Rosa Parks2

Des investissements qui se poursuivent, de nouveaux équipements et services aux Villeurbannais !

Ce budget est le dernier du mandat. Un mandat qui aura permis une montée en puissance des investissements. Cela est très positif. Cette année, les investissements dans les écoles se poursuivent. Investir dans les écoles c’est investir dans un avenir meilleur pour nos enfants. Je salue le travail accompli par Damien Berthilier et les services de la ville durant ce mandat. La ville avait beaucoup de retard, elle le rattrape dans ce domaine comme dans d’autres. De nouveaux équipements apparaissent comme par exemple les groupes scolaires Rosa Parks et Simone Veil, le complexe sportif ZAC Gratte-ciel, le centre de maintenance des installations sportives ou l’équipement d’accueil de jeunes enfants Helen Keller. Et avec eux de nouveaux services et donc de nouvelles charges dont du personnel supplémentaire avec la création de plus de 42 postes essentiellement dans le domaine de la petite enfance mais aussi dans l’éducation et la sécurité avec 4 postes de policier.e municipal.e. Je note également l’intégration de nouveaux locaux tels que ceux du Relais d’assistants maternels Epstein ou du centre social des Buers, et l’intégration dans le patrimoine communal du parc Elie Wiesel, du terrain des Sœurs et des espaces végétalisés cours Emile Zola.

Dans les investissements à venir, je relève par exemple la construction du groupe scolaire Simone Veil au Carré de Soie, d’un groupe scolaire de 20/25 classes secteur Grandclément sud, la construction du gymnase Cusset/Bonnevay, de nouveaux aménagements sur le site Boiron Granger, le début des études pour un gymnase dans la ZAC Carré de Soie, la construction d’un complexe de 3 salles de cinéma – ZAC Gratte-ciel, les EAJE Carré de Soie et ZAC Gratte-ciel et la reconstitution du RAM Renan.

Ces services publics ont un coût certes mais ils sont avant tout utiles et nécessaires aux Villeurbannais ; ils font partie de la richesse de notre commune et participent au bien-vivre de nos concitoyens.

L’accueil dans les cantines scolaires va augmenter avec 40 000 repas scolaires supplémentaires envisagés, soit environ 8100 repas par jour qui seront produits par la cuisine centrale. Je note un léger progrès concernant la part du bio et du local dans les achats et surtout la volonté d’engager des partenariats durables avec des producteurs locaux visant à terme une conversion à l’agriculture biologique. Il faudra aller plus vite et plus loin dans ce domaine pour faire mieux que ce qu’impose la loi. L’expérimentation de substitution des protéines animales par des protéines végétales à hauteur d’au moins 1 repas par semaine en place depuis septembre 2019 est également une bonne chose avec là aussi, des partenariats durables engagés avec les producteurs de légumes secs du territoire. Enfin, je soutiens l’emploi d’un agent dédié à l’activité légumerie afin d’augmenter la part de légumes bruts utilisés pour la fabrication des repas.

Pour finir, je suis inquiet de la contribution obligatoire aux maternelles privées qui est absente de ce budget mais à venir dans une décision budgétaire modificative. Selon le Réseau Français des Villes Eduactives que la Ville de Villeurbanne préside, c’est « un cadeau de 150 millions d’euros » à l’école privée. En effet, l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire entraîne une extension aux écoles maternelles de la loi Debré de 1959 qui oblige les municipalités à financer de manière égale les écoles élémentaires publiques et les écoles privées sous contrat. Les communes vont donc devoir verser aux écoles préélémentaires privées sous contrat un forfait correspondant au coût d’un élève du public. Forfait calculé en tenant compte des dépenses de fonctionnement et incluant les charges (eau, électricité, etc.), des fournitures scolaires et surtout des salaires du personnel hors enseignants, dont notamment les Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles), qui secondent les enseignants dans l’accueil et l’encadrement des enfants. Une étude nationale estime ce coût à 1500 euros par élèves en maternelle alors qu’il est de 1000 euros en élémentaire. A Villeurbanne, cela pourrait concerner 500 à 600 enfants scolarisés dans les écoles maternelles privées soit un coût supérieur à 750 000 euros qui s’ajoute aux 1,25 Million d’euros versés aux écoles élémentaires privées. Ce n’est pas aux collectivités locales de payer la facture !

Pour conclure sur ce budget de fin de mandat, je note un bon niveau d’investissements et l’arrivée de nouveaux services et équipements pour les villeurbannais.

Je voterai le budget primitif 2020.

Olivier Glück

Share This: