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Contribution à la concertation sur le tramway T6 nord du groupe des élu-e-s Rassemblement citoyen – EELV – FdG // Juin 2019

Une concertation qui mériterait un grand débat local

Si on ne peut que souligner l’intérêt de cette première grande ligne de rocade de l’agglomération, force est de constater que la réalisation du tramway T6 soulève des difficultés liées à l’absence d’axes structurants nord-sud à Villeurbanne.

Nous regrettons que le dossier présenté préconise un seul tracé, avec le passage du T6 par l’avenue Henri Barbusse, alors que d’autres parcours auraient pu être étudiés. Il ne permet donc pas de véritable débat.

De plus, celui-ci semble avoir été entériné depuis plusieurs mois déjà, avant même cette concertation, sans consultation des citoyens. Or, pour nous, il est essentiel que la parole citoyenne s’exprime sur ce sujet. Lors de la réunion publique du 9 mai dernier, la forte participation a bien montré l’intérêt et la curiosité des citoyen-ne-s pour ce projet ; malheureusement, nombre de participant-e-s partageaient le sentiment d’assister davantage à une présentation qu’à une consultation. Cette concertation aurait mérité un grand débat  local, comme nous l’avons demandé à  maintes reprises depuis plusieurs années. Les contraintes d’études techniques et de clientèle, bien réelle, ne doivent pas empêcher un large débat public sur un sujet aussi crucial pour la vie quotidienne des Villeurbannais et pour l’équilibre entre  les quartiers. C’est un projet qui oblige à penser la ville telle qu’elle sera dans dix ans et au-delà.

L’association L’Agora pour Villeurbanne a organisé il y a deux ans et demi une consultation citoyenne auprès de 500 Villeurbannais, sur la place publique et en ligne, avec proposition de quatre tracés pour le T6. Il en ressort que le tracé sur l’avenue Henri Barbusse ne convainc pas : c’est celui qui a été le plus massivement rejeté. De même, lors de la réunion publique du  9 mai dernier, nombre de personnes présentes se sont montrées peu convaincues par le tracé privilégié par le Sytral.

Un seul tracé préconisé, de multiples alternatives à étudier !

Au sud, le tracé par la route de Genas est le plus intéressant pour transformer cet axe très circulé en une voie plus apaisée : la rue Paul Kruger est trop près du tracé du tramway T3, de même que le troisième scénario au nord du T3.

Le seul tracé proposé au centre passe sur l’avenue Barbusse, alors que d’autres solutions sont possibles plus à l’est, comme étudiés par L’Agora pour Villeurbanne ou l’association Déplacements Citoyens.

L’avenue Barbusse a une vie propre et une qualité urbaine et architecturale qui ne seront plus possibles avec une ligne de tramway : différentes animations, comme le marché de Noël, les Invites, les Bons Plants, et tant d’autres moments… où l’avenue devient un vaste espace public sans véhicule et agréable. Il faut une avenue Barbusse piétonne en permanence avec un maintien de tous les événements festifs et conviviaux, sans compter que le tramway alimenté par le sol sur une partie du tracé, comme le souhaite le maire, est beaucoup plus coûteux que les lignes aériennes : il y aurait un double coût (au sol et aérien) inutile !

D’autres parcours doivent être étudiés pour une meilleure desserte et un développement d’autres quartiers de Villeurbanne : par exemple un itinéraire route de Genas, Gare de Villeurbanne, rue Antonin Perrin, avenue Auguste Blanqui, rue Professeur Rollet, avenue Commandant l’Herminier, rue des Bienvenus.

Ce tracé permettra d’être en connexion avec le métro A Gratte-Ciel et de mieux desservir cette partie plus à l’est, Château Gaillard, Buers… Ensuite, le tramway pourrait prendre la rue Jean-Baptiste Clément, arriver à l’INSA et être en terminus à Gaston Berger.

Le tracé Perrin/Blanqui/Rollet/l’Herminier a l’avantage d’être un tracé plus simple pour la circulation du tramway avec moins de virages que par la rue Paul Verlaine et l’avenue Henri Barbusse. Il permet en plus un élargissement du cœur de Villeurbanne…

Il faut étudier tous les tracés et les rendre publics, sinon ce n’est pas de la concertation !

Articuler tramway et projets urbains

Enfin, nous regrettons l’insuffisante intégration de ce projet dans la perspective globale du développement urbain.

Le PLU-H ne contient aucune information sur le projet, une occasion ratée d’informer les citoyens du projet et d’en débattre en amont. Alors que le PLU-H doit indiquer les axes structurants de déplacements, et en quoi ils sont cohérents avec le développement urbain, il est tout à fait regrettable que cette ligne, étudiée à partir des années 2008-2009, ne soit pas inscrite au PLU-H !

De plus, il importe d’articuler au mieux le tracé d’une ligne forte et les différents projets urbains. Nous craignons que le passage du T6 amène à recasser des espaces publics récemment aménagés au niveau de la ZAC Gratte-Ciel et de la place Grandclément, comme cela a été nécessaire dans le 8e arrondissement de Lyon pour faire passer le premier tronçon du T6 avec la destruction d’aménagements récents représentant plusieurs millions d’euros d’argent public qui ne prévoyaient pas le tramway. Ce serait à la fois une gêne répétée pour les riverains et un gaspillage évident d’argent public, par manque de vision à long terme et d’anticipation des choix. D’autres grands projets urbains de l’agglomération ont été réalisés ces dernières années avec un axe fort de transport en commun : le prolongement de la ligne du tramway T1 à la Confluence a précédé la construction des premiers bâtiments en 2005 ; la création du tramway T3 et le prolongement du métro A de Bonnevay à La Soie ont été concomitants à l’ouverture du Carré de Soie… Autant d’exemples qui montrent que dans l’agglomération, et dans quelques villes, le Sytral et le Grand Lyon savent faire des projets de tramway articulés aux projets urbains.

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Communiqué de presse – Publication de Greenpeace : la santé de nos enfants en danger !

L’école Emile Zola, l’école Ernest Renan, l’école Antonin Perrin, l’école Jules Guesde, voici en plus de plusieurs crèches, les établissements scolaires accueillant chaque jour des centaines d’enfants et qui sont soumis à une pollution au dioxyde d’azote (NOx) très supérieure aux normes européennes.

La publication d’une carte élaborée par Greenpeace et faisant apparaitre l’ensemble des points dangereux pour la santé sur notre territoire gronde comme un coup de tonnerre. Nous voulons une ville respirable ! La Zone à faibles émissions, votée par la Métropole en janvier et qui s’appliquera en 2020 n’est pas suffisante. Elle interdira en 2020 et surtout en 2021 aux véhicules utilitaires et aux poids lourds les plus polluants (immatriculés avant 1997) de circuler à l’intérieur du boulevard Bonnevay. Nous voulons qu’elle s’applique aussi aux véhicules particuliers les plus anciens, nous voulons que la Métropole engage la sortie du diesel à 2025, comme le font Paris et Grenoble. Et nous voulons que la réduction de vitesse sur le périphérique soit appliquée de suite, comme s’y est engagé le président de la Métropole. Nous proposons la mise en place de mesures indispensables pour permettre aux Villeurbannais et aux Grands lyonnais de laisser leur voiture : développer le réseau cyclable, avec notamment une passerelle modes doux sur le canal et le périphérique pour mieux relier St-Jean au reste de la ville, favoriser la marche partout dans la ville, et notamment piétonniser l’avenue Barbusse, réduire la place accordée à la voiture (zone 30 généralisée, réduction du nombre de voies de circulation sur les grands axes, mais aussi développement des transports en commun (ligne express sur le périphérique, plus de fréquence, des tarifs plus abordables…). Et, pour être cohérent, il est urgent de renoncer à l’anneau des Sciences ! L’urgence est sous nos yeux et dans nos poumons. La santé de nos enfants n’attend pas !

Contact :

assistant.groupeEELVFDG@mairie-villeurbanne.fr

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Contribution à la concertation citoyenne sur le cannabis organisée par la Ville de Villeurbanne

  1. Les constats

Un produit banalisé mais non contrôlé

Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 13,2 millions de Français ont expérimenté le cannabis au cours de leur vie. Le nombre d’usagers réguliers de cannabis parmi les personnes âgées de 11 à 75 ans s’élève à 1,2 million (soit environ 2,45 % de la classe d’âge) en France. On dénombre parmi eux environ 550 000 usagers quotidiens selon le rapport de M. Jean Desessard, ancien sénateur écologiste de Paris, fait au nom de la commission des affaires sociales, déposé le 28 janvier 2015.

Les données de l’OEDT (Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies) placent la France parmi les plus importants consommateurs de cannabis par habitant en Europe.

Pourtant, ce produit reste dans notre pays sans contrôle sanitaire et les consommateurs se retrouvent souvent bien malgré eux au cœur du développement d’organisations mafieuses. Les produits présents sur le marché ayant tendance à présenter des taux de THC (le principe actif du cannabis) de plus en plus élevé, les professionnels de santé mettent en garde contre les effets dangereux de l’herbe et de la résine. La prohibition ne permet pas de contrôler les produits et de minimiser l’impact des substances trop fortes ou des produits coupés.

Cannabis et développement du cerveau

Le cannabis a des effets importants sur le développement du cerveau et notamment chez les jeunes. Le cannabis inhibe des processus de la mémorisation, de l’attention et de la motivation. Consommer régulièrement du cannabis perturbe donc le développement cérébral : le consommateur sera moins concentré et rencontrera notamment des difficultés pour apprendre. La consommation du cannabis chez les jeunes générations est d’autant plus compliquée qu’elle peut multiplier les risques de décrochage scolaire. La sensibilisation aux effets du cannabis est indispensable, afin d’accompagner au mieux et de limiter les effets sur le cerveau des jeunes.

Une prohibition qui coute cher et qui reste sans effet

L’État consacre 850 millions d’euros par an à la lutte contre les stupéfiants, selon un rapport parlementaire de 2014. Les interpellations pour usage de cannabis atteignent le chiffre annuel de 122 439 et représentent 90% des interpellations pour usage de stupéfiants. 31 000 personnes ont été condamnées en 2012 à des peines inscrites au casier judiciaire pour consommation de cannabis selon Esther Benbassa dans son discours de présentation d’un projet de loi en 2015 sur la légalisation du cannabis. Notre police et notre justice n’ont-elles pas mieux à faire ?

La guerre menée contre les drogues depuis 40 ans n’a réussi ni à limiter leur consommation ni à endiguer la criminalité liée à leur production et à leur commerce. Cette prohibition est d’ailleurs de moins en moins comprise. En effet, 84% des Français considèrent la prohibition inefficace et 52% des Français se disent favorables à la vente de cannabis contrôlée par l’Etat. Notre pays est mûr pour engager un vrai débat sur ce produit, afin de faire avancer les lois au même rythme que la réalité sociale.

Balayer les préjugés

1/ La théorie de l’escalade

Un fumeur de cannabis aurait forcément recours à des substances plus dangereuses en cas de dépénalisation ou légalisation. Cette théorie ne tient pas car les deux tiers des usagers mettent fin à leur addiction entre 25 et 30 ans. Le passage du cannabis à une drogue plus dure est très rare comme le montre le rapport M. Jean DESESSARD.

2/ L’extrême dangerosité du cannabis

Si le cannabis est donc loin d’être une substance anodine, sa dangerosité doit être relativisée par rapport à celle d’autres drogues. Comme l’ont indiqué un grand nombre de personnes auditionnées par le rapporteur, par rapport à d’autres drogues, en particulier licites, les risques associés au cannabis apparaissent en général bien souvent surévalués dans les représentations collectives.

Le cannabis figure parmi les drogues les moins dangereuses. De même en Ecosse, une étude récemment publiée dans le British Medical Journal et basée sur les réponses d’un panel de 292 experts classe l’alcool et le tabac comme plus dangereux que le cannabis. La dangerosité du tabac et de l’alcool n’ont pourtant pas induit leur interdiction, ni leur pénalisation.

Un détour par les pays où le cannabis est légalisé

Au tournant du XXIe siècle, le constat d’échec à l’égard des politiques répressives a conduit les autorités de plusieurs pays à s’interroger sur l’opportunité de politiques alternatives et notamment la légalisation. Plusieurs états connaissent depuis de nombreuses années cette situation : états du Colorado et de la Californie, Pays Bas, Canada… Bien évidemment, comme dans tous choix et tous systèmes complexes, certaines problématiques se posent (difficulté de gérer certains types de tourisme pour les Pays-Bas par exemple) mais les retours d’expérience sont positifs. Le nombre de consommateurs de cannabis n’a pas explosé, les budgets antérieurement dédiés à la répression sont réaffectés à de la prévention notamment auprès des jeunes.

Le nécessaire besoin de prévention et d’éducation

La stratégie de prévention nationale et d’accompagnement des usagers est quasi inexistante en France, faute de moyens affectés. Au Colorado, 33 millions d’euros du produit des taxes du cannabis légalisé ont été alloués aux écoles. Voici une vraie politique de prévention et d’accompagnement de chacun dans sa consommation de produits. Prohiber le cannabis, c’est taire le nom, la pratique et l’usage. “La logique de l’interdiction nourrit le goût de la transgression, la prohibition alimente la clandestinité, la méconnaissance, la multiplication des risques”, selon Michel Kokoreff, auteur de La Drogue est-elle un problème ?.

Comment sensibiliser les jeunes à un produit qui ne peut pas exister dans la société et qui ne trouve pas sa place dans les discours ?

  1. Les propositions

A la suite d’une proposition de loi de janvier 2017 portée notamment par plusieurs députés écologistes , nous demandons :

  • L’usage contrôlé du cannabis avec la vente au détail  de produits à base de cannabis via un réseau de débitants agréés, comme l’est aujourd’hui le tabac

  • A l’instar de Villeurbanne, l’ouverture d’un grand débat national sur l’usage du cannabis et sa légalisation.

  • La création d’un monopole national de production et de distribution : la Française du cannabis. Cela permettrait de créer 20 000 à 30 000 emplois dans l’agriculture, l’industrie, le commerce et les services tout en générant des économies sur les moyens affectés à la police et la justice, et des nouvelles recettes fiscales pour l’État, de l’ordre de 2 à 3 milliards d’euros.

  • La réorientation des moyens de la police et de la justice vers la grande délinquance, notamment celle liée aux trafics des autres drogues plus dangereuses.

  • Le développement de programmes de prévention efficaces et disposant de moyens conséquents, permettant d’éduquer les jeunes aux impacts sur la santé d’une consommation régulière de cannabis et d’offrir des alternatives crédibles à l’usage des drogues légales et illégales

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Communiqué de presse – Oui au maintien des 4 jours et demi dans les écoles villeurbannaises !

Pour la prochaine rentrée scolaire, les enfants des écoles publiques villeurbannaises continueront à aller à l’école 4,5 jours par semaine. Après un long temps d’évaluation, la Ville de Villeurbanne a pris la décision du maintien du système en place. Nous sommes heureux de cette décision qui fait suite à une large concertation et qui permet au-delà des divergences d’opinions de continuer à placer l’intérêt de l’enfant au cœur de la politique éducative.

L’ensemble des études montre depuis fort longtemps, le double intérêt d’une semaine à 4 jours et demi d’école pour les enfants.

Le premier intérêt réside dans les rythmes chrono-biologiques de l’enfant. La semaine de 4 jours et demi permet de venir positionner les temps d’apprentissage, de détente et de sociabilité là où ils sont les plus bénéfiques pour lui. La semaine est mieux équilibrée et les ruptures de rythme moins fortes.

Le deuxième intérêt réside dans la dimension sociale et culturelle. La semaine de 9 demi-journées et l’introduction des activités périscolaires qui en découle donnent la possibilité aux enfants de passer plus de temps à l’école, espace qui combat les inégalités. Elle permet sur le temps périscolaire de faire découvrir des activités culturelles, sportives et scientifiques à des enfants qui n’en bénéficieraient pas sans cela.

Même si des améliorations sont encore possibles et nécessaires, nous considérons que les activités périscolaires mises en place à Villeurbanne sont de qualité et accessibles à tous les enfants. Rappelons que chaque enfant peut bénéficier d’une activité gratuite une fois dans la semaine.

En revanche, nous continuons de dénoncer les méfaits liés à la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires au plan national : inégalités territoriales (chaque commune fait ce qu’elle veut), transfert d’une nouvelle charge aux communes avec un risque de désengagement de l’État à court terme, précarité des agents du périscolaire…

Groupe des élus du Rassemblement Citoyen EELV-FdG

Mairie de Villeurbanne

Contact : 06-45-59-37-95

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Cannabis, Villeurbanne ouvre le débat !

 

Du 10 décembre 2018 au 10 février 2019, Villeurbanne lance une consultation citoyenne inédite en associant les Villeurbannaises et Villeurbannais à un débat sur le cannabis.

Objectif de la démarche ? Rassembler l’ensemble des contributions et en faire la synthèse dans un livre blanc qui sera adressé en mars 2019 au gouvernement et aux parlementaires.

Notre groupe d’élus fera une contribution dans les prochaine semaines à cette grande consultation. Nous sommes également à votre écoute pour échanger avec vous sur le sujet!

Informez-vous et contribuez !

https://participez.villeurbanne.fr/

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Donnez votre avis sur la Zone à faibles émissions !

Donnez votre avis sur la Zone à faibles émissions avant le 16 décembre 2018 :

https://www.grandlyon.com/projets/concertations-enquetes-publiques.html

Et retrouvez notre position sur la ZFE  ici !

 

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Loi Agriculture et Alimentaire : Villeurbanne à la traîne sur la question du bio !

L’Assemblée Nationale a adopté le 2 octobre 2018, la loi Agriculture et alimentation. Malgré certains points intéressants, cette loi est loin d’être à la hauteur des enjeux environnementaux et climatiques, auxquels doit répondre notre modèle agricole et alimentaire. Les quelques avancées de cette loi ne masqueront pas l’absence de volonté du gouvernement, d’aider les agriculteurs à sortir vraiment de leur dépendance aux engrais chimiques et à leur assurer un revenu décent.

La loi prévoit notamment un repas végétarien par semaine et 20 % de produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines scolaires, d’ici 2022. Il faudrait que cette mesure qui s’impose aux collectivités locales s’accompagne d’aides à l’agriculture biologique mais le gouvernement fait l’inverse : il a supprimé l’aide au maintien du bio pour les agriculteurs déjà en conversion ! Le petit pas en avant est aussitôt contré par un autre en arrière !

Villeurbanne est loin de l’objectif des 20% de la nouvelle loi, avec seulement 9% de produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines scolaires. Notre groupe réclame chaque année sans succès une hausse de la part de l’alimentation biologique et/ou locale. Fallait-il attendre une loi Macron pour faire mieux ?! Nous ne doutons pas que la Ville se conformera à la loi sans attendre 2022 !

Contact : 06-45-59-37-95

assistant.groupeEELVFDG@mairie-villeurbanne.fr

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Lettre ouverte à Monsieur Bruno Bonnell relative à son vote au sujet du glyphosate

Monsieur le Député,

En tant que législateur, vous avez été amené ces derniers jours à vous prononcer en faveur ou non du report de l’interdiction de l’utilisation du glyphosate en France. Vous avez voté pour le report de trois ans de l’interdiction de ce poison et semblez porter fièrement votre choix.

Vous expliquez sur votre site internet que vous « recherchez l’action et le dialogue » dans une sortie du glyphosate qui « ne peut se faire immédiatement sans solution alternative.».

Conscients des enjeux pour la santé, vous faites donc le choix de laisser la possibilité aux agriculteurs de déverser quelques 7000 tonnes d’intrants chimiques dans nos terres encore pour les trois prochaines années. S’il était besoin de rappeler quelques chiffres, les voici.

Le 10 mars 2015, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), classe le glyphosate comme « cancérogène probable pour l’homme ». « Sur la base de 350 études scientifiques indépendantes », insiste la journaliste Marie-Monique Robin, dans son dernier livre enquête Le Roundup face à ses juges.

Ceci est d’autant plus inquiétant qu’une enquête de Générations futures a mis en évidence des traces de glyphosate dans des aliments (légumes secs, pâtes, céréales du petit-déjeuner) produits en France ou importés. « Nous sommes tous contaminés ! », s’est alarmée l’ONG, après avoir détecté du glyphosate dans 100 % des urines analysées au sein d’un échantillon de 30 personnes. Les chiffres pour la qualité de l’eau sont tout aussi inquiétants : en 2011, l’AMPA – métabolite entre autres du glyphosate – était présent dans plus de 60 % des cours d’eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, plusieurs Agences de l’Eau reconnaissaient même que « le glyphosate était présent dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la norme ».

Vous nous dites sur votre site internet,  être « conscient des dégâts sur la santé, causés par le glyphosate ». Comment pouvez-vous être conscient, informé et ne pas traduire cette urgence sanitaire et environnementale par un vote d’interdiction immédiate de tous les pesticides ? Vous avez, Monsieur le député, envers votre pays et vos concitoyens, une responsabilité de défense de l’intérêt général. Or, le danger du glyphosate et de l’ensemble des pesticides est avéré et vous le regardez se répandre sur nos terres, nos cultures et nos ressources, à l’encontre de cet intérêt général. Par votre vote, vous autorisez les multinationales qui produisent le glyphosate à continuer de nous empoisonner, cela est irresponsable.

Enfin, permettez-nous de rappeler que le problème du glyphosate et des pesticides en général ne date pas d’aujourd’hui et que le dialogue et la constitution de solutions alternatives n’ont pas attendu l’arrivée de ce gouvernement pour voir le jour. Elles existent et sont mises en œuvre par des agriculteurs qui développent une culture de proximité, inscrite dans des circuits courts de production-consommation et qui permettent de replacer la nature et l’environnement au cœur d’une alimentation saine. Mais comment ne pas penser que finalement, ce ne sont pas ces alternatives bien connues que vous attendez, mais plutôt une paix sociale temporaire que vous achetez avec les lobbies et le vieux monde agricole. ?

Et si dans trois ans, vous estimiez encore que les solutions alternatives ne sont pas abouties ou que le dialogue avec les partenaires n’est pas mûr, voterez-vous encore le report de l’interdiction du glyphosate pour les trois ans suivants ou l’autorisation d’un autre pesticide ?

Notre monde à nous est tourné vers l’avenir, où chaque citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et de se nourrir sans poison. Ces citoyens, de plus en plus nombreux, se mobilisent en masse, avec la marche pour le climat par exemple, pour vous rappeler cela : l’urgence écologique ne laisse pas la place au manque de courage politique et à la pression des lobbies quels qu’ils soient. Alors que le Grenelle de l’environnement promettait de diminuer de 50% l’usage des pesticides en France et que l’Accord de Paris implique une logique de développement de l’agriculture plus respectueuse de la nature et des humains, la France a vu son utilisation de pesticides augmenter de l’ordre de 15% environs entre 2014 et 2016. Il est urgent de passer aux actes.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le député, l’expression de nos salutations respectueuses.

Zémorda Khelifi

Présidente du groupe des élus Rassemblement Citoyen – EELV – FdG

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Parrainage d’élus kurdes à Villeurbanne

Plusieurs élu-es-s villeurbanais dont Zémorda Khelifi et Béatrice Vessiller se sont retrouvés le 14 septembre pour parrainer des élu-es-s kurdes emprisonnés en Turquie.

A ce jour onze députés et des centaines d’élus du HDP (parti démocrate des peuples) son destitués, internés et remplacés par des hommes soutenants la tentative de coup d’état de juillet 2016 et le pouvoir totalitaire en place depuis en Turquie. A l’initiative de l’association Amitiés kurdes Lyon, le parrainage d’élus permet de mettre à jour les pratiques totalitaires du gouvernement turc actuel et d’apporter un soutien aux élus qui vivent au quotidien la restriction des droits et des libertés dans leur pays. Les parrains et marraines s’engagent à prendre des nouvelles régulières de leur filleul incarcéré.

Zémorda Khelifi est à présent marraine de Belkiza Bestas EPÖZDEMIR, co-maire de Siirt, une élue engagée et courageuse, emprisonnée depuis 2017. Elle a été arrêtée en novembre 2016 pour « appartenance à une organisation terroriste » et emmenée en prison.

Béatrice Vessiller est pour sa part marraine de Mme Sabite EKINCI , maire de Varto. Elle a été arrêtée le 5 mai 2017, suite à des allégations d’appartenance à une organisation terroriste. Depuis lors, elle a été incarcérée.

Mme Ekinci, a également été démise de sa fonction de maire, un commissaire d’État a été nommé à la municipalité peu après son arrestation.

Les valeurs de liberté d’expression, pluralisme politique et démocratie que portent les élus du RC-EELV-FdG n’ont pas de frontières !

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Tracé du T6, signez la pétition !

Le SYTRAL a validé le 3 avril dernier la poursuite des études préalables pour le prolongement du tramway T6 à Villeurbanne.
Ce prolongement de la ligne actuellement en travaux devait partir des Hôpitaux Est pour rejoindre le campus de la Doua. C’est donc un tracé quasi exclusivement villeurbannais qui constitue un enjeu majeur pour la desserte, le développement urbain de la ville et les nombreux étudiants de la métropole de Lyon.
Or, le choix du tracé n’a fait l’objet d’aucun débat public, d’aucune information (hormis l’annonce d’études techniques) avant cette délibération du 3 avril. Ce tracé, pas davantage que d’autres, n’était dans le plan de mandat de Jean-Paul Bret, actuel maire de Villeurbanne : il n’en était tout simplement pas question, bien qu’inscrit au PDU depuis 1999.
En l’absence de toute concertation, mais sur les préconisations de l’Agence d’urbanisme (et du maire de Villeurbanne ?), un tracé passant par l’avenue Henri Barbusse a été privilégié. Les seules variantes encore à l’étude se situent entre Hôpitaux Est et Gare de Villeurbanne.
Or, l’Agora pour Villeurbanne, seule association ayant tenté de mettre les choix de tracés sur la place publique a bien montré que ce n’était pas le choix des Villeurbannais.e.s lorsqu’on leur demandait leur avis (voir ici les résultats de la consultation citoyenne). L’avenue Henri Barbusse est belle et respirante : si c’est une « vitrine » du centre-ville, il faut la préserver en particulier pour y accueillir les nombreuses festivités tout au long de l’année (marché de Noël, Invites, Bons Plants, etc…).
Un tracé plus à l’Est, passant par exemple par la rue du Docteur Rollet,et aussi proche du métro Gratte-Ciel, qui continuerait rue des Bienvenus et rue Château Gaillard, paraitrait plus pertinent, plus simple techniquement et permettrait de développer des quartiers actuellement mal desservis.
Mais il semble que les priorités soient ailleurs : soigner l’image (un tramway devant la mairie) et permettre au plus grand nombre d’aller consommer dans le nouveau grand centre commercial de la ZAC Gratte-ciel Nord en y déposant les passagers à un terminus qui se situerait dans son cœur.
Car c’est le deuxième annonce inquiétante : un prolongement en deux phases, repoussant la liaison à la Doua aux calendes grecques ! Nous savons très bien que ce type d’aménagement soi-disant temporaire peut durer indéfiniment (cf métro B qui n’a jamais desservi la Doua). Aucun étudiant ne prendra alors le T6 pour rejoindre la Doua
Si le pôle générateur d’emploi de l’usine ACI pose problème, autant relancer des études techniques pour un tracé situé plus à l’Est et faisable en totalité en une seule phase.
Pour toutes ces raisons, nous demandons donc que le Sytral envisage de relancer des études sérieuses d’un tracé situé plus à l’Est que le tracé actuellement projeté et que s’engage une véritable concertation avec les Villeurbannaises et Villeurbannais.

La pétition : https://chn.ge/2J7w3Ze

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