Archives pour la catégorie Articles VIVA

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VIVA Mars 2018 – Migrants : soyons accueillants !

Les guerres, conflits, crises économiques, alimentaires, humanitaires, conduisent des millions de personnes à se déplacer pour survivre, pour trouver un avenir dans un pays apaisé. Les migrations vont s’amplifier dans les années à venir, pour des raisons environnementales notamment (sécheresses, réchauffement, déforestation…) et l’absence de gestion de l‘accueil en Europe aggrave le rôle des mafias et de la délinquance, provoque le rejet de l’opinion publique dans les pays d’accueil. Accueillir avec dignité les migrants, c’est appliquer les traités internationaux sur les droits humains et c’est permettre aux migrants de faire leurs démarches, d’apprendre la langue, de s’intégrer, se former, pourvoir des emplois en tension… Tout au long du 20ème siècle, la France, comme d’autres pays, a accueilli des vagues de migrants, qui sont, au fil des décennies, comme la formule le dit à Villeurbanne, « venus d’ailleurs, devenus d’ici »… Pourtant, dans notre pays, se prépare une loi « asile-immigration », contraire à notre tradition d’accueil, visant à « sécuriser » les frontières et restreindre l’obtention du statut de réfugié (32 000 en 2017, beaucoup moins qu’en Allemagne par exemple), un projet de loi dénoncé par tous les défenseurs des droits des exilés.

L’Etat qui a en charge la politique migratoire et l’accueil, le traitement des demandes d’asile, doit renforcer ses moyens, très insuffisants aujourd’hui, tant pour l’hébergement que l’accompagnement. Pour pallier les défaillances de l’Etat, des squats sont ouverts (notamment à Villeurbanne), des habitants accueillent chez eux…. L’Etat doit en faire plus mais ne peut agir seul. Il doit mobiliser localement tous les acteurs, pour que chacun en prenne sa part : Etat, métropole, communes, associations, collectifs citoyens. Parmi les pistes d’action, citons des conventions d’occupation temporaire de bâtiments vacants, des abris temporaires, le soutien et la valorisation des initiatives militantes, humanitaires… Construisons ensemble l’accueil et l’inclusion sociale pour les demandeurs d’asile, les réfugiés et les nouveaux arrivants issus de l’immigration !

Béatrice Vessiller

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Tribune VIVA février 2018 – Pas d’enfant sans toit…

Depuis 10 ans, le nombre de personnes qui dorment dans la rue en France a augmenté de 50%, pendant que la richesse du pays s’est accrue, elle de 20%.

Dans notre métropole, 6 000 personnes sont sans hébergement malgré les 23 000 logements libres. A Villeurbanne comme ailleurs, des enfants scolarisés n’ont pas de toit après la classe. Cet hiver, cela concerne des dizaines d’enfants scolarisés dans les écoles E. Renan, J.Zay, Lakanal, Nigritelle Noire, A. France, J. Guesde mais aussi les collèges M. Leroux et Les Iris.

Ces enfants à la rue bénéficient parfois d’une solidarité exemplaire. Des collectifs de parents d’élèves et de personnels se mobilisent pour interpeller les pouvoirs publics, faire le lien avec les associations compétentes et financer des nuits d’hôtel et repas cuisinés en attendant mieux.

Cette situation est d’autant plus intolérable que la loi dispose qu’un hébergement d’urgence doit être proposé à ces familles. Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb devrait faire appliquer la loi plutôt que de faire la chasse aux migrants. La Ville s’est mobilisée auprès du Préfet pour trouver des solutions d’urgence aux familles. Notre groupe a également écrit au préfet en décembre pour l’interpeller sur ces situations inacceptables. Quelques familles ont pu être mises à l’abri, mais d’autres sont toujours dehors.

Alors qu’il y a des logements vacants dans l’agglomération, que des expériences étrangères ont montré qu’il était moins coûteux d’héberger les sans-abris que de les laisser dehors, comment peut-on encore laisser des familles entières passer l’hiver à la rue ?

Aucun modèle de société n’est durable s’il laisse de côté les plus faibles. Il faut ouvrir des places d’hébergement pour l’urgence et assurer un logement pérenne pour tous. Facteur d’intégration sociale, le logement est un droit à sanctuariser. Il faut rendre constitutionnel le droit au logement et chaque année, construire 150 000 logements sociaux à énergie positive et effectuer 700 000 réhabilitations thermiques, pour lutter contre la précarité énergétique.

Olivier Gluck, Groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

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Tribune VIVA février 2018 – Macron met en place la sélection à l’entrée de l’Université…

Le gouvernement poursuit à marche forcée ses « réformes » ultra-libérales. Il s’attaque maintenant à l’éducation avec la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur, celle du lycée et du baccalauréat.

Avant même que la loi « orientation et réussite des étudiants » ne soit votée, la ministre de l’Enseignement supérieur demandait courant janvier aux universités de la mettre en œuvre, avec l’instauration de la sélection à l’entrée de la Licence. En effet, la loi supprime deux phrases fondamentales du code de l’éducation qui empêchait cette sélection : « Tout candidat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix » et « les dispositions relatives à la répartition entre les établissements et les formations excluent toute sélection. »

En classant les candidats selon des « attendus » et en fixant des capacités d’accueil en Licence, les candidats, classés au-delà de la capacité d’accueil de la formation souhaitée, se verront refuser cette formation. Il s’agit là d’un « remake » de la loi Devaquet de 1986 qui avait été battue dans la rue. Un autre volet de la loi vise à permettre des regroupements d’universités dans une nouvelle structure qui déroge au code de l’éducation, en particulier sur le montant des frais d’inscriptions. Par exemple, les universités de Nice ou Dauphine ont déjà mis en place des Masters à plus de 4000 euros l’année, au lieu des 256 euros fixés par l’Etat !

Nous défendons un droit d’accès à l’enseignement supérieur pour tous les bacheliers en proposant des formations adaptées à chacun-e et à un cout accessible. Plutôt que de fixer des capacités d’accueil dans les universités en fonction de leurs moyens actuels qui sont déjà insuffisants, permettons-leur au contraire d’accueillir tous les bacheliers qui seront de plus en plus nombreux dans les années à venir. La réussite scolaire, pour tous, de la maternelle au supérieur, doit être une priorité qui se concrétise en moyens humains et financiers. Le pacte républicain inscrit aux frontons des écoles nous y oblige !

Olivier Gluck, Groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

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Article VIVA – Bilan de mi-mandat (1) – Des élus engagés pour la solidarité et l’écologie au service de Villeurbanne

Le groupe EELV-FdG est composé de trois élus, B. Vessiller, O. Glück et Z. Khelifi. Dans l’opposition municipale mais toujours constructive, nous sommes force de propositions. B. Vessiller est également Vice-présidente en charge de la rénovation thermique de l’habitat à la Métropole de Lyon

Au regard des choix budgétaires pour la Ville, chaque année, nous demandons des investissements plus importants pour faire face aux besoins des Villeurbannais et nous nous abstenons lors du vote du budget compte tenu du développement que nous jugeons insuffisant des équipements publics, de la nature en ville et du bio dans les cantines.

Suivant de près les sujets d’éducation, nous soutenons les investissements dans les écoles notamment la nouvelle construite pour 2019. Nous regrettons que, hormis l’école provisoire Rosa Parks, aucun établissement n’ait été construit depuis 2005 malgré le fort taux démographique de notre Ville. Concernant la réforme des temps de l’enfant, nous avons été force de proposition pour des activités de qualité, à un tarif social, permettant à tous les enfants d’accéder au périscolaire.

Dans le domaine de l’enfance toujours, nous avons une vigilance particulière sur deux points. Premièrement, les enfants sans toit scolarisés à Villeurbanne sont encore très nombreux cet hiver. Nous avons écrit au préfet et appuyé les collectifs de parents : la ville a agi pour les mettre à l’abri temporairement.

Deuxièmement, dans le domaine de la petite enfance, nous dénonçons la gestion déléguée à un opérateur privé de la future crèche des Maisons-Neuves. La petite enfance doit rester un service public municipal.

Enfin, dans le domaine associatif, depuis le début de ce mandat, nous dénonçons les baisses de subventions aux associations notamment celles des centres sociaux. Le sport amateur quant à lui a toujours reçu notre soutien, mais la subvention de 385 942€ versée à l’ASVEL est encore trop élevée. Le fossé avec le sport loisir est immense et le basket féminin ne reçoit, lui, que 20 000€, soit  5% du montant annuel versé au basket masculin !

Les élus du groupe Rassemblement citoyen-EELV-FdG

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Bilan mi-mandat (2) – Des élus engagés pour la solidarité et l’écologie au service de Villeurbanne

La ZAC Gratte-Ciel centre-ville est un projet majeur pour la ville. Sera-t-il aussi innovant que l’ont été les Gratte-ciel en 1934 ? Nous souhaitons un quartier plus végétalisé, une grande place publique ombragée, des commerces favorisant les circuits courts, la consommation responsable. Le démarrage du projet traîne (retard de la Région sur le lycée) et toujours pas de tracé pour le tramway T6 ! Le tronçon entre Debourg et Hôpitaux-Est sera mis en service en 2019, mais pour rejoindre les Gratte-ciel puis la Doua, il faudra attendre 2025 ! Les projets de transports en commun, les aménagements en faveur de la marche et du vélo, la limitation de la voiture sont nécessaires pour lutter contre la pollution de l’air : la ville connaît des dépassements réguliers des seuils pour la santé. Il est urgent d’agir fortement pour protéger la santé des plus fragiles. Une première mesure simple, rappelée maintes fois mais toujours pas prise, est de rabaisser la vitesse sur le bd Bonnevay à 70m/h ! Autre enjeu de santé publique (et d’économie locale), la qualité de l’alimentation de nos enfants dans les cantines !Nous défendons une hausse de la part de produits bio et locaux. Le bio n’est que de 9% actuellement (et 16% de produits locaux), alors qu’à Grenoble, gérée par un maire écologiste, 50% des produits sont bio ou locaux !

Nous soutenons les investissements de la ville en matière de rénovation énergétique des écoles ; les projets sont plus nombreux, c’est bien ! Nous insistons sur la nécessité de végétaliser la ville, partout (arbres, parcs de quartier, infiltration des eaux de pluie…). Cela permet d’atténuer le réchauffement climatique et de rafraichir la ville, c’est bien nécessaire dans une ville bétonnée et polluée !

Nous préparons les conseils avec des citoyens engagés pour leur Ville. Si vous souhaitez contribuer à défendre une ville solidaire et écologiste, rejoignez-nous !

Contactez-nous : http://www.elus-rc-villeurbanne.fr ou assistant.groupeEELVFDG@mairie-villeurbanne.fr

Les élus du Rassemblement citoyen – EELV – Front de gauche

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VIVA décembre 2017 – Sauvons le logement social !

Le projet de loi de finances 2018 a un volet inquiétant pour la mise en œuvre des politiques locales de l’habitat. Le gouvernement souhaite faire baisser les APL de 1.7 milliard pour les locataires du parc social, et, pour ne pas pénaliser les ménages, imposerait aux bailleurs de compenser cette baisse par une baisse des loyers de 50 à 60 € par mois. Cette mesure pénalise le logement social, ses millions de locataires et les demandeurs.

Non seulement, cela ne donne aucun pouvoir d’achat aux locataires, mais cela réduit sensiblement les recettes de loyers qui sont les seules ressources des organismes HLM. Ces recettes ne sont pas des dividendes versés à des actionnaires mais permettent de financer la construction de logements neufs, la réhabilitation du patrimoine, les rénovations urbaines et les travaux d’isolation et d’économies d’énergie, pour diminuer les factures de chauffage, etc. En somme, des investissements qui bénéficient aux locataires et futurs locataires qui, rappelons-le, sont des foyers modestes. A Villeurbanne, cela pénaliserait par exemple les projets d’Est Métropole Habitat (avec une perte annuelle de 5 à 6M€) et entrainerait des retards, voire des annulations, de projets de construction ou de rénovation. Le gouvernement veut-il déstabiliser l’offre d’habitat permettant la mixité sociale et pénaliser l’activité économique locale du bâtiment ?

Par ailleurs, cette disposition est inéquitable car elle ne touche que le logement social et pas le parc privé. Or, les APL sont versées aujourd’hui autant dans le parc HLM que dans le parc privé. Alors, pourquoi le gouvernement n’exige-t-il pas des baisses de loyers aussi dans le parc privé ? Les économies recherchées par le gouvernement ne peuvent se faire au détriment du logement : celui-ci n’est pas un luxe, c’est un droit, garanti difficilement par les bailleurs sociaux et les politiques locales de l’habitat. Ne mettons pas à mal ce principe de solidarité nationale.

Béatrice Vessiller

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Un plan climat ambitieux : make Villeurbanne green again, but also France too!

Tempêtes destructrices, pollutions, canicules, etc. : les conséquences du réchauffement climatique sont là. Les modes de vie et de consommation des pays dit « développés » sont directement responsables de ces catastrophes. Les émissions de gaz à effet de serre sont liées à la consommation effrénée d’énergie fossile, en particulier du pétrole. En France, près de 80% des habitants de notre pays habitent en ville. C’est donc dans les villes que nous devons élaborer des solutions nouvelles. La mauvaise qualité de l’air actuelle réduit jusqu’à 2 ans l’espérance de vie des grands-lyonnais et d’ici la fin du siècle à Villeurbanne, la température devrait atteindre + 3 à 5 degrés (+ 4 à 8 l’été).

2 ans après la cop21 de Paris, Villeurbanne,  pour répondre à ses enjeux, se dote d’un nouveau Plan Climat Air Energie Territorial plutôt ambitieux. Et la ville doit accentuer les efforts qui permettent une amélioration concrète sur l’environnement et notre santé : rénovation énergétique des bâtiments publics et privés, optimisation de l’éclairage public, soutien à des projets de photovoltaïque (Toits en transition), végétalisation urbaine, développement des transports actifs et communs, réduction de la place de la voiture en ville, développement du bio dans la restauration collective etc.

Emmanuel Macron, depuis son élection lance de très mauvais signaux à l’écologie et à la santé des français : accord transatlantique CETA, suppression des aides au maintien de l’agriculture bio, prolongement des autorisations du Glyphosate, remplacement des CHSCT par une instance unique du personnel, alors qu’ils jouaient un grand rôle dans la santé des salariés et disposaient d’un droit d’alerte environnemental depuis 2013. Sans action publique cohérente à toutes les échelles, ni volonté politique, la France ne parviendra pas à tenir les objectifs ambitieux des accords de Paris, dont Macron a dit qu’ils n’étaient pas négociables. Rappelons-le sans cesse à ceux qui nous gouvernent !

Groupe des élus Rassemblement Citoyen EELV-FdG

Zémorda Khelifi

 

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VIVA – septembre 2017 – La rentrée de Macron : en marche arrière toute !

Le gouvernement attaque tout azimut : casse du code du travail, réduction des APL, augmentation de la CSG, remise en cause de la semaine de 4,5 jours à l’école, suppression des contrats aidés…

Sur les rythmes scolaires, un décret du 28 juin permet aux communes de revenir à la semaine de 4 jours, choix suivi par 1/3 des communes. Ainsi, des enfants vont aller 4 jours en classe, d’autres 4,5 jours ; certains bénéficient aujourd’hui d’activités périscolaires, d’autres pas… Ce qui est bon pour certains ne le serait pas pour les autres. Si l’État avait totalement pris en charge le coût des activités périscolaires lors du passage aux 4 jours et demi, nous n’en serions pas là. Fort heureusement, à Villeurbanne, nous conservons la semaine de 4,5 jours qui respecte davantage les rythmes de l’enfant comme le montrent de nombreuses études.

En août, le gouvernement a annoncé un plan de licenciement sans précédent : 260 000 contrats aidés supprimés en deux ans, 150 000 dès 2017 dont 23 000 pour les aides aux élèves en situation de handicap, la cantine, le périscolaire… Ces contrats, certes imparfaits, sont très utilisés dans le secteur associatif comme la MJC, les centres sociaux, le CCO, des clubs sportifs, des associations culturelles ou humanitaires et ils sont nécessaires pour faire vivre ce secteur et la cohésion sociale.

Les ordonnances sur la loi travail 2.0 remettent en cause l’ordre social. Des CDD qui ne sont plus encadrés par la loi mais négociés dans les 700 branches, les primes qui ne relèvent plus des accords de branches mais de négociations par entreprise : c’est une baisse généralisée des salaires et une précarisation galopante qui se préparent. Les délocalisations seront de facto encouragées, les licenciements facilités et les instances de représentation du personnel affaiblies.

Mobilisons-nous pour empêcher ces contre-réformes au service de ceux qui ont déjà le plus.

Olivier Glück

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VIVA août 2017 Un deux toits soleil : une centrale solaire urbaine citoyenne !

Une centre solaire urbaine citoyenne s’installe pour la toute première fois à Villeurbanne ! Le principe est que des citoyens, qui veulent être acteurs de la transition énergétique, se constituent en SAS et investissent ainsi dans une installation photovoltaïque sur un toit public – ici celui de l’école Léon Jouhaux – l’électricité ainsi produite est revendue à un fournisseur d’énergie à un tarif fixé.

Il y a près de 20 ans, la Ville avait financé l’installation d’un toit photovoltaïque sur l’école Château Gaillard : c’était un projet du conseil de quartier Buers/Croix luizet, avec l’objectif de mener des actions de sensibilisation des élèves sur les énergies renouvelables, ce qui a été fait quelques années puis cela s’est étiolé. Le projet d’aujourd’hui a des similitudes mais aussi des spécificités par sa dimension citoyenne. L’objectif de sensibilisation des jeunes générations est toujours là ; les actions seront menées par l’association Toits en transition. Souhaitons que l’installation, avec son coté démonstrateur, permette aussi de faire de l’éducation populaire sur l’énergie auprès de publics autres que scolaires (adultes, conseils de quartier, centres sociaux…). Mais en plus de la dimension sensibilisation/éducation, il y a celle de l’implication citoyenne, et notamment financière : cela répond aussi à l’objectif de plus en plus prégnant chez nos concitoyens de financer sur leurs fonds propres, des projets locaux, solidaires ou de développement durable, et de donner ainsi du sens à l’utilisation de leur argent.

Enfin, à travers le développement des centrales photovoltaïques se pose la question énergétique dans sa globalité : quelles énergies en France d’ici 2050 ? Rappelons que l’Ademe et l’institut Négawatt montrent qu’un scénario 100% renouvelable d’ici 2050 est possible en France ! Bravo aux acteurs et notamment aux citoyens qui s’engagent dans cette voie !

Pour aller plus loin : http://toitsentransition.weebly.com/investissez-dans-le-projet.html

Béatrice Vessiller

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Article VIVA Juin 2017 – En marche… arrière vers des reculs sociaux et démocratiques inédits !

Les élections ont fourni leur verdict : un record d’abstention, de bulletins blancs et nuls. A Villeurbanne, dans un bastion historique du Parti socialiste, un grand patron adepte de l’optimisation fiscale et de la finance, a été élu parmi 350 autres députés de la majorité présidentielle élus par une minorité d’électeurs. Au 1er tour des législatives, M. Bonnell n’a obtenu que 17% des voix des électeurs inscrits. Le président de la République lui-même n’en avait obtenu que 18% le 23 avril. Le cycle électoral qui s’achève montre encore à quel point notre démocratie est malade et l’urgence de passer à une 6ème République, pour sortir de la monarchie présidentielle.

Mais il n’y a pas de majorité dans ce pays pour casser le code du travail qui contient un siècle et demi de luttes sociales : remise en cause des salaires et des 35h, suppression du CDI, du droit d’alerte, du droit de retrait… L’objectif des libéraux est de définir un code du travail par entreprise, pour détruire encore un peu plus la solidarité entre salarié.e.s sans créer d’emplois !

Il n’y a pas plus de majorité pour réduire nos libertés démocratiques en transposant les mesures d’état d’urgence dans le droit commun. Perquisitions et assignations à résidence peuvent être décidées par le seul préfet sans passer par un juge. Ces derniers mois, 90% des assignations à résidence ont été faites contre des militants écologistes ou syndicalistes. Rien à voir donc avec la lutte anti-terroriste.

La suppression des épreuves du baccalauréat est de la même veine. Remplacer une épreuve nationale par du contrôle continu produira un bac par lycée et renforcera la mise en concurrence des établissements.

Enfin, rendre obligatoire 11 vaccins pour les enfants relève plus de l’intérêt de l’industrie pharmaceutique que de la santé publique.

Mais la résignation ne l’emportera pas et nous serons de toutes les luttes contre les lobbies et la casse de nos acquis sociaux.

Olivier Gluck,

Groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

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