dimanche-ok

Travail dominical, pour nous c’est toujours non !

Monsieur le Maire,

Comme vous le signaliez l’an dernier au même conseil, nous n’allons pas faire un ter-repetita sur ce sujet !

Nous constatons que la délibération est sensiblement la même que l’an dernier. Une petite différence tout de même concernant les commerces de détail alimentaire de plus de 400m2 pour lesquels on passe de 9 dimanches à 12 dimanches même si j’ai bien compris qu’il ne s’agit pas d’une réelle augmentation puisque 3 dimanches seront déduits en compensation des jours fériés ouverts. En supposant qu’une enseigne n’ayant pas 2 ou 3 jours fériés à compenser ouvre 11 ou 12 dimanches, cela n’est-il pas en contradiction avec l’arrêté du 30 décembre 2015 mentionné dans le premier paragraphe de la délibération qui autorise un maximum de 10 dimanches ? Quoi qu’il en soit, nous restons opposés à ces ouvertures dominicales des commerces qui découlent d’une des lois Macron avant qu’il ne soit président de la République, et ce pour trois raisons principales :

Premièrement, l’argument selon lequel seules les personnes volontaires travaillent le dimanche ne tient pas. Le travail dominical vise principalement des femmes en situation de précarité mais aussi beaucoup d’étudiants ou étudiantes qui n’ont pas d’autres moyens pour financer leurs études… Cela concerne près d’un étudiant sur deux. Sauf qu’il est très difficile de réussir ses études quand l’on travaille plus de 15h par semaine et bien souvent le samedi et le dimanche. Selon une étude de l’observatoire de la vie étudiante parue en mai 2017, près de 20% de ces étudiants estime que cela a un impact négatif sur leurs résultats d’études et un sur trois que cette activité est source de stress et de tension nerveuse. Doit-on considérer que ces étudiants sont volontaires pour aller travailler le dimanche ? A quand une allocation d’autonomie pour que les étudiants puissent étudier ?

Deuxièmement, l’effet bénéfique sur l’emploi ou l’activité n’est pas démontré, bien au contraire.

Enfin, elles ne correspondent pas à notre conception du vivre ensemble.

Le repos dominical, c’est un droit fondamental du travail et un choix de société. Le risque à terme est bien une généralisation du travail le dimanche avec la disparition complète des avantages qui y sont associés, comme ça a été le cas aux Etats-Unis ou dans les zones touristiques en France.

Nous refusons la mise en œuvre de cette régression sociétale et nous voterons contre cette délibération.

Olivier Glück

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