PUBLICITES

STOP PUB !

La loi permet à un règlement local d’adapter les dispositifs de publicité aux enjeux locaux.

Pour nous, le seul enjeu est de limiter au maximum la publicité dans l’espace public, sans laisser croire quelle  est une fatalité dont il faudrait nous accommoder.

En effet, elles sont de plus en plus agressives, en surnombre  (nous recevons plus de 1000 messages publicitaires par jour), énergivores (un panneau numérique de 2 m2 consomme autant qu’un couple avec enfant) ; elles constituent une pollution esthétique et lumineuse, nous abrutissent et influencent de manière néfaste nos modes de consommation, plus encore chez les enfants ; elles véhiculent tous les clichés possibles (dont les clichés sexistes), nuisent aux petits commerçants et ne rapportent quasiment rien à la ville (moins de 0,5% du budget de fonctionnement d’une commune). 

D’autre part, elle véhicule un modèle de société où la consommation de tout et n’importe quoi l’emporte sur la consommation de réels besoins de la population. Elle est le moteur de la politique de l’offre qui consiste à fabriquer n’importe quoi n’importe où au plus bas prix dès lors que cela pourra se vendre et générer des profits. Ce modèle va à l’encontre des enjeux de notre temps en particulier les enjeux écologiques et sociaux. Nous défendons un autre modèle de production qui consiste à fabriquer ce dont les gens ont réellement besoin en relocalisant au maximum la production à travers les circuits courts et en respectant des critères sociaux qui limitent les délocalisations visant à réduire les coûts de production par l’exploitation d’une main d’œuvre lointaine.Le déménagement permanent des marchandises et des humains doit cesser !  

Le transfert du RLP à la métropole nous questionne dans la mesure où elle harmonise des règlements locaux communaux qui sont très inégaux. 

Dans un communiqué du 13 septembre, le Collectif Plein La Vue a établi de manière très sérieuse une étude et un classement des communes de la Métropole concernant leurs ambitions pour réduire la publicité dans l’espace public. Villeurbanne ressort deuxième de ce classement derrière Saint-Romain-au-Mont-d’Or alors que Lyon figure parmi les mauvais élèves.

Le RLP métropolitain devrait tendre à une harmonisation vers le haut mais cela sera t-il vraiment le cas ? J’ai bien entendu Monsieur Vuillerme que vous souhaitez/espérez que le document final ne sera pas moins restrictif que le règlement appliqué actuellement à Villeurbanne. Nous encourageons votre volontarisme sur ce dossier.

Cependant, les orientations affichées par la métropole ne semblent pas aller assez loin sur plusieurs points. En particulier, il ne réduit la surface des panneaux traditionnels qu’à 8 m2 alors qu’il pourrait aller jusqu’à 2 m2, la taille actuelle des panneaux sur les bus comme cela se fera dans le futur règlement de Paris. La limitation des enseignes lumineuses et numériques est très insuffisante. Nous sommes favorables à leur interdiction, particulièrement les écrans vidéos ainsi que les enseignes sur toit. Nous préconisons également de fixer une distance plus importante entre deux panneaux pour les panneaux classiques et le mobilier urbain. Enfin, nous proposons que les enseignes lumineuses soient éteintes dès la fermeture de l’activité.

Comme le montre une enquête du collectif Plein La Vue, les commerçants métropolitains sont eux-mêmes favorables à la plupart de ces mesures.

Pour l’heure, les orientations générales du projet de règlement métropolitain ne semblent pas être à la hauteur des enjeux. Villeurbanne a une longueur d’avance dans ce domaine. Le transfert du RLP à la métropole risque de nous la faire perdre… Espérons que nous ne tomberons pas dans ce panneau et souhaitons que le document final évolue dans le sens que nous proposons.

Je vous remercie

Olivier Glück

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