Logo-coquelicots - copie

Villeurbanne veut des coquelicots !

Monsieur le Maire, chers collègues,

Je suis très heureuse de présenter ce vœu, au nom de plusieurs groupes : socialistes et apparentés – Communistes et républicains – Radicaux, Génération Ecologie et Citoyens – Rassemblement citoyen, EELV- Front de Gauche, UDI et Les Républicains.

Le thème de la lutte contre les pesticides, d’intérêt général et de santé publique, va au-delà de nos divergences et appartenances politiques, et c’est très positif ! Puisse t’il en être de même au niveau national et européen !

« Nous voulons des coquelicots », est une association de citoyens engagés dans la lutte contre les pesticides, présidée par Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo. Ce collectif a lancé à la fin de l’été 2018, l’appel des coquelicots, en faisant le constat alarmant que les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Plus de 500 000 personnes ont déjà signé l’appel en ligne pour demander l’interdiction de tous les pesticides de synthèse et les citoyens se rassemblent notamment le 1er vendredi de chaque mois, devant leur mairie, dont la nôtre pour soutenir cet appel !

En dépit des dénégations des industriels, les études indépendantes non financées par les lobbies sont nombreuses et amènent aux mêmes résultats : les pesticides peuvent avoir de graves conséquences sur l’organisme, comme provoquer l’infertilité masculine, des cancers, mais aussi atteindre gravement les fœtus. On observe maintenant des résidus de pesticides partout : dans l’eau, l’air, les brouillards, l’eau de pluie et notre collègue Mr Gluck l’a dit tout-à-l ’heure : le tiers des oiseaux a disparu en 15 ans, la moitié des papillons en 20 ans, les abeilles et pollinisateurs meurent par milliards et tout cela laisse planer la menace d’un effondrement catastrophique des écosystèmes naturels.

Depuis le 1er janvier 2017, les collectivités n’ont plus le droit d’utiliser ou de faire utiliser des produits phytosanitaires chimiques pour la gestion de leurs espaces publics, mais de nombreuses collectivités ont déjà fait le choix du zéro pesticide sans attendre l’entrée en vigueur de la loi. C’est notamment le cas de la nôtre et l’arrêt de l’usage des pesticides par les services de la ville de Villeurbanne dans les espaces publics qu’elle gère, notamment les parcs et jardins, date de 2002, puis la gestion des cimetières a suivi et les efforts de notre ville ont porté sur les espaces sportifs. La Ville a ensuite signé la charte « Objectif Zéro Pesticides dans nos villes et villages » en mars 2015. Partant de là, nous souhaitons que notre ville se rallie à l’Appel des coquelicots.

Les marches citoyennes pour le climat et celle des jeunes générations nous ont montré récemment une réelle préoccupation pour l’état de la planète. Nous avons le devoir de mener le combat contre les pesticides.

Considérant que :

–  Les études scientifiques et les témoignages récents ne font qu’alerter sur la dangerosité de ces substances chimiques pour la santé et pour la biodiversité. Les pesticides de synthèse ne doivent plus avoir leur place dans nos campagnes comme dans nos villes.

– La Ville de Villeurbanne  a mis en place une politique volontariste en matière d’arrêt des pesticides dans tous ses espaces publics, mais aussi dans les jardins urbains cultivés mis à disposition des habitants sur des terrains publics avec la signature de la Charte des jardins urbains cultivés en 2012.

– Les professionnels ayant subi les nuisances de ces produits chimiques doivent obtenir réparation auprès des industries.

Nous souhaitons que le conseil municipal de la Ville de Villeurbanne, réuni en cette séance :

– Soutienne l’Appel des coquelicots, demandant l’interdiction au plus vite de tous les pesticides de synthèse.

- Demande au Gouvernement et au Parlement français d’accélérer les mesures d’accompagnement des agriculteurs dans la mutation de leur modèle de production agricole, cela, afin de permettre à  la fois une juste rémunération de leur travail et une sortie rapide et effective des pesticides de synthèse.

Zémorda Khelifi

Share This: