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Rapport développement durable : dans un contexte national difficile, agir local !

La COP23 s’est achevée vendredi, sur un sentiment de déception et un bilan très mitigé d’après les experts. Destabilisés par le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris, les Etats n’ont pratiquement pas avancé sur la mise en oeuvre de ce traité. E.Macron n’a quant à lui pas été à la hauteur des enjeux discutés lors de cette COP et a davantage recyclé des annonces qui s’apparentent davantage à des mesurettes, qu’assurer un rôle actif à la hauteur des enjeux.

Par ailleurs, le ministre de la Transition écologique et sociale a annoncé il y a quelques jours, que la France renoncera à appliquer la réduction de la part du nucléaire à 50% du mix énergétique d’ici à 2025, mesure inscrite pourtant dans la loi de 2015. Qu’un ministre de la République déclare qu’il ne respectera pas la loi , est-ce là, le nouvel art de la politique, façon Macron !! C’est en tout cas, proprement scandaleux !Dans ce contexte national difficile, c’est donc au niveau local qu’il ne faut surtout pas fléchir et que le combat contre le réchauffement climatique doit continuer : l’appel des 15 000 scientifiques du monde il y a 1 semaine sur la gravité de la situation par rapport au réchauffement climatique ne peut que renforcer cette détermination.

Comme chaque année, nous lisons avec plaisir le rapport annuel du développement durable. Et nous remercions volontiers les services pour la qualité du document. Toujours trés riche et instructif, il est une synthèse des actions volontaristes et pragmatiques de la Ville dans ce domaine. Nous sommes intervenus longuement sur le PCAET au dernier conseil municipal, notre intervention sera ici plus rapide.

Il y a comme dans tout rapport du très positif que nous reconnaissons et du « peut mieux faire » que nous soulignerons aussi.

Premièrement, les nombreux travaux de rénovation énergétique notamment dans les écoles témoignent d’un bon niveau d’investissement dans ce domaine, et c’est bien. L’éclairage public bénéficie également d’un vrai effort.Ces actions permettent de réaliser des économies dans nos consommations d’énergies. La baisse des consommations est considérable (–3% encore cette année, cumulées aux baisses des années antérieures), conjugué à la suppression d’une quinzaine de points  lumineux et la quasi suppression complète des lampes à vapeur de mercure. 

Ensuite, 20% d’énergie renouvelable dans le mix énergétique aujourd’hui au niveau de la ville, notamment avec l’achat de lot électricité verte, est un chiffre tout à fait honorable. 

Le renouvellement de la flotte auto où nous avions pointé les années antérieures un manque d’ambition connait à présent un maintien du nombre de véhicule (255) dont 35% de véhiculespropres. L’augmentation est de 3% par rapport à l’année dernière, c’est une avancée timide et l’on pourrait viser encore plus haut, d’autant qu’avec la métropole, le débat sur la zone à faible émission va s’engager : la Ville se devra d’être exemplaire avec sa propre flotte publique.  Les vélos électriques sont passés de 10 à 15. Nous mesurons l’effort, il doit être soutenu.

Nous souhaitons mentionner 3 points d’amélioration.

Tout d’abord, la végétalisation peut être poussée davantage. La Ville est trop timide sur le sujet de la nature en Ville. 

Deuxièmement, la question des modes acifs et transports collectifs est vraiment la cinquième roue du carrosse. Nous ne cessons de le marteler, même si cela relève de la MétropoleL’ambition doit être forte et portée politiquement pour que se développe un réseau dense, bien maillée, sécurisé et surtout trés fréquenté sur notre territoire. L’enquête actuellement en cours par la FUB (fédération des usagers de la bicyvclette) « Baromètres des villes cyclables » montrera sans doute de nombreuses attentes des cyclistes villeurbannais : nous invitons nos concitoyens à y répondre massivement . Et enfin, nous n’avons rien trouvé sur la part de produits bio dans la restauration collective. Où en sommes-nous ? Là aussi, le levier d’action est puissant. Cela serait dommageable pour les agriculteurs et la santé de nos enfants de faire l’impasse sur cette question. Nous réaffirmons notre souhait de voir la ville avoir une politique volontariste en faveur du bio et du local dans la restauration scolaire. C’est un gage important à la fois pour la qualité de l’alimentation de nos enfants mais pour contribuer à faire évoluer vraiment notre agriculture .

Zémorda Khelifi

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