Archives pour la catégorie Conseil Municipal

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Réforme des contrats aidés : tout ça pour ça !

Tout ça, pour ça : c’est en ces termes que pourrait être résumée la réforme des contrats aidés !

Le gouvernement Macron a décidé fin 2017, de supprimer massivement les emplois aidés et de mettre en place une réforme. Pour justifier cette réforme (et la suppression des contrats aidés), le gouvernement, les jugeant inefficaces et coûteux, a fait le constat que ce type de contrat ne permettait que rarement un réel retour à l’emploi. Emmanuel Macron a même dit qu’ils représentaient « une perversion de la politique de l’emploi ».

Depuis une circulaire de début 2018, le dispositif des PEC remplace celui des CUI-CAE, mais renvoie au même cadre juridique, prévu par le code du travail. Pour un gouvernement qui souhaitait réformer les dispositifs des contrats aidés en profondeur, se baser sur un cadre juridique inchangé est pour le moins étrange. La circulaire indique en outre que « le recentrage des PEC sur l’objectif d’insertion suppose une exigence réelle à l’égard des employeurs, qui doivent être sélectionnés sur la capacité à offrir des postes et un environnement de travail propices à un parcours d’insertion ».

Par ces termes, il y a indéniablement des aspects positifs. C’est en effet, une bonne chose de s’interroger sur une exigence réelle vis-à-vis des employeurs et sur le volet formation des personnes éloignées de l’emploi. Malgré tout, donnera t’on les moyens aux employeurs éligibles, qui seront donc triés sur le volet, d’assurer ces exigences ?

En outre, le taux de prise en charge par l’Etat est abaissé à 50% du SMIC horaire, alors que cette même prise en charge pouvait aller jusqu’à 90% auparavant, ce qui risque d’en réduire le recours. C’est sans doute là, la volonté du gouvernement ! D’ailleurs la réforme a confirmé la forte baisse du nombre de contrats de 2017 : de 459 000 contrats aidés fin 2016, ils sont programmés au nombre de 200 000 PEC avec la réforme. Je rappelle que les contrats aidés, certes imparfaits sont très utilisés dans le secteur associatif comme la MJC, les centres sociaux, le CCO, etc. et ils sont nécessaires pour faire vivre la cohésion sociale, la solidarité, le développement culturel, etc.  A Villeurbanne, la confirmation de cette baisse de contrats aidés s’accompagne de la réduction régulière des subventions à l’ensemble des structures associatives.

Nous pouvons également évoquer les 30 500 contrats PEC réservés à l’Education Nationale, pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Nous en avions 50 000 en 2017. Le compte n’y est donc pas non plus et ce sont à nouveau ces élèves qui vont trinquer ! Où est donc Bruno Bonnell qui se voulait rassurant sur le sujet, à l’égard des parents d’élèves, il y a quelques temps ?

Par ailleurs, dans le budget 2019 de l’Etat, certains ministères (notamment celui de l’Intérieur) ont vu leur budget augmenter, mais le Ministère du travail a vu le sien baisser et ces restrictions auront des conséquences directes sur le Pôle Emploi (qui est partie prenante dans l’accompagnement du salarié en PEC). 800 postes en équivalent temps plein seront supprimés cette année (en 2018, c’était déjà 600) au Pôle Emploi. Il faudra donc que l’Etat nous explique comment il compte faire plus pour ces demandeurs d’emploi en insertion, avec moins.

Ensuite, ces PEC ne s’adressent plus qu’à des demandeurs d’emploi dits « les plus éloignés de l’emploi », les personnes en situation de handicap et surtout les résidents des quartiers prioritaires politique de la Ville. Ce qui veut dire que les jeunes qui n’entrent pas dans ces critères précis seront plutôt orientés vers d’autres filières, alors qu’ils étaient souvent les premiers concernés par les contrats aidés qui leur apportaient une première expérience.

Nous avons évoqué ici même, lors du dernier conseil municipal, les inégalités en matière scolaire. C’est donc aussi sur la lutte contre le décrochage et les inégalités scolaires qu’il faut travailler si l’on veut éviter à beaucoup l’absence de formation dès l’entrée dans la vie professionnelle. Nous sommes dans un système qui n’a jamais fait réussir tous ses élèves, et qui reste concentré sur une logique de tri, de compétition, de mérite. Il faut que cela change.

C’est une bonne chose que la ville ait recours à ce type de contrats, c’est un tremplin pour des personnes qui ont connu des parcours chaotiques et c’est leur donner une chance de rebondir et de s’épanouir, tout en contribuant à des besoins sociétaux et au lien social.

Pour finir, il est indispensable de revoir le nombre de PEC à la hausse, et de trouver une solution au problème des PEC dans les écoles. Cela passe, au niveau de l’Etat, par une véritable concertation avec les partenaires concernés et une politique plus volontariste et plus ambitieuse en matière de réinsertion des publics éloignés de l’emploi.

Je vous remercie.

Zémorda Khelifi

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Pour un retour à une gestion publique de l’eau !

Monsieur le Maire, chers collègues,

Avant de commencer, je remercie les groupes RGEC et PC qui s’associent à cette intervention.

Alors que nous sommes la veille de la journée mondiale de l’eau, le rapport annuel sur le prix et la qualité des services de l’eau potable et de l’assainissement nous amène à revenir sur un sujet fondamental : l’eau comme bien commun et le mode de gestion qui découle de celui-ci. La gestion du service de l’eau est actuellement déléguée à un opérateur privé dans le cadre d’une DSP, débutée en 2015 pour une durée de 8 ans. Nous souhaitons redire ici toute l’importance d’une gestion en régie du service de l’eau : au-delà de l’importance de garder la main complète sur le premier besoin vital de nos concitoyens, la gestion en régie permet une amélioration du service aux usagers, un meilleur suivi des investissements, une optimisation des tarifs et surtout d’avoir une vraie politique d’accès à la ressource avec notamment la mise en place d’une tarification éco-solidaire. La régie peut aussi décider de rendre gratuits les premiers m3 d’eau qui sont vitaux en facturant davantage les consommations excessives.

Tout cela est théoriquement possible avec une DSP mais la réalité force à constater que ces propositions ne sont mises en œuvre que dans les collectivités où la compétence est  directement exercée conjointement par les élus et usagers. Dans la métropole lyonnaise, la logique commerciale fait que le prix de la distribution de l’eau est parmi le plus élevé de France. Des spécialistes estiment que le prix de l’eau pourrait aisément être divisé par deux pour le même service en régie et passer ainsi de 3,11€ par mètre cube à 1,50€. La logique commerciale pousse à la consommation en mettant en place un barème dégressif quand la consommation augmente alors qu’il faudrait faire le contraire.

Nous souhaitons qu’une réflexion soit entamée avant le prochain renouvellement de la DSP en 2023 pour étudier le retour à une gestion en régie comme l’on fait par exemple Paris, Nice ou Grenoble. Cela méritera certainement d’être l’un des enjeux des prochaines élections métropolitaines.

 Je vous remercie pour votre attention.

Olivier Glück

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bailleurs logement

Non aux baisses des moyens du logement social

Les six délibérations sont une conséquence directe des mesures inconséquentes du gouvernement vis à vis du logement social. La loi de finances 2018 puis celle de 2019 ont réduit de 800M€ les APL obligeant les bailleurs sociaux à mettre en place la désormais tristement célèbre « réduction des loyers de solidarité » pour ne pas alourdir le coût du loyer des ménages modestes. Cette baisse concomitante des APL et des loyers pratiqués par les bailleurs sociaux est une atteinte sans précédent au modèle français du logement social. Ce secteur essentiel qui permet à de nombreuses familles et à de très nombreux Villeurbannais de se loger voit ses fondements remis en cause comme jamais aucun gouvernement n’avait osé le faire.

Pour « compenser la baisse de recettes des bailleurs sociaux, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a mis en place un ensemble de mesures parmi lesquelles l’allongement de dette » pour étaler dans le temps une partie de leur dette et ainsi leur fournir rapidement des marges de manœuvre financières, grâce à cette réduction de leurs charges annuelles. Nous sommes bien obligés d’approuver ce dispositif pour soutenir le logement social avec ces garanties d’emprunt. Mais nous souhaitons insister sur la nécessité que le gouvernement revienne sur la baisse des APL et la RLS et redonne un nouveau cap au logement social, pour que les bailleurs sociaux, et notamment les offices publics, continuent à assumer leurs missions de solidarité en faveur d’un logement pour tous, avec la production de nouveaux logements sociaux, la rénovation énergétique et la qualité de service due aux locataires. Non, Monsieur Macron, le choc de l’offre n’aura pas lieu pour résoudre la crise du logement, l’intervention publique est nécessaire et la solidarité doit se traduire dans les actes et les choix politiques. Le grand débat national a fait émerger la question du logement : puisse le président de la république le comprendre, maintenant qu’il est revenu du ski !

Nous voterons cette délibération.

Béatrice Vessiller

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Rize2014

Rendre les sols perméables et végétaliser la ville : une urgence climatique!

Nous approuvons totalement la démarche engagée sur le parvis du Rize pour lutter contre les ilots de chaleur, qui deviennent un problème préoccupant avec le réchauffement climatique désormais bien installé, hélas ! Rappelons que 2015, 2016 et 2018 ont été les années les plus chaudes depuis 50 ans, et que le phénomène n’est pas prêt de s’arrêter. Alors désimperméabiliser les sols, c’est – à dire permettre à l’eau de pluie de s’infiltrer, de végétaliser demain des surfaces qui sont aujourd’hui de grands espaces goudronnés noirs renvoyant la chaleur est évidemment une bonne démarche : cela permettra aussi de favoriser la biodiversité, de donner des espaces de jardinage. Les démarches équivalentes engagées dans quelques cours d’écoles sont aussi des projets écologiques que nous soutenons et encourageons dans d’autres espaces appartenant à la ville (cours de toutes les écoles, cours de centres sociaux, d’EPAHD…) ou dans les nouveaux projets urbains.

Et reconnaissons que les récents aménagements -provisoires- de la place Grandclément ou définitifs le long du C3 ne sont pas exemplaires en la matière, et c’est dommage, ni même ceux réalisés dans les PUP en cours !  Mais espérons que les prochains projets urbains seront plus volontaristes sur ces questions !

Je vous remercie

Béatrice Vessiller

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stationnement

Oui à l’extension du stationnement payant conjugué avec le développement des modes doux !

Monsieur le Maire, chers collègues,

Par cette délibération, il s’agit aujourd’hui de prolonger le périmètre de stationnement payant, afin de faciliter les conditions de stationnement sur les secteurs congestionnés de la ZAC Maisons Neuves et des abords de la place Marengo, pour une mise en place prévue à partir de juillet 2019. Nous avons déjà eu l’occasion de nous exprimer sur le sujet auparavant, ce sera donc une courte explication de vote.

La régulation du stationnement a notamment pour objectif de réduire l’usage de la voiture en ville, non pas la possession mais bien l’usage notamment sur des trajets qui peuvent être fait en transports en commun, à pied ou en vélo. Par ces temps de forte pollution, il est plus que nécessaire de mettre en œuvre toutes les politiques locales efficaces dans ce domaine. Toute politique de stationnement vertueuse ne peut s’accompagner que d’une augmentation des moyens financiers accordés aux modes doux et aux transports en commun sur la métropole, et notamment sur Villeurbanne, du développement de l’auto-partage.

Mais surtout la zone concernée par l’extension est à proximité de la ligne C3, très congestionnée malgré les travaux d’amélioration. Et c’était prévu, nous avons des bus encore plus bondés qu’avant. Le C3, non seulement c’est trop, mais c’est surtout plus trop ça ! Je vous invite à essayer de monter dans le C3 au Totem à 8h du matin: vous verrez !  Alors, pour encourager les Villeurbannais à proximité de cette ligne à l’utiliser, il faut trouver une solution pour leur donner véritablement envie de le prendre ! Vous n’avez pas voulu du tramway, nous le regrettons encore, et comme nous l’avions prédit, le trolleybus n’est pas à la hauteur de la fréquentation observée et SVP, nous ne nous contenterons pas d’une réponse « les travaux ne sont pas encore finis »!

Nous voterons cette délibération.

Zémorda Khelifi

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budget2

Budget 2019 : Combler les retards d’équipements publics, oui, construire chaque m2 de libre, non !

Monsieur le maire, chers collègues
Le budget 2019 est en légère hausse par rapport à 2017, en termes de fonctionnement (2 millions) avec une baisse sur l’investissement.
Dans la continuité de l’année dernière, le budget de la ville n’est plus à la baisse comme ce fut le cas en 2017, conséquence directe à ce moment là de la baisse des dotations de l’État.
Les recettes fiscales, principales ressources de la ville, progressent (100M€), à taux d’imposition constant (ce que nous approuvons). La hausse des recettes progresse car la construction se poursuit toujours à Villeurbanne, donc le nombre  de ménages et de biens assujettis progresse, de même que l’évolution nominale décidée par l’État.
Malgré un autofinancement à la baisse,  vous maintenez un niveau d’investissement relativement satisfaisant grâce au recours à l’emprunt, qui permet d’engager les dépenses en matière d’équipements publics. C’est le  cas pour un certain nombre de travaux prévus l’année prochaine que nous saluons : poursuite de la construction de l’école Rosa Parks et du gymnase des Gratte-ciel, extension des écoles Berthelot et Pasteur,  aménagement du parc Elie Wiesel dans le terrains des Soeurs, et des travaux de gros entretien dans plusieurs écoles, le déploiement des vidéos projecteurs, les améliorations thermiques dans différents équipements et à l’hôtel de ville, la mise en accessibilité des bâtiments publics, le soutien à l »amélioration de la performance énergétique dans le parc privé, la participation de 440 000€ à la construction de la résidence Chateau Gaillard est bien confirmée dans ce budget contrairement à l’année dernière et nous nous en félicitons. Sur les projets des centres sociaux, nous ne voyons rien sur celui de Croix-Luizet, qui a besoin de travaux et, en juillet dernier, vous les aviez annoncés pour 2018.
Tous ces travaux sont nécessaires, bien sur, nous ne le constestons pas. En revanche, concernant le secteur Paysages et nature, les projets restent tout à fait insuffisants ! Nos concitoyens ont besoin de nature en ville, quand la ville polluée, imperméabilisée, trop chaude, a besoin de la végétalisation pour être rafraichie  et assainie. C’est pourquoi nous regrettons que sur les 3,41Me d’études à lancer en 2019, aucune étude ne soit lancée pour de nouveaux parcs, notamment rien pour le futur parc Grandclément de 3 ha près de la gare que vous nous avez vanté dass votre vidéo en début de conseil alors qu’aucune ligne n’est prévue en 2019 pour ce projet. Et dans le budget des réalisations (32.58M€), il y a bien le parc Elie Wiesel et les rues traversières de la rue P. lafargue (de nouveaux aménagements intéressants), quelques jardins de poche, mais cela ne représente qu’à peine plus de 4% des investissement!! Il est question de créer des ilots de fraicheur et de se doter d’un plan Ombre dans les parcs existants mais pourquoi pas de réalisations concrètes de lutte contre la surchauffe urbaine, puisque que vous l’appelez de vos voeux? pourquoi pas de nouveaux projets de désartificialisation des sols dans les cours d’école (comme dans l’école E. herriot en 2018), sur des places ou espaces publics pour végétaliser, ombrager et « climatiser » la ville? D’autant qu’en terme de morphologie urbaine, on prépare sans doute de nouveaux ilots de chaleur: par exemple, la future école Rosa Parks (dont le bâtiment est très bien) mais devant l’école, à l’angle de la rue J. Bourgey et de Pressensé, il est à craindre que l’espace public soit assez sevère en termes de confort d’été. Ainsi, la ville se densifie, elle est en chantier de toute part, et il y a, selon nous, trop peu de place aux espaces de respiration ! Combler les retards d’équipements publics, oui, construire et laisser construire chaque m2 de libre, non
Concernant les services publics de proximité, nous ne cautionnons pas le choix d’un délégataire privé pour offrir de nouvelles places en crèches. (Nous en reparlerons dans une délibération spécifique).
Concernant les dépenses de fonctionnement, nous notons avec satisfaction que l’engagement pour le CCAS est à la hausse (passe de 3,4 à 3,9 millions) ainsi qu’un certain nombre de structures sociales (centre d’animation saint jean, maison sociale cyprian les brosses, centre social des Buers…) et que a contrario des prestations versées à l’ASVEL sont à la baisse pour une année supplémentaire. Comme en 2016 et 2017, c’est une décision que nous approuvons car le club peut aller chercher des recettes ailleurs. Ces ajustements d’engagements financiers envers des organismes partenaires de la Ville vont plutôt dans le bon sens et nous tenons à le souligner.
La mission locale en revanche baisse de quasiment 10 000 euros ainsi que la MJC qui perd 5 000 euros. Ce type de structure doit être accompagné au maximum et la ville ne doit pas se désengager d’un centime afin de porter la nécessité de ces structures pour notre territoire et ses habitants.
Dans les dépenses à caractère général, l’augmentation de 4 % des fluides et énergie est à regarder de près. L’augmentation des surfaces construites importe de redoubler d’efforts dans la réhabilitation pour des bâtiments moins énergivores. Dans les charges à caractère général, le budget « alimentation » a augmenté de 85 000 euros. Mais le rapport DD montre que Villeurbanne est loin de l’objectif des 20% de la nouvelle loi du gouvernement d’instaurer 20% de produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines, avec seulement 9% pour notre ville. Nous regrettons vivement qu’il faille une loi Macron pour augmenter la part du bio et du local dans les produits de la cuisine centrale : Monsieur le maire, nous vous pensions plus en avance que le président de la république sur certains sujets . Eh bien, ma foi, force est de constater que nous ne voyons pas dans le budget 2019 en quoi la Ville va pouvoir progresser. Cette année encore, nous vous proposons une hausse de la part de l’alimentation biologique et/ou locale.
En conclusion, si nous notons un bon niveau d’investissement , bien qu ‘en baisse par rapport à l’an passé, un soutien à l’accompagnement des structures sociales, nous estimons la dimension écologique de votre budget insuffisante.
Béatrice Vessiller

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Crche-municipale

Les crèches doivent rester municipales !

 Monsieur le maire, chers collègues,
 
Commençons par remercier les services et Madame l’adjointe pour la qualité des réponses apportées en commission et la transparence des informations qui nous ont été transmises.    
Je félicite très sincèrement les services pour la qualité du travail qui a été réalisé sur ce dossier car à la lecture de tous les documents transmis, il est clair que le contrat proposé apporte de nombreuses garanties à la ville et aux futurs usagers quant au fonctionnement de cette crèche. 
 
 Vous nous demandez d’approuver le choix du délégataire retenu pour la gestion de la nouvelle crèche ZAC Maison neuves. Le choix de l’entreprise Léa et Léo nous parait cohérent au regard des différents éléments que vous nous avez transmis. Léa et Léo semble avoir une démarche et une philosophie d’entreprise tout à fait intéressante : zéro déchet, charte de développement durable, accompagnement Montessori, axe « égalité filles-garçons »… 
 
 Il est donc loin de nous la volonté de faire du catastrophisme quant à ce choix.
 
Malgré cela, nous n’approuvons toujours pas le principe même de la délégation de service public pour une crèche municipale.
Nous vous l’avions déjà exprimé lors des deux conseils municipaux et des commissions préalables où le sujet a été abordé. 
Après relecture des échanges aux précédents conseils, grâce aux éléments transmis pour ce conseil et aux échanges en commission, nous savons maintenant ce qui vous a poussé à faire ce choix de la DSP. 
Premièrement, vous évitez des problèmes liés à la gestion des ressources humaines.
Vous nous avez expliqué qu’il est impossible aujourd’hui dans les crèches municipales de remplacer une infirmière ou un pédiatre alors que, je vous cite, « le délégataire sera bien obligé d’avoir des remplacements et il ne restera pas un an sans pédiatre parce que nous serons vigilants. » comme  si une entreprise privée avait plus de faciliter pour recruter. Plusieurs villes reviennent justement de ces DSP car le turn over du personnel est trop important et les difficultés de remplacement RH insatisfaisants. 
Deuxièmement, en déléguant, vous limitez les charges de fonctionnement et faites des économies importantes.
Jusqu’à présent, vous étiez restés dans le flou sur ce point. Vous aviez même exprimé des avis contradictoires.
Au conseil municipal de mai 2017, vous nous disiez madame Sultan que « 42 places représentent 1 M d’euros de frais de fonctionnement » et que « La DSP limite l’impact des coûts de fonctionnement sur le budget municipal »… Eh oui, il faut maintenant rentrer dans les objectifs fixés par Macron de limiter l’augmentation des dépenses de fonctionnement à 1,16% alors même que notre population et donc les besoins de service public augmentent. 
Toujours en mai, vous affirmiez « On ne peut pas aujourd’hui, au niveau financier, avoir tout en régie directe ». 
Mais vous disiez aussi « Le recours à la DSP ne se fait pas réellement dans un objectif d’économies budgétaires » en citant l’étude de la CAF que vous nous aviez fournie en septembre 2017 sur les coûts de fonctionnement des crèches,…
Et vous monsieur le maire vous expliquiez qu’il ne s’agissait pas de faire des économies mais d’avoir une meilleure souplesse…
En septembre 2017, Madame Sultan nous disait « nous n’attendons pas forcément d’économies financières ». 
Alors, quoi penser ? Dans la  délibération de septembre 2017, vous parliez d’une limitation des coûts indirects sans être en mesure de les chiffrer. 
Il semble que les services ont progressé sur ce point puisqu’en commission ils annonçaient un coût annuel moyen pour la ville de 3300 euros par an et par berceau avec la DSP contre plus de 8000 euros en régie ! 
Il s’agit donc d’une différence énorme ! Mais comment est-ce possible ? Une première explication est le comparatif des rémunérations Ville/délégataire que vous nous avez fourni : si on compare la rémunération brute à niveau d’expérience équivalent, le salaire est plus élevé à la Ville que chez le délégataire mais pas au point de justifier cet écart.
La principale raison que vous avez invoquée serait que lorsqu’un personnel est en congé maladie, la ville paie le remplacement et le congé maladie alors que le délégataire ne paie que le remplacement, la sécurité sociale finançant le congé… 
Cet écart de coûts et ses justifications nous paraissent très étonnants d’autant plus que vous indiquez dans le rapport de commission que le taux d’absentéisme dans les crèches est proche de la moyenne pour la ville soit environ 9%. Nous aimerions que les services approfondissent encore leur étude des coûts d’autant que certains éléments annoncés à ce jour nous semblent en contradiction avec l’étude de la CAF, je cite : « il apparaît que l’ancienneté plus importante des collaborateurs, dans les structures [publiques], … et les critères d’évolution des rémunérations pourrait être une des causes du surcoût…  A contrario, ni le taux d’encadrement ni l’absentéisme ne peuvent être invoqués pour expliquer ce surcoût ». 
Enfin, vous affirmez que la délégation est le seul moyen de continuer à créer de nouvelles places.
Nous contestons ce point. Et comment faisiez-vous jusqu’à présent ? Et comment font les autres villes qui n’ont que très peu recourt à la DSP dans le domaine de la petite enfance ?
Autant cela peut s’avérer nécessaire sur de petits territoires qui n’ont ni les ressources ni les compétences, autant cela n’est pas le cas à Villeurbanne.
La ville a la compétence et le savoir-faire de la gestion des crèches avec un personnel dévoué.
Rappelons que la Ville de Lyon gère une cinquantaine de crèches en régie municipale pour une population trois fois supérieure à celle de Villeurbanne et nous ne serions pas capables de gérer plus de 13 crèches en régie ? Bien sûr que si…
Madame l’adjointe, en commission vous indiquiez à propos du choix de la DSP qu’il s’agissait d’une première expérience pour la ville, ce à quoi Madame Maurice ajoutait « Mais pourquoi pas d’autres ? » !
Devant l’enthousiasme de Monsieur Morel, vous indiquiez tout de même que vous n’envisagiez pas de passer toutes les crèches en DSP. Mais pourquoi pas Madame Sultan puisque votre présentation en commission ne montrait que des avantages à la DSP ? Quels sont selon vous les avantages de la gestion en régie et les inconvénients de la DSP ?
Pour notre groupe, le choix de la DSP est avant tout un choix politique que nous n’approuvons pas. Il s’agit là d’un enfumage semblable à la fausse augmentation du SMIC de Monsieur Macron.
Il apparait maintenant clairement que ce choix est guidé par un souci d’économies pour la ville. 
Ce choix de DSP n’est qu’un doigt de plus dans cet engrenage d’atteinte au service public voulue par  l’Union Européenne et son représentant Macron, tout comme ses prédécesseurs. Petit à petit, les politiques d’austérité obligent l’état et les collectivités à toujours moins de service public. C’est contre cela que nous voterons ce soir.
Nous ne voterons pas cette délibération.
Olivier Glück

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logement

Des rénovations thermiques pour les logements encourageantes grâce à la Ville et ECORENO’V !

Une courte intervention pour exprimer notre satisfaction de la politique de Villeurbanne en matière de soutien à l’amélioration énergétique du parc privé , tout à fait complémentaire à la politique métropolitaine ECORENO’V pouaider à la fois les maisons individuelles et les copropriétés à s’engager dans des opérations de rénovation performante qui permettront d’améliorer le confort thermique des logements en hiver comme en été (et le confort d’été devient de plus en plus important en ces temps de réchauffement climatique), et qui limiteront les consommations d’énergie et donc les factures pour les ménages concernés, donc il s’ agit  bien in fine de permettre un gain de pouvoir d’achat pour eux.
En septembre 2018, plus de 400 logements villeurbannais ont bénéficié des aides d’ECORENOV, dont une bonne partie cumule aussi des aides de la Ville, donc un bilan encourageant d’autant que plusieurs dossiers de copropriétés seront déposés  dans les prochaines semaines. 
Dans la présente délibération, le changement de reglement des aides de Villeurbanne pour l’isolation par l’extérieur permettra de toucher des immeubles concernés par une obligation de ravalement, même si leur programme de travaux est moins ambitieux que les exigences antérieures. Nous comprenons cette logique, mais il convient  toutefois de veiller à  » ne pas tuer le gisement », c’est-à-dire de ne pas faire des travaux qui  obéreraient une phase  de travaux plus ambitieuse par la suite.
Nous voterons bien sur favorablement.
Je vous remercie. 
Béatrice Vessiller

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Non à l’ouverture des commerces le dimanche !

Monsieur le Maire, Chers collègues,
On ne fera pas un quater repetita sur le sujet, la position de notre groupe reste la même que les années précédentes et comme chaque année nous donnerons ce soir un avis défavorable à cette délibération.
Nous rajouterons simplement cette année, que nous regrettons qu’aucun bilan économique global sur les précédentes années ne nous soit fourni pour étayer cette délibération. Nous souhaiterions en effet, pour les prochaines fois, qu’un bilan avec des indicateurs de performances économiques et des données sociales, soit transmis à cette assemblée.
Je vous remercie.
Zémorda Khelifi

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asvel

Encore trop de subventions pour l’ASVEL

Monsieur le Maire, chers collègues,
Nous souscrivons à la baisse de 4% de la subvention de la SASP cette année encore, mais cette subvention reste encore trop importante, c’est pourquoi cette année nous nous abstiendrons sur la subvention à la SASP et nous votons pour celle destinée à l’association.
Béatrice Vessiller

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