la soie-école

Oui à la future école Simone Veil, mais ralentissons le rythme effrené des constructions sur la ville

Monsieur le Maire, chers collègues,

Nous ne pouvons qu’approuver l’acquisition du terrain du futur groupe scolaire Simone Veil, car la construction de nouvelles écoles est évidemment une priorité pour Villeurbanne et surtout pour les jeunes Villeurbannais. Nous avons déjà souligné que les efforts en la matière sont sans précédent sur ce mandat. Mais la situation était tellement criante qu’il s’est surtout agi de rattraper un retard sur la ville qui avait vu croitre intensément sa population sans que les équipements publics ne suivent (l’installation tournante de modulaires dans les cours d’école constitue une réponse, certes provisoire, mais au moins c’est une réponse). Pour  l’école Simone Veil, il s’agit de répondre aux besoins du quartier de la Soie en plein développement, après une première réponse apportée là aussi par des modulaires.

Avec près de 150 000 habitants aujourd’hui à Villeurbanne, nous sommes inquiets sur la croissance urbaine et démographique : où cela s’arrêtera-t-il? La Ville a gagné 25 000 habitants en 17 ans : à ce rythme-là, elle en comptera  170 000 en 2030, soit beaucoup plus ce que prévoyait le SCOT de l’agglomération lyonnaise ! On peut y voir un dynamisme et une attractivité et s’en féliciter, mais notre groupe y voit surtout des difficultés à offrir à tous les Villeurbannais d’une part les équipements publics nécessaires et d’autre part la qualité de vie et l’environnement dont ils ont besoin : qualité de l’air, bruit, espaces verts… Il faudrait d’autres nouvelles écoles, un autre nouveau collège que celui prévu à Cusset,  mais aussi des gymnases, des stades, voire une piscine alors que tous les équipements sportifs actuels sont saturés. Certes le futur gymnase des Gratte Ciel va donner un peu d’air mais juste pour satisfaire la population d’aujourd’hui,  pas 20 000 habitants de plus ! Nous défendons une autre vision de l’avenir de Villeurbanne, qui passe par un ralentissement de la promotion immobilière au profit d’une ville aux prix du logement maitrisé  tant en accession qu’en location, avec une politique foncière ambitieuse, et avec des espaces de respiration partout dans la ville.

A La Soie, on nous avait « vendu » au départ du projet urbain, un « parc habité »: quelques années après,  « habité »,  le quartier l’est, quant au parc, on le cherche encore… ! Alors, oui à l’école Simone Veil mais oui aussi aux espaces de respiration et à la nature dans la ville !

Je vous remercie

Béatrice Vessiller

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