Archives pour la catégorie Articles VIVA

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Tribune VIVA – Décembre 2019 – L’égalité femme-homme, un combat du quotidien !

Dans une période où médiatiquement le sujet des rapports femme-homme est mis sur le devant de la scène, où les langues se délient et les femmes osent parler, il est nécessaire de se questionner sur l’action de la ville en matière d’égalité femme-homme et sur les pistes d’amélioration indispensables.

Pour réduire les inégalités qui perdurent entre les deux genres dans les différents domaines sociétaux, les leviers sont importants : le travail, les formations, les salaires, la vie associative, politique ou sportive, la présence symbolique dans l’espace public (un effort important a été fait pour donner des noms de femmes aux nouvelles rues ces dernières années) …

Les violences économiques, symboliques, physiques ou verbales s’accroissent et c’est contre toutes qu’il faut lutter.

Les dernières enquêtes réalisées en 2017 attestent que si une majorité de personnes rejettent les opinions qui reflètent la supériorité d’un genre sur un autre, c’est dans le rôle dévolu aux femmes et aux hommes que les préjugés sont les plus vivaces. En cela, la lutte contre les préjugés, les stéréotypes est un axe primordial pour faire évoluer les mentalités et cela commence dès le plus jeune âge.

La Ville peut agir sur deux pistes : d’abord sur sa politique interne des ressources humaines. Les femmes ne doivent pas subir le temps partiel et doivent pouvoir accéder aux postes à responsabilités. Rappelons que depuis le 5 novembre, les femmes travaillent « bénévolement ». Ensuite, sur les actions tournées vers l’extérieur, la ville doit soutenir financièrement, de manière plus importante les associations qui militent pour l’égalité femme-homme et rendre cet axe prioritaire dans les projets de ses partenaires.

L’égalité femme-homme doit être un axe structurant de la politique municipale de Villeurbanne. Une transition est à engager pour que changent les représentations et pour permettre de penser une égalité dans la différence car comme le disait Simone de Beauvoir : « ma revendication en tant que femme, c’est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de m’adapter au système masculin ».

Olivier Glück

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Tribune Viva – Novembre 2019 – Projet Grandclément : pour un quartier qui préserve le climat, et offre des prix accessibles à tous !

Le quartier de Grandclément connaît depuis des années une mutation très rapide, essentiellement avec des opérations de promotion privée et des prix qui peuvent dépasser 5000€/m². Nous souscrivons au choix de la ZAC pour la suite de l’aménagement, afin de maîtriser la composition urbaine et d’impliquer les promoteurs dans le financement des équipements, parcs et espaces publics. Le futur parc de 3,5 ha sera un élément central du projet, véritable poumon vert et lieu de détente qui fournira un îlot tempéré lors des canicules à venir. Nous approuvons aussi la mixité prévue entre activités économiques et habitat et souhaitons que tous les équipements publics nécessaires figurent au projet. Cependant, nous visons une ambition plus forte sur plusieurs points. La désimperméabilisation des sols doit aller au-delà des 5 ha où l’aménagement prévoit l’infiltration des eaux pluviales. Ce choix permet de lutter contre les îlots de chaleur et de préserver la ressource en eau par un meilleur rechargement de la nappe phréatique. Sur la qualité de l’air, qui se dégradera avec le futur quartier, imaginons par exemple des secteurs sans voiture, avec moins de stationnement individuel au profit de places en auto-partage sur la voirie, et avec un accompagnement à la mobilité non polluante (offres TCL ou Vélo’v les premiers mois…). En matière d’énergies renouvelables, outre le réseau de chaleur, l’énergie solaire doit être mieux exploitée, notamment sur les toitures des bâtiments industriels (sheds), avec des panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques. Nous proposons aussi que les bâtiments à construire ou réhabiliter soient économes en ressources « matières », avec l’emploi de matériaux recyclés ou biosourcés, qui, non seulement, ont un faible impact environnemental mais contribuent au développement de filières locales. Ce projet doit être un véritable éco-quartier exemplaire sur le plan environnemental mais aussi social, en offrant du logement accessible aux ménages de toutes catégories.

Béatrice Vessiller

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Nature_Villeurbanne

Tribune Viva – Octobre 2019 – Urgence climatique : s’adapter au réchauffement !

Les canicules particulièrement longues et intenses de cet été nous ont mis de façon accrue face à l’urgence et à la nécessité de s’adapter à des phénomènes climatiques appelés à se produire de plus en plus fréquemment et de façon plus intense dans les années à venir.

Villeurbanne, dense et peu aérée, est particulièrement concernée, avec des températures au sol plus importantes et la formation d’îlots de chaleurs. Pour rafraîchir la ville, il est indispensable de « débitumer » et de végétaliser autant que possible et partout où cela est possible, en privilégiant des espèces végétales résistantes à la chaleur et à la sécheresse.

À cet égard, le plan canicule 2020 mis en œuvre par la municipalité à destination des écoles est bienvenu, afin de tempérer et gagner quelques degrés de fraîcheur dans les salles de classe et cours de récréation, sans climatisation, par la plantation d’arbres et la désimperméabilisation des sols, qui gardent ainsi l’humidité. La Métropole devra faire de même dans les cours de collèges et les places publiques. Or, la nouvelle place Makeba à La Soie ou les aménagements provisoires de la place Grandclément manquent cruellement d’arbres ! Accroître la végétalisation permettra aussi de préserver nos ressources en eau, en facilitant l’infiltration des eaux de pluie, de favoriser une biodiversité particulièrement mise à mal dans nos milieux urbains et d’offrir aux Villeurbannais un cadre de vie plus agréable avec davantage de nature en ville !

Toujours lié au réchauffement climatique, cet été les moustiques tigres ont été particulièrement présents à Villeurbanne, ce qui a amené l’ARS à effectuer deux opérations de démoustication en septembre : nous sommes très inquiets du produit utilisé et du manque de précaution auprès de la population. Pour lutter contre ce fléau, il est urgent d’étudier des alternatives à l’épandage de produits neurotoxiques.

Pour lutter contre le réchauffement climatique et ses effets, les solutions sont à inventer et à mettre en œuvre dès maintenant !

Zémorda Khelifi

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Loi_Blanquer

Tribune Viva – Septembre 2019 – Pour une véritable école de la confiance

A Villeurbanne comme dans de nombreuses villes, depuis plusieurs mois, les membres de la communauté éducative, enseignant·es, parents d’élèves, personnels communaux sont mobilisé·es contre le projet de loi Blanquer « Pour une école de la confiance », qu’ils jugent inquiétant pour l’avenir de l’enseignement public.

Grâce à ces mobilisations, le texte initial a été largement modifié. En particulier, l’article instituant les établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF), qui prévoyait une direction unique entre école primaire et collège a été supprimé, et tant mieux, car cela niait la spécificité de chaque niveau d’établissement, au détriment des élèves. La suppression des allocations familiales aux parents d’enfants absentéistes a heureusement disparu également.

Malgré tout, il reste de nombreux points négatifs de la maternelle au lycée en passant par la formation des enseignants. Par exemple, des économies seront faites sur le dos des élèves en situation de handicap, alors que nous avons du retard dans ce domaine… La scolarisation obligatoire des enfants dès l’âge de 3 ans pourrait être une bonne mesure, mais l’objectif du gouvernement est d’obliger les communes à financer la scolarisation des élèves des écoles maternelles privées sous contrat. La ville verse déjà plus de 900 euros par enfant villeurbannais inscrit dans une école élémentaire privée, soit près d’1 M€ chaque année. Quel en serait le coût si on ajoutait les élèves de maternelle ?

Les élèves ne doivent pas être des variables d’ajustements budgétaires : notre école de la confiance doit mettre en place les moyens nécessaires pour la réussite de tous les enfants, quelles que soient leurs particularités en leur offrant une scolarité adaptée à leurs besoins. Notre école de la confiance ambitionne de fournir à chacun les clefs de l’épanouissement personnel, de la compréhension du monde dans lequel il vit, de la capacité à pouvoir exprimer librement ses opinions de manière argumentée, du vivre ensemble et du bien-vivre tout en préservant l’avenir de la planète.

 Olivier Gluck

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Tribune Viva – Été 2019 – Villeurbanne, dans une Métropole accueillante

Villeurbanne a lancé en 2018 une réflexion sur l’accueil des migrants et a mis en place un jury citoyen, outil innovant de la démocratie participative. Formés sur le sujet grâce à des temps de travail approfondis, 26 Villeurbannais accompagnés ont émis des propositions diverses, afin de faire de Villeurbanne une ville accueillante.

Dans les propositions intéressantes, citons la création d’un lieu unique multi-services pour l’accès aux droits et à la santé, la mise en place d’un réseau de bains-douches publics mais aussi une école des langues pour l’apprentissage des langues étrangères et du français d’une part et d’accès au travail d’autre part, afin de garantir un parcours d’insertion durable sur notre territoire. Cette approche pourrait s’appuyer sur un lieu existant aux Buers, le Passage 33.

Pour favoriser la rencontre interculturelle, il est aussi proposé de favoriser le parrainage d’un enfant primo-arrivant par un enfant déjà scolarisé. Enfin, comment penser l’accueil sans penser l’hébergement ? Nous souscrivons particulièrement à la proposition du jury de recenser des bâtiments vacants sur la ville, qu’ils soient occupés ou non, propriétés publiques ou privées, afin d’en faire des lieux d’hébergement temporaire, avec un accompagnement social associatif, sur une durée de 1 à 3 ans, selon la destination des bâtiments.

En ce sens, nous proposons que la Clinique du Tonkin, inoccupée depuis quelques mois maintenant, devienne un de ces lieux, avant le projet de promotion immobilière qui y est prévu. Cela constituerait une des solutions dignes pour les dizaines de familles et jeunes migrants qui sont aujourd’hui dans des squats ou dans leur voiture !

L’ensemble des acteurs publics, État, Métropole et Ville, doivent renforcer sensiblement leur action conjointe en faveur des migrants, pour leur offrir avec respect et humanité à la fois des conditions de vie décentes rapidement et leur permettre de construire leur parcours personnel.

Zémorda Khelifi

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Tribune Viva – Avril 2019 – Le futur tramway T6 mérite un Grand débat municipal !

Le tracé du futur T6 semble déjà ficelé, avant la concertation officielle prévue du 2 mai au 14 juin ! Le souhait du Maire est un passage du futur T6 sur l’avenue Barbusse puis son prolongement dans la ZAC Gratte-ciel, avec des difficultés en direction de la Doua, compte tenu du site d’ACI. Or, l’avenue Barbusse est belle et respirante : pour être le cœur de la ville, elle n’a pas besoin d’un tramway qui l’empêcherait d’accueillir de nombreuses festivités (marché de Noël, Invites, Bons Plants…). Au contraire, nous voulons piétonniser l’avenue Barbusse et y maintenir tous les événements.

En matière de ligne forte de transports en commun, Villeurbanne a raté le coche en refusant un tramway sur la ligne du C3, alors qu’aujourd’hui, le trolleybus, même avec des couloirs dédiés, n’a pas une qualité de service à la hauteur. Pour T6, il ne faudrait pas commettre une nouvelle erreur avec un tracé « faussement » évident. Des passages plus à l’Est par exemple par les rues Verlaine, Vaillant ou Blanqui et Dr Rollet, puis Bienvenus, méritent des études approfondies et une mise en débat : ces tracés plus simples, en correspondance avec le métro Gratte-Ciel permettraient de développer des quartiers actuellement mal desservis. Nous voulons un T6 dynamisant plusieurs quartiers de Villeurbanne !

Le Sytral entérinera le projet après les élections municipales de 2020. Avant cela, faisons de la concertation un grand débat local : quel rôle pour cette ligne de transport dans le développement de la ville ? Quel tracé ? Pour qui ? L’association villeurbannaise « Déplacements citoyens » organise le 23 mai une réunion publique à 18 h 30 au Palais du Travail. L’association, l’Agora pour Villeurbanne, a organisé une consultation citoyenne avec proposition de 4 tracés pour le T6 à retrouver sur le site : http://agora-villeurbanne.org/docs/T6_Agora_resultats_consultation.pdf. Il ressort que le tracé sur Barbusse ne convainc pas ! Participez nombreux à la concertation, pour que s’exprime enfin la parole citoyenne sur ce projet !

Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/tram-t6-pas-sur-barbusse-mais-jusqu-%C3%A0-la-doua-tout-de-suite?use_react=false

Béatrice Vessiller

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Tribune VIVA – Avril 19 – Pour une gestion publique de l’eau

La gestion du service de l’eau est actuellement déléguée à un opérateur privé dans le cadre d’une Délégation de Service Public métropolitaine, débutée en 2015 pour une durée de 8 ans. Afin que soit engagé un éventuel processus de sortie de cette délégation, il est nécessaire de mettre en marche 3 ou 4 ans avant la fin du renouvellement du contrat une étude d’opportunité, c’est à dire dès 2020.

Les arguments en faveur d’une gestion en régie sont nombreux et ont conduit une centaine de collectivités (Paris, Nice, Grenoble, etc.) à ne pas renouveler leur DSP pour revenir à une gestion publique.

La mise en place de régies publiques de distribution d’eau potable est une évidence dans un objectif d’intérêt général : seule la régie publique permet la reconnaissance de l’eau comme bien commun de l’humanité et non comme marchandise. Cette reconnaissance est l’objectif que nous souhaitons atteindre. En ce sens, il existe aujourd’hui en France un véritable mouvement de retour en régie qui a abouti à une baisse du prix des factures d’eau allant de 10 à 40%, par exemple en supprimant l’abonnement au service de l’eau.

Une régie publique facilite également la mise en oeuvre d’une tarification solidaire de l’eau et permet une plus grande transparence dans la recherche de fuites qui ne doit pas être soumise à des logiques de rentabilité. La régie peut aussi décider de rendre gratuits les premiers m3 d’eau qui sont vitaux en facturant davantage les consommations excessives.

Enfin, assurer une distribution en régie publique, c’est donner aux élus et aux habitants leur place au cœur des décisions qui concernent l’approvisionnement en eau potable de tous.

Nous souhaitons que ce projet de reprise en régie de la compétence eau potable soit l’un des enjeux forts des prochaines élections métropolitaines de 2020. Nous souhaitons que soit engagé dès 2020 une étude d’opportunité afin qu’une grande régie publique de l’eau potable soit étudiée à l’échelle de la Métropole.

Olivier Gluck, Groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

 

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VIVA Mars 2019 – Nous voulons des coquelicots !

Depuis septembre 2018, tous les premiers vendredis du mois, se retrouvent devant les mairies de France, des citoyens demandant le retrait des pesticides.

Le temps n’est plus à l’étude de savoir si les intrants sont dangereux ou non pour notre santé. Toutes les études -non financées par les lobbies- concluent les mêmes résultats : ils provoquent cancers, maladies de Parkinson, troubles psychomoteurs chez les enfants, infertilités, malformations à la naissance, etc. Les pesticides polluent également les sols, l’eau et détruisent la biodiversité. Le tiers des oiseaux a disparu en 15 ans, la moitié des papillons en 20 ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards. Les plantes sauvages se font rares. Les insectes sont en voie d’extinction, faisant planer la menace d’un « effondrement catastrophique des écosystèmes naturels ».

Le temps est à l’action et le gouvernement du président Macron, en annonçant le report de l’interdiction du glyphosate, n’a clairement pas pris la mesure du danger imminent. Il avoue de fait son accointance avec les lobbies.

Il est urgent que, nous citoyens, disions notre inquiétude face à cette destruction de la vie et demandions des actions. Nous ne pouvons plus être attentistes de gouvernements successifs qui remettent l’état de notre planète et de notre santé au sort des industriels de l’agro-chimie, qui défendent des intérêts économiques au détriment du bien commun, qui vendent toujours plus de pesticides car les ventes ne baissent pas, au contraire, elles augmentent.

Nous vous invitons à signer, vous aussi l’appel (en ligne  https://nousvoulonsdescoquelicots.org). La démarche s’inscrit dans la foulée des Marches pour le climat initiées en France. Les enjeux des pesticides sont étroitement liés aux enjeux climatiques, car ils touchent des dérèglements environnementaux jamais atteints.

Nous vous appelons à rejoindre les citoyen-ne-s et élu-e-s locaux qui se rassemblent chaque premier vendredi du mois, à 18h30, devant l’hôtel de ville de Villeurbanne : agissons ensemble pour l’écologie, pour notre avenir à tous !

Zémorda KHELIFI

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VIVA Janvier 2019 – Oui au maintien des 4 jours et demi dans les écoles villeurbannaises !

Pour la prochaine rentrée scolaire, les enfants des écoles publiques villeurbannaises continueront à aller à l’école 4,5 jours par semaine. Après un long temps d’évaluation, la Ville de Villeurbanne a pris la décision du maintien du système en place. Nous sommes heureux de cette décision qui fait suite à une large concertation et qui permet au-delà des divergences d’opinions de continuer à placer l’intérêt de l’enfant au cœur de la politique éducative.

L’ensemble des études montre depuis fort longtemps, le double intérêt d’une semaine à 4 jours et demi d’école pour les enfants.

Le premier intérêt réside dans les rythmes chrono-biologiques de l’enfant. La semaine de 4 jours et demi permet de venir positionner les temps d’apprentissage, de détente et de sociabilité là où ils sont les plus bénéfiques pour lui. La semaine est mieux équilibrée et les ruptures de rythme moins fortes.

Le deuxième intérêt réside dans la dimension sociale et culturelle. La semaine de 9 demi-journées et l’introduction des activités périscolaires qui en découle donnent la possibilité aux enfants de passer plus de temps à l’école, espace qui combat les inégalités. Elle permet sur le temps périscolaire de faire découvrir des activités culturelles, sportives et scientifiques à des enfants qui n’en bénéficieraient pas sans cela.

Même si des améliorations sont encore possibles et nécessaires, nous considérons que les activités périscolaires mises en place à Villeurbanne sont de qualité et accessibles à tous les enfants. Rappelons que chaque enfant peut bénéficier d’une activité gratuite une fois dans la semaine.

En revanche, nous continuons de dénoncer les méfaits liés à la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires au plan national : inégalités territoriales (chaque commune fait ce qu’elle veut), transfert d’une nouvelle charge aux communes avec un risque de désengagement de l’État à court terme, précarité des agents du périscolaire…

Groupe des élus du Rassemblement Citoyen EELV-FdG

Olivier Glück

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viva

VIVA novembre 2018 – Pour réduire la pollution, la Zone à Faibles Emissions (ZFE) est à être mettre en place rapidement

La pollution de l’air est un véritable enjeu de santé publique ; il y a une urgence à agir enfin, avec des mesures pour réduire drastiquement les émissions d’oxydes d’azote et de particules fines qui sortent des gaz d’échappement des véhicules. Rappelons les 46 000 décès anticipés par an en France, l’aggravation des maladies respiratoires ou cardiovasculaires pour nos concitoyens les plus fragiles. Dans la métropole de Lyon, 48 000 habitants sont exposés à des niveaux de pollutions supérieurs aux normes fixées par l’Europe, et à Villeurbanne, ce sont les habitants à proximité du boulevard L. Bonnevay. La Métropole va mettre en place une zone de faibles émissions, à l’intérieur du boulevard Bonnevay, afin d’éradiquer les véhicules professionnels les plus polluants, poids lourds et véhicules utilitaires légers. L’ensemble représente 25% des km parcourus mais 52% des oxydes d’azote émis, d’où l’intérêt de s’atteler à ces véhicules en priorité. Les véhicules non classés et ceux dotés des vignettes CRIT’AIR 5, 4 seront interdits en 2020, et les vignettes CRIT’AIR 3 en 2021, un calendrier que nous jugeons trop tardif ! Nous souhaitons une mise en place dès 2019, avec des aides financières aux artisans pour les aider à changer de véhicules.

Quand la ZFE sera effective, la qualité de l’air s’améliorera dans la zone elle-même, mais aussi aux abords, notamment à St Jean, à Bonnevay et aux Brosses, car il y aura moins de véhicules polluants en circulation. De plus, la réduction de vitesse à 70 km/h, que nous demandions depuis plusieurs années, participera dès janvier 2019, à la réduction de la pollution.

Mais il faudra encore aller plus loin : viser la fin du diesel (en 2025, par exemple), interdire les véhicules des particuliers les plus polluants, développer les alternatives à la voiture (transports en commun, vélo, marche, co-voiturage) et abandonner l’Anneau des Sciences, projet inutile et coûteux, aggravant la pollution.

Béatrice Vessiller

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