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L’orientation scolaire ou l’enjeu fondamental de lutte contre les inégalités

Monsieur le Maire, chers collègues,

La ville de Villeurbanne souhaite développer une action de prévention des discriminations à l’orientation scolaire, discriminations d’origine multifactorielle : sociale, migratoire et de sexe. En effet, selon les études que vous rappelez dans la délibération, les orientations après le collège sont différenciées selon l’origine et le sexe des jeunes enquêtés. Les descendants d’immigrées sont moins souvent orientés vers les filières générales. Ce phénomène est accentué chez les garçons, en particulier les descendants d’immigrés notamment d’Afrique guinéenne, centrale, Sahélienne, de natifs d’un DOM ou de Turquie. Les filières techniques et professionnelles semblent être des choix subis par les jeunes enquêtés. Par ailleurs, concernant les discriminations migratoires, à performance égale, les élèves issus de l’immigration ont plus de risque d’être orientés vers des filières dites dévalorisées (professionnelles peu demandés notamment).

Concernant l’origine sociale, selon l’Observatoire des Inégalités, en sixième, 16 % des élèves sont enfants de cadres supérieurs, 56 % ont des parents ouvriers, inactifs ou employés. Les premiers représentent 42 % des diplômés de Bac+5, les seconds 24 %. Les trajectoires scolaires varient donc selon l’origine sociale et de façon très discriminante.

Par ailleurs, l’orientation est fortement marquée par les stéréotypes de genre, qui sont eux-mêmes véhiculés par les médias, la littérature de jeunesse, les magazines ou encore les manuels scolaires. C’est pourquoi en lycée professionnel, les établissements sont très souvent sexuellement marqués : plus de 20 % des jeunes se retrouvent dans des filières comportant moins de 30 % d’élèves de l’autre sexe (étude de Naves & Wisnia-Weil, 2014).

Rappelons également que le deuxième acte de la plateforme d’orientation pour l’après-baccalauréat, plus communnément appelée Parcours Sup, a ouvert il y a quelques jours. Le défenseur des droits que vous avez également associé à cette présente action a préconisé sur la sélection des bacheliers, plus de transparence, de mobilité et de mixité et en a pointé l’opacité.

Nous sommes très heureux que la ville de Villeurbanne soit motrice de ce projet pour deux raisons :

- Tout d’abord, nous partageons les enjeux de lutte contre les inégalités et les discriminations. L’orientation scolaire est une des étapes fondamentales dans le parcours d’un individu car cela conditionne sa formation future et donc son métier. S’attacher à la lutte contre les discriminations particulièrement dans ces moments de vie permet de lutter contre les inégalités sur du temps plus long dans les trajectoires personnelles.

- Deuxièmement, nous soutenons ce projet pour les méthodes choisies, innovantes et expérimentales.

En effet, la démarche retenue en mettant autour de la table l’ensemble des acteurs de l’orientation scolaire (les collèges et lycées publics, les services d’orientation scolaire dont le CIO, les jeunes, les parents d’élèves) nous semble vraiment indispensable, tout comme le recours à un cabinet spécialisé, à des chercheurs et formateurs. La méthode proposée de « recherche-action » qui permet des retours réflexifs sur les pratiques professionnelles et la confrontation de la pratique avec des cas pratiques est autant ambitieuse qu’innovante et nous saluons ce choix. Ce champ de recherche est par ailleurs assez récent, par cette étude, il sera nourri et pourra profiter à d’autres.

Nous espérons pouvoir être destinataires sur ces trois prochaines années des résultats au fil de l’eau de ce projet.

Je vous remercie.

Zémorda Khelifi

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Contribution à la concertation citoyenne sur le cannabis organisée par la Ville de Villeurbanne

  1. Les constats

Un produit banalisé mais non contrôlé

Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 13,2 millions de Français ont expérimenté le cannabis au cours de leur vie. Le nombre d’usagers réguliers de cannabis parmi les personnes âgées de 11 à 75 ans s’élève à 1,2 million (soit environ 2,45 % de la classe d’âge) en France. On dénombre parmi eux environ 550 000 usagers quotidiens selon le rapport de M. Jean Desessard, ancien sénateur écologiste de Paris, fait au nom de la commission des affaires sociales, déposé le 28 janvier 2015.

Les données de l’OEDT (Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies) placent la France parmi les plus importants consommateurs de cannabis par habitant en Europe.

Pourtant, ce produit reste dans notre pays sans contrôle sanitaire et les consommateurs se retrouvent souvent bien malgré eux au cœur du développement d’organisations mafieuses. Les produits présents sur le marché ayant tendance à présenter des taux de THC (le principe actif du cannabis) de plus en plus élevé, les professionnels de santé mettent en garde contre les effets dangereux de l’herbe et de la résine. La prohibition ne permet pas de contrôler les produits et de minimiser l’impact des substances trop fortes ou des produits coupés.

Cannabis et développement du cerveau

Le cannabis a des effets importants sur le développement du cerveau et notamment chez les jeunes. Le cannabis inhibe des processus de la mémorisation, de l’attention et de la motivation. Consommer régulièrement du cannabis perturbe donc le développement cérébral : le consommateur sera moins concentré et rencontrera notamment des difficultés pour apprendre. La consommation du cannabis chez les jeunes générations est d’autant plus compliquée qu’elle peut multiplier les risques de décrochage scolaire. La sensibilisation aux effets du cannabis est indispensable, afin d’accompagner au mieux et de limiter les effets sur le cerveau des jeunes.

Une prohibition qui coute cher et qui reste sans effet

L’État consacre 850 millions d’euros par an à la lutte contre les stupéfiants, selon un rapport parlementaire de 2014. Les interpellations pour usage de cannabis atteignent le chiffre annuel de 122 439 et représentent 90% des interpellations pour usage de stupéfiants. 31 000 personnes ont été condamnées en 2012 à des peines inscrites au casier judiciaire pour consommation de cannabis selon Esther Benbassa dans son discours de présentation d’un projet de loi en 2015 sur la légalisation du cannabis. Notre police et notre justice n’ont-elles pas mieux à faire ?

La guerre menée contre les drogues depuis 40 ans n’a réussi ni à limiter leur consommation ni à endiguer la criminalité liée à leur production et à leur commerce. Cette prohibition est d’ailleurs de moins en moins comprise. En effet, 84% des Français considèrent la prohibition inefficace et 52% des Français se disent favorables à la vente de cannabis contrôlée par l’Etat. Notre pays est mûr pour engager un vrai débat sur ce produit, afin de faire avancer les lois au même rythme que la réalité sociale.

Balayer les préjugés

1/ La théorie de l’escalade

Un fumeur de cannabis aurait forcément recours à des substances plus dangereuses en cas de dépénalisation ou légalisation. Cette théorie ne tient pas car les deux tiers des usagers mettent fin à leur addiction entre 25 et 30 ans. Le passage du cannabis à une drogue plus dure est très rare comme le montre le rapport M. Jean DESESSARD.

2/ L’extrême dangerosité du cannabis

Si le cannabis est donc loin d’être une substance anodine, sa dangerosité doit être relativisée par rapport à celle d’autres drogues. Comme l’ont indiqué un grand nombre de personnes auditionnées par le rapporteur, par rapport à d’autres drogues, en particulier licites, les risques associés au cannabis apparaissent en général bien souvent surévalués dans les représentations collectives.

Le cannabis figure parmi les drogues les moins dangereuses. De même en Ecosse, une étude récemment publiée dans le British Medical Journal et basée sur les réponses d’un panel de 292 experts classe l’alcool et le tabac comme plus dangereux que le cannabis. La dangerosité du tabac et de l’alcool n’ont pourtant pas induit leur interdiction, ni leur pénalisation.

Un détour par les pays où le cannabis est légalisé

Au tournant du XXIe siècle, le constat d’échec à l’égard des politiques répressives a conduit les autorités de plusieurs pays à s’interroger sur l’opportunité de politiques alternatives et notamment la légalisation. Plusieurs états connaissent depuis de nombreuses années cette situation : états du Colorado et de la Californie, Pays Bas, Canada… Bien évidemment, comme dans tous choix et tous systèmes complexes, certaines problématiques se posent (difficulté de gérer certains types de tourisme pour les Pays-Bas par exemple) mais les retours d’expérience sont positifs. Le nombre de consommateurs de cannabis n’a pas explosé, les budgets antérieurement dédiés à la répression sont réaffectés à de la prévention notamment auprès des jeunes.

Le nécessaire besoin de prévention et d’éducation

La stratégie de prévention nationale et d’accompagnement des usagers est quasi inexistante en France, faute de moyens affectés. Au Colorado, 33 millions d’euros du produit des taxes du cannabis légalisé ont été alloués aux écoles. Voici une vraie politique de prévention et d’accompagnement de chacun dans sa consommation de produits. Prohiber le cannabis, c’est taire le nom, la pratique et l’usage. “La logique de l’interdiction nourrit le goût de la transgression, la prohibition alimente la clandestinité, la méconnaissance, la multiplication des risques”, selon Michel Kokoreff, auteur de La Drogue est-elle un problème ?.

Comment sensibiliser les jeunes à un produit qui ne peut pas exister dans la société et qui ne trouve pas sa place dans les discours ?

  1. Les propositions

A la suite d’une proposition de loi de janvier 2017 portée notamment par plusieurs députés écologistes , nous demandons :

  • L’usage contrôlé du cannabis avec la vente au détail  de produits à base de cannabis via un réseau de débitants agréés, comme l’est aujourd’hui le tabac

  • A l’instar de Villeurbanne, l’ouverture d’un grand débat national sur l’usage du cannabis et sa légalisation.

  • La création d’un monopole national de production et de distribution : la Française du cannabis. Cela permettrait de créer 20 000 à 30 000 emplois dans l’agriculture, l’industrie, le commerce et les services tout en générant des économies sur les moyens affectés à la police et la justice, et des nouvelles recettes fiscales pour l’État, de l’ordre de 2 à 3 milliards d’euros.

  • La réorientation des moyens de la police et de la justice vers la grande délinquance, notamment celle liée aux trafics des autres drogues plus dangereuses.

  • Le développement de programmes de prévention efficaces et disposant de moyens conséquents, permettant d’éduquer les jeunes aux impacts sur la santé d’une consommation régulière de cannabis et d’offrir des alternatives crédibles à l’usage des drogues légales et illégales

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Communiqué de presse – Mettre le député Bonnell face à ses responsabilités

En tant que législateur, Monsieur Bonnell a été amené ces derniers  jours à se prononcer en faveur ou non du report de l’interdiction de l’utilisation du glyphosate en France. Monsieur Bonnell a voté pour le report de trois ans de ce poison et semble porter fièrement ce choix.  Nous lui avons écrit une lettre ouverte que vous trouverez en pièce-jointe, afin de pointer du doigt certaines contradictions et l’urgence de la situation.

Monsieur le Député explique sur son site internet qu’il « recherche l’action et le dialogue » dans une sortie du glyphosate qui « ne peut se faire immédiatement sans solution alternative. »

Conscient des enjeux pour la santé, Monsieur Bonnell fait donc le choix de laisser la possibilité aux agriculteurs de déverser quelques 7000 tonnes d’intrants chimiques dans nos terres encore pour les trois prochaines années. S’il était besoin de rappeler quelques chiffres, les voici.

Le 10 mars 2015, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), classe le glyphosate comme « cancérogène probable pour l’homme ». « Sur la base de 350 études scientifiques indépendantes », insiste la journaliste Marie-Monique Robin, dans son dernier livre enquête Le Roundup face à ses juges.

Ceci est d’autant plus inquiétant qu’une enquête de Générations futures a mis en évidence des traces de glyphosate dans des aliments (légumes secs, pâtes, céréales du petit-déjeuner) produits en France ou importés. « Nous sommes tous contaminés ! », s’est alarmée l’ONG, après avoir détecté du glyphosate dans 100 % des urines analysées au sein d’un échantillon de 30 personnes. Les chiffres pour la qualité de l’eau sont tout aussi inquiétants : En 2011, l’AMPA – métabolite entre autres du glyphosate – était présent dans plus de 60 % des cours d’eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, plusieurs Agence de l’Eau reconnaissaient même que « le glyphosate était présent dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la norme ».

Monsieur Bonnell rappelle sur son site internet qu’il est,  « conscient des dégâts sur la santé causés par le glyphosate ». Comment Monsieur le Député, peut-il être conscient, informé et ne pas traduire cette urgence sanitaire et environnementale par un vote d’interdiction immédiate de tous les pesticides ? Nous estimons que Monsieur le député, a une responsabilité envers notre pays et nos concitoyens, de défense de l’intérêt général. Or le danger du glyphosate et de l’ensemble des pesticides est avéré et Monsieur Bonnell le regarde se répandre sur nos terres, nos cultures et nos ressources, à l’encontre même de l’intérêt général. Par ce vote, il autorise les multinationales qui produisent le glyphosate à continuer de nous empoisonner, cela est irresponsable.

Enfin, pour rappel, le problème du glyphosate, et des pesticides en général, ne date pas d’aujourd’hui.  Le dialogue et la constitution de solutions alternatives n’ont pas attendu l’arrivée de ce gouvernement pour voir le jour. Des solutions existent et sont mises en œuvre par des agriculteurs qui développent une culture de proximité, inscrite dans des circuits courts de production-consommation qui permettent de replacer la nature et l’environnement au cœur d’une alimentation saine. Comment ne pas penser que finalement, ce ne sont pas ces alternatives bien connues que Monsieur Bonnell attend, mais plutôt une paix sociale temporaire qu’il souhaite acheter avec les lobbies et le vieux monde agricole.

Et si dans trois ans, Monsieur Bonnell estimait encore que les solutions alternatives ne sont pas abouties ou que le dialogue avec les partenaires n’est pas mur, votera-t-il encore le report de l’interdiction du glyphosate pour les trois ans suivants ou l’autorisation d’un autre pesticide ?

Notre monde à nous est tourné vers l’avenir, où chaque citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et de se nourrir sans poison. Ces citoyens, de plus en plus nombreux, se mobilisent en masse, avec la marche pour le climat par exemple, pour vous rappeler cela : l’urgence écologique ne laisse pas la place au manque de courage politique et à la pression des lobbies quels qu’ils soient. Alors que le Grenelle de l’environnement promettait de diminuer de 50% l’usage des pesticides en France et que l’Accord de Paris implique une logique de développement de l’agriculture plus respectueuse de la nature et des humains, la France a vu son utilisation de pesticides augmenter de l’ordre de 15% environs entre 2014 et 2016. Il est urgent de passer aux actes.

 

Zémorda Khelifi

Présidente du groupe des élus rassemblement citoyen – EELV – FdG

Ville de Villeurbanne

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Les Buers : consulter les habitants sur les services publics

Monsieur le maire, chers collègues

Dans le cadre de la politique de la ville, vous nous demandez de voter des demandes de subvention auprès de l’Etat, la métropole et l’agence nationale pour le renouvellement urbain (ANRu) sur différentes dispositifs, notamment pour financer des actions sur la santé (pass port santé et ateliers santé), la lutte contre les discriminations, le poste de chef de projet et des études diverses.

Nous sommes favorables à toutes ces actions et à leur co-financement par d’autres acteurs au titre d’une nécessaire solidarité. Par exemple, sur la santé, une étude sur les Buers a montré les inégalités dont souffrent les habitants, avec des taux d’obésité et de diabète élevés, notamment dus à une alimentation mal équilibrée, et des taux plus importants que dans d’autres quartiers aux populations moins modestes. Donc il est important de déployer des actions pour réduire ces inégalités de santé. Dans les autres postes de dépenses indiqués, figurent l’étude sur les besoins d’équipements publics aux Buers.

Cette étude a commencé, même si vous demandez maintenant des financements, puisque des habitants ont été interviewés sur la maison des services publics et le PIMMS, et qu’il a été dit en commission, que la Ville envisage  le départ du PIMMS du quartier des Buers ; ce qu’un article de presse de samedi dernier a aussi évoqué. Ainsi, il semble aussi que ce PIMMS pourrait être déplacé à Jacques Monod. C’est bien de penser à l’amélioration de J. Monod, mais pour quoi déshabiller Pierre pour habiller Paul ? N’est-ce pas contradictoire avec l’idée d’un grand projet sur les Buers, et avec les éléments ressortis des enquêtes précédentes conduites sur le quartier (2012) sur la fréquentation et l’attachement des habitants au PIMMS et la MSP ?

Le projet urbain avance, les études avancent et le conseil citoyen n’est toujours pas en place ; son montage est en cours, nous le savons, à la demande du préfet pour le projet ANRU et avec l’aide du CCo. Ce conseil citoyen ne serait-il pas légitime à se prononcer également sur les services publics du quartier ? De même qu’il devra aussi se prononcer sur le projet urbain, sur les scénarios de démolition de logements et de création de nouvelles voies qui inquiètent beaucoup les habitants. Une fois encore sur ce projet, nous insistons sur l’enjeu de co-construire avec les habitants le projet urbain et le projet de réhabilitation des logements, après plusieurs années où ils ont été absents des réflexions et des décisions.

Je vous remercie

Béatrice Vessiller

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Communiqué de presse – Pic de pollution : prenons vite des mesures d’urgence!

L’agglomération est en pic de pollution depuis plusieurs jours. L’abaissement des vitesses de 20km/h (au-dessus de 90km/h) par le préfet n’a pas suffi pas à faire baisser le taux de particules élevés que nous respirons, bien au contraire. A Paris, la circulation alternée a été activée depuis 2 jours. En cas de crise, c’est la seule mesure efficace pour agir rapidement . Le préfet vient enfin de décider de sa mise en place dans l’agglomération lyonnaise à partir de vendredi. Nous nous félicitons de cette décision, même si nous aurions souhaité qu’elle intervienne plus tôt, compte tenu de l’enjeu de santé publique majeur qu’est la pollution. Cette mesure doit être couplée à la gratuité des transports, pour permettre un report important vers les transports collectifs.

Dans la durée, c’est une baisse pérenne de la pollution due aux transports et au chauffage qu’il faut viser, pour la santé de nos concitoyens. Les mesures du Plan Oxygène du Grand Lyon qui sera voté le 12/12 devront être à la hauteur de cette ambition. Rappelons que depuis plusieurs années, nous demandons la baisse de la vitesse à 70 km/h sur le bd Bonnevay, une mesure peu couteuse et facile à mettre en oeuvre. Qu’est-ce qu’on attend?

Pour le groupe des élus Rassemblement citoyen EELV-FDG

Zémorda Khelifi

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Communiqué de presse – Grèves dans les cantines : pour sortir de l’impasse, il faut un médiateur !

Communiqué de presse sur la grève des cantines à Villeurbanne
26 mai 2016
Groupe des élus du Rassemblement citoyen, EELV-Front de Gauche

Grèves dans les cantines : pour sortir de l’impasse, il faut un médiateur !

Après deux mois de grève dans les cantines scolaires de Villeurbanne, tous les acteurs sont exaspérés, enfants, parents comme agents en grève. Le Maire a longuement expliqué lors du conseil municipal du 23 mai que tout avait été fait pour résoudre le conflit. Si la ville a répondu à tous les problèmes, pourquoi le préavis de grève qui devait se terminer le 31 mai a-t-il été prolongé jusqu’au 5 juillet ?

Les propositions de la ville sont conditionnées à la mise en place d’un protocole d’accord obligeant désormais les agents en grève à se déclarer 48h à l’avance. En clair, il s’agit d’étendre le service minimum d’accueil version Sarkozy au service de la restauration scolaire alors qu’il ne relève pas de la loi en la matière. Ce qui revient à remettre en cause le droit de grève tel qu’il est défini dans la fonction publique territoriale.

Monsieur le Maire, dans une situation bloquée, ce sont les revendications qui doivent être négociées, pas le droit de grève ! Il est urgent de nommer un médiateur pour sortir du blocage qui pénalise tous les acteurs.

Les élus du groupe Europe Ecologie les Verts – Front de gauche
Zémorda Khelifi, Olivier Glück, Béatrice Vessiller
Contact : assistant.groupeEELVFDG@mairie-villeurbanne.fr / tel : 06-33-52-64-01

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Tribune VIVA – Novembre 2015 – Dessin refusé : où est la liberté d’expression?

Dans cette tribune, nous voulions publier un dessin. Coco, la dessinatrice de Charlie hebdo nous a amicalement offert, avec son crayon, une note d’humour sur le projet d’école provisoire que souhaite installer la ville dans le collège Môrice Leroux. La publication de ce dessin nous a été refusée, au nom d’arguments juridiques sybillins. Pourtant, au cours des années passées, le groupe écologiste s’était plusieurs fois exprimé par un dessin. Aujourd’hui, quelle régression  de la liberté d’expression!  Cette décision de la mairie est déplorable et indigne d’une ville respectueuse de l’expression de tous. Mais si vous êtes curieux et attaché à la pluralité, allez voir le superbe dessin de Coco sur notre site internet: http://www.elus-rc-villeurbanne.fr/

Pour le groupe Rassemblement Citoyen EELV-FDG des élus de Villeurbanne
Zémorda Khélifi

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