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Covid-19 à Villeurbanne, des moyens à la hauteur de l’enjeu !

Les maires ont fait partie des premiers de corvée pendant cette crise sanitaire. Ils ont été, avec les agents des services, en première ligne, pour repérer les personnes fragiles et leur venir en aide, mettre en place des systèmes dérogatoires (marchés de producteurs notamment) afin de pallier souvent les insuffisances de l’Etat, en termes logistiques. C’est pourtant bien à l’encontre de ces communes que l’Etat a décidé depuis plusieurs années de coupes drastiques dans le coeur même des missions des collectivités : le service public. On se souviendra aussi de la limitation de l’évolution des dépenses réelles de fonctionnement à 1,16 %/an pour Villeurbanne, imposée par le gouvernement Macron en juillet 2018.

Selon les estimations du cabinet Partenaires Finances Locales relayées par la Gazette des communes il y a quelques jours, les grandes villes seront les plus impactées par la crise sanitaire. Ces estimations pour Villeurbanne s’élèvent à plus de 4 millions d’euros de perte de recettes usagers, estimations qui sont d’ailleurs confirmées par votre communication, auxquels il faut rajouter 2,7 millions d’euros de pertes de recettes fiscales. Le plan d’aides aux collectivités annoncé par le gouvernement fin mai ne permettrait pas de compenser les pertes de recettes tarifaires (liées à la cantine, aux piscines municipales, etc). Cette perte de recettes se fera nécessairement au détriment des services de proximité et de la qualité de service public que l’usager est en droit d’attendre et les nouvelles équipes municipales auront à obtenir plus de la part du gouvernement.

Cette intervention nous permet d’évoquer plusieurs délibérations liées à la situation exceptionnelle du covid-19. Les mesures nationales du gouvernement pour faire face à cette pandémie, aussi nécessaires soient-elles, n’ont permis d’apporter qu’une réponse très ponctuelle, ciblée et largement insuffisante.

Nous saluons la plupart des décisions que vous nous proposez : l’élargissement de l’offre d’accueil à Chamagnieu ainsi que les médiateurs de cet été et toutes les opérations « Vivez l’été’, le soutien à la mission locale et au nouvel événement culturel les Nuits du Canal, la fourniture gratuites des paniers repas fournis aux élèves, etc.) car elles répondent à des enjeux d’urgence sanitaire, sociale ou économique. Nous savons combien la ville et les agents ont oeuvré durant ces semaines de confinement historique et les dispositifs mis en oeuvre rapidement pour soutenir les foyers les plus en difficultés de notre commune. Je tiens, au nom de notre groupe, à remercier les personnels des services municipaux (ville et CCAS) pour avoir assuré pendant la période de confinement, la continuité des activités au service de nos concitoyen·ne·s.

Concernant  les paniers gratuits pour les élèves, nous regrettons toutefois  que la cuisine centrale n’ait pas pu ré-ouvrir pour offrir un service classique aux petits villeurbannais. Le repas de midi est pour certains enfants le seul repas équilibré de la journée.

Concernant la TLPE (taxe….), nous ne comprenons pas pourquoi vous proposez un abattement de 100 % des montants pour 2020, au regard de la crise économique liée à la crise sanitaire. Vous nous avez indiqué en commission générale que l’abattement était de 100% car il était techniquement difficile de prélever seulement une partie de la taxe. Pourtant,  d’autres collectivités parviennent sans difficultés à exonérer partiellement des entreprises de la TLPE. En plus, une exonération partielle aurait envoyé un message, certes de soutien à l’activité économique, mais aussi de volonté de limitation de la publicité dans l’espace public.

Je vous remercie.

Zémorda Khelifi

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Compte Administratif 2019 : de nouveaux équipements publics bienvenus !

Merci pour cette présentation claire et je salue le travail des services qui font un travail de qualité d’autant plus dans cette période particulière. Ce compte administratif 2019 est en effet voté dans un contexte particulier et en plus par le conseil élu en 2014, alors que, si nous n’avions pas eu la crise sanitaire et le confinement, c’est la prochaine équipe qui aurait eu à le voter. Et c’est bien sûr le dernier du mandat 2014-2020.

En matière d’investissement, les dépenses d’équipement sont en hausse de 17,44 % par rapport à 2018 (30,71 M€) et ont permis des réalisations

D’une part dans le domaine scolaire dont on sait combien elles sont nécessaires : construction du groupe scolaire Rosa Parks (5,61 M€), la fin des travaux d’extension de la maternelle Pasteur (2,15 M€), de l’extension et de la restructuration du GS Berthelot (1,7 M€), réfections de toitures, remplacement de menuiseries extérieures,

Dans le domaine de la petite enfance avec les travaux de construction de l’EAJE Helen Keller et l’achèvement de l’EAJE Maisons Neuves, dans le domaine culturel au théâtre de l’Iris, ou sportif avec la poursuite de la construction du complexe sportif Alexandra David-Neel (3,9 M€) par exemple.

Ce  sont les équipements du quotidien des Villeurbannais et le cœur du service public.  Dans le budget  « paysages et nature », soulignons les travaux de création et d’aménagement du parc Elie Wiesel au Terrain des Sœurs (0,42  M€).

Vous savez que pour nous, la  végétalisation de la ville est une priorité pour résister au réchauffement climatique, pour la qualité de vie en ville, et on a bien vu pendant le confinement combien la fermeture des parcs publics était pénalisante pour nos concitoyens qui n’avaient pas de jardin ou d’espace extérieur privatif dans leur immeuble. Les parcs publics sont les jardins de ceux qui n’en ont pas. Les attentes sont fortes, et le prochain mandat permettra d’y répondre, nous l’espérons, en tout cas, nous agirons en ce sens !

Dans les dépenses de fonctionnement à présent : les fluides hors carburants ont beaucoup augmenté (plus de 16%). Cela est notamment lié à la consommation des équipements dont les surfaces augmentent, au chauffage des modulaires et par l’augmentation de bâtiments climatisés. Il est plus que nécessaire d’investir massivement dans la rénovation énergétique des bâtiments afin de limiter ces hausses et de trouver des solutions de rafraîchissement naturel des bâtiments, pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles.

Nous souhaitons souligner le caractère exemplaire de la démarche de la cuisine centrale. En maintenant un service en régie et avec un souci de la qualité, le coût unitaire global par repas est resté stable à 1,35 € TTC, conséquence d’un travail vraiment intéressant : développement de l’activité de légumerie permettant le recours accru à des légumes frais, de saison et locaux, moins onéreux que les produits précédemment utilisés, développement de la fréquence de présentation de recettes végétales en alternative aux protéines animales, poursuite des actions de lutte contre le gaspillage alimentaire ayant pour effet de mieux adapter les quantités achetées.

Ces actions, au-delà de la maîtrise des dépenses, permettent également de développer la part d’achats de produits issus de l’agriculture biologique qui s’établissent pour 2019 à 175 000 € contre 130 000 en 2018, soit 11,35 % du budget alloué contre 8,45 % en 2018. L’augmentation est réelle, nous le reconnaissons, mais cela ne représente qu’une augmentation de 5 points sur le mandat en produits bios et/ou locaux. Une feuille de route plus ambitieuse sera nécessaire pour le prochain mandat, avec notamment l’outil important que constitue la cuisine centrale pour une commande publique exemplaire (nous en profitons pour vous demander si une solution a été trouvée pour remplacer les barquettes en plastique). Les charges de  personnel ont augmenté de 1,7% du fait de la création de 38 postes liés à l’ouverture de nouveaux équipements ou au renforcement de services : 17 créations à la direction de l’éducation avec l’ouverture des 2 groupes scolaires R. Parks et S. Veil, d’autres créations dans la police municipale, d’autres pour le nouveau complexe sportif A. David-Néel (2).

Par  ailleurs, nous saluons l’augmentation de subventions de fonctionnement au CCAS et à la Caisse des Ecoles pour répondre aux besoins. Le CCAS qui a fait un travail important que nous soulignons une nouvelle fois, pendant la crise sanitaire pour permettre une aide indispensable à nos concitoyens les plus fragilisés par le confinement et la baisse des ressources. (merci encore aux agents et à notre collègue adjointe aux affaires sociales  Claire Le Franc, qui ont tous été très mobilisés).

Concernant les recettes de fonctionnement, la mise en place de l’accueil du matin dans les écoles se traduit par une augmentation des recettes d’un peu plus de 14%.  C’était un service attendu qui répond à une demande des parents avec plus de 1000 enfants accueillis.

Une recette fiscale a connu une progression importante, celle qui provient des transactions immobilières sur la ville (la taxe additionnelle aux droits de mutation) : elle rapporte 8.1M€, soit près de 20 % de plus qu’en 2018, et un niveau jamais atteint ! Si cette recette est aussi dynamique, c’est parce que l’immobilier se porte très bien à Villeurbanne, un peu trop, car les prix des logements à la vente sur Villeurbanne ont continué à augmenter en 2019, de façon excessive, et même déraisonnable dans certains quartiers. La prochaine politique de l’habitat et du foncier menée conjointement par la Ville et la métropole devra mieux réguler le marché du logement.

Ce compte administratif 2019  est sans doute très différent de celui que les prochains conseillers municipaux voteront l’an prochain pour l’année 2020, avec des recettes qui baisseront (les produits des services, la fiscalité) et avec des dépenses spécifiques liées au Covid qui auront augmenté. Heureusement, la bonne situation financière de la Ville est un point positif pour faire face à cette année 2020 et préparer l’avenir. Reconnaissons Monsieur le maire, qu’avec votre adjoint aux finances, vous laissez à vos successeurs une situation qui devrait permettre à la nouvelle équipe de faire les choix nécessaires face aux enjeux écologiques et sociaux qui sont devant nous. Nous voterons le CA.

Béatrice Vessiller

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L’argent public à l’école publique !

En décembre dernier, lors du débat sur le budget primitif 2020, nous nous inquiétions de l’arrivée de cette nouvelle charge pour la ville. En effet, l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à trois ans inscrite dans la loi depuis juillet 2019 entraîne une extension aux écoles maternelles de la loi Debré de 1959 qui oblige les municipalités à financer de manière égale les écoles élémentaires publiques et les écoles privées sous contrat. Les communes vont donc devoir verser aux écoles préélémentaires privées sous contrat un forfait correspondant au coût d’un élève du public.

Ce forfait calculé par élève doit, selon la loi, inclure les frais de fonctionnement des écoles hormis le salaire des enseignants qui est déjà pris en charge par l’État. La ville doit y consacrer la même somme par enfant, que l’école soit publique ou privée. Autrement dit, plus une ville met de moyens dans l’école publique, plus elle doit financer les écoles privées de son territoire ! Et fort heureusement, les moyens sont là dans les écoles maternelles publiques de Villeurbanne, en particulier avec le choix qu’un ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) soit présent dans chaque classe en même temps que l’enseignant pour le seconder dans l’accueil et l’encadrement des enfants. Cela explique pourquoi le forfait par élève en maternelle serait supérieur à 1500 euros alors qu’il est légèrement inférieur à 1000 euros en élémentaire. Avec près de 600 élèves domiciliés à Villeurbanne et scolarisés dans une école privée sous contrat, la facture s’élève à près d’un million d’euros qui doivent être versés aux écoles maternelles privées pour l’année scolaire 2019/2020. Avec cette somme, la ville pourrait chaque année rénover un groupe scolaire supplémentaire. 

Certes une compensation financière de l’Etat est prévue mais cette compensation n’est inscrite dans la loi que pour trois ans… donc ce coût très important pour la ville risque fort de ne plus être compensé au-delà des trois ans à venir. Nous ne souhaitons pas la remise en cause de l’existence de l’école privée mais nous estimons qu’il ne revient pas à l’État, ou aux collectivités locales, de financer la possibilité pour certains de sortir du régime de droit commun et du parcours républicain. Les laisser libres oui, les financer non. Par conséquent, puisque nous ne pouvons pas nous opposer à la loi, nous ne voterons pas contre cette délibération mais nous nous abstiendrons.

Olivier Glück

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Oui à une politique volontariste pout la sécurité à Villeurbanne !

Monsieur le maire, chers collègues

Une courte intervention pour vous dire que nous approuvons tout à fait le déploiement de médiateurs pour la période estivale au centre-ville mais aussi au Tonkin, aux Buers, aux Brosses, à Saint-Jean.

Comme nous l’avons souvent dit, et surtout au cours des derniers mois, la sécurité et la tranquillité sont une priorité, une attente légitime de nos concitoyens. Pour cela, la prévention, la médiation, le dialogue avec les habitants mais aussi la sanction et la répression sont les piliers d’une politique volontariste. Donc nous ne pouvons qu’approuver le renforcement des actions de médiation, qui évidemment ne suffiront pas. Mais le reste, ce sera l’affaire des prochains mois…

Nous voterons cette délibération.

Je vous remercie

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Le bail solidaire, un outil à développer !

Monsieur le maire, chers collègues

L’office foncier solidaire de la Métropole de Lyon a été créé fin 2019, et la ville y a adhéré en février dernier. Il y avait déjà eu la création du 1er office foncier solidaire en Auvergne Rhône-Alpes dès 2018, ORSOL, dont un des membres est un acteur bien connu à Villeurbanne, la SA Rhône Saône Habitat. C’est avec ce bailleur qu’en début d’année, la signature du 1er bail solidaire a eu lieu à Villeurbanne pour un ménage qui habitera vers une opération de Rhône Saône Habitat vers la place Wilson.

Rappelons que le dispositif permet aux ménages à revenus modestes, qui veulent devenir propriétaires, d’acheter leur appartement hors prix du foncier, puisque pour payer le foncier, ils deviennent titulaires d’un bail réel solidaire, avec une location mensuelle sur une longue durée déterminée. En dissociant ainsi le prix du foncier du prix de l’acquisition, ce système permet de développer l’accession abordable pour des ménages qui, aujourd’hui, ne peuvent pas devenir propriétaires au prix du marché (rappelons que Villeurbanne et Lyon ont été parmi les villes où les prix de l’immobilier ont le plus augmenté au cours des deux dernières années).

Avec la présente délibération, vous nous proposez une décision « solidaire » de la Ville pour les titulaires de baux solidaires, avec un abattement de 30% sur la taxe foncière des ménages concernés. Cela réduira les dépenses fiscales des ménages accédants, qui sont, rappelons le, sous plafond de ressources. Donc c’est un geste appréciable. Nous pourrions demander néanmoins sa compensation au gouvernement, au titre des différentes compensations d’abattement déjà existantes, et nous le suggérerons aussi aux autres communes de notre métropole, qui accueilleront sur leur territoire des opérations avec un office foncier solidaire, et notamment Lyon, car bientôt, la vision portée par le futur maire de Lyon devrait le permettre !

Nous voterons favorablement pour cette délibération.

Je vous remercie

Béatrice Vessiller

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Edito Mai 2020 – Des nouvelles du groupe des élus EELV-FdG

Avec le report du second tour des élections municipales, le mandat des conseils municipaux se prolonge de quelques semaines. Nous continuons ainsi, dans cette période particulière, notre travail d‘élus et avons notamment participé à la commission générale organisée par la Ville le 20 avril dernier. Plusieurs sujets ont été abordés et nous avons questionné le Maire sur l’organisation des services publics et la gestion de la ville en temps de confinement et post-confinement.

Les thèmes principaux que nous avons abordés ont été les suivants :

- Personnes vulnérables (visite en EHPAD, mise à l’abri de personnes vivant en squat…)

- Enfance et vie associative (dispositifs pour la sortie progressive du confinement dans les écoles et crèches, aide financière aux familles pour le budget alimentation, rémunération des vacataires du périscolaire, organisation de loisirs pour les vacances d’été…)

- Espaces publics (ouverture des parcs publics, pistes cyclables temporaires…)

- Sécurité publique (actions de la police municipale, actions spécifiques pour les zones de deal…)

- Commerce local (marchés du week-end, présence de producteurs locaux…)

- Vie institutionnelle (tenue des conseils municipaux…)

La Ville de Villeurbanne a mis en place des actions pendant la période particulière de confinement, pour atténuer son impact sur les plus vulnérables. En particulier, l’ouverture quotidienne du CCAS et l’assouplissement du versement des aides ont permis de venir en aide aux personnes les plus modestes (bons d’achats alimentaires, accès à l’eau et hygiène dans les lieux de vie insalubres…).

Depuis le 11 mai, une nouvelle page s’ouvre, celle du lancement du processus de déconfinement qui a commencé à Villeurbanne comme partout ailleurs. Les dispositifs d’accompagnement sont intéressants, notamment l’aménagement de pistes cyclables temporaires sur le boulevard du 11 novembre et le cours André Philip. Ces projets apportent des améliorations mais restent insuffisants pour assurer la continuité et la lisibilité d’itinéraires cyclables qui donneront envie aux non cyclistes de se (re)mettre en selle plutôt que de reprendre la voiture. L’aménagement du cours Stalingrad prévu seulement pour septembre devrait par exemple être réalisé avant l’été.

Apprendre à vivre avec le virus, garantir les solidarités, mieux vivre  : voilà certains des défis qui se posent à nous pour les prochains mois. Il n’en reste pas moins que cette pandémie doit éveiller un sursaut dans le modèle de société que nous connaissons. Il est urgent d’engager les transitions pour changer de modèle à toutes les échelles.

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Viva – Juin 2020 – Confinement et inégalités scolaires

Durant les 8 semaines de confinement, les classes ont été vides, mais les enseignants ont mis en place une continuité pédagogique, afin de garder le lien avec leurs élèves et leur permettre de continuer des apprentissages. Mais derrière cette « école à la maison », se cachent des situations très diverses, faisant ressortir de nombreuses inégalités entre élèves. D’une part, chaque enfant ne dispose pas d’un espace calme, pour faire ses devoirs et d’un jardin pour l’activité physique. D’autre part, les inégalités sont importantes dans l’accès au numérique, selon les territoires et les catégories sociales : 71 % des familles les plus modestes ont un ordinateur contre 91 % au sein des 20 % les plus aisés.

Les apprentissages quels qu’ils soient, et surtout en temps de confinement, reposent notamment sur les parents. Leur rôle dans l’accompagnement aux devoirs s’est renforcé. Or, ils n’ont pas la même maîtrise des codes scolaires, ni le même accès aux ressources culturelles.

La décision du gouvernement de laisser le choix aux parents de remettre leurs enfants à l’école ou non est discutable pour le bien des enfants et l’égalité : elle aurait dû faire en sorte que chaque élève renoue avec l’école, à temps partiel et dans de petits groupes.

D’autant que la coupure prochaine des vacances d’été, accentuera encore un peu plus les inégalités : dans les familles les plus favorisées, les compétences scolaires des enfants continueront à progresser, ce qui sera plus compliqué  pour les enfants des milieux plus modestes. Par exemple, c’est traditionnellement pendant l’été que les progrès en lecture d’élèves de CP sont très corrélés avec leur origine sociale.

Enfin, il est impératif que des activités éducatives, sportives, culturelles et de loisirs soient proposées aux enfants et aux adolescents cet été à Villeurbanne. Sans remplacer les apprentissages et la sociabilité perdus pendant le confinement, les vacances d’été peuvent et doivent donner l’occasion de découvertes et curiosités éducatives nouvelles.

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Article VIVA Mai 2020 – Bien se nourrir : un autre enjeu de santé publique

La crise du COVID 19 met à jour ce qui apparaît comme un autre enjeu essentiel de notre quotidien : l’alimentation. Nos circuits de production et de distribution des denrées alimentaires sont mis à mal par cette crise. Le transport des marchandises est parfois contraint et certains produits connaissent des pénuries.

A Villeurbanne comme sur l’ensemble du territoire, les enseignes de la grande distribution connaissent des affluences fortes, ne permettant pas toujours de prendre les mesures sanitaires strictes que l’État impose aux marchés ouverts.

Quelques marchés ouverts de producteurs ont pu rouvrir, grâce à la dérogation obtenue par le maire auprès du Préfet, après l’interdiction à l’échelle nationale.

Mais ces marchés, au nombre de six ne concernent que quelques producteurs, et sont loin d’être suffisants au regard de la demande. Ils doivent pourtant permettre aux producteurs de vendre leur production et aux clients d’acheter frais, de saison, local, non transformé, non emballé. Tout en s’assurant du respect drastique des mesures sanitaires, la ville doit encourager d’autres systèmes de distribution : plateformes en ligne avec points de retrait de produits locaux, systèmes de livraisons, adaptation des commerçants, etc. Ces initiatives permettront de désengorger les autres lieux de distribution et d’éviter les longues files d’attente pour approvisionner chaque foyer de produits de qualités.

Après la crise, un travail de relocalisation de notre production devra être engagé rapidement à l’échelle du pays, afin de développer la résilience de nos territoires. Pour le « jour d’après », l’organisation de notre modèle de développement sera à repenser dans de nombreux domaines, notamment sur les questions agricoles et alimentaires (circuits courts, agriculture bio et locale, halles et marchés de producteurs, alimentation de qualité à prix accessible…). Il est temps !

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Tribune VIVA – Avril 2020 Crise sanitaire et crise environnementale : deux défis pour un même combat

La crise sanitaire que subit le monde entier questionne l’ultra mondialisation de nos sociétés contemporaines et le manque de proximité dans nos échanges. C’est aussi notre modèle de développement qui est en cause : des scientifiques commencent à montrer que la destruction des écosystèmes oblige des animaux sauvages privés de leur habitat naturel à se déplacer vers les agglomérations et vers les élevages d’animaux pour l’alimentation humaine, ce qui contribue à la transmission de nouveaux virus à l’homme, virus à fort impact sur la santé humaine.

Une deuxième crise également mondialisée et également cruciale se joue depuis plusieurs années et détruit aussi notre monde : la crise environnementale et sociale.

Ces deux crises appellent toutes deux à un changement structurel de nos sociétés. Elles questionnent la mondialisation à outrance, les politiques publiques qui ont fragilisé les systèmes de santé et notre environnement. Elles appellent également à des valeurs communes : la solidarité, l’anticipation, la prévention, la main tendue aux plus fragiles et surtout le retour au local, au temps lent.

«Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché», nous dit le président de la République. Oui, la santé n’a pas de prix et ne doit pas être dictée par des seuls enjeux financiers, comme d’autres biens et services (le climat, la biodiversité, l’eau, l’éducation, le logement…)

Quand le profit est au-dessus de ce qui fait l’essence de la vie – être en bonne santé dans un environnement sain-, le monde marche sur la tête et atteint ses propres limites.

L’urgence sanitaire pointe des dysfonctionnements profonds de nos sociétés. Pour l’instant, il s’agit de sortir de cette crise, en améliorant la protection de toutes celles et ceux qui continuent à travailler pour nous et nous les en remercions vivement (soignants, routiers, caissiers, auxiliaires de vie, pompiers, policiers…). Ensuite, au-delà des enseignements à tirer de cette pandémie, nous aurons à mettre en œuvre des politiques volontaristes et immédiates pour faire face à l’urgence climatique et sociale.

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Plus de moyens humains, de prévention et de médiation pour une ville sécurisée !

Monsieur le Maire, chers collègues,

Je serai relativement brève dans mes propos, nous ne referons pas le débat sur l’utilité ou non des 105 caméras installées en différents point de notre territoire communal, notre groupe a déjà eu l’occasion de de se prononcer là-dessus.

Nous réaffirmerons simplement que vivre en sécurité est un droit. Il garantit la communauté de vie entre tous. L’article 2 de la DDHC de 1789 dispose que les droits naturels et imprescriptibles de l’Homme sont notamment « la liberté, la propriété et la sûreté », selon l’Académie Française, la sûreté étant l’état de celui qui n’a rien à craindre pour sa fortune ou sa personne.

Certes, vous avez fait le choix pour notre ville, d’investir dans un système de vidéoprotection important et coûteux, mais nous constatons aussi, nous l’avons vu tout-à-l ’heure, lorsque nous avons voté la délibération portant sur la révision du cadre du personnel, que vous avez largement sous-investi dans les moyens humains, notre ville comptant notamment moins de 50 agents de police municipale, tandis que dans les villes de taille comparable, on est souvent  à 70 ou 80.

Nous réaffirmons donc la nécessité de miser sur les moyens humains pour faire de la prévention, de la médiation et de la répression. Tout le monde a le droit d’être en sécurité en bas de chez soi et pour rentrer chez soi.

La présente délibération porte sur une demande de subvention pour relier le système de vidéoprotection au Centre d’Information et de commandement de la Police Nationale. Nous sommes favorables à renforcer la collaboration avec la PN pour aller dans le sens de plus de sécurité pour toutes et tous, surtout les collaborations entre les équipes et nous voterons cette demande de subvention.

Je vous remercie de votre attention.

Zémorda Khelifi

 

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