Archives pour la catégorie 2018

PUBLICITES

STOP PUB !

La loi permet à un règlement local d’adapter les dispositifs de publicité aux enjeux locaux.

Pour nous, le seul enjeu est de limiter au maximum la publicité dans l’espace public, sans laisser croire quelle  est une fatalité dont il faudrait nous accommoder.

En effet, elles sont de plus en plus agressives, en surnombre  (nous recevons plus de 1000 messages publicitaires par jour), énergivores (un panneau numérique de 2 m2 consomme autant qu’un couple avec enfant) ; elles constituent une pollution esthétique et lumineuse, nous abrutissent et influencent de manière néfaste nos modes de consommation, plus encore chez les enfants ; elles véhiculent tous les clichés possibles (dont les clichés sexistes), nuisent aux petits commerçants et ne rapportent quasiment rien à la ville (moins de 0,5% du budget de fonctionnement d’une commune). 

D’autre part, elle véhicule un modèle de société où la consommation de tout et n’importe quoi l’emporte sur la consommation de réels besoins de la population. Elle est le moteur de la politique de l’offre qui consiste à fabriquer n’importe quoi n’importe où au plus bas prix dès lors que cela pourra se vendre et générer des profits. Ce modèle va à l’encontre des enjeux de notre temps en particulier les enjeux écologiques et sociaux. Nous défendons un autre modèle de production qui consiste à fabriquer ce dont les gens ont réellement besoin en relocalisant au maximum la production à travers les circuits courts et en respectant des critères sociaux qui limitent les délocalisations visant à réduire les coûts de production par l’exploitation d’une main d’œuvre lointaine.Le déménagement permanent des marchandises et des humains doit cesser !  

Le transfert du RLP à la métropole nous questionne dans la mesure où elle harmonise des règlements locaux communaux qui sont très inégaux. 

Dans un communiqué du 13 septembre, le Collectif Plein La Vue a établi de manière très sérieuse une étude et un classement des communes de la Métropole concernant leurs ambitions pour réduire la publicité dans l’espace public. Villeurbanne ressort deuxième de ce classement derrière Saint-Romain-au-Mont-d’Or alors que Lyon figure parmi les mauvais élèves.

Le RLP métropolitain devrait tendre à une harmonisation vers le haut mais cela sera t-il vraiment le cas ? J’ai bien entendu Monsieur Vuillerme que vous souhaitez/espérez que le document final ne sera pas moins restrictif que le règlement appliqué actuellement à Villeurbanne. Nous encourageons votre volontarisme sur ce dossier.

Cependant, les orientations affichées par la métropole ne semblent pas aller assez loin sur plusieurs points. En particulier, il ne réduit la surface des panneaux traditionnels qu’à 8 m2 alors qu’il pourrait aller jusqu’à 2 m2, la taille actuelle des panneaux sur les bus comme cela se fera dans le futur règlement de Paris. La limitation des enseignes lumineuses et numériques est très insuffisante. Nous sommes favorables à leur interdiction, particulièrement les écrans vidéos ainsi que les enseignes sur toit. Nous préconisons également de fixer une distance plus importante entre deux panneaux pour les panneaux classiques et le mobilier urbain. Enfin, nous proposons que les enseignes lumineuses soient éteintes dès la fermeture de l’activité.

Comme le montre une enquête du collectif Plein La Vue, les commerçants métropolitains sont eux-mêmes favorables à la plupart de ces mesures.

Pour l’heure, les orientations générales du projet de règlement métropolitain ne semblent pas être à la hauteur des enjeux. Villeurbanne a une longueur d’avance dans ce domaine. Le transfert du RLP à la métropole risque de nous la faire perdre… Espérons que nous ne tomberons pas dans ce panneau et souhaitons que le document final évolue dans le sens que nous proposons.

Je vous remercie

Olivier Glück

Share This:

entete-page-cour-des-comptes

Les pompes funèbres publiques, un service de première (et dernière!) nécessité à conforter

Le rapport de la chambre régionale des comptes concernant la gestion du syndicat intercommunal des Pompes Funèbres de l’agglomération lyonnaise au cours des exercices 2011 à 2016 est soumis à notre avis.

 En propos liminaires, nous souhaitons apporter trois éléments :

Le premier sur l’’analyse de la structure des ventes confirme bien que les entrées de gamme concernent un volume bien supérieur aux autres. Les foyers modestes se saisissent donc de ce service municipal et c’est tant mieux. Mais nous constatons en même temps une augmentation des tarifs de près de 17% par obsèques entre 2011 et 2015. Si les tarifs de ce service restent moins chers que les concurrents privés, attention cependant à laisser accessible à l’ensemble des familles ce service de première (et dernière !) nécessité.

Le 2ème élément est sur la prise en charge des obsèques de personnes dépourvues de ressources et dont le chiffre a doublé entre 2011 et 2015. Cela conforte l’opportunité et l’intérêt d’un service public de l’obsèque avec le passage en SPL. Ce passage en SPL permet par ailleurs une vraie souplesse et une mutualisation des compétences, pour les collectivités membres tout en conservant un principe de in-house dans la gestion des services indispensables à ce type de sujet. Ce mode de gestion permet peut-être aussi de venir remettre de l’ordre et un peu de vie dans une ancienne gestion. Nous ne pouvons que nous en réjouir.

Troisièmement, nous constatons en même temps une baisse de moins 9,5% entre 2011 et 2015, sur le nombre de cercueils facturés. Le nombre de morts lui ne semblant pas autant fluctuer sur notre Métropole, comment expliquer cette baisse importante, alors que les prix sont globalement bien moins élevés que chez la concurrence ? Le service est-il bien présenté et connu de l’ensemble des familles ?

Revenons maintenant à l’objet du rapport.

Gestion archaïque : voilà comment nous pourrions qualifier la gestion du syndicat intercommunal entre 2011 et 2016. Il a notamment été relevé par la Chambre Régionale des Comptes l’absence de commission de contrôle des comptes et de commission consultative des services publics locaux, ce à quoi vous semblez répondre que l’interprétation de la CRC n’était pas pertinente alors que la CCSPL est obligatoire et permet notamment l’examen du rapport annuel.

La CRC a relevé aussi l’absence de rapports d’activité, ne répondant pas ainsi à une obligation prévue par le CGCT d’information des communes membres. Selon le CGCT, ce rapport doit être communiqué par le maire au Conseil municipal en séance publique. Or, nous n’avons pour ainsi dire jamais vu passer ce rapport en conseil.

Par ailleurs, la CRC relève l’absence d’une comptabilité d’engagement, d’une comptabilité analytique, de PPI et d’outils fiables pour la fixation des prix et pour le pilotage financier et le suivi de l’activité, ce qui semble surprenant au vu de la présence en tant que titulaire au sein de la SPL, de Mr Kabalo, adjoint en charge des finances de notre commune. En matière de Ressources Humaines, il est noté par la Chambre, des irrégularités en matière de bilan social et l’absence d’indicateurs sociaux et de fiches de postes.  Nous sommes cependant rassurés sur l’acquisition de progiciels de gestion qui vont permettre de passer de l’archaïque au moderne et de pallier à cela.

Pour finir sur une note positive, nous avons noté qu’avec ce rapport une lettre de réponse aux observations de la CRC y est jointe. Cette lettre nous indique que les remarques ont été prises en compte. Mais il aura quand même fallu un contrôle de la CRC pour pointer ces carences ! Nous notons également et c’est d’ailleurs reconnu par la CRC, la qualité du service rendu à un coût accessible.

Les services publics ont un rôle essentiel pour assurer l’égale présence et qualité des services techniques et sociaux, dans tous les domaines où les différences techniques, économiques, environnementales, culturelles ou sociales entraînent une discrimination. L’égal accès aux besoins humains fondamentaux (dont la mort), fait aussi partie de leur mission. Défendre, gérer correctement, efficacement, faire évoluer les services publics avec des outils modernes, c’est aujourd’hui une nécessité, tant les politiques publiques des gouvernements successifs les ont affaiblis et tant ils sont indispensables à la qualité du vivre ensemble.

Je vous remercie.

Zémorda Khelifi

Share This:

migrant

Soutien a Singa : pour la solidarité en actes !

Nous souscrivons au soutien proposé à l’association Singa et ses actions en faveur des migrants, pour faciliter leur intégration, la rencontre et les échanges interculturels sur notre territoire. Cette délibération nous rappelle aussi que l’hiver arrive et que de nombreuses familles sont encore à la rue et prises en charge grâce à la solidarité des parents d’élèves, enseignants et du Collectif  « Jamais sans toit », comme l’année scolaire dernière, car les problèmes n’ont pas été résolus cet été… Nous avons appris très récemment qu’une famille avec un bébé de quelques jours dort dans une voiture, à Villeurbanne. Il semblerait que cet enfant soit à l’abri depuis 2 jours, dans une chambre d’hôtel, grâce à l’action de la ville, mais c’est une solution provisoire. Cette situation n’est pas acceptable, il nous faut trouver des solutions rapidement pour mettre en sécurité ces personnes. La loi ELAN facilite la mise en place de conventions d’occupation temporaire dans des locaux vacants pour héberger des personnes en fragilité. Nous souhaitons que la Ville, la Métropole ou tout autre propriétaire de locaux vacants puisse expérimenter un tel dispositif, avec le soutien financier de l’Etat, car rappelons que c’est l’Etat qui doit assurer l’hébergement d’urgence. C’est une piste parmi d’autres, mais nous ne pouvons revivre un hiver comme l’an passé avec des squats qui pallient  aux carences des pouvoirs publics et qui ne sont satisfaisants pour personne.   C’est maintenant qu’il faut imaginer les solutions pour les familles et les personnes à la rue. Vous pouvez compter sur notre engagement et notre soutien pour mettre en place ces solutions.

Zémorda Khekifi

Share This:

logement

Gestion de la demande de logement : oui aux bourses d’échanges de logements

Nous sommes favorables à ce nouveau document partenarial, défini par la loi ALUR de la ministre Duflot en 2014. Ce plan vise à mieux accueillir et orienter les demandeurs de logement social ( plus de 60 000 sur la métropole) et  gérer ces demandes de façon partenriale pour mieux y répondre. Nous sommes particulièrement intéressés par une  disposition de la loi ALUR dans ce plan: l’expérimentation de la location choisie, c’est – à dire choisie par le demandeur de logement grâce à une mise en visibilité de l’offre de logements disponibles. Le plan qui nous est soumis prévoit des expérimentations de ce type entre différents partenaires, c’est un début, avant uen généralisation si les résultats sont probants. dasn d’autres villes , ils semblent l’être. Nous ne doutons pas que les bailleurs présents sur la ville de villeurbanne  et notament EMH fassent partie de cette expérimentation et que nous puissions en avoir prochainement un bilan. Pourquoi ne pas prévoir aussi de mettre en place un dispositif villeurbannais de bourse d’écahnges de logements, comme le fait la commune de Décines ? Nous voterons ce rapport.

Share This:

Koeo

La ville expérimente le mécénat de compétences entre entreprises et associations

Conseil municipal de Villeurbanne du 28 juin 2018

R-2018-232 – Expérimentation d’un dispositif de mécénat de compétence – Convention d’objectifs et de moyens entre la Ville et l’entreprise Koeo

Monsieur le Maire, Chers collègues,

Le mécénat de compétences, encadré par la loi Aillagon d’août 2003, est le don d’expertises professionnelles ou personnelles de collaborateurs volontaires, pendant leur temps de travail et en accord avec leur employeur, à des structures d’intérêt général locales.

Dans le cas de cette délibération, cela concernera plus particulièrement des structures du secteur de l’ESS. Cette convention avec l’entreprise Koeo permettra de mettre en place le cadre pour accroitre les compétences des dirigeant.es et des salarié.es (gestion financière, communication et marketing notamment) de plusieurs structures de l’ESS et de leur faciliter l’accès à des ressources d’ingénierie qu’elles n’ont plus les moyens de se procurer.

Le dispositif est particulièrement intéressant car il permet le soutien à des associations ou organismes sans but lucratif portant des projets à impact social, qui doivent à la fois trouver des ressources alternatives face à la baisse régulière des subventions publiques et se professionnaliser dans leur développement. Il permettra ainsi par un appui humain de la ville à ces structures d’acquérir de nouveaux savoir-faire pour consolider ou développer leur activité.

Le dispositif est également intéressant en matière de gestion des ressources humaines et notamment de motivation des agents qui revendiquent de trouver du sens dans leur parcours professionnel en s’impliquant de façon active dans un projet à impact social positif et qui souhaitent développer leurs compétences et leur capacité d’adaptation.

Une collectivité a la possibilité, par la diversité de ses objectifs et de ses modes d’intervention, de déployer de nombreux moyens d’action. Le mécénat de compétences est donc pour nous un moyen de diversifier nos modes de financement vis-à-vis des secteurs à forte valeur ajoutée humaine et sociale.

Nous souscrivons à cette expérimentation et nous prendrons connaissance avec intérêt du bilan de celle-ci, pour les entreprises et les associations qui seront concernées.

Je vous remercie.
Béatrice Vessiller

Share This:

1508488117_B974300015Z.1_20141216193303_000_GMR3L02S5.1-0

Forfait communal à une école privée: de l’argent en moins pour l’école publique !

Conseil municipal de Villeurbanne du 28 juin 2018

R-2018-239 – Participation aux frais de fonctionnement des écoles privées de Villeurbanne et protocole d’accord avec l’école juive de Lyon

Explication de vote

Comme la loi l’y oblige, un forfait communal est versé aux Écoles privées sous contrat. Ce forfait, calculé par élève en élémentaire, doit, selon la loi, inclure les frais de fonctionnement des écoles hormis le salaire des enseignants qui est déjà pris en charge par l’État. La ville doit y consacrer la même somme par enfant, que l’école soit publique ou privée. Autrement dit, plus une ville met de moyens dans l’école publique, plus elle doit financer les écoles privées de son territoire ! Le montant de la régularisation de la subvention pour cette école privée est autant d’argent non investi dans les écoles publiques de notre Ville.

C’est pourquoi, comme pour les précédentes délibérations sur le sujet, nous nous abstiendrons.

Zémorda Khelifi

Share This:

ballon-de-basketball

Le loyer payé par l’ASVEL pour l’Astroballe toujours sous-évalué !

Conseil municipal de Villeurbanne du 28 juin 2018

R-2018-258 – Mise à disposition de l’Astroballe à la SASP Asvel basket

Monsieur le Maire, chers collègues,

Comme vous le savez, nous demandons depuis plusieurs années une diminution des financements de l’ASVEL.

Dans un premier temps, la part fixe de la redevance annuelle s’appuie sur les frais réels estimés sur la base du compte administratif 2011, ce qui est plus que surprenant, il y a eu 7 exercices depuis. Pourquoi ne pas s’être basé sur les frais réels 2017 pour calculer cette part fixe ? Par ailleurs, nous avions en 2013 dans le cadre de la précédente convention, attiré votre attention sur la méthode de calcul de la valeur locative et l’imputation à l’ASVEL d’un hypothétique temps passé dans la salle. À ce propos, nous aurions aimé connaître, le temps réel d’occupation de l’équipement par le club, comme nous l’avons demandé en commission. Ce mode de calcul permet d’arriver à un montant de loyer proche du précédent. Nous pensons que le montant de redevance fixe, pour un bien occupé quasi exclusivement par l’ASVEL est toujours en-deçà des prix du marché et constitue une aide indirecte de plus et donc un manque à gagner important pour la ville.

Dans un second temps, la part variable évolue en effet en 2018, mais rappelons que le chiffre d’affaires de l’ASVEL a quasi doublé entre temps et que le club sportif a le plus gros budget des clubs professionnels de la ligue nationale de basket. Précisons également que cette part variable représente une moindre partie de la redevance totale. Et sans mettre en regard le montant du budget et les résultats sportifs – nous n’aurions pas cette impertinence – nous soulignons toutefois que la part des subventions publiques est finalement assez faible sur le budget du club et que sans doute, une gestion optimisée permettrait au club de payer à son juste prix la location de la salle et de recevoir des aides de la Ville revues à la baisse.

En résumé, cette convention prévoyant une redevance à peine supérieure à celle de la précédente, dont le montant était déjà anormalement bas à l’époque, nous voterons donc contre cette délibération
Béatrice Vessiller

 

Share This:

camera videosurveillance

Souriez, vous êtes filmés à Villeurbanne !

Conseil municipal de Villeurbanne du 28 juin 2018

R-2018-236 – Demande de financement auprès de l’Etat au titre du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD)

Monsieur le Maire, chers collègues,

Tout d’abord, notre groupe souhaite vous remercier pour votre volonté de transparence, suite à la commission municipale que vous avez réunie sur le thème de la vidéoprotection.

Par le biais de cette délibération, vous souhaitez solliciter le Fonds interministériel de prévention de la délinquance, afin qu’il contribue au financement de l’installation sur trois sites (Tonkin, Cours Tolstoï et centre-ville) d’une trentaine de caméras et de la création de 5 zones permettant l’implantation de caméras nomades.

Le tout coutera la bagatelle de 450 000 euros, et ce montant ne tient compte que de l’investissement, Il ne faut pas oublier que les coûts de maintenance sont en moyenne de 10 %. Ensuite, pour que les caméras puissent permettre une identification – dans les rares cas où cela est possible – il faudra assurer un éclairage suffisant allant à l’encontre des efforts d’économie actuels et provoquant des pollutions lumineuses supplémentaires.

Le Directeur de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a déclaré qu’aucune étude en France ne démontre l’efficacité de la vidéoprotection sur le plan préventif et dissuasif. Au contraire, il a évoqué le fait que les délinquants quittent les zones surveillées pour aller là où il n’y a pas de caméras. Avec les caméras, on ne fait donc que déplacer les problèmes, un peu plus loin !

Par ailleurs, dans plusieurs villes équipées, le nombre de délits repérés grâce aux caméras représente moins de 3 % de la délinquance de voie publique, selon une enquête réalisée par le CNRS.

Il y a 6 mois, était votée à l’Assemblée Nationale une loi extrêmement liberticide : la loi anti-terroriste qui, pour répondre aux problèmes d’insécurité, a inscrit dans le droit commun un certain nombre de mesures auparavant exceptionnelles et dérogatoires. Puis ont suivi d’autres mesures liberticides, comme la loi asile et immigration. Dans  cette ambiance du tout sécuritaire, vous accentuez  la déshumanisation par l’installation d’un dispositif technologique, qui n’a pas fait ses preuves!  le renforcement de la présence humaine sur le terrain et dans la durée, tant en matière de prévention, de médiation  que de répression quand il s’agit d’actes délinquants ou délictueux,  nous parait plus important : police nationale et agents municipaux ont chacun leur rôle et c’est là qu’il faut des moyens.

Ajoutons aussi que beaucoup de faits de délinquance sont liés à des trafics de substances illicites et que nous pensons qu’il est grand temps d’ouvrir un débat national sur la dépénalisation du cannabis.  Enfin, rappelons, qu’à court terme, la protection des personnes et des biens est toujours de la compétence de l’Etat. L’installation du dispositif que vous nous proposez est l’acceptation explicite d’un transfert de charge.

Il y a là un choix de modèle de société ; mettre en place des caméras, sans beaucoup d’illusion sur leur efficacité ou résister à la tentation de la facilité et trouver d’autres formes de réponse,  durables, humaines et collectives.

Nous voterons contre cette délibération. Je vous remercie .
Zémorda Khelifi

Share This:

keyboard-bg

La ville expérimente le télétravail

Conseil municipal de Villeurbanne du 28 juin 2018

R-2018-213 – Mise en œuvre du télétravail à titre expérimental

Monsieur le Maire, chers collègues,

Cette délibération relative à la mise en place d’une expérimentation d’une durée de 1 an sur le télétravail des agents est pour nous l’occasion de nous exprimer sur le sujet, même si nous avons eu l’occasion de le faire dans le cadre du plan de déplacement des administrations.

Le télétravail est mieux encadré depuis un décret de 2016 qui en détermine les conditions d’exercice et modalités de mise en œuvre dans la fonction publique et un récent arrêté datant du mois de mai dernier vient d’apporter quelques précisions utiles quant à ces conditions et modalités.

Cet encadrement est indispensable pour éviter les effets néfastes d’un tel dispositif, tel que le lien social dont pourrait être privé un agent. Un agent ne pourra télé-travailler qu’à raison de 1 jour par semaine ou 10 jours par an maximum.

Il est indéniable que le télétravail est une bonne chose s‘il est occasionnel : gain de temps, meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, plus grande flexibilité dans l’organisation, les avantages sont nombreux.

L’impact est également non négligeable sur la pollution, c’est d’ailleurs une mesure qui devrait être systématisée, les jours de pics de pollution. En effet, en cas d’épisode de pollution, lorsque des mesures propres à limiter l’ampleur et les effets de la pointe de pollution ont été prises en application de l’article L.223-1 du Code de l’Environnement, la ville pourrait faire droit à la demande des agents, de recourir au télétravail, lorsque la nature des activités qu’il exerce le permet. Un article du Code du Travail (L.1222-11) précise d’ailleurs qu’en cas de circonstances exceptionnelles, de force majeure, ou de menace d’épidémie, le télétravail peut être considéré comme un aménagement de poste rendu nécessaire pour que l’entreprise continue de fonctionner et que les salariés soient protégés.

Par ailleurs, les agents travaillant à temps partiel à moins de 80 % d’un temps plein sont exclus du dispositif et cela ne devrait pas être le cas.

Il paraît souhaitable pour permettre une égalité de traitement de tous les agents et une meilleure conciliation vie professionnelle / vie privée, notamment des femmes qui sont le plus concernées par le temps partiel de leur en faciliter l’accès dès l’instauration de ce dispositif, en leur permettant par exemple d’avoir accès non pas à la journée par semaine, mais au forfait des 10 jours par an.

Nous voterons bien évidement pour la mise en place de cette expérimentation.

Je vous remercie de votre attention.

Zémorda Khelifi

Share This:

17-courly-360x224

Le contrat territorial entre la Ville et la Métropole pour un meilleur service aux habitants

Conseil municipal de Villeurbanne du 28 juin 2018

R-2018-204 – Pacte de cohérence métropolitain – contrat territorial

Le 10 décembre 2015, la Métropole de Lyon a adopté son pacte de cohérence métropolitaine qui, pour mieux coordonner les efforts de chacun, selon la loi MAPTAM, contraint à établir un contrat territorial avec chaque commune, qui devra être évalué annuellement.

Nous tenons tout d’abord à souligner la qualité du travail tant des services de la Ville de Villeurbanne que de ceux de la Métropole : les fiches permettent de bien comprendre le contenu et le déroulé des actions, les services concernés, et les indicateurs d’évaluation.

Le contrat proposé aujourd’hui détaille ainsi les thématiques et sujets sur lesquels la Métropole et la commune souhaitent mieux travailler ensemble, au bénéfice de nos concitoyens, dans des domaines de  l’action sociale, la vie étudiante,  la prévention, la politique de la ville, l’insertion, le lien entre écoles et collèges… Tout cela est évidemment utile et intéressant et devrait fluidifier –espérons-le – la manière dont les misions des services respectifs s’articulent.

Plusieurs actions de coordination sont déjà en place depuis plusieurs années,  le contrat a le mérite de bien le formaliser le partenariat Ville / Métropole et pour certaines fiches, de mentionner explicitement ce que le pacte va permettre en plus. Il aurait été intéressant que toutes les fiches comportent ce type d’informations, afin d’indiquer ce que le pacte va changer.

En matière d’action sociale, les actions visent un meilleur service rendu à l’usager, grâce à un accueil amélioré (l’accueil généraliste en proximité), une meilleure prise en charge, des outils communs et des temps d’échanges sur les situations individuelles. Nous y sommes bien sur  très favorables car nous pensons que cela va permettre une approche de la personne dans la globalité de sa situation,  de ses difficultés et de ses besoins et ainsi lui éviter un « nomadisme administratif ». En matière d’accueil, il est proposé d’engager une réflexion sur une meilleure répartition des lieux d’accueil et d’orientation, notamment pour Saint-Jean ou Bel Air – Les Brosses. Souhaitons que la réflexion se traduise assez rapidement en solution car l’idée était déjà évoquée au Conseil Général bien avant 2014 !

Quelques actions visent à rationaliser et éviter les doublons entre Ville et Métropole, c’est évidemment très bien. C’est le cas de l’instruction des garanties d’emprunts pour les bailleurs sociaux : une seule instruction assurée par la Métropole, au lieu de 2 jusque-là, pour que chacune des 2 collectivités vote sa garantie d’emprunt  dans son assemblée !

Nous sommes étonnés qu’il n’y ait pas d’action sur la propreté, alors que la délibération de 2015 mentionnait une expérimentation « propreté » et que c’est un sujet du quotidien où la proximité  doit apporter une plus grande réactivité aux besoins et où il y a de réelles attentes de nos concitoyens…

Enfin, dans la continuité de notre intervention en 2015, nous souhaitons insister sur 2 points auxquels nous tenons :

  • le droit à l’expérimentation. Plusieurs fiches y répondent, comme l’« expérimentation : information/formation des assistantes maternelles » ou « expérimentation : coordination des plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET). Il est intéressant que la Métropole et la ville innovent ensemble pour, dans la conduite des politiques publiques, les rendre conjointement plus efficientes et là encore au service de nos concitoyens. Mais cela pourrait concerner plus de thèmes. Nous avons bien entendu vos réserves sur ce point, Monsieur le Maire.
  • l’évaluation des actions : elle est prévue dans le dispositif et c’est  bien. Nous souhaitons qu’elle associe les usagers, les habitants, ce qui n’est pas vraiment prévu pour l’instant. Ce serait l’occasion de créer des comités d’usagers pour les différents services publics. Ceux-ci seraient alors associés à l’évaluation, notamment pour ce qui concerne les dispositifs sociaux, pour avoir leur point de vue sur  l’amélioration du service rendu qui est visée.

Nous serons évidemment très intéressés par le rapport annuel qui sera fait pour rendre compte de la mise en œuvre de ce contrat territorial.

Nous voterons cette délibération.

Je vous remercie.

Béatrice Vessiller

Share This: