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Femmes/Hommes : luttons contre le sexisme et l’inégalité face à l’emploi

Monsieur le Maire, chers collègues,

Pour cette intervention, nous nous permettons d’innover : pour assurer l’égalité Femme/Homme, nous souhaitons partager l’intervention entre Olivier Glück et moi-même.
Le rapport qui nous est présenté rend compte de l’action conduite par la Ville depuis 2015, ainsi que du plan d’actions envisagé pour 2016-2019.

La loi du 4 août 2014 oblige désormais les collectivités à présenter un rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Mais au-delà de l’obligation législative qui s’impose à notre collectivité, l’action volontariste de la Ville dans ce domaine est d’autant plus nécessaire que les inégalités entre les femmes et les hommes ne se résorbent pas de façon naturelle. Certes, certaines d’entre elles diminuent, mais d’autres se creusent comme le temps partiel subi et la précarité qui sont essentiellement féminines. Après la loi Macron et la généralisation du travail du dimanche et de nuit, on assiste, aujourd’hui, à de nouveaux coups portés aux femmes et à leurs aspirations professionnelles avec notamment la loi El Khomri ! Si cette loi a un impact négatif pour l’ensemble du monde du travail, la disparition du plancher des 24 heures hebdomadaires, l’allongement du temps de travail et le dépassement possible des durées légales hebdomadaire et journalière du temps de travail, impactent directement le travail des femmes, elles qui occupent 80 % des contrats à temps partiel subis ou qui sont obligées de travailler plus pour échapper à la précarité.

« Egalité, une ambition commune ! » : un intitulé que nous approuvons d’autant plus qu’il y a du retard ! Les dernières enquêtes réalisées en 2014 attestent que si une majorité de personnes rejettent les opinions qui reflètent la supériorité d’un sexe sur un autre, c’est dans le rôle dévolu aux femmes et aux hommes que les préjugés sont les plus vivaces. En cela, la lutte contre les préjugés, contre les stéréotypes est un axe primordial pour faire évoluer les mentalités et cela commence dès le plus jeune âge : vous proposez des pistes intéressantes à travers les projets pédagogiques et l’intégration de cette sensibilisation au Contrat Educatif Local par exemple. Par ailleurs, nous notons les actions positives par le biais du contrat de ville, des conseils de quartier, etc.

Les actions en cours vont dans le bon sens mais nous avons certains regrets.

La Ville de Lyon a créé en 2009 le «Conseil pour l’égalité femmes/hommes à Lyon», commission extra-municipale réunissant les associations féministes et féminines de Lyon. Pourquoi n’en ferions-nous pas de même ? De plus, il est dommage que la Ville de Villeurbanne ait décidé de noyer la question de l’égalité Femmes/Hommes parmi toutes les autres formes de discriminations et au sein de l’observatoire de lutte contre les discriminations, alors que chaque thématique de l’égalité des droits devrait être discutée séparément, tout en les liant par la suite transversalement. Enfin, un budget prévisionnel devrait pouvoir être dressé afin d’estimer l’investissement de la ville en la matière.

Par le biais du diagnostic que la ville a réalisé, certains constats sont amers : par exemple, au regard des données sexuées sur la gouvernance des associations – 1 seule femme est présidente pour 14 hommes dans les 15 associations les plus subventionnées par la Ville. Des données sexuées découlant d’un diagnostic plus approfondi doivent être exploitées et permettre de mettre en place une démarche qui conditionnerait une part des subventions au développement de l’égalité Femmes/Hommes. Par ailleurs, 3,6% seulement des rues de Villeurbanne portent des noms de femmes et 10% pour les noms d’équipements villeurbannais ! Heureusement que la dernière école en date porte le nom d’une femme. Nous soulignons les efforts de la ville pour rattraper son retard sur ce point.

La parité, la mixité doivent être favorisées dans le monde associatif, dans le monde de la culture, mais aussi dans le monde sportif. Nous encourageons davantage de soutien aux associations sportives féminines et à l’entreprenariat féminin.

Dans quelques jours aura lieu la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes. Les chiffres sur ces violences en France font froid dans le dos : 10% des femmes sont victimes de violences conjugales, 75 000 par an, de viol, 1 femme est tuée tous les 3 jours en France par son compagnon ou ex- compagnon, dont 6 dans le Rhône l’an dernier. Ceci doit nous interroger sur la ville sécurisante pour les femmes, et sa prise en compte dans les grands projets urbains notamment. Les femmes n’osent pas toujours occuper l’espace public du fait d’un sentiment de peur. La Ville pourrait soutenir, pour cela, la mise en place de stage d’auto défense.

La Cour des Comptes a interpellé la ville sur l’existence d’une ½ journée le 8 mars offerte par la ville à ses agents féminines ! Cela partait sans doute à l’origine d’une volonté de discrimination positive, mais cela crée de fait une inégalité vis-à-vis des hommes ! La Ville a indiqué à la CRC qu’elle allait remplacer cette demi-journée par de la formation sur l’égalité F/H, destinée à tous les agents, sans distinction de sexe, ce qui nous parait en effet, une bien meilleure solution !

Je cède maintenant la parole à Olivier Glück.

Merci.
Monsieur le Maire, chers collègues,
Mon intervention va se focaliser essentiellement sur un point : l’inégalité salariale entre les Femmes et les Hommes, un sujet révoltant.
Certains métiers d’une part, et certains niveaux de responsabilité d’autre part, demeurent la chasse gardée des hommes.
Il y a un mois en Islande, les femmes dénonçaient l’inégalité salariale dans leur pays en quittant symboliquement leur travail à 14h38. En France, le collectif Les Glorieuses a proposé de suivre leur exemple en protestant le 7 novembre à très exactement 16h34, en partant du principe que si selon certaines statistiques les femmes sont payées en moyenne 15,1% de moins que les hommes, à l’échelle d’une année cela équivaut à travailler gratuitement à partir du 7 novembre… à 16h34. Les femmes travaillent donc gratuitement près de 2 mois sur 12 !
De fait, malgré des décennies de luttes féministes, les inégalités professionnelles perdurent. Les femmes et les hommes continuent à ne pas occuper les mêmes secteurs d’activité et les mêmes postes, à ne pas avoir les mêmes horaires et les mêmes promotions. Ainsi, tous temps de travail confondus, en réalité les femmes touchent en moyenne 25,7% de moins que les hommes !
Derrière ces chiffres se cachent en réalité deux sortes d’inégalités. D’abord, les femmes ne sont pas logées à la même enseigne en termes d’accès à l’emploi, puisqu’elles occupent 80% des emplois précaires. En outre, les inégalités subsistent même lorsque les hommes et les femmes ont un emploi équivalent. A secteur d’activité, âge, catégorie socioprofessionnelle et temps de travail identiques, l’écart de salaire est proche de 10% selon l’Insee. En clair, une femme, du même âge et avec un même CV qu’un homme, gagne un salaire net 10% moins élevé alors qu’elle occupe le même poste.
Conséquence logique : ces inégalités s’amplifient à la retraite. Comme l’indique une étude de 2015, les femmes perçoivent une pension de retraite moyenne de 967 euros bruts par mois, contre 1610 euros pour les hommes, soit un écart de 40%.
Par ailleurs, les hommes consacrent 3h20 par jour à leur temps libre, contre 2h45 pour les femmes. En revanche, les femmes consacrent encore 3h26 par jour aux tâches domestiques et à s’occuper des enfants, contre seulement 2h pour les hommes.

Les inégalités salariales sont aussi criantes dans la fonction publique. Ce rapport montre que Villeurbanne n’y échappe pas. En effet, à qualification et âge égaux, les femmes sont plus souvent à temps partiels, elles ont moins d’ancienneté, elles ont tendance à récupérer les heures supplémentaires plutôt que de se les faire payer, elles touchent moins de primes et sont moins promues car les emplois qu’elles occupent s’y prêtent moins. Enfin, elles suivent moins de formation que les hommes.
La fonction publique compte 61% de femmes contre 44% dans le privé. C’est exemplaire me diriez-vous ! Mais l’explication tient en une phrase, extraite d’un numéro de La Revue administrative : « Tout est bon quand on paie mal, et voilà pourquoi certaines administrations publiques recrutent la plus belle moitié du genre humain. ». Aux femmes les postes peu chers et aux responsabilités limitées, pour permettre aux hommes de se dégager des tâches ennuyantes et de monter en grade. Des études montrent que la très grande majorité des femmes préfère n’occuper que des emplois inférieurs, n’exigeant aucune initiative et n’imposant aucune responsabilité. Les femmes entrent dans la fonction publique en occupant les postes les plus précaires. Plus un poste est socialement favorable, moins il y a de femmes qui l’occupe. C’est ce qui explique qu’il n’y a que 11% de préfètes mais 87% de femmes dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées.
On pourrait se satisfaire du taux de femmes parmi les cadres de la fonction publique mais le sociologue Alex Alber explique que, si l’on tient compte du taux de féminisation de la fonction publique, une femme a deux fois moins de chance d’y être cadre… exactement comme dans le privé.

Nous avons bien compris que le but de ce rapport est de faire un premier état des lieux et que l’année prochaine devrait permettre d’analyser plus précisément les causes des inégalités. Mais il va falloir passer à l’action… à l’échelon local mais aussi national.
De nombreuses lois se sont attaquées au problème. La dernière en date dans la fonction publique étant la loi Sauvadet de 2012 qui introduit la discrimination positive. Mais s’il existe un droit d’accès identique à la fonction publique, lutter contre les inégalités est en fait autrement plus complexe que de lutter contre les inégalités en droit.
Si nous en sommes là, c’est aussi parce que les femmes sont encouragées depuis toutes petites à se diriger vers des métiers moins valorisés, à privilégier l’éducation de leurs enfants et les tâches domestiques à leur emploi. Des moyens importants doivent être mis pour la lutte contre le sexisme, notamment dans l’éducation, afin de lutter contre l’inégalité face à l’emploi.
Des mesures radicales doivent être prises afin que ces discriminations ne puissent plus perdurer. Les sanctions financières et pénales doivent être augmentées, et les obligations en matière d’égalité étendues aux entreprises de moins de 50 salarié-e-s.
Si les femmes étaient rémunérées au même niveau que les hommes, le supplément de cotisations sociales correspondant permettrait de financer la retraite à 60 ans !

Merci pour votre attention et nous vous prions d’excuser le dépassement du temps de parole de notre groupe.

Zémorda Khelifi et Olivier Gluck

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Rapport Développement durable : des engagements réels mais l’air est toujours pollué

Monsieur le Maire, chers collègues,

Merci pour ce rapport du développement durable riche de nombreuses actions et projets de la ville.
Un an après la cop21 de Paris et au coeur des premiers échanges concernant la COP22, ce rapport développement durable est indispensable pour le bien vivre d’une part et pour la transition énergétique d’autre part.

Saluons l’engagement dans un deuxième PDA 2016-2020, avec une ambition au regard du renouvellement du parc auto et de l’acquisition de vélo pour les agents.
Dans le domaine de la flotte de véhicule de la ville, 31% du parc est propre, avec une augmentation au regard du rapport précédent de seulement 3%. La consommation du gasoil est elle toujours en augmentation ? Le rapport n’indique malheureusement pas le chiffre pour 2015 en laissant une case vide. Qu’en est-il du renouvellement des véhicules les plus énergivores ? Ne pourrait-on aller vers 0 véhicule diesel ?

Concernant la consommation en électricité. Quelle surprise ! ou plutôt quelle mauvaise surprise… Elle est en augmentation et pas qu’un peu ! +11,2% !
Vous nous expliquez que les modulaires sont les principaux coupables de cette augmentation. Nous sommes très surpris ! Vous qui aimez tant les modulaires, ils auraient donc un désavantage ? Il est urgent et impératif de redresser la barre. Se donner des objectifs c’est bien, les appliquer c’est mieux et cette augmentation conséquente en électricité est un très mauvais signal pour la transition énergétique sur notre territoire.

La rénovation du patrimoine bâti pour des travaux de rénovation énergétique est à saluer même si nous regrettons que la Ville ne puisse pas accélérer cette démarche de rénovation en investissant dans plus d’une demie-école à la fois. Maternelle en 2017 et élémentaire en 2018. Bien évidemment le budget de fonctionnement permet également de réaliser des travaux d’entretien du patrimoine bâti mais les efforts sont a minima et la Ville doit s’engager dans un programme plus rapide de rénovation énergétique si elle souhaite atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée notamment en réduction de GES.

L’accompagnement des réhabilitations énergétiques de logements tant dans le parc social que dans le parc privé est en ce sens, une démarche intéressante et à conforter. Les premiers résultats de l’année 2015 sont tout à fait encourageants. Nous espérons que nous pourrons continuer à agir de concert Ville et métropole pour susciter de nombreuses opérations de ce type, en 2017, notamment dans le parc privé grâce à la nouvelle plate forme d’éco rénovation Ecoreno’v que la Vice-Présidente à la métropole en charge de la question, Mme Vessiller a lancé il y a quelques mois.

Par ailleurs, vous nous expliquez que fin 2015, « une vingtaine d’étudiants en Master 2 à l’université de Lyon 3 ont effectué des relevés de températures dans les rues de Lyon pour dresser une carte des écarts afin d’améliorer la connaissance de l’effet d’îlot de chaleur urbain » et nous apprenons alors qu’il peut y avoir « jusqu’à 6°C de différence entre le parc de la Tête d’Or et Gerland. La présence végétale peut faire chuter de 2 à 3°C la température d’une rue ou d’un square… ». Ce résultat confirme que, comme nous le disons depuis des années, des poumons verts doivent être préservés et créés à Villeurbanne afin de réguler les températures, d’apporter une plus grande qualité de vie en ville et favoriser la biodiversité en ville. Le projet du parc Chanteur est tout à fait intéressant mais pourquoi ne pas imaginer un programme de végétalisation globale et d’aménagement de grand poumon vert ?
Sur la biodiversité, vous faites mention d’un travail avec la FRAPNA qui sera présenté début 2017, nous ne doutons pas de l’intérêt de ce travail et espérons être associés à cette restitution porteuse d’enjeux transversaux.

Par ailleurs, nous avions regretté l’an passé l’absence d’éléments sur la qualité de l’air. A Villeurbanne, comme dans l’agglomération, nous sommes concernés par la pollution de fonds et les pics de pollution, dont une part importante est due aux transports. En 2015, les niveaux de pollution ont déclenché 42 jours d’épisode de pics de pollution, dont les trois quart liés aux PM 10. 42 jours c’est plus que l’année dernière puisque 2014 avait enregistré 31 jours. C’est même beaucoup plus. 84 000 habitants de l’agglomération lyonnaise proches des axes routiers (dont le Bd L. Bonnevay, et donc des Villeurbannais) sont exposés à des niveaux supérieurs aux seuils règlementaires d’oxydes d’azote, polluant principal des transports ! Nous devons faire baisser les émissions de Nox, de particules… Cela passera par un plan de déplacements urbains beaucoup plus volontariste que le précédent sur la réduction de l’usage de la voiture individuelle et des véhicules polluants de marchandises. La mise en place d’une zone à circulation restreinte est une piste qui nous parait nécessaire à discuter avec les habitants, en plus des mesures en faveur des modes non polluants. Les chiffres relatifs à la part modale des différents types de transport pour les villeurbannais sont encourageants. La marche progresse, la voiture recule mais seul petit bémol, le vélo n’augmente pas d’un pouce, avec seulement 2 % !

Nous sommes sensibles à la démarche de modes de consommation et production durable, mais aurions aimé trouver des informations sur les achats responsables, la part du bio, du commerce équitable et du local dans notre commande publique ainsi que sur les composts de quartier ou de pieds d’immeubles, car l’enjeu de réduction des déchets passe par le compostage des déchets organiques.

Je vous remercie pour votre attention.

Zémorda Khelifi

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La rénovation thermique des logements pour lutter contre la précarité énergétique

Monsieur le Maire, chers collègues,

Nous tenons à souligner l’intérêt d’aider les bailleurs sociaux à engager des rénovations performantes de logements sociaux, afin de permettre des réductions de consommation d’énergie, de gaz à effet de serre, de charges pour les locataires, et de contribuer à réduire ainsi la précarité énergétique. Les aides de la Ville se cumulent avec celles de la Métropole, quand le niveau BBC est atteint. Par exemple, l’opération d’EMH, rue Bolland Boucher recevra 240 000€ de la métropole et 130 000€ de la ville.

Sur l’opération Alliade cours E. Zola, la Ville versera 100000€ et la Région plus de 300 000€. Hélas, les aides de la région mises en place par l’équipe précédente, et portées par la vice-présidente à l’habitat écologiste, ne survivront pas au nouvel exécutif, qui honorent les engagements précédents du contrat métropolitain, mais arrêtera ensuite cette politique. On ne peut que le regretter… Les opérations de rénovation thermique sont aussi l’occasion pour certains bailleurs d’améliorer le confort des logements et de requalifier les résidences sur bien d’autres points , même si le chaufffage et l’isolation sont des points majeurs. La dernière opération inaugurée sur par EMH sur la résidence Pélisson aux Buers est un bel exemple de réhabilitation performante incluant les espaces extérieurs, la qualité des logements, le tout couplé à un projet artistique renforçant la cohésion sociale.

Si le parc social nécessite des rénovations thermiques, nous voulons insister aussi sur l’enjeu du parc privé à vocation sociale , qui logent auss ides ménages modestes, le parc public ne pouvant seul répondre à tous les besoins. Les opérations à loyer maitrisés consistent à mobiliser des logements du parc privé pour en faire une offre locative à loyers modérés réservés à des ménages sous plafonds de ressources. Or, nous savons la difficulté de développer ce type de projets malgré l’ingénierie mise en place par la métropoel et la ville.

Nous ne pouvons que souhaiter – et agir dans ce sens – pour que les politiques de rénovation thermique et celle des loyers maitrisés dans le parc privé s’hybrident et se développement conjointement.

Nous voterons ces délibérations.
Je vous remercie.

Béatrice Vessiller

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Conseil municipal – Octobre 2016 – La maîtrise publique des futurs commerces des Gratte-Ciel : oui, mais quels commerces ?

Cette délibération permettra à travers la création d’une filiale de la SVU pour le portage immobilier commercial, d’assurer un développement commercial cohérent, homogène entre la partie Sud historique et la prochaine partie Nord des Gratte-Ciel.

Si nous validons le principe de la création de cette filiale car les politiques publiques doivent favoriser l’implantation et le maintien de services du quotidien dans nos cœurs de quartier, nous souhaitons que la ville soit attentive à la nature des commerces qui s’implanteront au sein de la future ZAC Gratte-Ciel Centre Ville.

Nous réitérons nos regrets quant à l’installation du Mac Donald’s qui a ouvert ses portes pendant la semaine du goût ! 

Nous reformulons le souhait que la Ville facilite l’installation de commerces écoresponsables, de proximité en soutenant les commerçants soucieux du respect de l’environnement, qui favorisent les filières courtes, les produits de qualité et les producteurs locaux accessibles à tous les ménages, quels que soient leurs revenus.

Nous souscrivons  à la création de cette filiale de la SVU, en souhaitant que le choix des commerces se fasse dans l’intérêt des enjeux de demain et d’une ville durable.

Zémorda Khelifi

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Conseil municipal – Octobre 2016 – Un PDA ambitieux pour réduire la pollution

Face aux enjeux climatiques mis en exergue depuis des années, et notamment à la dernière conférence climat qui a eu lieu à Paris il y a près d’un an, la question de la mobilité est devenue une préoccupation majeure pour les métropoles et les villes.

Dans un rapport publié il y a quelques jours, intitulé « Une action rapide pour faire face à la pollution atmosphérique », l’Organisation Mondiale de la Santé a dressé un état des lieux des villes les plus polluées de France. A Lyon, on est bien au-dessus de la limite fixée par l’OMS, avec 22 microgrammes par m3. Mais ce n’est pas la ville la plus polluée de l’agglomération. L’OMS pointe du doigt les taux de pollution émis notamment par Villeurbanne (29.5ug/m3). Les enjeux sont donc importants pour notre Métropole qui est régulièrement confrontée à des pics de pollution et qui reste la plus polluée de France, mais également pour notre ville. Les dernières statistiques en matière de santé publique montrent que près d’un décès sur quatre est lié à la pollution atmosphérique et que les populations les plus défavorisées économiquement sont aussi les plus exposées. Un récent sondage affirme d’ailleurs que plus de 83% des rhônalpins s’inquiètent de la qualité de l’air. La prise de conscience ayant eu lieu, le temps est maintenant au changement de comportements. Le Bilan Emissions de Gaz à Effet de serre réalisé par la ville en 2014 a pointé la menace que constituent les déplacements, du fait de l’augmentation des effectifs, l’éloignement des agents, l’augmentation des kilométrages et de la consommation de carburants des véhicules municipaux.

Le PDA de la ville témoigne d’une volonté politique et d’une transformation des mentalités qui ne demandent qu’à s’amplifier. L’enquête mise en place en 2014 par la ville auprès de ses agents montre à la fois des éléments encourageants comme la réduction de la part modale de l’autosolisme et l’augmentation de la part modale du vélo, et à la fois des éléments qui le sont moins comme la forte baisse du co-voiturage qui passe de 7 à 2% des déplacements travail-maison des agents. Un diagnostic complémentaire fait apparaître que les solutions de co-voiturage sont à nettement encourager.

S’il est indispensable de faire baisser la part modale de la voiture, grandement responsable des GES dans l’agglomération, ce sont bien en outre, tous les modes de déplacements alternatifs à la voiture qu’il faut encourager, tout autant que la multi-modalité.

Nous aurions aimé voir dans ce document les résultats du diagnostic réalisé sur l’accessibilité des sites de la ville en modes actifs ainsi que la carte du réseau cyclable existant et des extension prévu sur le réseau villeurbannais, notamment pour les équipements publics, car ces aménagements incitent les agents de la ville à prendre davantage leur vélo pour aller travailler. Dans le diagnostic encore, a-t-on des informations sur les distances domicile-travail des agents ? Combien d’agents parcourent des distances domicile-travail de moins de 3 kms ? Selon l’ADEME, ¼ des déplacements effectués en France sont inférieurs à un kilomètre. Combien pour les agents de la ville de Villeurbanne ? Les hommes assis plus de 6 heures par jour ont une mortalité supérieure de 20 %, le chiffre est de 40 % pour les femmes. La marche entre le domicile et le travail, lorsqu’elle est favorisée et rendue possible est ainsi bonne pour la planète et pour la santé. Une campagne de sensibilisation en ce sens sera-t-elle effectuée dans le cadre de ce PDA ? La problématique posée par les nouveaux moyens de déplacements individuels comme la trottinette par exemple n’y est pas non plus abordée.

Nous nous félicitons que la ville se propose de mettre prochainement en place l’indemnité kilométrique vélo et de réglementer le télétravail pour les agents, cela est une avancée considérable. En effet, pour se développer, le télétravail a besoin d’être mieux encadré et il ne doit pas entraîner à l’isolement de l’agent par rapport à sa communauté de travail ou le non-respect des dispositions légales en matière de temps de travail ou de temps de repos.

Le PDA engagé est une réponse concrète aux défis auxquels nous sommes confrontés. Ils invitent à poursuivre et amplifier les efforts en matière de déplacements urbains, et à promouvoir d’autres types de déplacements plus vertueux. C’est également un excellent levier pour atteindre les objectifs fixés en matière de lutte contre le réchauffement climatique et de faire du Grand Lyon une métropole respirable.

Cependant, cela doit s’accompagner d’une politique ambitieuse en matière de transports en commun.

Promouvoir des équipements capables de transporter les usagers dans des conditions autres que déplorables (je fais référence à la ligne C3) est un enjeu pour diminuer les GES à Villeurbanne et dans la Métropole de Lyon.

Zémorda Khelifi

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Conseil municipal – Octobre 2016 – Projets urbains des Buers et de Saint-Jean : écouter les habitants!

Villeurbanne compte 2 quartiers sur les 200 quartiers prioritaires retenus au plan national dans le cadre du plan de renouvellement urbain : Saint Jean et Les Buers. C’est une bonne nouvelle car cela va permettre de réaliser des études et d’apporter des moyens financiers ensuite pour la réalisation de l’ensemble des aménagements urbains, la démolition – même si nous avons des réserves sur les démolitions des logements aux loyers les plus bas- et la reconstruction des logements. Et dans ces 2 quartiers, on ne peut que se réjouir de cet avancement, car la Ville dit aux habitants depuis des années, que leur quartier va faire l’objet de projets importants (rappelons l’étude prospective sur Saint-Jean lancée il y a 10 ans…). Notons toutefois qu’aux Buers, le bailleur Est Métropole Habitat a déjà engagé des réhabilitations exemplaires sur la Boube et Pélisson (Buers sud), qui sera inaugurée prochainement, avec des rénovations de niveau « bâtiment basse consommation », qui permettront aux locataires des réductions importantes de charges.

Un des enjeux de la réussite des nouveaux projets, que ce soit à Saint-Jean ou aux Buers, c’est la concertation avec les habitants, comme le prévoit la loi LAMY de 2014 sur la politique de la ville et comme l’a rappelé Mme Geoffroy, secrétaire d’état à la ville, jeudi dernier à Vaulx-en-Velin, lors de l’assemblée générale des conseils citoyens de l’agglomération. A Villeurbanne, les conseils citoyens ne fonctionnent pas encore, et nous le regrettons, mais nous avons bien noté la mission récente confiée au CCO pour accompagner les habitants des Buers et de Saint-Jean dans la constitution de conseils citoyens; c’est un point positif. 

Sur le projet des Buers, la Ville et la métropole ont relancé en 2016 une concertation sur le projet urbain, après 4 années sans échange, hormis des réunions organisées par le bailleur Est Métropole Habitat, sur les réhabilitations des logements, avec également un voyage d’études à Bordeaux. Pourtant, au cours de ces années, le projet urbain a été travaillé par des équipes techniques pour être présenté en début d’année à l’ANRU. Même s’il n’y avait pas encore de certitudes sur les engagements financiers de l’ANRU, il n’y a pas eu d’échange avec les habitants. Par conséquent, quand il a été présenté en juin dernier, puis de nouveau mis en discussion samedi 15 octobre, les habitants ont questionné plusieurs points du projet, vous le savez : la création d’une voie nouvelle à travers le quartier et la démolition de certains immeubles, notamment le 51 rue du 8 mai. 

Si les objectifs du projet urbain d’ouvrir plus le quartier, d’améliorer les circulations, de requalifier les espaces publics, sont intéressants, les habitants ne veulent pas voir le trafic automobile ou les vitesses augmenter : le quartier est déjà soumis au bruit et à la pollution du trafic du boulevard périphérique; donc le projet doit conduire à améliorer la qualité de vie, pas à apporter plus de nuisances. Préserver des circulations apaisées, conserver les arbres existants, développer et embellir les espaces verts sont des objectifs forts exprimés par les habitants ! Concernant la question des démolitions de logement, nous pensons que plusieurs scénarios d’aménagement sont à étudier et à mettre en discussion avec les habitants, et en particulier un scénario global où l’immeuble du 51 est conservé dans sa totalité, ce scénario est à définir avec le futur conseil citoyen. Puis le débat aura lieu et sera tranché par les élus, mais au moins, les différents choix auront tous été mis sur la table.

Nous souhaitons aussi insister sur l’enjeu du relogement, qui est une autre source d’inquiétude dans les projets de démolition : les habitants sont attachés à leur quartier et ne veulent pas le quitter. Pourquoi ne pas les rassurer en proposant des relogements dans les futurs immeubles du Terrain des Sœurs, tout proche, dans la mesure où les calendriers sont compatibles, ce qui paraît possible, puisque la construction a démarré ?

Nous souhaitons terminer par des propos d’habitants : « Ne nous humiliez pas en disant qu’on a honte d’habiter ici ! ». Ces habitants souhaitent continuer à vivre dans leur quartier et participer au choix pour l’avenir de leur quartier. C’est une force sur laquelle le projet doit se construire : cela ne fait-il pas partie aussi de la démocratie participative?

Nous voterons le protocole de préfiguration.

Je vous remercie.

Béatrice Vessiller

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Conseil Municipal – Octobre 2016 – Terrain des Soeurs, enfin l’équipement petite enfance ?

Une explication de vote pour prendre bonne note de l’acquisition du foncier en vue de réaliser l’équipement petite enfance du Terrain des Sœurs, qui devrait être réalisé en 2018, soit dans encore 2 années.

Au CM de juillet 2012 il y a 4 ans, nous regrettions déjà les délais qui s’allongeaient pour cet équipement public puisqu’il était question d’1 livraison en 2012 puis en 2014. Eh bien il faudra encore attendre 2018 avant de voir s’ouvrir ce pôle enfance. Souhaitons cette fois que la date annoncée soit la bonne ! Le terrain de sœurs, c’est le terrain de Anne, ma sœur Anne où je vois enfin venir un équipement petite enfance !

Et nous espérons que le lycée Brossolette aux Gratte-ciel ne subira pas de tels retards car il y a semble t-il des inquiétudes quant à la réalisation du lycée par la région AURA.

Je vous remercie.

Béatrice Vessiller

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Conseil municipal – Octobre 2016 – « Sauvages de ma rue » : une démarche originale pour la nature en ville

Quelques mots pour souligner le grand intérêt de ce programme, qui consiste à suivre la flore sauvage urbaine, grâce à la participation citoyenne. En effet, ce sont les habitants qui sont invités à identifier les plantes sauvages qui poussent dans la ville, à les répertorier et à  alimenter une base de données scientifiques sur la flore sauvage urbaine. Cette initiative permet de sensibiliser les habitants à la biodiversité par une observation de leur environnement proche. Cela devrait intéresser des publics aussi divers que les enfants dans les écoles, collèges et lycées, les jardiniers amateurs, les associations de quartier, les conseils de quartier… Porter attention à ce qu’on appelle souvent ces « mauvaises herbes » est une manière de porter un autre regard sur elles et de permettre leur développement car elles contribuent à la végétalisation de la ville, dont Villeurbanne, si minérale, si bétonnée a grand besoin. Le développement du végétal en cœur de Ville, de poumons de respiration urbain et de nature en Ville est un enjeu important pour Villeurbanne. Le programme « les sauvages de ma rue » est une démarche originale qui a toute sa place dans ce retour du végétal en Ville, pour offrir à nos concitoyens une Ville où il fait « mieux vivre »

Zémorda Khelifi

 

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Conseil municipal – Juillet 2016 – ZAC Gratte-ciel : où passera le tramway T6?

Monsieur le maire, chers collègues,

Nous avons eu déjà plusieurs fois l’occasion de nous exprimer sur ce projet, de souligner les points positifs, notamment l’ambition d’un projet architectural et urbain à la hauteur de l’histoire des Gratte-ciel et, nous l’espérons, des enjeux urbains et écologiques du 21ème siècle. Nous ne reviendrons pas sur plusieurs points positifs, la part du logement social et abordable, les nouveaux équipements publics, le cinéma Le Zola avec plusieurs salles, la végétalisation des bâtiments (et souhaitons le aussi des espaces publics), les nouvelles rues, les cheminements piétons, et le réaménagement de la rue J. Bourgey et surtout de la rue de Pressensé. Mais nous avons aussi plusieurs fois exprimé nos regrets sur quelques points : la taille trop restreinte de la place publique, l’absence – à ce jour – d’habitat coopératif…
Aujourd’hui, nous voulons surtout insister sur le grand absent de ce grand projet urbain, à savoir le tramway T6 : cette future ligne de transport en commun reliera Debourg à La Doua ; elle sera mise en service en 2019 entre Debourg et Hôpitaux Est, 1ère phase décidée par le Sytral. Après 2020, elle sera prolongée sur Villeurbanne. Cette ligne est prévue en tramway pour moins de 20 000 voyageurs par jour. Je ne refais pas le débat du tramway sur C3 mais tiens à rappeler qu’il est étonnant que, pour une ligne qui aura moins de la moitié de voyageurs que la C3, le choix du tramway par le Sytral ait été une évidence dans Lyon 7ème, 8ème et à Bron, alors qu’il n’a jamais été étudié sur C3. Mais passons…
Monsieur le Maire, vous avez plusieurs fois exprimé votre souhait que la ligne T6 qui viendra des hôpitaux-Est et de la place Grandclemént et passera par les Gratte-ciel. Pourquoi pas, mais où doit-elle passer précisément pour bien irriguer les quartiers de la Ville : les Gratte-ciel, c’est un des choix qui accompagne la densité de population actuelle mais ne l’oriente pas : ce n’est pas le seul possible. Pour nous, le passage sur l’avenue Barbusse n’a rien d’évident et mérite largement un débat sur différents tracés :
– l’avenue Barbusse a une vie propre et une qualité urbaine et architecturale qu’une ligne de tramway pourrait obérer, notamment lors des différentes animations où la rue devient un vaste espace public sans véhicule comme on l’a vu encore ce week-end. En effet, on ne détourne pas une ligne de tramway, plusieurs jours par an, comme on peut le faire avec un bus. Ensuite, au nord, l’usine ACI constitue une vraie contrainte entre les Gratte-ciel et la Doua. Et nous souhaitons que cette entreprise reste à Villeurbanne. Dans ce tracé, la solution qui consisterait à mettre un tramway rue Billon puis rue Perroncel, puis rue Yvonne mais elle présente beaucoup de contraintes et d’inconvénients. C’est pourquoi nous suggérons d’étudier d’autres scénarios, où, tout en passant aux Gratte-ciel, la ligne n’emprunterait pas l’avenue Barbusse, mais peut-être la rue Paul Verlaine, puis la rue J. Bourgey, puis la rue E. Vaillant (ce qui n’est pas sans conséquence sur le positionnement de la future école Rosa Parks sur la parcelle prévue, mais cela s’étudie), ou encore par un tracé plus à l’Est par les rues Rollet, Commandant Lherminier et Bienvenus…, autant de solutions qui permettent aussi une bonne connexion au métro A et qui ont d’autres avantages (tracé plus simple pour la circulation du tram, et un élargissement du cœur de Villeurbanne…) ; mais nous sommes aussi favorables à l’étude d’un scénario encore plus à l’Est, par la rue du 1er mars, les rues Flachet et Château Gaillard qui aurait l’avantage de desservir et développer d’autres quartiers que les Gratte-ciel, tout en se connectant aussi au métro A, mais cette fois à la station Flachet. La question de l’arrivée sur le campus est également un point intéressant à discuter : à Gaston Berger ou à Einstien, vers l’Insa, les deux peuvent s’entendrent sans orienter sélectivement le développement urbain de Villeurbanne
C’est pourquoi il faut étudier les points forts et les points faibles de ces différentes hypothèses, les impacts sur la circulation, les objectifs de piétonisations et mettre en débat tout ceci, sans tarder avec les Villeurbannais !
En effet, nous votons aujourd’hui, le programme des équipements publics de la ZAC avec un budget prévisionnel de 20M€ d’infrastructures. Le dossier de réalisation de la ZAC établi par la SERL indique « le prolongement sur l’avenue Barbusse devra prendre en compte possible une ligne forte A7 ou T6″. « Rendre possible » est une exigence un peu « petit bras » si vous le permettez, concevoir un projet urbain articulant au mieux le tracé d’une ligne forte et le projet urbain serait pourtant la bonne méthode, d’autant plus qu’on est en pleine révision du PLU-H et du PDU, et que le PLU-H devra réserver les emprises pour cette ligne, d’ici la fin de l’année !
Il ne faudrait pas qu’une fois les voiries aménagées dans la ZAC Gratte-ciel, on vienne recasser les espaces publics, comme on le fait aujourd’hui avec T6 dans Lyon 8 où des aménagements récents de plusieurs millions d’euros d’argent public vont être détruits pour faire passer le tramway T6. De ce point de vue, envisager le passage du Tram T6 sur une portion du cours Tolstoï en cours de réaménagement serait à la fois une gêne répétée pour les riverains et un gaspillage évident d’argent public, par manque de vision à long terme. A Villeurbanne, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas…
D’autres grands projets urbains de l’agglomération ont été réalisés ces dernières années avec un axe fort de transport en commun : le prolongement de la ligne du tramway T1 à la Confluence a précédé la construction des premiers bâtiments en 2005 ; la création du tramway T3 et le prolongement du métro A de Bonnevay à la Soie ont été concomitants à l’ouverture du Carré de Soie, et encore, l’antenne de T3 qui dessert le grand Stade de Décines a été livré avant même que le stade ne soit fini ! Autant d’exemples qui montrent que dans l’agglomération, et dans quelques villes, le Sytral et le Grand Lyon savent faire des projets de tramway articulés aux projets urbains. Monsieur le maire, quelles nouvelles du SytraL sur ce projet ?!!
En conclusion, vous l’aurez compris, nous serons des acteurs constructifs du futur débat sur le tramway T6 dans Villeurbanne et espérons que vous organiserez très rapidement ce grand débat citoyen !
Je vous remercie

Béatrice Vessiller

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Conseil municipal – Juillet 2016 – Qui décide de la ville et du Centre-Ville de demain ? Les grandes enseignes mondialisées ou les élus locaux ?

Monsieur le Maire, chers collègues,
Cette délibération permet d’évoquer plusieurs points :
Tout d’abord, la démarche du management de centre-ville semble être un bon outil pour fédérer les énergies autour d’un projet de développement de commerçants, pour et avec les commerçants. Pour organiser la ville des courtes distances, il est évident que les politiques publiques doivent favoriser l’implantation et le maintien de services du quotidien dans nos cœurs de quartier. Les Gratte-Ciel ne rencontrent pas de problématique de forte désertification comme d’autres villes aujourd’hui et c’est bien !
Cependant, cette délibération permet également d’offrir une lecture relative à la nature même de ces commerces. L’ouverture prochaine d’un Mac Donald’s en face même de notre Hôtel de Ville lance tout de même un très mauvais signal, d’une part, celui de la mal bouffe et de l’obésité de ceux qui se nourrissent aux hamburgers et sodas sucrés, en plus pas très loin de deux grands groupes scolaires et du Lycée Brossolette qui a déjà un Quick à proximité. D’autre part, faible plus-value en termes économiques, mauvaises conditions de travail, impunité fiscale, McDonald’s fait dans de nombreux domaines figure de mauvais élève.
Nous refusons le développement d’un tel projet de société, qui va à l’encontre des valeurs écologistes et sociales que nous défendons. D’ailleurs les Florentins l’ont bien compris puisque leur Maire s’est opposé à la mi-juin à l’implantation d’un restaurant de cette enseigne sur sa piazza del Duomo. Certes, Villeurbanne n’est pas Florence mais les deux villes voient arriver un MacDonald. Dans l’un le Maire s’y oppose. Et dans l’autre, il le soutient, en tous cas, il ne s’y oppose pas !
Villeurbanne ne peut laisser son cœur de ville à du commerce de grande distribution aux produits standardisés, issus d’une agriculture intensive peu respectueuse de l’environnement, et des politiques d’achat des grands groupes qui étranglent les producteurs locaux.
Si cette offre peut répondre à une demande, d’autres réponses existent pour les Villeurbannais souhaitant trouver un café-restaurant ouvert au centre le soir ou des commerces avec des produits alimentaires locaux respectueux de l’environnement et de la santé de nos concitoyens. Il y a heureusement aux Gratte-Ciel des exemples de commerces de ce type : restaurants indépendants, produits issus de circuits courts ou de l’agriculture biologique, dans un cadre de sociétés coopératives et nous souhaitons vivement que la Ville fasse le choix d’implantation de commerces de proximité qui favorise les circuits courts et les produits de qualité mais sans réserver ce type de produits aux populations aisées.
Nous formulons le souhait que la Ville favorise la construction de filières courtes en allant chercher des porteurs de projets, en les incitant et en les aidant à l’installation dans des locaux adaptés et agréables. Voilà un projet de gestion de centre-ville ambitieux, audacieux et à la hauteur des enjeux pour les Gratte-Ciel actuels et futurs !

Zemorda Khelifi

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