Archives pour la catégorie Articles VIVA

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Viva – Juin 2020 – Confinement et inégalités scolaires

Durant les 8 semaines de confinement, les classes ont été vides, mais les enseignants ont mis en place une continuité pédagogique, afin de garder le lien avec leurs élèves et leur permettre de continuer des apprentissages. Mais derrière cette « école à la maison », se cachent des situations très diverses, faisant ressortir de nombreuses inégalités entre élèves. D’une part, chaque enfant ne dispose pas d’un espace calme, pour faire ses devoirs et d’un jardin pour l’activité physique. D’autre part, les inégalités sont importantes dans l’accès au numérique, selon les territoires et les catégories sociales : 71 % des familles les plus modestes ont un ordinateur contre 91 % au sein des 20 % les plus aisés.

Les apprentissages quels qu’ils soient, et surtout en temps de confinement, reposent notamment sur les parents. Leur rôle dans l’accompagnement aux devoirs s’est renforcé. Or, ils n’ont pas la même maîtrise des codes scolaires, ni le même accès aux ressources culturelles.

La décision du gouvernement de laisser le choix aux parents de remettre leurs enfants à l’école ou non est discutable pour le bien des enfants et l’égalité : elle aurait dû faire en sorte que chaque élève renoue avec l’école, à temps partiel et dans de petits groupes.

D’autant que la coupure prochaine des vacances d’été, accentuera encore un peu plus les inégalités : dans les familles les plus favorisées, les compétences scolaires des enfants continueront à progresser, ce qui sera plus compliqué  pour les enfants des milieux plus modestes. Par exemple, c’est traditionnellement pendant l’été que les progrès en lecture d’élèves de CP sont très corrélés avec leur origine sociale.

Enfin, il est impératif que des activités éducatives, sportives, culturelles et de loisirs soient proposées aux enfants et aux adolescents cet été à Villeurbanne. Sans remplacer les apprentissages et la sociabilité perdus pendant le confinement, les vacances d’été peuvent et doivent donner l’occasion de découvertes et curiosités éducatives nouvelles.

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Article VIVA Mai 2020 – Bien se nourrir : un autre enjeu de santé publique

La crise du COVID 19 met à jour ce qui apparaît comme un autre enjeu essentiel de notre quotidien : l’alimentation. Nos circuits de production et de distribution des denrées alimentaires sont mis à mal par cette crise. Le transport des marchandises est parfois contraint et certains produits connaissent des pénuries.

A Villeurbanne comme sur l’ensemble du territoire, les enseignes de la grande distribution connaissent des affluences fortes, ne permettant pas toujours de prendre les mesures sanitaires strictes que l’État impose aux marchés ouverts.

Quelques marchés ouverts de producteurs ont pu rouvrir, grâce à la dérogation obtenue par le maire auprès du Préfet, après l’interdiction à l’échelle nationale.

Mais ces marchés, au nombre de six ne concernent que quelques producteurs, et sont loin d’être suffisants au regard de la demande. Ils doivent pourtant permettre aux producteurs de vendre leur production et aux clients d’acheter frais, de saison, local, non transformé, non emballé. Tout en s’assurant du respect drastique des mesures sanitaires, la ville doit encourager d’autres systèmes de distribution : plateformes en ligne avec points de retrait de produits locaux, systèmes de livraisons, adaptation des commerçants, etc. Ces initiatives permettront de désengorger les autres lieux de distribution et d’éviter les longues files d’attente pour approvisionner chaque foyer de produits de qualités.

Après la crise, un travail de relocalisation de notre production devra être engagé rapidement à l’échelle du pays, afin de développer la résilience de nos territoires. Pour le « jour d’après », l’organisation de notre modèle de développement sera à repenser dans de nombreux domaines, notamment sur les questions agricoles et alimentaires (circuits courts, agriculture bio et locale, halles et marchés de producteurs, alimentation de qualité à prix accessible…). Il est temps !

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Tribune VIVA – Avril 2020 Crise sanitaire et crise environnementale : deux défis pour un même combat

La crise sanitaire que subit le monde entier questionne l’ultra mondialisation de nos sociétés contemporaines et le manque de proximité dans nos échanges. C’est aussi notre modèle de développement qui est en cause : des scientifiques commencent à montrer que la destruction des écosystèmes oblige des animaux sauvages privés de leur habitat naturel à se déplacer vers les agglomérations et vers les élevages d’animaux pour l’alimentation humaine, ce qui contribue à la transmission de nouveaux virus à l’homme, virus à fort impact sur la santé humaine.

Une deuxième crise également mondialisée et également cruciale se joue depuis plusieurs années et détruit aussi notre monde : la crise environnementale et sociale.

Ces deux crises appellent toutes deux à un changement structurel de nos sociétés. Elles questionnent la mondialisation à outrance, les politiques publiques qui ont fragilisé les systèmes de santé et notre environnement. Elles appellent également à des valeurs communes : la solidarité, l’anticipation, la prévention, la main tendue aux plus fragiles et surtout le retour au local, au temps lent.

«Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché», nous dit le président de la République. Oui, la santé n’a pas de prix et ne doit pas être dictée par des seuls enjeux financiers, comme d’autres biens et services (le climat, la biodiversité, l’eau, l’éducation, le logement…)

Quand le profit est au-dessus de ce qui fait l’essence de la vie – être en bonne santé dans un environnement sain-, le monde marche sur la tête et atteint ses propres limites.

L’urgence sanitaire pointe des dysfonctionnements profonds de nos sociétés. Pour l’instant, il s’agit de sortir de cette crise, en améliorant la protection de toutes celles et ceux qui continuent à travailler pour nous et nous les en remercions vivement (soignants, routiers, caissiers, auxiliaires de vie, pompiers, policiers…). Ensuite, au-delà des enseignements à tirer de cette pandémie, nous aurons à mettre en œuvre des politiques volontaristes et immédiates pour faire face à l’urgence climatique et sociale.

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Tribune VIVA – février 2020 – Une vision écologiste et solidaire pour Villeurbanne

Depuis six années, nous intervenons dès que possible dans le débat public, les conseils municipaux, la presse et différentes manifestations, afin de faire entendre la voix de l’écologie et des solidarités.

Faisons justement un détour par ces six dernières années. Nous avons porté haut les besoins de nature en ville pour créer des îlots de fraicheur urbains, les besoins en transports en commun et modes doux pour lutter contre la pollution de l’air. Nous avons porté les demandes des parents pour plus de bio et de local dans la restauration collective. Plus de solidarités, de liens entre les quartiers et entre les générations ont également été notre cheval de bataille. Nous avons été force de propositions pour l’organisation des rythmes scolaires et avons défendu plus de services publics sur tout le territoire villeurbannais.

Nous avons défendu durant six ans les enjeux environnementaux et de solidarité. Il est de notre responsabilité d’engager les transitions nécessaires. Il est de notre responsabilité de nous préparer aux changements à venir, d’adapter notre cadre de vie, notre environnement. Cette nécessaire transition apportera une meilleure qualité de vie à toutes et tous : la transition est une nécessité et une question de justice sociale sans laquelle il n’y a pas d’écologie.

Toujours à votre écoute, nous avons été des relais de nombreuses demandes d’associations, collectifs et habitants et avons souhaité apporter, avec pragmatisme et de manière constructive, une vision écologiste et solidaire aux projets de notre ville.

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Tribune VIVA – Décembre 2019 – L’égalité femme-homme, un combat du quotidien !

Dans une période où médiatiquement le sujet des rapports femme-homme est mis sur le devant de la scène, où les langues se délient et les femmes osent parler, il est nécessaire de se questionner sur l’action de la ville en matière d’égalité femme-homme et sur les pistes d’amélioration indispensables.

Pour réduire les inégalités qui perdurent entre les deux genres dans les différents domaines sociétaux, les leviers sont importants : le travail, les formations, les salaires, la vie associative, politique ou sportive, la présence symbolique dans l’espace public (un effort important a été fait pour donner des noms de femmes aux nouvelles rues ces dernières années) …

Les violences économiques, symboliques, physiques ou verbales s’accroissent et c’est contre toutes qu’il faut lutter.

Les dernières enquêtes réalisées en 2017 attestent que si une majorité de personnes rejettent les opinions qui reflètent la supériorité d’un genre sur un autre, c’est dans le rôle dévolu aux femmes et aux hommes que les préjugés sont les plus vivaces. En cela, la lutte contre les préjugés, les stéréotypes est un axe primordial pour faire évoluer les mentalités et cela commence dès le plus jeune âge.

La Ville peut agir sur deux pistes : d’abord sur sa politique interne des ressources humaines. Les femmes ne doivent pas subir le temps partiel et doivent pouvoir accéder aux postes à responsabilités. Rappelons que depuis le 5 novembre, les femmes travaillent « bénévolement ». Ensuite, sur les actions tournées vers l’extérieur, la ville doit soutenir financièrement, de manière plus importante les associations qui militent pour l’égalité femme-homme et rendre cet axe prioritaire dans les projets de ses partenaires.

L’égalité femme-homme doit être un axe structurant de la politique municipale de Villeurbanne. Une transition est à engager pour que changent les représentations et pour permettre de penser une égalité dans la différence car comme le disait Simone de Beauvoir : « ma revendication en tant que femme, c’est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de m’adapter au système masculin ».

Olivier Glück

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Tribune Viva – Novembre 2019 – Projet Grandclément : pour un quartier qui préserve le climat, et offre des prix accessibles à tous !

Le quartier de Grandclément connaît depuis des années une mutation très rapide, essentiellement avec des opérations de promotion privée et des prix qui peuvent dépasser 5000€/m². Nous souscrivons au choix de la ZAC pour la suite de l’aménagement, afin de maîtriser la composition urbaine et d’impliquer les promoteurs dans le financement des équipements, parcs et espaces publics. Le futur parc de 3,5 ha sera un élément central du projet, véritable poumon vert et lieu de détente qui fournira un îlot tempéré lors des canicules à venir. Nous approuvons aussi la mixité prévue entre activités économiques et habitat et souhaitons que tous les équipements publics nécessaires figurent au projet. Cependant, nous visons une ambition plus forte sur plusieurs points. La désimperméabilisation des sols doit aller au-delà des 5 ha où l’aménagement prévoit l’infiltration des eaux pluviales. Ce choix permet de lutter contre les îlots de chaleur et de préserver la ressource en eau par un meilleur rechargement de la nappe phréatique. Sur la qualité de l’air, qui se dégradera avec le futur quartier, imaginons par exemple des secteurs sans voiture, avec moins de stationnement individuel au profit de places en auto-partage sur la voirie, et avec un accompagnement à la mobilité non polluante (offres TCL ou Vélo’v les premiers mois…). En matière d’énergies renouvelables, outre le réseau de chaleur, l’énergie solaire doit être mieux exploitée, notamment sur les toitures des bâtiments industriels (sheds), avec des panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques. Nous proposons aussi que les bâtiments à construire ou réhabiliter soient économes en ressources « matières », avec l’emploi de matériaux recyclés ou biosourcés, qui, non seulement, ont un faible impact environnemental mais contribuent au développement de filières locales. Ce projet doit être un véritable éco-quartier exemplaire sur le plan environnemental mais aussi social, en offrant du logement accessible aux ménages de toutes catégories.

Béatrice Vessiller

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Tribune Viva – Octobre 2019 – Urgence climatique : s’adapter au réchauffement !

Les canicules particulièrement longues et intenses de cet été nous ont mis de façon accrue face à l’urgence et à la nécessité de s’adapter à des phénomènes climatiques appelés à se produire de plus en plus fréquemment et de façon plus intense dans les années à venir.

Villeurbanne, dense et peu aérée, est particulièrement concernée, avec des températures au sol plus importantes et la formation d’îlots de chaleurs. Pour rafraîchir la ville, il est indispensable de « débitumer » et de végétaliser autant que possible et partout où cela est possible, en privilégiant des espèces végétales résistantes à la chaleur et à la sécheresse.

À cet égard, le plan canicule 2020 mis en œuvre par la municipalité à destination des écoles est bienvenu, afin de tempérer et gagner quelques degrés de fraîcheur dans les salles de classe et cours de récréation, sans climatisation, par la plantation d’arbres et la désimperméabilisation des sols, qui gardent ainsi l’humidité. La Métropole devra faire de même dans les cours de collèges et les places publiques. Or, la nouvelle place Makeba à La Soie ou les aménagements provisoires de la place Grandclément manquent cruellement d’arbres ! Accroître la végétalisation permettra aussi de préserver nos ressources en eau, en facilitant l’infiltration des eaux de pluie, de favoriser une biodiversité particulièrement mise à mal dans nos milieux urbains et d’offrir aux Villeurbannais un cadre de vie plus agréable avec davantage de nature en ville !

Toujours lié au réchauffement climatique, cet été les moustiques tigres ont été particulièrement présents à Villeurbanne, ce qui a amené l’ARS à effectuer deux opérations de démoustication en septembre : nous sommes très inquiets du produit utilisé et du manque de précaution auprès de la population. Pour lutter contre ce fléau, il est urgent d’étudier des alternatives à l’épandage de produits neurotoxiques.

Pour lutter contre le réchauffement climatique et ses effets, les solutions sont à inventer et à mettre en œuvre dès maintenant !

Zémorda Khelifi

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Tribune Viva – Septembre 2019 – Pour une véritable école de la confiance

A Villeurbanne comme dans de nombreuses villes, depuis plusieurs mois, les membres de la communauté éducative, enseignant·es, parents d’élèves, personnels communaux sont mobilisé·es contre le projet de loi Blanquer « Pour une école de la confiance », qu’ils jugent inquiétant pour l’avenir de l’enseignement public.

Grâce à ces mobilisations, le texte initial a été largement modifié. En particulier, l’article instituant les établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF), qui prévoyait une direction unique entre école primaire et collège a été supprimé, et tant mieux, car cela niait la spécificité de chaque niveau d’établissement, au détriment des élèves. La suppression des allocations familiales aux parents d’enfants absentéistes a heureusement disparu également.

Malgré tout, il reste de nombreux points négatifs de la maternelle au lycée en passant par la formation des enseignants. Par exemple, des économies seront faites sur le dos des élèves en situation de handicap, alors que nous avons du retard dans ce domaine… La scolarisation obligatoire des enfants dès l’âge de 3 ans pourrait être une bonne mesure, mais l’objectif du gouvernement est d’obliger les communes à financer la scolarisation des élèves des écoles maternelles privées sous contrat. La ville verse déjà plus de 900 euros par enfant villeurbannais inscrit dans une école élémentaire privée, soit près d’1 M€ chaque année. Quel en serait le coût si on ajoutait les élèves de maternelle ?

Les élèves ne doivent pas être des variables d’ajustements budgétaires : notre école de la confiance doit mettre en place les moyens nécessaires pour la réussite de tous les enfants, quelles que soient leurs particularités en leur offrant une scolarité adaptée à leurs besoins. Notre école de la confiance ambitionne de fournir à chacun les clefs de l’épanouissement personnel, de la compréhension du monde dans lequel il vit, de la capacité à pouvoir exprimer librement ses opinions de manière argumentée, du vivre ensemble et du bien-vivre tout en préservant l’avenir de la planète.

 Olivier Gluck

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Tribune Viva – Été 2019 – Villeurbanne, dans une Métropole accueillante

Villeurbanne a lancé en 2018 une réflexion sur l’accueil des migrants et a mis en place un jury citoyen, outil innovant de la démocratie participative. Formés sur le sujet grâce à des temps de travail approfondis, 26 Villeurbannais accompagnés ont émis des propositions diverses, afin de faire de Villeurbanne une ville accueillante.

Dans les propositions intéressantes, citons la création d’un lieu unique multi-services pour l’accès aux droits et à la santé, la mise en place d’un réseau de bains-douches publics mais aussi une école des langues pour l’apprentissage des langues étrangères et du français d’une part et d’accès au travail d’autre part, afin de garantir un parcours d’insertion durable sur notre territoire. Cette approche pourrait s’appuyer sur un lieu existant aux Buers, le Passage 33.

Pour favoriser la rencontre interculturelle, il est aussi proposé de favoriser le parrainage d’un enfant primo-arrivant par un enfant déjà scolarisé. Enfin, comment penser l’accueil sans penser l’hébergement ? Nous souscrivons particulièrement à la proposition du jury de recenser des bâtiments vacants sur la ville, qu’ils soient occupés ou non, propriétés publiques ou privées, afin d’en faire des lieux d’hébergement temporaire, avec un accompagnement social associatif, sur une durée de 1 à 3 ans, selon la destination des bâtiments.

En ce sens, nous proposons que la Clinique du Tonkin, inoccupée depuis quelques mois maintenant, devienne un de ces lieux, avant le projet de promotion immobilière qui y est prévu. Cela constituerait une des solutions dignes pour les dizaines de familles et jeunes migrants qui sont aujourd’hui dans des squats ou dans leur voiture !

L’ensemble des acteurs publics, État, Métropole et Ville, doivent renforcer sensiblement leur action conjointe en faveur des migrants, pour leur offrir avec respect et humanité à la fois des conditions de vie décentes rapidement et leur permettre de construire leur parcours personnel.

Zémorda Khelifi

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Tribune Viva – Avril 2019 – Le futur tramway T6 mérite un Grand débat municipal !

Le tracé du futur T6 semble déjà ficelé, avant la concertation officielle prévue du 2 mai au 14 juin ! Le souhait du Maire est un passage du futur T6 sur l’avenue Barbusse puis son prolongement dans la ZAC Gratte-ciel, avec des difficultés en direction de la Doua, compte tenu du site d’ACI. Or, l’avenue Barbusse est belle et respirante : pour être le cœur de la ville, elle n’a pas besoin d’un tramway qui l’empêcherait d’accueillir de nombreuses festivités (marché de Noël, Invites, Bons Plants…). Au contraire, nous voulons piétonniser l’avenue Barbusse et y maintenir tous les événements.

En matière de ligne forte de transports en commun, Villeurbanne a raté le coche en refusant un tramway sur la ligne du C3, alors qu’aujourd’hui, le trolleybus, même avec des couloirs dédiés, n’a pas une qualité de service à la hauteur. Pour T6, il ne faudrait pas commettre une nouvelle erreur avec un tracé « faussement » évident. Des passages plus à l’Est par exemple par les rues Verlaine, Vaillant ou Blanqui et Dr Rollet, puis Bienvenus, méritent des études approfondies et une mise en débat : ces tracés plus simples, en correspondance avec le métro Gratte-Ciel permettraient de développer des quartiers actuellement mal desservis. Nous voulons un T6 dynamisant plusieurs quartiers de Villeurbanne !

Le Sytral entérinera le projet après les élections municipales de 2020. Avant cela, faisons de la concertation un grand débat local : quel rôle pour cette ligne de transport dans le développement de la ville ? Quel tracé ? Pour qui ? L’association villeurbannaise « Déplacements citoyens » organise le 23 mai une réunion publique à 18 h 30 au Palais du Travail. L’association, l’Agora pour Villeurbanne, a organisé une consultation citoyenne avec proposition de 4 tracés pour le T6 à retrouver sur le site : http://agora-villeurbanne.org/docs/T6_Agora_resultats_consultation.pdf. Il ressort que le tracé sur Barbusse ne convainc pas ! Participez nombreux à la concertation, pour que s’exprime enfin la parole citoyenne sur ce projet !

Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/tram-t6-pas-sur-barbusse-mais-jusqu-%C3%A0-la-doua-tout-de-suite?use_react=false

Béatrice Vessiller

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