Archives pour la catégorie Articles VIVA

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VIVA août 2017 Un deux toits soleil : une centrale solaire urbaine citoyenne !

Une centre solaire urbaine citoyenne s’installe pour la toute première fois à Villeurbanne ! Le principe est que des citoyens, qui veulent être acteurs de la transition énergétique, se constituent en SAS et investissent ainsi dans une installation photovoltaïque sur un toit public – ici celui de l’école Léon Jouhaux – l’électricité ainsi produite est revendue à un fournisseur d’énergie à un tarif fixé.

Il y a près de 20 ans, la Ville avait financé l’installation d’un toit photovoltaïque sur l’école Château Gaillard : c’était un projet du conseil de quartier Buers/Croix luizet, avec l’objectif de mener des actions de sensibilisation des élèves sur les énergies renouvelables, ce qui a été fait quelques années puis cela s’est étiolé. Le projet d’aujourd’hui a des similitudes mais aussi des spécificités par sa dimension citoyenne. L’objectif de sensibilisation des jeunes générations est toujours là ; les actions seront menées par l’association Toits en transition. Souhaitons que l’installation, avec son coté démonstrateur, permette aussi de faire de l’éducation populaire sur l’énergie auprès de publics autres que scolaires (adultes, conseils de quartier, centres sociaux…). Mais en plus de la dimension sensibilisation/éducation, il y a celle de l’implication citoyenne, et notamment financière : cela répond aussi à l’objectif de plus en plus prégnant chez nos concitoyens de financer sur leurs fonds propres, des projets locaux, solidaires ou de développement durable, et de donner ainsi du sens à l’utilisation de leur argent.

Enfin, à travers le développement des centrales photovoltaïques se pose la question énergétique dans sa globalité : quelles énergies en France d’ici 2050 ? Rappelons que l’Ademe et l’institut Négawatt montrent qu’un scénario 100% renouvelable d’ici 2050 est possible en France ! Bravo aux acteurs et notamment aux citoyens qui s’engagent dans cette voie !

Pour aller plus loin : http://toitsentransition.weebly.com/investissez-dans-le-projet.html

Béatrice Vessiller

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Article VIVA Juin 2017 – En marche… arrière vers des reculs sociaux et démocratiques inédits !

Les élections ont fourni leur verdict : un record d’abstention, de bulletins blancs et nuls. A Villeurbanne, dans un bastion historique du Parti socialiste, un grand patron adepte de l’optimisation fiscale et de la finance, a été élu parmi 350 autres députés de la majorité présidentielle élus par une minorité d’électeurs. Au 1er tour des législatives, M. Bonnell n’a obtenu que 17% des voix des électeurs inscrits. Le président de la République lui-même n’en avait obtenu que 18% le 23 avril. Le cycle électoral qui s’achève montre encore à quel point notre démocratie est malade et l’urgence de passer à une 6ème République, pour sortir de la monarchie présidentielle.

Mais il n’y a pas de majorité dans ce pays pour casser le code du travail qui contient un siècle et demi de luttes sociales : remise en cause des salaires et des 35h, suppression du CDI, du droit d’alerte, du droit de retrait… L’objectif des libéraux est de définir un code du travail par entreprise, pour détruire encore un peu plus la solidarité entre salarié.e.s sans créer d’emplois !

Il n’y a pas plus de majorité pour réduire nos libertés démocratiques en transposant les mesures d’état d’urgence dans le droit commun. Perquisitions et assignations à résidence peuvent être décidées par le seul préfet sans passer par un juge. Ces derniers mois, 90% des assignations à résidence ont été faites contre des militants écologistes ou syndicalistes. Rien à voir donc avec la lutte anti-terroriste.

La suppression des épreuves du baccalauréat est de la même veine. Remplacer une épreuve nationale par du contrôle continu produira un bac par lycée et renforcera la mise en concurrence des établissements.

Enfin, rendre obligatoire 11 vaccins pour les enfants relève plus de l’intérêt de l’industrie pharmaceutique que de la santé publique.

Mais la résignation ne l’emportera pas et nous serons de toutes les luttes contre les lobbies et la casse de nos acquis sociaux.

Olivier Gluck,

Groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

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VIVA mai 2017 – Un rempart au FN, l’éducation plus que tout !

Après  l’élection présidentielle et le score historique du Front National au second tour, la France se réveille avec la gueule de bois. Loin de la banalisation et de la normalisation de l’Extrême droite, nous élus de la République, devons faire entendre que cette montée du FN n’est en rien une fatalité pour les années à venir.

Si nos valeurs démocratiques et républicaines doivent perdurer, c’est avant tout par le prisme de l’éducation, socle de notre nation depuis des siècles. Éduquer, c’est investir pour demain, éveiller les consciences et esprits critiques, construire des citoyens éclairés. Éduquer, c’est vivre et découvrir l’Autre, dans son humanité et sa richesse, accepter les singularités et différences, vivre ensemble, pour favoriser la culture, les cultures.

« Il faut tout un village pour éduquer un enfant », dit un adage africain. Alors, que chaque ville, chaque village de France rassemble ses forces pour faire de l’éducation une priorité. Notre société a besoin, aujourd’hui plus qu’hier, d’actes et de messages mobilisateurs sur l’éducation comme rempart à l’obscurantisme. L’éducation, pour l’accès aux savoirs qui éclairent, pour l’épanouissement de chaque enfant, pour apprendre la solidarité, la coopération, l’écologie, le partage des ressources et des richesses. C’est pourquoi, les collectivités ont le devoir de construire des établissements scolaires mais aussi des équipements sportifs, culturels et des crèches et de continuer à former le personnel extra et périscolaire qui constitue le maillon indispensable d’une chaine éducative. Les collectivités doivent octroyer des aides aux projets d’établissements, aux départs en vacances et proposer des places en accueil de loisirs, dès la petite enfance à toute famille qui le souhaite. L’investissement en faveur de l’éducation ne sera jamais regretté.

« Eduquer quelqu’un, c’est lui apprendre à penser par lui-même et à n’effectuer que les actes qu’il aura librement décidés. » Philippe Meirieu, Pédagogue

Zémorda KHELIFI

Groupe Rassemblement Citoyen EELV-FdG

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Tribune VIVA mai 2017 – Ecorénov’ons les logements !

Le chauffage est le premier poste de consommation d’énergie dans le logement (60%). Engager la rénovation thermique des logements, c’est maitriser les charges et la facture énergétique, c’est aussi améliorer le confort d’hiver et d’été.  Depuis 4 ans, les Villeurbannais peuvent bénéficier d’une aide de la Ville à la rénovation énergétique de leur logement et, depuis 18 mois, d’une aide de la Métropole. En effet, le Grand Lyon, sous l’impulsion des élus EELV, a mis en place en 2015, la plateforme ECORENO’V pour favoriser les opérations ambitieuses d’éco-rénovation des copropriétés, des maisons individuelles et des logements sociaux. Pour les logements privés, les propriétaires (occupants ou bailleurs) bénéficient de  conseils techniques, juridiques et financiers et de deux niveaux d’aides financières, 2000€/logement ou de 3500€/logement selon le niveau de performance visée. Ces aides s’ajoutent à celles de la Ville de Villeurbanne, aux crédits d’impôt et aux aides individuelles de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) octroyées selon les revenus des ménages. Ces mesures visent à amener les propriétaires vers des projets complets de rénovation comprenant, selon les cas, des travaux d’isolation, de systèmes de ventilation ou de chauffage, des changements de fenêtres, dans le respect des particularités architecturales et d’insertion paysagère de chaque bâtiment.

Depuis 2015, 2000 logements ont déjà été financés sur la Métropole, avec 5M€ de subventions accordées et plus de 25 M€ de travaux générés. A Villeurbanne, la Métropole a ainsi financé 350 logements, dont 300 logements sociaux rénovés en niveau BBC (bâtiment basse consommation), une trentaine en copropriété et quelques maisons individuelles.

Au-delà des enjeux de consommation énergétique et de réduction de gaz à effet de serre, il s’agit aussi de lutter contre la précarité énergétique, qui touche de nombreux ménages sur Villeurbanne. Pour que chacun vive bien chez soi, ECORENO’Vons les logements !

www.grandlyon.com/ecorenov

Béatrice Vessiller

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Tribune VIVA Avril 2017 – Moraliser la vie politique : un impératif démocratique !

Les élections présidentielles sont le théâtre d’un déshonneur de notre démocratie et de notre vie politique. Mise en examen des uns, emplois fictifs des autres, les révélations se cumulent et, malheureusement, se ressemblent.

En s’obstinant à être candidat à l’élection présidentielle, le déni d’éthique de François Fillon est effrayant. Et comme sa défense,  ainsi que celle de Marine Le Pen sont peu fournies, ils attaquent ! Ils attaquent la justice et les médias, en utilisant leur position et mettent ainsi en péril notre démocratie.

Avec les déclarations de patrimoine, de revenus et de liens d’intérêt des élus, un premier pas concernant la moralisation de la vie publique est franchi. Mais ces mesures manquent encore d’ambition. La crise est plus profonde et le manque d’éthique de cette campagne présidentielle détourne un peu plus nos concitoyens de la confiance envers les élus, alors qu’ils en attendent probité et exemplarité.

Plus que jamais, il est temps de rénover le statut des élu-e-s. Le non-cumul des mandats, qui s’appliquera en 2017 entre des mandats de parlementaire et de membre d’un exécutif local, est une avancée importante qu’aucun candidat n’envisage de remettre en cause et c’est tant mieux ! Mais le non-cumul dans le temps doit aussi être introduit dans la loi, pour renouveler la démocratie.  Il faut également en finir avec le concept dépassé de l’homme providentiel de la 5ème République.  C’est en multipliant les initiatives collectives et citoyennes que l’on recréera aussi de l’adhésion à la chose publique. Pour plus de contrôles des élus mais aussi de nouveaux droits pour nos concitoyens, ouvrons grand les portes d’une 6ème République, et une assemblée constituante peut le permettre.

A cette réforme démocratique, ajoutons le combat contre la finance, la corruption, la fraude et l’évasion fiscale. Celle-ci coûte 60 milliards d’euros par an de manque à gagner pour l’Etat, soit des sommes comparables au montant du déficit public !

Béatrice VESSILLER, Groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

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Tribune VIVA février 2017 – Futur tramway T6 : les Villeurbannais pourront-ils donner leur avis ?

En 2019, le tramway T6 reliera Debourg  (Lyon 7) et les hôpitaux-Est à Bron, via le secteur Mermoz (Lyon 8). Après 2020, il sera prolongé pour traverser Villeurbanne du sud au nord jusqu’au campus de la Doua. Par où passera-t-il ? Le projet urbain des Gratte-ciel avance sans définir le tracé du tramway, c’est aberrant ! Dans un mensuel lyonnais récent sur l’urbanisme, la présidente du Sytral annonce que, depuis neuf mois, la Métropole, le Sytral et la Ville étudient deux tracés pour T6. Il s’agirait de choisir si le TNP et la mairie sont desservis comme le souhaite le maire. Le tracé sera arrêté avant l’été ! Les contraintes d’études techniques et de clientèle, bien réelles, ne doivent pas empêcher un large débat public sur un sujet aussi crucial pour la vie quotidienne des Villeurbannais et pour l’équilibre entre les quartiers. Pourquoi le futur tracé devrait-il se décider en catimini, au motif que des aspects techniques ne permettraient aucune alternative ? C’est un projet qui oblige à penser la ville telle qu’elle sera dans dix ans et au-delà. Depuis plusieurs mois, nous réclamons ce débat citoyen : faut-il passer aux Gratte-ciel, avenue Barbusse ou rue Paul Verlaine avec une arrivée du tram sur le campus vers l’Espace Double mixte, comme l’étudie actuellement le Sytral ? Ou bien plus à l’Est par les rues Blanqui, Rollet et des Bienvenus, ou plutôt vers Flachet et arriver à la Doua vers l’Insa ? Notre groupe d’élus soutient l’initiative de l’association « L’Agora pour Villeurbanne » qui propose aux Villeurbannais, sur la place publique et en ligne, de se prononcer sur quatre tracés possibles. C’est ce débat citoyen qu’auraient dû organiser le maire et le Sytral depuis des mois ! Parmi les centaines de citoyens qui nous ont déjà fait part de leur préférence, nombreux sont ceux qui rejettent le projet d’un tramway sur l’avenue Barbusse au profit des autres tracés. Vous aussi, donnez votre avis sur  www.agora-villeurbanne.org

Pour le groupe EELV-FdG

Béatrice Vessiller

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Tribune VIVA – Décembre 2016 -Les nouveaux choix contestables de l’exécutif régional

Depuis qu’il a été élu à la tête de la région Auvergne Rhône-Alpes, le nouveau président champion du cumul des mandats, n’a de cesse de mettre à mal les mécanismes de solidarité, les politiques écologiques et les valeurs républicaines avec notamment des déclarations scandaleuses contre l’accueil des migrants. L’été dernier, c’est à un projet autoroutier inutile et coûteux qu’il a octroyé près de 132 M€, malgré les besoins des services ferroviaires. Il a ensuite surfé sur la vague sécuritaire le jour de la rentrée scolaire, en annonçant l’installation de portiques de sécurité devant les lycées de la région.

Puis, ce sont réseaux de l’agriculture paysanne et associations environnementales qui ont été mises à mal avec de fortes réductions ou des suppressions de subvention, ainsi obligées de licencier. Dans le même temps, les chasseurs ont obtenu une subvention de 3 M€, notamment pour l’éducation à l’environnement, assurées auparavant par les associations, auprès des enfants. L’éducation à l’environnement a meilleur avenir chez les chasseurs qu’auprès de nos têtes blondes ! Plus globalement, ces choix politiques auront des conséquences sur l’agriculture bio et locale, importante pour un mieux vivre des paysans et une meilleure alimentation pour tous.

Plus récemment, le président a annoncé son désengagement dans les subventions à la culture, sans aucune transparence. Certaines villes ont la chance de conserver leur subvention, voire d’obtenir plus. D’autres, certainement moins proches du président Wauquiez voient leur subvention baisser drastiquement.

Quant aux projets engagés par la précédente équipe régionale, tel que le lycée Brossolette à Villeurbanne, il se pourrait bien qu’il prenne du retard. Dommage pour les lycéens villeurbannais !

Bien des choix politiques qui contredisent les engagements de la France à la COP21 et vont à l’encontre du bien-vivre et du vivre-ensemble à Villeurbanne et en Auvergne Rhône-Alpes !

Zémorda Khelifi

Groupe Rassemblement Citoyen EELV-FdG

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Tribune VIVA – Novembre 2016 – Fermeture du bureau de poste du Tonkin : la dégradation continue du service public

Après la fermeture du bureau de poste de Saint-Jean en 2015, celui du Tonkin a fermé cet été avec la même méthode : pas de confirmation des rumeurs de fermeture et les « fermetures d’été » mettent les citoyens devant le fait accompli. Pourtant, le 6 juin, la directrice régionale de la Poste écrivait : « mes équipes sont tout particulièrement mobilisées pour assurer, au sein du bureau de Villeurbanne Tonkin, un accueil et un service postal de grande qualité » ! La Poste transforme des bureaux de poste en « point de contacts postaux » : des commerces alentours (un bureau de tabac au Tonkin) censés assurer un service équivalent. La Poste leur fait miroiter un petit revenu, moyennant l’installation d’une machine à colis, pour qu’ils assurent le service à sa place.

La stratégie nationale est une réduction massive de 15 000 à 5 000 bureaux de poste en France, y compris dans les grandes villes. Après une réduction des horaires ou des services (retrait bancaire), La Poste déplace ses employés d’un bureau à l’autre, puis les réaffecte dans un seul bureau centralisé, sans compensations. Mais quand un bureau ferme, ses usagers se reportent sur les bureaux alentours, qui se retrouvent saturés.

La Poste doit assurer sa mission de service public, et non pas empocher le CICE (300 millions par an) pour supprimer des emplois et privilégier la rentabilité financière ! Elle assure aux usagers confidentialité et pérennité du service, ce que ne pourront faire les commerces. Quant au maire de Villeurbanne, il se désengage de la question : « La loi ne me confère […] aucun pouvoir particulier, ni de droit de regard spécifique, sur l’organisation, le fonctionnement ou les décisions stratégiques de La Poste ». Si les pouvoirs publics renoncent, les usagers doivent s’en saisir. Pour maintenir un bureau, il faut agir collectivement avant qu’il ne ferme. Signez la pétition « Appel : zéro fermeture de bureau de poste » !

Olivier Gluck pour le groupe Rassemblement Citoyen EELV-FdG

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Tribune VIVA octobre 2016 – Buers Nord : pour un projet élaboré avec et pour les habitants !

Le quartier des Buers Nord va connaitre un réaménagement conséquent, notamment grâce aux fonds du programme national de renouvellement urbain, car c’est un des 200 quartiers retenus en France. Le projet prévoit la démolition de 130 logements, des rénovations de logements, pour plus de confort et d’économies d’énergie, comme à La Boube, une centaine de nouveaux logements, la construction d’une maison de santé et le réaménagement de la place des Buers. Le projet est enfin remis sur les rails, après 4 années de silence, et c’est un point positif. Mais pour sa réussite, les habitants doivent être pleinement associés, avec des informations claires et des échanges réguliers. La loi sur la politique de la ville de 2014 renforce la place des habitants dans les projets, avec la création de conseils citoyens. Ce n’est pas le cas à Villeurbanne… Entre 2012 et juin 2016, aucune rencontre n’a été organisée par la ville et la Métropole de Lyon. Les habitants ont découvert en juin que certains immeubles seront démolis en partie, ce qui les inquiète fortement. Pourquoi ne pas les rassurer en proposant des relogements dans les futurs immeubles du Terrain des Sœurs, tout proche ? Avec la création d’une voie nouvelle interne au quartier, les habitants craignent aussi une augmentation de la circulation, de la vitesse, une réduction des espaces verts, dans des espaces publics aujourd’hui tranquilles. Le quartier, situé le long du boulevard Bonnevay, est soumis au bruit et à la pollution du trafic du périphérique. Le projet doit conduire à améliorer la qualité de vie, pas à apporter plus de nuisances ! Donc revoir les voiries, planter d’autres arbres (notamment le long de Bonnevay), démolir ou rénover les logements, embellir les espaces publics, faire un quartier où les habitants se sentent bien, tout cela doit être discuté avec eux, voire défini dans un projet proposé par eux. La concertation démarre en octobre: donnons aux habitants des Buers les moyens de s’exprimer, d’être écoutés, d’être entendus!

Pour le groupe EELV-FDG-Rassemblement citoyen

Beatrice Vessiller

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Tribune VIVA septembre 2016 – La fermeture des 2 EHPAD Jaurès et Château Gaillard ni anticipée ni discutée

L’agence régionale de santé (ARS) a décidé de réduire de 138 000€ ses subventions aux 2 EHPAD Jean Jaurès et Château Gaillard, qui se traduit par une baisse de l’offre de soins. L’ARS promeut un modèle économique et sanitaire d’établissements de 90 unités, pour lequel les 2 EHPAD villeurbannais d’une vingtaine de lits sont trop petits.
Si nous comprenons que des évolutions dans la taille des établissements sont nécessaires pour maintenir des moyens en personnel suffisants, la seule logique économique, appliquée brutalement, n’est pas acceptable vis à vis de personnes âgées dépendantes. La Ville et l’ARS n’ont pas anticipé cette décision : les familles ont été informées en avril pour une fermeture des établissements en décembre et une réorientation des résidents vers l’EHPAD Vincenot sans discussion préalable avec les familles et sans évoquer d’éventuelles solutions alternatives. Pourtant, pour prendre le temps de la transition, la ville aurait pu compenser la baisse de subvention de l’ARS pendant 2 ans. De plus, la ville n’a obtenu à ce jour aucun engagement de l’ARS pour garder les 38 places sur Villeurbanne, qu’elles soient gérées par le CCAS ou une structure privée en restant éligibles à l’aide sociale, afin que les plus modestes puissent être accueillis à des couts abordables. Enfin, concernant les 2 EHPAD publics restants, Vincenot et Camille Claudel, qui comptent respectivement 48 et 56 places, soit moins que les 90 places attendues par l’ARS, quelle garantie que leur subvention ne sera pas réduite dans 2 ou 3 ans, pour exiger là encore de plus gros établissements ? La ville doit engager des discussions avec l’ARS sur ce point également.

Une politique en faveur de nos aînés se construit, comme celle pour nos enfants, avec de l’anticipation et de la concertation !

Zémorda Khelifi

 

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