, jusqu’à 7h , ou 1h avant le début de l’activité. Sont concernés les bureaux, les vitrines, les magasins, les façades de bâtiments. Ces points, ainsi que les sanctions, sont cadrés par l’arrêté du 25 janvier 2013. Le code de l’environnement précise, quant à lui, que les enseignes et publicités lumineuses doivent également être éteintes à partir de 1h du matin. Ces éclairages nocturnes, inutiles sur ces plages horaires, ont en effet un fort coût environnemental. La réglementation vise ainsi à préserver l’environnement en réduisant la consommation d’électricité et les émissions de C02, mais également à préserver la biodiversité et la santé humaine, tous les êtres vivants étant impactés par la pollution lumineuse.

Un arrêté peut être pris pour habiliter des agents, dont ceux de la brigade nocturne de la Police Municipale, à effectuer les constats et établir les rapports. Cet arrêté est-il pris? Comme je vous l’ai demandé en commission économie, quels pouvoirs de police exercez-vous aujourd’hui ?

Cette question de la TLPE nous invite à évoquer de manière plus large la place de la publicité dans l’espace public. La publicité a un impact sur nos modes de vie, nos modes de consommation, l’environnement… Elle a un rôle néfaste auprès des enfants. La prolifération des panneaux publicitaires aux abords des écoles et collèges nous interroge : valeur de     surconsommation, critères de beauté, image des femmes…

L’argument économique des recettes générées ne saurait justifier la dégradation du cadre de vie. Villeurbanne a su depuis plusieurs années avancer sur le sujet, avec une réduction significative du nombre de panneaux et des types de supports (notamment suppression des trépieds devant les points de vente de promoteurs). Notre groupe vous propose, pour lutter contre la pollution visuelle, pour protéger les enfants, pour lutter contre le gaspillage énergétique et la pollution émise par ces dispositifs publicitaires, pour retrouver la beauté des villes et reconquérir les espaces urbains, de réduire l’affichage publicitaire au profit des espaces d’expression libre et d’information pour les collectivités. Si supprimer complètement la publicité est un doux souhait et peut être encore trop ambitieux aujourd’hui,  il n’en reste pas moins que la réduction de la publicité engagée par la ville depuis plusieurs années est déjà un message très positif pour la qualité de vie de nos concitoyens. Il faut continuer.

En vous remerciant pour les réponses que vous pourrez apporter.

Zémorda Khelifi

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La vie de l’urbanisme n’est pas un long PLU-H tranquille !

C’est peu dire que le plan local d’urbanisme est tout, sauf un document facile d’accès par les citoyens, surtout à travers les délibérations que vous nous proposez de voter, l’une en novembre dernier et l’autre aujourd’hui; cette dernière revient sur certains points demandés en novembre pour tenir compte de l’évolution des projets présentés par les promoteurs. « C’est la vie des projets ! », dites-vous, M. l’adjoint à l’urbanisme », mais qu’en sera-t-il dans 6 mois, quand il n’y aura plus moyens de demander encore des ajustements?

Plusieurs demandes que vous formulez dans cette délibération ont retenu notre attention :

    – Nous souscrivons aux propositions qui consistent à renforcer l’exigence sur la taille minimale des logements, ou à rabaisser les hauteurs sur certains quartiers, pour préserver l’ambiance urbaine existante, ou encore mieux traduire la volonté d’ilots mixtes habitat/activités artisanales et de faciliter l’agriculture urbaine ou l’implantation d’installations d’énergies renouvelables.

    – Sur le secteur de Croix Luizet, vous demandez que l’ancien terrain du centre équestre de la Doua soit classé en zone à vocation sportive. Pour notre part, nous pensons, comme nous l’avions dit en novembre, que ce grand tènement d’au moins 2 hectares reste à vocation naturelle avec la réalisation d’un parc et qui permette aussi de préserver le jardin partagé du Vert Luizet. La Métropole a classé ce terrain pour y construire des bâtiments de recherche/développement en lien avec le campus, mais ceux-ci peuvent trouver leur place sur le campus ! Par ailleurs, je vous invite à lire l’avis de l’autorité environnementale sur le PLU-H disponible avec tous les documents, dans le cadre de l’enquête publique: celui-ci préconise de revoir à la baisse les zones d’urbanisation future. Nous  partageons tout à fait ce point de vue pour des questions de qualité environnementale globale et de qualité de vie des habitants ;

-   Enfin nous regrettons que vous demandiez la suppression de la protection d’élément bâti à préserver de l’immeuble au 51 rue L. Blum.  C’est en effet un bâtiment intéressant, et dans le cadre du projet Grandclement, où l’architecte en chef est désigné depuis maintenant plus de 2 ans, on aurait pu penser qu’il ait intégré dans sa réflexion ce type d’éléments remarquables du quartier Grandclément : au rythme actuel des mutations de ce quartier, il n’y en a plus tant que ça, donc on pourrait faire en sorte que le plan de composition et notamment l’élargissement à terme de l’impasse Carotte se fasse sur l’autre rive de l’impasse, pour préserver  un des éléments intéressants qui est encore debout dans ce quartier!

 – Sur un plan patrimonial encore, nous regrettons que le tènement industriel des 101 à 107 rue du 1er mars soit à terme démoli pour une opération immobilière d’activités. Ce bâti constitue pour nous un élément de bâti à préserver et nous souhaiterions que le projet urbain soit élaboré à partir de sa préservation : on sait faire de belles réhabilitations dans d’anciens espaces industriels à Lyon, Bordeaux, ou ailleurs!

Nous voterons pour la délibération et ne manquerons pas d’exprimer ces points de vue à l’enquête publique !

Je vous remercie

Béatrice Vessiller

Pour déposer une contribution à l’enquête publique du PLU-H =>

https://www.registre-numerique.fr/pluh-grandlyon 

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pregnant carer helps her elderly pacient to her feet

Une résidence autonomie de 138 logements à Château Gaillard 

Cette délibération concerne le bail emphytéotique administratif que la Ville va signer avec Est Métropole Habitat pour la construction d’une résidence autonomie de 138 logements. Nous nous souvenons des débats que nous avions eus il y a presque 2 ans maintenant à propos de la fermeture des EHPAD J.Jaurès et Château Gaillard, demandée par l’Agence Régionale de Santé pour faire des résidences d’une taille plus importante, avec des moyens humains et médicaux suffisants. Outre le problème du déménagement des résidents que nous avions soulevé et qui a été traité finalement dans de bonnes conditions (notamment après la mobilisation des familles), nous nous inquiétions du nombre de places globales dont la ville bénéficierait à l’issue des restructurations envisagées. Celles-ci consistent aujourd’hui à construire 138 logements sur un seul site (angle rues Château Gaillard / Dupeuble) au lieu de 114 logements à Château Gaillard auxquels il faut ajouter, si je ne me trompe pas, les 18 places de l’EPAHD J. Jaurès, donc les 138 futurs logements autonomie sont à comparer aux 132 existants actuellement, ce qui conduira à une légère hausse de 6 logements, et non de 24 logements comme l’indique le compte-rendu de la commission.

Nous notons avec satisfaction que ce sont 138 logements tous éligibles à l’aide sociale, ce qui est évidemment important pour permettre à nos concitoyens séniors aux ressources modestes de bénéficier d’une solution adaptée à leurs besoins et leurs revenus. Cet enjeu de solidarité est bien évidemment très important et nous souhaitons que d’autres projets de ce type puissent voir le jour dans les années qui viennent car, avec le vieillissement et l’accroissement de la population, ce nouvel équipement ne suffira pas.

 Le bâtiment sera construit avec des exigences de performance énergétique, EMH sait très bien faire cela, et tant mieux ! Concernant les espaces extérieurs,  la délibération mentionne qu’à l’issue de la division parcellaire, la Ville disposera d’une réserve foncière  de 700m2. C’est une petite surface, néanmoins, nous pensons qu’elle pourra utilement constituer un espace de respiration végétalisé, arboré qui s’ajoutera aux espaces extérieurs de la résidence (prévus pour la pratique du sport ou du jardinage) et qui pourra aussi être un lieu récréatif pour les enfants qui fréquenteront le restaurant scolaire.

Nous voterons cette délibération.

Je vous remercie.

Béatrice Vessiller

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Emploi-Insertion

Fusionner les acteurs de l’insertion en tenant compte des spécificités des territoires et d’une meilleure gouvernance

La Métropole a fait le choix de faire évoluer la Maison de l’Emploi et de la Formation de Lyon sur son territoire en une structure métropolitaine d’insertion pour l’emploi et propose de prendre appui sur le Groupement d’Intérêt Public « Maison de l’emploi et de la formation de Lyon » préexistant, permettant de conserver cette structure juridique. Il s’agit par cette délibération d’approuver notamment l’avenant à la convention constitutive du GIP et de décider l’intégration de notre commune en qualité de membre constitutif.

La structure métropolitaine d’insertion pour l’emploi mettrait en œuvre deux actions majeures : la première consiste à développer l’action de mobilisation des entreprises du territoire en faveur de l’emploi des publics qui en sont les plus éloignés et notamment des bénéficiaires du RSA. La seconde est la coordination des acteurs du territoire, pour permettre la construction d’une offre de service en direction des demandeurs d’emploi éloignés de l’emploi pour les préparer et répondre à l’offre d’insertion développée avec l’entreprise.

 Nous avons regretté lors des votes du budget et du compte administratif au sein même de cette assemblée, la suppression d’un grand nombre de contrats aidés, certes imparfaits mais bien utiles pour faire fonctionner le secteur associatif et la cohésion sociale. Ces contrats permettent aussi de favoriser le retour à l’emploi de personnes particulièrement éloignées de l’emploi : de 476 000 contrats aidés au deuxième trimestre 2017, ce ne sont que 280 000 contrats aidés qui ont été votés dans la Loi de finances 2018. Par ailleurs, confrontés à une baisse importante des crédits de l’Etat et des difficultés qu’ils rencontrent, les acteurs de l’insertion doivent s’adapter à leur nouveau cahier des charges et fusionner entre eux. Ce sera le cas ici avec la disparition des 3 PLIE de la Métropole au profit de ce groupement d’intérêt public. Face à cet important désengagement de l’Etat, cette fusion est donc sans doute nécessaire pour mutualiser des moyens en diminution, pour assurer la pérennité des acteurs de l’insertion et poursuivre les activités d’emploi et d’insertion.

Par ailleurs, les acteurs de l’insertion le disent eux-mêmes : leur secteur est éminemment complexe de par la fragmentation entre différentes institutions et la multiplicité des dispositifs. Sans doute que les bénéficiaires  souvent déjà fragilisés par leurs situations, sont les premiers affectés par cet empilement d’échelons et d’acteurs, un millefeuille et une vraie usine à gaz. Fédérer les acteurs en commençant par fusionner les institutions permettra sans doute de clarifier un peu les choses aux yeux du bénéficiaire.

 Notons également l’action de mobilisation des entreprises du territoire en faveur de l’emploi des publics. Nous en sommes persuadés, c’est particulièrement avec le secteur de l’économie sociale et solidaire qu’il faut développer ces liens, c’est un secteur créateur d’emplois durables et non délocalisables, et une alternative crédible à l’approche financiarisée de l’économie, tout en respectant l’humain et l’environnement.

 Si nous souscrivons à ce nécessaire regroupement, il est important de le faire en restant vigilants sur un certain nombre de points.

 D’abord, la spécificité des territoires qui composent la Métropole de Lyon, tant au niveau du tissu économique que des spécificités démographiques des bénéficiaires les plus éloignés de l’emploi. A Villeurbanne notamment, les demandeurs d’emploi de longue et très longue durée, les foyers bénéficiaires du RSA et les seniors (au regard de l’emploi, ce sont les personnes  de plus de 50 ans) sont en nette augmentation ces dernières années, une hausse bien plus marquée à Villeurbanne qu’en moyenne dans la métropole. On observe également une surreprésentation de certains profils: c’est le cas notamment des bénéficiaires du RSA qui représentent 12% de la population Villeurbannaise, c’est un taux bien supérieur à celui observé à Lyon (8%) et dans la métropole (9%).

Certains domaines d’activité sont également nettement surreprésentés à Villeurbanne. Réduire le chômage, notamment celui des plus éloignés de l’emploi implique de comprendre finement le fonctionnement du marché du travail local, et non seulement métropolitain ou national.

 Notre crainte également est l’éloignement spatial entre lieux de résidence des bénéficiaires et lieu d’orientation des politiques publiques d’insertion. Un éloignement spatial à l’égard d’un public lui-même éloigné de l’emploi peut se faire au détriment de ce public, par sa méconnaissance.

Les PLIE font un travail de dentelle et de proximité avec ces personnes, et leur substitution par ce dispositif unique, dont le lieu sera situé à Lyon, peut accroître la distance entre bénéficiaires et ceux qui décident de la façon dont ce public doit être réinséré socialement et professionnellement. D’autant qu’en terme de gouvernance, il n’est fait référence ni aux bénéficiaires, ni aux organisations syndicales ou professionnelles, ni aux associations en rapport avec l’emploi ou la formation particulièrement concernées. Tous ces partenaires pourraient venir compléter la liste des membres, au moins à titre consultatif.

 Rappelons l’autre volet important des actions en faveur de l’insertion auxquelles devra contribuer ce groupement : celui des marchés publics. Il s’agit en effet d’inscrire dans ces marchés des clauses spécifiques, dites clauses d’insertion, qui obligent le titulaire du marché à faire appel à des personnels en insertion. C’est un levier important, auquel les collectivités locales doivent participer.

Nous voterons ce rapport en souhaitant vivement, qu’il réponde à la hauteur des enjeux solidaires, écologiques et démocratiques.

Zémorda Khelifi

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Les migrants des squatts de Cusset doivent être hébergés!

Pour construire le gymnase du futur collège de Cusset, la Ville devra disposer des terrains nus, c’est-à dire que les bâtiments situés sur ces terrains et appartenant à la Métropole devront être démolis. Or, ils sont occupés illégalement par une centaine de personnes, des migrants qui n’ont eu d’autre solution au cœur de l’hiver, que de se mettre à l’abri, en l’absence de propositions d’hébergement d’urgence par l’Etat, alors que cela relevait de sa responsabilité. Certes,  les nouveaux gymnases et collège sont nécessaires, mais nous regrettons que l’Etat n’ait pas voulu, comme vous l’aviez suggéré M. le Maire, et nous vous avons soutenu en ce sens, d’une convention d’occupation temporaire avec un accompagnent social par une association. Des modalités que la loi ELAN en cours de discussion au Parlement va rendre plus faciles. En l’absence de cette volonté du préfet pour une solution temporaire innovante, nous souhaitons que l’Etat prenne ses responsabilités et trouve des solutions pour les familles avec enfants et pour les personnes seules qui sont aujourd’hui dans ces bâtiments. Une manière d’être  » Villeurbanne, la  ville accueillante » que vous défendez M. le Maire et nous y souscrivons.

Nous voterons bien sur cette délibération.

Béatrice Vessiller

 

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Mettre la santé au coeur des politiques publiques dans les quartiers politique de la ville

Nous souhaitons exprimer notre soutien à ce projet d’évaluation d’Impact en Santé sur le quartier Saint Jean. Cette démarche partenariale permettra de mieux prendre en compte les enjeux de santé dans la rénovation urbaine qui s’annonce. Nous saluons donc l’initiative car mettre la santé au cœur des politiques publiques pour ce quartier est très positif,  et nous suggérons que la dimension  « santé-environnement » soit bien prise en compte dans le travail. Une fois l’étude terminée, nous sommes intéressés pour être destinataires des conclusions de cette évaluation d’impact en santé.

Je vous remercie de votre attention,

Zémorda Khelifi

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