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Pour un retour à une gestion publique de l’eau !

Monsieur le Maire, chers collègues,

Avant de commencer, je remercie les groupes RGEC et PC qui s’associent à cette intervention.

Alors que nous sommes la veille de la journée mondiale de l’eau, le rapport annuel sur le prix et la qualité des services de l’eau potable et de l’assainissement nous amène à revenir sur un sujet fondamental : l’eau comme bien commun et le mode de gestion qui découle de celui-ci. La gestion du service de l’eau est actuellement déléguée à un opérateur privé dans le cadre d’une DSP, débutée en 2015 pour une durée de 8 ans. Nous souhaitons redire ici toute l’importance d’une gestion en régie du service de l’eau : au-delà de l’importance de garder la main complète sur le premier besoin vital de nos concitoyens, la gestion en régie permet une amélioration du service aux usagers, un meilleur suivi des investissements, une optimisation des tarifs et surtout d’avoir une vraie politique d’accès à la ressource avec notamment la mise en place d’une tarification éco-solidaire. La régie peut aussi décider de rendre gratuits les premiers m3 d’eau qui sont vitaux en facturant davantage les consommations excessives.

Tout cela est théoriquement possible avec une DSP mais la réalité force à constater que ces propositions ne sont mises en œuvre que dans les collectivités où la compétence est  directement exercée conjointement par les élus et usagers. Dans la métropole lyonnaise, la logique commerciale fait que le prix de la distribution de l’eau est parmi le plus élevé de France. Des spécialistes estiment que le prix de l’eau pourrait aisément être divisé par deux pour le même service en régie et passer ainsi de 3,11€ par mètre cube à 1,50€. La logique commerciale pousse à la consommation en mettant en place un barème dégressif quand la consommation augmente alors qu’il faudrait faire le contraire.

Nous souhaitons qu’une réflexion soit entamée avant le prochain renouvellement de la DSP en 2023 pour étudier le retour à une gestion en régie comme l’on fait par exemple Paris, Nice ou Grenoble. Cela méritera certainement d’être l’un des enjeux des prochaines élections métropolitaines.

 Je vous remercie pour votre attention.

Olivier Glück

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