Archives pour la catégorie Articles VIVA

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VIVA décembre 2017 – Sauvons le logement social !

Le projet de loi de finances 2018 a un volet inquiétant pour la mise en œuvre des politiques locales de l’habitat. Le gouvernement souhaite faire baisser les APL de 1.7 milliard pour les locataires du parc social, et, pour ne pas pénaliser les ménages, imposerait aux bailleurs de compenser cette baisse par une baisse des loyers de 50 à 60 € par mois. Cette mesure pénalise le logement social, ses millions de locataires et les demandeurs.

Non seulement, cela ne donne aucun pouvoir d’achat aux locataires, mais cela réduit sensiblement les recettes de loyers qui sont les seules ressources des organismes HLM. Ces recettes ne sont pas des dividendes versés à des actionnaires mais permettent de financer la construction de logements neufs, la réhabilitation du patrimoine, les rénovations urbaines et les travaux d’isolation et d’économies d’énergie, pour diminuer les factures de chauffage, etc. En somme, des investissements qui bénéficient aux locataires et futurs locataires qui, rappelons-le, sont des foyers modestes. A Villeurbanne, cela pénaliserait par exemple les projets d’Est Métropole Habitat (avec une perte annuelle de 5 à 6M€) et entrainerait des retards, voire des annulations, de projets de construction ou de rénovation. Le gouvernement veut-il déstabiliser l’offre d’habitat permettant la mixité sociale et pénaliser l’activité économique locale du bâtiment ?

Par ailleurs, cette disposition est inéquitable car elle ne touche que le logement social et pas le parc privé. Or, les APL sont versées aujourd’hui autant dans le parc HLM que dans le parc privé. Alors, pourquoi le gouvernement n’exige-t-il pas des baisses de loyers aussi dans le parc privé ? Les économies recherchées par le gouvernement ne peuvent se faire au détriment du logement : celui-ci n’est pas un luxe, c’est un droit, garanti difficilement par les bailleurs sociaux et les politiques locales de l’habitat. Ne mettons pas à mal ce principe de solidarité nationale.

Béatrice Vessiller

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Un plan climat ambitieux : make Villeurbanne green again, but also France too!

Tempêtes destructrices, pollutions, canicules, etc. : les conséquences du réchauffement climatique sont là. Les modes de vie et de consommation des pays dit « développés » sont directement responsables de ces catastrophes. Les émissions de gaz à effet de serre sont liées à la consommation effrénée d’énergie fossile, en particulier du pétrole. En France, près de 80% des habitants de notre pays habitent en ville. C’est donc dans les villes que nous devons élaborer des solutions nouvelles. La mauvaise qualité de l’air actuelle réduit jusqu’à 2 ans l’espérance de vie des grands-lyonnais et d’ici la fin du siècle à Villeurbanne, la température devrait atteindre + 3 à 5 degrés (+ 4 à 8 l’été).

2 ans après la cop21 de Paris, Villeurbanne,  pour répondre à ses enjeux, se dote d’un nouveau Plan Climat Air Energie Territorial plutôt ambitieux. Et la ville doit accentuer les efforts qui permettent une amélioration concrète sur l’environnement et notre santé : rénovation énergétique des bâtiments publics et privés, optimisation de l’éclairage public, soutien à des projets de photovoltaïque (Toits en transition), végétalisation urbaine, développement des transports actifs et communs, réduction de la place de la voiture en ville, développement du bio dans la restauration collective etc.

Emmanuel Macron, depuis son élection lance de très mauvais signaux à l’écologie et à la santé des français : accord transatlantique CETA, suppression des aides au maintien de l’agriculture bio, prolongement des autorisations du Glyphosate, remplacement des CHSCT par une instance unique du personnel, alors qu’ils jouaient un grand rôle dans la santé des salariés et disposaient d’un droit d’alerte environnemental depuis 2013. Sans action publique cohérente à toutes les échelles, ni volonté politique, la France ne parviendra pas à tenir les objectifs ambitieux des accords de Paris, dont Macron a dit qu’ils n’étaient pas négociables. Rappelons-le sans cesse à ceux qui nous gouvernent !

Groupe des élus Rassemblement Citoyen EELV-FdG

Zémorda Khelifi

 

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VIVA – septembre 2017 – La rentrée de Macron : en marche arrière toute !

Le gouvernement attaque tout azimut : casse du code du travail, réduction des APL, augmentation de la CSG, remise en cause de la semaine de 4,5 jours à l’école, suppression des contrats aidés…

Sur les rythmes scolaires, un décret du 28 juin permet aux communes de revenir à la semaine de 4 jours, choix suivi par 1/3 des communes. Ainsi, des enfants vont aller 4 jours en classe, d’autres 4,5 jours ; certains bénéficient aujourd’hui d’activités périscolaires, d’autres pas… Ce qui est bon pour certains ne le serait pas pour les autres. Si l’État avait totalement pris en charge le coût des activités périscolaires lors du passage aux 4 jours et demi, nous n’en serions pas là. Fort heureusement, à Villeurbanne, nous conservons la semaine de 4,5 jours qui respecte davantage les rythmes de l’enfant comme le montrent de nombreuses études.

En août, le gouvernement a annoncé un plan de licenciement sans précédent : 260 000 contrats aidés supprimés en deux ans, 150 000 dès 2017 dont 23 000 pour les aides aux élèves en situation de handicap, la cantine, le périscolaire… Ces contrats, certes imparfaits, sont très utilisés dans le secteur associatif comme la MJC, les centres sociaux, le CCO, des clubs sportifs, des associations culturelles ou humanitaires et ils sont nécessaires pour faire vivre ce secteur et la cohésion sociale.

Les ordonnances sur la loi travail 2.0 remettent en cause l’ordre social. Des CDD qui ne sont plus encadrés par la loi mais négociés dans les 700 branches, les primes qui ne relèvent plus des accords de branches mais de négociations par entreprise : c’est une baisse généralisée des salaires et une précarisation galopante qui se préparent. Les délocalisations seront de facto encouragées, les licenciements facilités et les instances de représentation du personnel affaiblies.

Mobilisons-nous pour empêcher ces contre-réformes au service de ceux qui ont déjà le plus.

Olivier Glück

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VIVA août 2017 Un deux toits soleil : une centrale solaire urbaine citoyenne !

Une centre solaire urbaine citoyenne s’installe pour la toute première fois à Villeurbanne ! Le principe est que des citoyens, qui veulent être acteurs de la transition énergétique, se constituent en SAS et investissent ainsi dans une installation photovoltaïque sur un toit public – ici celui de l’école Léon Jouhaux – l’électricité ainsi produite est revendue à un fournisseur d’énergie à un tarif fixé.

Il y a près de 20 ans, la Ville avait financé l’installation d’un toit photovoltaïque sur l’école Château Gaillard : c’était un projet du conseil de quartier Buers/Croix luizet, avec l’objectif de mener des actions de sensibilisation des élèves sur les énergies renouvelables, ce qui a été fait quelques années puis cela s’est étiolé. Le projet d’aujourd’hui a des similitudes mais aussi des spécificités par sa dimension citoyenne. L’objectif de sensibilisation des jeunes générations est toujours là ; les actions seront menées par l’association Toits en transition. Souhaitons que l’installation, avec son coté démonstrateur, permette aussi de faire de l’éducation populaire sur l’énergie auprès de publics autres que scolaires (adultes, conseils de quartier, centres sociaux…). Mais en plus de la dimension sensibilisation/éducation, il y a celle de l’implication citoyenne, et notamment financière : cela répond aussi à l’objectif de plus en plus prégnant chez nos concitoyens de financer sur leurs fonds propres, des projets locaux, solidaires ou de développement durable, et de donner ainsi du sens à l’utilisation de leur argent.

Enfin, à travers le développement des centrales photovoltaïques se pose la question énergétique dans sa globalité : quelles énergies en France d’ici 2050 ? Rappelons que l’Ademe et l’institut Négawatt montrent qu’un scénario 100% renouvelable d’ici 2050 est possible en France ! Bravo aux acteurs et notamment aux citoyens qui s’engagent dans cette voie !

Pour aller plus loin : http://toitsentransition.weebly.com/investissez-dans-le-projet.html

Béatrice Vessiller

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Article VIVA Juin 2017 – En marche… arrière vers des reculs sociaux et démocratiques inédits !

Les élections ont fourni leur verdict : un record d’abstention, de bulletins blancs et nuls. A Villeurbanne, dans un bastion historique du Parti socialiste, un grand patron adepte de l’optimisation fiscale et de la finance, a été élu parmi 350 autres députés de la majorité présidentielle élus par une minorité d’électeurs. Au 1er tour des législatives, M. Bonnell n’a obtenu que 17% des voix des électeurs inscrits. Le président de la République lui-même n’en avait obtenu que 18% le 23 avril. Le cycle électoral qui s’achève montre encore à quel point notre démocratie est malade et l’urgence de passer à une 6ème République, pour sortir de la monarchie présidentielle.

Mais il n’y a pas de majorité dans ce pays pour casser le code du travail qui contient un siècle et demi de luttes sociales : remise en cause des salaires et des 35h, suppression du CDI, du droit d’alerte, du droit de retrait… L’objectif des libéraux est de définir un code du travail par entreprise, pour détruire encore un peu plus la solidarité entre salarié.e.s sans créer d’emplois !

Il n’y a pas plus de majorité pour réduire nos libertés démocratiques en transposant les mesures d’état d’urgence dans le droit commun. Perquisitions et assignations à résidence peuvent être décidées par le seul préfet sans passer par un juge. Ces derniers mois, 90% des assignations à résidence ont été faites contre des militants écologistes ou syndicalistes. Rien à voir donc avec la lutte anti-terroriste.

La suppression des épreuves du baccalauréat est de la même veine. Remplacer une épreuve nationale par du contrôle continu produira un bac par lycée et renforcera la mise en concurrence des établissements.

Enfin, rendre obligatoire 11 vaccins pour les enfants relève plus de l’intérêt de l’industrie pharmaceutique que de la santé publique.

Mais la résignation ne l’emportera pas et nous serons de toutes les luttes contre les lobbies et la casse de nos acquis sociaux.

Olivier Gluck,

Groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

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VIVA mai 2017 – Un rempart au FN, l’éducation plus que tout !

Après  l’élection présidentielle et le score historique du Front National au second tour, la France se réveille avec la gueule de bois. Loin de la banalisation et de la normalisation de l’Extrême droite, nous élus de la République, devons faire entendre que cette montée du FN n’est en rien une fatalité pour les années à venir.

Si nos valeurs démocratiques et républicaines doivent perdurer, c’est avant tout par le prisme de l’éducation, socle de notre nation depuis des siècles. Éduquer, c’est investir pour demain, éveiller les consciences et esprits critiques, construire des citoyens éclairés. Éduquer, c’est vivre et découvrir l’Autre, dans son humanité et sa richesse, accepter les singularités et différences, vivre ensemble, pour favoriser la culture, les cultures.

« Il faut tout un village pour éduquer un enfant », dit un adage africain. Alors, que chaque ville, chaque village de France rassemble ses forces pour faire de l’éducation une priorité. Notre société a besoin, aujourd’hui plus qu’hier, d’actes et de messages mobilisateurs sur l’éducation comme rempart à l’obscurantisme. L’éducation, pour l’accès aux savoirs qui éclairent, pour l’épanouissement de chaque enfant, pour apprendre la solidarité, la coopération, l’écologie, le partage des ressources et des richesses. C’est pourquoi, les collectivités ont le devoir de construire des établissements scolaires mais aussi des équipements sportifs, culturels et des crèches et de continuer à former le personnel extra et périscolaire qui constitue le maillon indispensable d’une chaine éducative. Les collectivités doivent octroyer des aides aux projets d’établissements, aux départs en vacances et proposer des places en accueil de loisirs, dès la petite enfance à toute famille qui le souhaite. L’investissement en faveur de l’éducation ne sera jamais regretté.

« Eduquer quelqu’un, c’est lui apprendre à penser par lui-même et à n’effectuer que les actes qu’il aura librement décidés. » Philippe Meirieu, Pédagogue

Zémorda KHELIFI

Groupe Rassemblement Citoyen EELV-FdG

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Tribune VIVA mai 2017 – Ecorénov’ons les logements !

Le chauffage est le premier poste de consommation d’énergie dans le logement (60%). Engager la rénovation thermique des logements, c’est maitriser les charges et la facture énergétique, c’est aussi améliorer le confort d’hiver et d’été.  Depuis 4 ans, les Villeurbannais peuvent bénéficier d’une aide de la Ville à la rénovation énergétique de leur logement et, depuis 18 mois, d’une aide de la Métropole. En effet, le Grand Lyon, sous l’impulsion des élus EELV, a mis en place en 2015, la plateforme ECORENO’V pour favoriser les opérations ambitieuses d’éco-rénovation des copropriétés, des maisons individuelles et des logements sociaux. Pour les logements privés, les propriétaires (occupants ou bailleurs) bénéficient de  conseils techniques, juridiques et financiers et de deux niveaux d’aides financières, 2000€/logement ou de 3500€/logement selon le niveau de performance visée. Ces aides s’ajoutent à celles de la Ville de Villeurbanne, aux crédits d’impôt et aux aides individuelles de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) octroyées selon les revenus des ménages. Ces mesures visent à amener les propriétaires vers des projets complets de rénovation comprenant, selon les cas, des travaux d’isolation, de systèmes de ventilation ou de chauffage, des changements de fenêtres, dans le respect des particularités architecturales et d’insertion paysagère de chaque bâtiment.

Depuis 2015, 2000 logements ont déjà été financés sur la Métropole, avec 5M€ de subventions accordées et plus de 25 M€ de travaux générés. A Villeurbanne, la Métropole a ainsi financé 350 logements, dont 300 logements sociaux rénovés en niveau BBC (bâtiment basse consommation), une trentaine en copropriété et quelques maisons individuelles.

Au-delà des enjeux de consommation énergétique et de réduction de gaz à effet de serre, il s’agit aussi de lutter contre la précarité énergétique, qui touche de nombreux ménages sur Villeurbanne. Pour que chacun vive bien chez soi, ECORENO’Vons les logements !

www.grandlyon.com/ecorenov

Béatrice Vessiller

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Tribune VIVA Avril 2017 – Moraliser la vie politique : un impératif démocratique !

Les élections présidentielles sont le théâtre d’un déshonneur de notre démocratie et de notre vie politique. Mise en examen des uns, emplois fictifs des autres, les révélations se cumulent et, malheureusement, se ressemblent.

En s’obstinant à être candidat à l’élection présidentielle, le déni d’éthique de François Fillon est effrayant. Et comme sa défense,  ainsi que celle de Marine Le Pen sont peu fournies, ils attaquent ! Ils attaquent la justice et les médias, en utilisant leur position et mettent ainsi en péril notre démocratie.

Avec les déclarations de patrimoine, de revenus et de liens d’intérêt des élus, un premier pas concernant la moralisation de la vie publique est franchi. Mais ces mesures manquent encore d’ambition. La crise est plus profonde et le manque d’éthique de cette campagne présidentielle détourne un peu plus nos concitoyens de la confiance envers les élus, alors qu’ils en attendent probité et exemplarité.

Plus que jamais, il est temps de rénover le statut des élu-e-s. Le non-cumul des mandats, qui s’appliquera en 2017 entre des mandats de parlementaire et de membre d’un exécutif local, est une avancée importante qu’aucun candidat n’envisage de remettre en cause et c’est tant mieux ! Mais le non-cumul dans le temps doit aussi être introduit dans la loi, pour renouveler la démocratie.  Il faut également en finir avec le concept dépassé de l’homme providentiel de la 5ème République.  C’est en multipliant les initiatives collectives et citoyennes que l’on recréera aussi de l’adhésion à la chose publique. Pour plus de contrôles des élus mais aussi de nouveaux droits pour nos concitoyens, ouvrons grand les portes d’une 6ème République, et une assemblée constituante peut le permettre.

A cette réforme démocratique, ajoutons le combat contre la finance, la corruption, la fraude et l’évasion fiscale. Celle-ci coûte 60 milliards d’euros par an de manque à gagner pour l’Etat, soit des sommes comparables au montant du déficit public !

Béatrice VESSILLER, Groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

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Tribune VIVA février 2017 – Futur tramway T6 : les Villeurbannais pourront-ils donner leur avis ?

En 2019, le tramway T6 reliera Debourg  (Lyon 7) et les hôpitaux-Est à Bron, via le secteur Mermoz (Lyon 8). Après 2020, il sera prolongé pour traverser Villeurbanne du sud au nord jusqu’au campus de la Doua. Par où passera-t-il ? Le projet urbain des Gratte-ciel avance sans définir le tracé du tramway, c’est aberrant ! Dans un mensuel lyonnais récent sur l’urbanisme, la présidente du Sytral annonce que, depuis neuf mois, la Métropole, le Sytral et la Ville étudient deux tracés pour T6. Il s’agirait de choisir si le TNP et la mairie sont desservis comme le souhaite le maire. Le tracé sera arrêté avant l’été ! Les contraintes d’études techniques et de clientèle, bien réelles, ne doivent pas empêcher un large débat public sur un sujet aussi crucial pour la vie quotidienne des Villeurbannais et pour l’équilibre entre les quartiers. Pourquoi le futur tracé devrait-il se décider en catimini, au motif que des aspects techniques ne permettraient aucune alternative ? C’est un projet qui oblige à penser la ville telle qu’elle sera dans dix ans et au-delà. Depuis plusieurs mois, nous réclamons ce débat citoyen : faut-il passer aux Gratte-ciel, avenue Barbusse ou rue Paul Verlaine avec une arrivée du tram sur le campus vers l’Espace Double mixte, comme l’étudie actuellement le Sytral ? Ou bien plus à l’Est par les rues Blanqui, Rollet et des Bienvenus, ou plutôt vers Flachet et arriver à la Doua vers l’Insa ? Notre groupe d’élus soutient l’initiative de l’association « L’Agora pour Villeurbanne » qui propose aux Villeurbannais, sur la place publique et en ligne, de se prononcer sur quatre tracés possibles. C’est ce débat citoyen qu’auraient dû organiser le maire et le Sytral depuis des mois ! Parmi les centaines de citoyens qui nous ont déjà fait part de leur préférence, nombreux sont ceux qui rejettent le projet d’un tramway sur l’avenue Barbusse au profit des autres tracés. Vous aussi, donnez votre avis sur  www.agora-villeurbanne.org

Pour le groupe EELV-FdG

Béatrice Vessiller

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Tribune VIVA – Décembre 2016 -Les nouveaux choix contestables de l’exécutif régional

Depuis qu’il a été élu à la tête de la région Auvergne Rhône-Alpes, le nouveau président champion du cumul des mandats, n’a de cesse de mettre à mal les mécanismes de solidarité, les politiques écologiques et les valeurs républicaines avec notamment des déclarations scandaleuses contre l’accueil des migrants. L’été dernier, c’est à un projet autoroutier inutile et coûteux qu’il a octroyé près de 132 M€, malgré les besoins des services ferroviaires. Il a ensuite surfé sur la vague sécuritaire le jour de la rentrée scolaire, en annonçant l’installation de portiques de sécurité devant les lycées de la région.

Puis, ce sont réseaux de l’agriculture paysanne et associations environnementales qui ont été mises à mal avec de fortes réductions ou des suppressions de subvention, ainsi obligées de licencier. Dans le même temps, les chasseurs ont obtenu une subvention de 3 M€, notamment pour l’éducation à l’environnement, assurées auparavant par les associations, auprès des enfants. L’éducation à l’environnement a meilleur avenir chez les chasseurs qu’auprès de nos têtes blondes ! Plus globalement, ces choix politiques auront des conséquences sur l’agriculture bio et locale, importante pour un mieux vivre des paysans et une meilleure alimentation pour tous.

Plus récemment, le président a annoncé son désengagement dans les subventions à la culture, sans aucune transparence. Certaines villes ont la chance de conserver leur subvention, voire d’obtenir plus. D’autres, certainement moins proches du président Wauquiez voient leur subvention baisser drastiquement.

Quant aux projets engagés par la précédente équipe régionale, tel que le lycée Brossolette à Villeurbanne, il se pourrait bien qu’il prenne du retard. Dommage pour les lycéens villeurbannais !

Bien des choix politiques qui contredisent les engagements de la France à la COP21 et vont à l’encontre du bien-vivre et du vivre-ensemble à Villeurbanne et en Auvergne Rhône-Alpes !

Zémorda Khelifi

Groupe Rassemblement Citoyen EELV-FdG

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