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L’égalité femme-homme, un combat du quotidien !

Monsieur le Maire, chers collègues,

Nous souhaitons tout d’abord remercier les services pour la qualité de leur travail qui nous ont permis durant tout ce mandat de pouvoir bénéficier d’un panorama exhaustif annuellement des actions menées sur le territoire en faveur de l’égalité femme-homme. Nous n’avons pu que constater une montée en puissance depuis 2014 du travail  qui a été entrepris sur cette thématique et nous nous en félicitons. L’égalité femme-homme a été au cœur de l’actualité ces derniers mois avec des affaires médiatisées mais elle est surtout un enjeu de société qui doit se travailler dans l’ensemble des espaces publics et sociaux et à tout âge. 

Force est de constater que cette année a été particulièrement riche en actions et projets dans divers domaines tels que par exemple l’excellente campagne de communication autour « du sport n’a pas de sexe », l’inscription de cet enjeu dans le nouveau Projet Educatif de Territoire et le projet pédagogique de Chamagnieu, le nouveau dispositif en lien avec l’INJEP autour de l’orientation scolaire, différentes expositions, temps d’échanges et d’autres encore…

Même si plusieurs de ces mesures étaient déjà présentes dans le rapport de l’année dernière, l’ensemble de ces mesures va dans le bon sens, l’accélérateur a été passé ces derniers mois et cela est positif.

ll n’en reste pas moins que les inégalités femmes hommes demeurent sur notre territoire et à l’intérieur de notre Mairie au regard de la politique RH.

Pour l’année 2019, un budget de prestation spécifique de 7 000 euros a été prévu pour sensibiliser et soutenir des projets spécifiques autour de cette question. Un poste de chargé.e d’études et de projets égalité et non- discrimination en contrat CIFRE a été créé en 2017 pour accompagner la mise en place des actions. 7 000 euros c’est bien mais ce n’est clairement pas assez. Idem pour les subventions aux associations. Nous avons bien conscience que sur ce sujet, la Mairie ne peut pas faire toute seule. Elle doit tout d’abord être exemplaire, nous y reviendrons dans un instant, elle doit aussi donner une ligne directrice et des moyens à ses partenaires pour que l’égalité femme-homme soit un axe prioritaire d’actions pour eux aussi.

En interne, dans les services de la ville, les écarts restent importants même s’ils sont comparativement à la fonction publique globalement moins élevés. Le temps partiel  choisi concerne toujours 15 % de femmes et seulement 2 % d’hommes. L’écart entre la rémunération moyenne nette des femmes et des hommes est de 12,5 %. L’ancienneté, le temps partiel, les heures supplémentaires peuvent expliquer cet écart. Mais il réside surtout dans la structuration même de notre institution avec un mécanisme de ségrégation et d’auto censure  avec une sous-représentation des femmes dans les postes supérieurs dans la hiérarchie même si dans la direction générale, les femmes sont plus représentés).

Enfin, on ne peut pas agir contre les violences faites aux femmes sans également aborder la question de leur accueil dans les commissariats de police lorsqu’elles viennent porter plainte. Les femmes doivent parfois beaucoup insister pour pouvoir porter plainte. Ce sujet est-il abordé avec le commissariat de Villeurbanne ? Il est dommage que dans ce rapport, et vous avez pourtant beaucoup parlé de transversalités avec les autres délégations, Mme l’Adjointe, il ne soit pas fait état en matière de violences faites aux femmes, des orientations du contrat local de sécurité élaboré par le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) dont je le rappelle le maire est l’animateur. Par ailleurs, les services de police municipale sont-ils formés sur la question ?

Je vous remercie de votre attention,

Zémorda Khelifi

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