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Résidence Saint-André : la nécessité d’accompagner la réhabilitation de 640 logements

Cette délibération au contenu technique et financier un peu complexe vise à engager la ville dans le dispositif du Plan de sauvegarde de la copropriété Saint André aux Brosses, dont les études ont démarré en 2013, avec l’accompagnement d’un opérateur mandaté par la métropole et l’agence nationale de l’Habitat. Le plan de sauvegarde va permettre d’aider cette copropriété à surmonter les diverses difficultés qu’elle rencontre depuis plusieurs années : fragilité économique des copropriétaires (avec une part importante de ménages modestes et très modestes), difficultés à engager les gros travaux nécessaires, à entretenir les  nombreux espaces communs dans cet ensemble de plus de 600 logements dans 10 bâtiments. Outre le diagnostic amiante, il s’agira dans le programme d’études de  proposer un projet de réhabilitation lourde des logements, avec une ambition de bâtiment basse consommation (BBC), pour améliorer le confort des logements et la maitrise des charges des copropriétaires, mais les études porteront aussi sur les voiries dont une partie pourrait être transférée au Grand Lyon pour faciliter leur entretien et leur gestion et mieux irriguer l’ilot, aujourd’hui fermé sur lui-même, en intégrant les piétons, les vélos et la station de tram Bel Air les Brosses toute proche, et en améliorant la qualité des espaces et la végétalisation,  Nous souhaitons que cette copropriété bénéficie pleinement de la mutation urbaine en cours avec le projet du carré de Soie tout proche. Les études à mener dans cette copropriété et listées dans la délibération, s’élèvent à plus de 900 000€; elles vont être cofinancées par l’ANAH (pour près de la moitié), la Métropole et la Ville pour 15% chacune, et le reste par la copropriété. Nous souhaitons que les études puissent être réalisées au plus vite, avec bien sur  une forte implication de tous les habitants (les copropriétaires sont les maitres d’ouvrage, donc les décideurs) puis ensuite que la phase de  réalisation des  différents travaux suive sans tarder.

Une réflexion sur la dimension économique est aussi à conduire par la ville et la Métropole, car le petit centre commercial situé au cœur de la copropriété est en difficulté ; d’autres activités peuvent être envisagées, de l’artisanat, de l’économie circulaire, en lien avec ce qui sera développé dans le projet L’Autre Soie…

Nous voterons cette délibération,

Béatrice Vessiller

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